La littérature russe après les soviets: 1989-2005
À présent, l’heure est à la déglingue, une fois de plus la Russie est le précurseur d’un futur des sociétés qui ont liquidé la morale avec le balai du mercantilisme. La prose russe de la génération post-soviétique rejoint la world fiction pour célébrer ou condamner la voie du no future. Le recul manque pour juger si la littérature y perd quelque chose, et, si oui, l’histoire montre que les phénomènes de creux de la vague sont transitoires.
L’histoire, la durée gomment les distinguos : dans le futur, le XXe siècle russe apparaîtra aussi cohérent que le siècle de Périclès à nos yeux. Opposer Bounine à Gorki, Soljenitsyne à Grossman commence à ne plus avoir grand sens quand, ici, le débat en est encore à chiffrer et peser les morts de chaque tyrannie... en attendant d’identifier celle qui est notre contemporaine.


