Littératures Rio de la Plata de A à G

Un panorama alphabétique des écrivains du Rio de la Plata (Argentine et Uruguay) du XXe siècle.

Les chapitres de ce dossier

  • Cesar Aira (né en 1939)

    [Cesar Aira->http://www.ombres-blanches.fr/dossiers-bibliographiques/cesar-aira.html], écrivain argentin, est traité dans la rubrique Auteurs.

  • Federico Andahazi (né en 1963)

    Federico Andahazi est né en 1963 à Buenos Aires où il exerce aujourd'hui le métier de psychiatre. Son premier roman. L'Anatomiste, après avoir gagné un grand prix littéraire en Argentine a été traduit en quinze langues et est devenu un best-seller aux Etats-Unis.

  • Raul Argemi

    Issu d’un milieu prolétaire et anarchiste, Raul Argemi s’est en partie inspiré de son vécu pour écrire son premier roman. Il a longtemps mené la double activité de journaliste écrivain en Argentine. Il vit actuellement en Espagne.

  • Javier Argüello (né en 1972)

    Écrivain argentin.

  • Roberto Arlt (1900-1942)

    Toute grande littérature se doit d'avoir ses auteurs maudits : la littérature argentine avec Arlt, ne déroge pas. Avant de lui donner la place qu'il mérite, il lui a longtemps été reproché d'écrire rugueux, de se délecter de kitsch et de mauvais goût, et, pour tout dire, d'être un autodidacte « de basse extraction ». Un anti-Borges donc. Un auteur à malentendus, un auteur emblématique, prétexte à un débat fondamental au sein des écrivains argentins.

  • Eduardo Belgrano Rawson (né en 1943)

    Deux romans traduits ont fait connaître à un large public cet auteur argentin qu'il faudrait rattacher au courant naturaliste, bien que notre époque préfère parler de «roman ethnographique», école bien représentée en littérature hispanoaméricaine, avec des auteurs tels Sepulveda, Silvia Iparraguirre ou Francisco Coloane, gens avec qui Belgrano partage une attirance pour l'univers austral.

  • Mario Benedetti (né en 1920)

    Après des études au collège allemand de Montevideo, il devient dans ce pays d'employé public, d'employé de bureau, d'employé de banque, employé lui-même. Le triomphe de la révolution cubaine en 1960 détermine chez Benedetti, écrivain uruguayen, un tournant décisif. Il s'engage, milite activement et ses écrits en témoignent (articles, chansons, discours, poèmes, romans).

  • Eduardo Berti (né en 1964)

    Il a collaboré aux journaux les plus importants de l’Argentine, Página 12, Clarín, La Nación, publié deux livres sur la musique populaire en Amérique latine, fondé l’une des premières radios indépendantes en Argentine. En parallèle à l’écriture de ses livres, il a réalisé des documentaires sur l’histoire du tango, travaillé comme critique littéraire et traducteur.

  • Hector Bianciotti (né en 1931)

    Curieux destin que celui qui a conduit ce fils d'estanciero de la province de Cordoba aux velours d'un fauteuil de l'Académie Française. Il est un des rares représentants d'un courant intimiste argentin puisé aux sources de son enfance et de sa jeunesse. C'est dans la vaine, mais vitale, tentative de comprendre ce qu'on est et sera par ce qu'on a vécu qu'est pour lui l'inépuisable trésor de l'écriture.

  • Marcelo Birmajer (né en 1966)

    Marcelo Birmajer est né à Buenos Aires en 1966. Il est l'auteur de nombreux récits, de romans et de scénarios. Critique littéraire, il écrit régulièrement dans les journaux argentins et chiliens. Écrivain couronné de prix en Argentine, il est traduit en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et au Portugal.

  • Isidoro Blaisten (né en 1933)

    Portègne intégral, trempé dans le fantastique platense dès la naissance, Isodoro Blaisten, argentin, a lu Pessoa, Joyce, Kafka ; Juif d'Europe centrale, pratiquant cet humour génériquement autodérisoire, humour qu'ont encore enrichi les héritages ibérique et italien, il est ce Samnel Socovitsky connu sous le pseudonyme de Nacho Mendoza, poète sensible au jargon des rues; parolier de tangos, traînant sa nostalgie d'une ruelle inconsolable où les fenêtres meurent de froid, d'un pays où les tilleuls ont un parfum de retour...

  • Adolfo Bioy Casares (1914-1999)

    Une deuxième lecture des proses de Bioy Casares, écrivain argentin, permet de répondre à l'interrogation que laisse la première : mais qu'est-ce qui fait que nous acceptons sans sourciller le dérapage du réel ? Le style. Tout entier tendu vers une chose : le complet, le définitif effacement de l'auteur. Chez lui le style est la trace d'une trame qui a disparu sitôt achevé le récit ; pourquoi songer aux hectares de forêt rasés pour échafaudage, la cathédrale ne se suffit-elle pas?

  • Angel Bonomini (1929-1994)

    La poésie fut la première passion littéraire d’Angel Bonomini, écrivain argentin, et, en 1950, à l'âge de vingt ans, il publia des poèmes dans la célèbre revue Sur, dirigée par Victoria Ocampo. Après la poésie, son monde imaginaire, orienté vers le fantastique et la métaphysique, l'amena à écrire des nouvelles.

  • Jorge Luis Borges (1899-1986)

    [Jorge Luis Borges->http://www.ombres-blanches.fr/dossiers-bibliographiques/jorge-luis-borges.html], écrivain argentin, est traité dans la rubrique Auteurs.

  • Gustavo Bossert

    Gustavo Bossert, qui exerce la charge de juge à la Cour suprême d'Argentine, est l'auteur d'un roman et de plusieurs recueils de nouvelles.

  • Leopoldo Brizuela (né en 1963)

    Romancier, poète et traducteur argentin, il a publié quatre ouvrages (deux romans, un recueil de poèmes et un ensemble de nouvelles) et édité quelques anthologies.

  • Arnaldo Calveyra (né en 1929)

    Voici une œuvre arborescente qui s'étend tous azimuts (poésie, essai, théâtre, conte, roman) et qui s'est construite depuis l'exil parisien, tandis que le regard reste fixé sur l’Argentine, son pays natal.

  • Ernesto Castro (né en 1902-?)

    Auteur de récits de voyage, romancier argentin, Ernesto Castro est également scénariste : il a notamment participé à l’adaptation de ses livres.

  • Daniel Chavarria (né en 1933)

    Chavarria, écrivain uruguayen, a choisi de vivre et travailler à Cuba, comme pour prendre le chemin inverse par rapport à tant de ses pairs. C'est bien entendu opter pour un certain angle de vue sur l'Amérique latine, sa mise à sac, son aliénation. Doué d'une grande culture et d'une mémoire vive, sa thématique intègre l'histoire de la colonisation, la disparition des civilisations pré-ibériques, la perte des identités des uns et des autres au profit d'un insaisissable et planétaire Moloch assoiffé de sang et d'or.

  • Julio Cortazar (1914-1984 )

    [Julio Cortazar->http://www.ombres-blanches.fr/dossiers-bibliographiques/julio-cortazar.html], écrivain argentin, est traité dans la rubrique Auteurs.

  • Humberto Costantini (1926-1987)

    Auteur d'une œuvre encore peu traduite en français, Costantini est issu d'une famille de juifs Italiens. Ce militant argentin eut à défendre sa propre culture contre les extrémistes anti-sémites actifs sous Peron, ce qui lui valut l'exil au Mexique où il écrivit une partie de son œuvre. De cette expérience témoignent quelques récits.

  • Edgardo Cozarinsky (né en 1939)

    Petit-fils d'immigrés russes, Edgardo Cozarinsky, argentin, vit depuis une trentaine d'années à Paris. Cinéaste, il a mêlé dans son travail documentaire et fiction. Écrivain, il a publié des essais sur Borges et Henry James ainsi que des romans.

  • Mario Delgado Aparain (né en 1949)

    Après des études qui ne furent pas faciles, l'écrivain uruguayen s`exile pendant six ans à Buenos Aires. Pour gagner sa vie, il travaille entre autres comme enseignant, journaliste, photographe, portier d`hôtel, marchand ambulant. Rentré au pays, il devient le directeur culturel de la municipalité de Montevideo, puis il y dirige des projets socio-culturels. Il a publié cinq recueils de nouvelles et cinq romans.

  • Marco Denevi (1922-1998)

    Trois romans traduits en français permettent de se faire une idée de l'étrange univers dans lequel baignent les personnages de Denevi, écrivain argentin. C'est encore une fois la signature du somptueux legs qu'un auteur Platense hérite à son entrée en écriture. Plus que d'une école c'est bien d'une tradition qu'il s'agit, celle dite de I'école de Buenos Aires. C'est une subtile cuisine où voisinent le conte, le policier, le roman noir, un fantastique discret, un perpétuel décalage qui savonne et incline imperceptiblement la planche où se tient le lecteur.

  • Antonio Di Benedetto (1922-1986)

    En Argentine comme ailleurs, écrire depuis la province n'induit pas de facto d’être un écrivain régionaliste. Di Benedetto campe ses personnages dans les confins pour mieux atteindre à leur essence : êtres abandonnés, solitaires, ils sont en proie au sentiment que leur vie est inutile, sans but, absurde pour tout dire.

  • Rolo Diez (né en 1940)

    Exilé après Vladimirevitch contre les uniformes, un violent pamphlet contre la sale guerre menée par les militaires argentins où il utilise la forme policière façon burlesque, les romans de l'écrivain argentin auront pour cadre le pays d'accueil (Un narco-pays de chômeurs), Mexico étant traitée comme la métaphore de toute métropole hispano-américaine en butte à la corruption, à l'arbitraire policier, et à toute la panoplie des maux bien partagés dans le cône sud. Sa créature est un flic « récurrent », Carlos Hernandez, lui-même pratiquant toutes les formes de délinquance afin de financer l'action de la justice.

  • Carlos Maria Dominguez (né en 1955)

    Écrivain, critique littéraire et journaliste argentin, il est l'auteur de plusieurs romans et d'une biographie très remarquée de Juan Carlos Onetti.

  • Alicia Dujovne Ortiz (née en 1939)

    Journaliste, poétesse, critique littéraire, traductrice et romancière argentine, Alicia Dujovne Ortiz a aussi publié des documents, des portraits de villes et des livres pour enfants. La question de l'insaisissable être-Argentin est encore une fois posée avec autant de destins inachevés que d'histoires : c'est là le propre de cet homme Argentin, d'être ainsi, dit-elle, un cousin du Juif errant.

  • José Pablo Feinmann (né en 1943)

    Une vaste culture littéraire et cinématographique a permis à Feinmann, écrivain argentin, de produire une œuvre complexe autour de constructions très élaborées.

  • Macedonio Fernandez (1874-1952)

    Voici sans doute I’écrivain argentin le plus inclassable de la littérature hispano-américaine, véritable anguille qui se faufile à travers toutes les définitions des genres qu'il a abordés. Abordés ? c'est exagéré, voyons-le plutôt les tenir avec des pinces, en se bouchant le nez. Seule la poésie trouvait grâce à ses yeux, il la faisait comme un homme de la Renaissance. La prose lui servait à tendre piège sur piège, autant aux mots qu'aux idées et sensations dont ils sont sensés rendre compte.

  • Marcelo Figueras (né en 1962)

    Romancier et scénariste argentin.

  • Rodrigo Fresan (né en 1963)

    Les romans de Fresan, écrivain argentin, sont des autobiographies fragmentées, accueillant le bruit de la planète : musique, littérature, faits divers, mythologie pampera, guerre des Malouines... Un matériau sauvage y est couché à l'état brut. La conscience du narrateur est une salle d'agence de presse, où l'on ne trie pas : s'y télescopent autant des informations de toutes provenances, que les flux de souvenirs d'enfance, les rêves, désirs, espoirs…

  • Eduardo Galeano (né en 1940)

    Galeano est un écrivain uruguayen à géométrie variable. Après quelque romans « picaresques » où il a peint des figures de petites gens en proie à la déréliction, à toute la panoplie des humiliations subies sous la dictature, après des romans de l'exil, il s'est attaché à écrire des essais à perspective historique et sociale dans lesquels il démonte pièce à pièce la mécanique de la domination d'une Amérique sur l'autre.

  • Juan Gelman (né en 1930)

    Gelman, écrivain argentin, est un bon exemple (il y en aurait tant d'autres) de la multiplicité des inspirations à la disposition d’un poète attentif à la mixité de son environnement culturel ; au point que, après s'être dégagé de l'influence de l'exemplaire Cesar Vallejo, il a utilisé de nombreux hétéronymes pour justifier l'adoption de telle ou telle forme : mystique espagnole, Kabale, réalisme social, naturalisme anglo-saxon, dérision tanguera... Mais la parodie ne s'applique qu'à la langue, ses clichés, idiomes, argots (dont le fameux lunfardo) ; pour ce qui est du cri, intact, il traverse de part en part...

  • Mempo Giardinelli (né en 1947)

    En 1976, l’écrivain argentin est contraint à l’exil et émigre à Mexico où il devient professeur à l'université ibéro-américaine et tient une chronique spécialisée dans le roman policier dans les colonnes du journal Excelsíor. De retour à Buenos Aires en 1983, il y dirige la revue Puro cuento. Par la suite Mempo Giardinelli a publié plusieurs romans noirs et des recueils de nouvelles.

  • Ricardo Guiraldes (1886-1927)

    Ricardo Guiraldes est né dans une famille de propriétaires terriens argentins. De retour d'un long voyage en Orient et en Europe en 1912, il publie ses premiers textes qui doivent beaucoup à sa connaissance de la littérature française et européenne d'avant-garde. Ami intime de Valery Larbaud, membre très actif du groupe « Martín Fierro », avec Jorge Luis Borges et d'autres écrivains, il fonde la revue Proa en 1924.

  • Susana Guzner (née en 1944)

    Thérapeute et écrivain, elle a dü quitter l’Argentine lors de la dictature militaire.

  • Rodolfo Enrique Fogwill (né en 1941)

    On dit volontiers de l'Argentin Rodolfo E. Fogwill (Buenos Aires, 1941) qu'il est excentrique ou simplement fou, un peu comme ces hommes des Chants de matelots dans les pampas qui ont «tout quitté pour tout recommencer», déroutants et insaisissables dans leur mobilité perpétuelle. Escorté par les rumeurs d'une vie sulfureuse, c'est en 1979 qu'il fait ses premiers pas dans l'écriture, sorte de pampa littéraire où les grands aînés (Borges, Bioy Casares, Cortázar) avaient traqué la piste d'un réel incertain. Dynamiteur devant l'Éternel, proche de César Aira et d'Osvaldo Lamborghini, Fogwill creuse un sillon très personnel en affrontant la réalité de l'Argentine contemporaine.

  • Alberto Gerchunoff (1883-1950)

    Alberto Gerchunoff est né en Russie en 1883. Très jeune, il émigra avec sa famille dans la colonie agricole de Rajil en Argentine, qui servit d'asile aux Juifs d'Europe orientale. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont Les Gauchos juifs que Stock publie pour la première fois en France Alberto Gerchunoff est mort en 1950.