Liban, culture et littérature

A l’heure où 33 des quelque 70 bibliothèques publiques au Liban ont dû fermer leur porte, nouvelle guerre oblige, c’est un crève-cœur, mais aussi un acte d’espérance, de rappeler que ce petit pays est une plate-forme culturelle : 1er consommateur de livres francophones en Asie, le principal fabricant et exportateur de livres en langue arabe, l’organisateur de plusieurs festivals littéraires dont le succès était grandissant - à Beyrouth, Baalbeck, au Bustan, à Beiteddine... Il est vrai que, surtout depuis la 1ère guerre mondiale, au lendemain de la libération du pays du joug ottoman, cette terre a été fertile en talentueux hommes (et femmes !) de lettres, d’expression arabe ou francophone : n’est-elle pas chantée, entre autres, par Adonis, Amin Maalouf, Khalil Gibran, Salah Stétié, Georges Schéhadé, Elias Khoury ?