Barcelone

Le visage de la métropole catalane actuelle n'a pas grand-chose en commun, mis à part quelques rares clochers, avec celui de la Barcelone du Moyen Âge, et ne ressemble peut-être à rien de ce qu'il sera dans cent ans. Pourtant, Barcelone, dont le monument le plus emblématique, la Sagrada Familia, n'est toujours pas achevé (quel beau symbole!), n'a jamais changé sur un point: elle est incontestablement l'une des villes les plus séduisantes du monde. (d'après la préface de Jean-Noël Mouret, Le Goût de Barcelone.)

Les chapitres de ce dossier

  • Promenades à travers la ville et l'histoire

    Barcelone est comme un livre d'histoire ouvert. Tous les récits de promeneurs sont unanimes : chaque couche d'histoire s'y accumule sans effacer les précédentes. Cosmopolitisme, tolérance, goût exacerbé de l'indépendance ont fini par y forger un art de vivre sans équivalent.

  • 1900-1930 : la modernité barcelonaise en prise aux agitations ouvrières et artistiques

    Essayistes autant que littérateurs n'en finissent pas de chercher à répertorier les ingrédients si particuliers qui ont fait émerger à la fois l'anarcho-syndicalisme le plus radical et un esthétisme parfaitement raffiné.

  • Guerre civile (1936-1939)

    Moins que tout autre ville d'Espagne, Barcelone n'était prête à renoncer à la République qui accompagnait au mieux son amour de la liberté. Avec sa solide tradition révolutionnaire, devenue le symbole de la résistance, elle fut pour Franco l'os le plus difficile à avaler : il s'en souviendra…

  • Dictature franquiste (1939-1975)

    Barcelone fera le dos rond pendant près de quarante ans. Repli sur soi, demi-sommeil, règlements de compte, difficile cohabitation des vainqueurs et des vaincus, mais aussi fermentation secrète préparant l'après-franquisme : la jeunesse barcelonaise pressent la fin dès l'incendie mondial de 1968, et tout annonce déjà la vengeance de Barcelone : la résurgence du courant catalaniste.

  • Barcelone contemporaine : success story

    Réussite économique, adhésion au libéralisme, frénésie de création, autonomie grignotée sur le Royaume ont fait de Barcelone un pôle mondial de référence. Le post-modernisme occidental s'y épanouit en toute exubérance sur ce fond d'inépuisable vitalité festive. L'écrivain barcelonais devient une figure de sa propre littérature. Mais les plus lucides ou bien les plus amers jugent cette réussite factice, tandis que les critiques pleuvent contre la politique linguistique de l'autorité catalane.

  • Romans noirs, littérature policière

    Force est de reconnaître que rares sont les écrivains amoureux de Barcelone qui n'ont pas consacré tout ou partie de leur œuvre au genre. Barcelone s'assombrit et tout pousse au crime : les quartiers populaires comme le Barrio Chino, les Ramblas, les contextes politiques violents, les femmes trop belles et les tapas ratés. Heureusement, parmi tant d'autres, Pepe Carvalho et l'inspecteur Mendez veillent.