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Accueil de la librairie > Dossiers bibliographiques > a > Hannah Arendt > Hannah Arendt : éléments biographiques

Les chapitres de ce dossier :

De Hanovre à New York

- Née en octobre 1906 à Hanovre (Allemagne) dans une famille juive assimilée, Hannah Arendt poursuit des études de philosophie à Marburg, Fribourg et Heidelberg, et reçoit les enseignements de Martin Heidegger, dont elle devient la maîtresse et de Karl Jaspers. Elle soutient son doctorat en 1929 avec une thèse sur le concept d'amour chez Augustin.

- Kurt Blumenfeld, président de l'Organisation sioniste pour l'Allemagne, la sensibilise à la question juive, et la charge de recueillir les témoignages de la propagande antisémite. Arrêtée une première fois par la Gestapo, puis relâchée, Hannah Arendt s'enfuit à Prague en 1933, puis à Paris où elle s’enthousiasme pour l’existentialisme et rencontre son second mari, Heinrich Blücher. À partir de 1935, elle s'occupe du départ vers la Palestine d'adolescents juifs. Déchue de la citoyenneté allemande en 1937, elle est arrêtée et internée au camp de Gurs (dans les Pyrénées-Atlantiques) dont elle s’échappe.

- Elle parvient à gagner les États-Unis en 1941. Elle apprend l’anglais, s’intègre peu à peu, publie dans des revues et travaille à New York comme lectrice chez Schocken Books.

- Elle obtient la nationalité américaine en 1951, l'année même où elle publie, à 45 ans, Les Origines du totalitarisme. Elle enseigne ensuite la philosophie et les sciences politiques dans les universités de Berkeley, Princeton et Columbia, avant d'obtenir en 1963 la chaire de professeur de sciences politiques à l'université de Chicago et d'être nommée professeur de philosophie politique à la New School for Social Research de New York, poste qu’elle occupe jusqu’à sa mort en 1975.

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Biographies

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Dans les pas d'Hannah Arendt
Adler, Laure, Gallimard, 2005

28.00

Laure Adler retrace le parcours d'Hannah Arendt en confrontant son œuvre intellectuelle à ses engagements et prises de position politiques sans les dissocier de sa vie personnelle, affective, aux prises avec le socialisme de sa mère, la première guerre mondiale, la montée du nazisme, la deuxième guerre mondiale, l'exil, la naissance de l'État d'Israël, le totalitarisme.

« Hannah Arendt est l'une des intellectuelles les plus importantes du XXe siècle. Son oeuvre irrigue tant la philosophie que la politique et l'éthique. Penseuse des chaos du monde et militante antinazie de la première heure, elle fut à la fois une combattante des droits de l'homme, une théoricienne des périls qui menacent la démocratie, une penseuse de l'antitotalitarisme et une femme engagée dans les principaux combats du siècle. Penseuse de l'événement, philosophe de la fragilité humaine, elle a vécu dans sa chair ce qu'elle a théorisé. C'est sans doute aussi pour cette raison que son oeuvre nous bouleverse trente ans après sa mort. J'ai tenté de mettre mes pas dans les siens, de reconstituer son itinéraire, de rencontrer ses amis et, grâce à des correspondances inédites, d'éclairer ses relations amoureuses - en particulier Martin Heidegger, avec qui elle a vécu, selon Jacques Derrida, une nouvelle histoire d'Héloïse et d'Abélard. Ce livre se veut une enquête qui cherche à comprendre cette femme généreuse, politiquement incorrecte, d'un courage exceptionnel, qui pratiquait le culte de l'amitié comme un éros et la philosophie comme un art du savoir-vivre. » Laure Adler.

 

9782070762637

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Hannah Arendt : la passion de comprendre
Leibovici, Martine, Desclée De Brouwer, 2000

Collection : Biographies
21.65
Indisponible chez l'éditeur

Une biographie philosophique autant qu'événementielle de cette penseuse devenue majeure en raison de son apport à la science politique, de son souci de la modernité et de sa réflexion sur le judaïsme.

 

En rupture chez l'éditeur.

9782220047782

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Hannah Arendt
Young-Bruehl, Elisabeth, Calmann-Lévy, 1999

32.00
Indisponible chez l'éditeur

Cette biographie retrace les grandes étapes de la pensée et de l'œuvre d'Hannah Arendt. Outre la présentation de sa brève liaison avec Heidegger, l'auteur éclaire des épisodes moins connus de sa vie tels que son rapprochement avec le sionisme sous l'égide de Blumenfeld ou son amitié avec Anne Mendelssohn, Mary McCarthy et W.H. Auden.

 

En rupture chez l'éditeur

9782702130377

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Correspondances, journal

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Lettres et autres documents : 1925-1975
Arendt, Hannah & Heidegger, Martin, Gallimard, 2001

Collection : Bibliothèque de philosophie
34.00

Voici la première traduction française des lettres qui ont été conservées parmi celles échangées entre Hannah Arendt et Martin Heidegger de 1925 à 1975. Et dont Elisaheth Young-Bruehl, biographe de Hannah Arendt, avait en 1982 révélé l'existence et souligné l'importance. Ces lettres ont été éditées pour la première fois en Allemagne en 1998. Et elles ont déjà fait l'objet, en 1999, d'une nouvelle édition révisée sur laquelle s'est réglée la présente traduction. Lettres, mais aussi poèmes, billets, textes en vers, envois parmi lesquels il faut mentionner notamment l'étrange et émouvante confession de Hannah Arendt intitulée ombres.

Environ 170 documents dûment répertoriés se trouvent ainsi portés à la connaissance du public, lesquels pourraient bien amener, conformément au voeu de leur éditrice, Ursula Ludz, à réviser nombre d'idées préconçues. Au fil de cet échange épistolaire, fait aussi de longs silences, qui répercute et intériorise à sa façon l'histoire du siècle oú il s'inscrit, jusqu'aux "gouffres atroces" qui y furent béants, le lecteur pourra découvrir un fragment incomparable de l'histoire intellectuelle du xxe siècle.

 

Traduction de l'allemand par Pascal David.

9782070753161

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Hannah Arendt, Heinrich Blücher, correspondance (1936-1968)
Arendt, Hannah & Blücher, Heinrich, Calmann-Lévy, 1999

38.10
Epuisé

Par son exceptionnelle durée, par la qualité philosophique de l'échange, mais aussi par le ton singulier de ces lettres et l'intimité du propos, la correspondance entre Hannah Arendt et son second mari, Heinrich Blücher, occupe une place éminente dans les «grandes correspondances» du siècle. De leur rencontre à Paris en 1936 à l'exil aux Etats-Unis, en passant par l'internement de Blücher au camp de Gurs, la relation d'Arendt avec Heidegger, l'affaire Eichmann, le mari et la femme ne cesseront jamais de s'écrire dès qu'ils sont séparés. Hannah Arendt se montre ici sous un visage qu'on lui connaît peu, passionnée, fragile, amoureuse. Blücher, dont ces lettres sont la principale œuvre, loin d'être un simple faire-valoir, révèle une personnalité riche dont on découvre l'importance dans la formation politique et historique de sa femme. La lecture de cette correspondance apporte un éclairage vraiment neuf sur l'œuvre de celle qui a eu la tâche redoutable entre toutes de penser son siècle.

 

Traduction de l'anglais par Anne-Sophie Astrup.

Épuisé

9782702128879

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Correspondance 1926-1969
Arendt, Hannah & Jaspers, Karl, Payot, 1996

60.22

La correspondance de Hannah Arendt avec Karl Jaspers est dans l'histoire de la pensée la première de cette importance entre deux philosophes à être publiée intégralement. Elle débute en 1926 quand Arendt, âgée de vingt ans, suit le cours de philosophie de Jaspers à l'université de Heidelberg.

Elle est interrompue à cause de l'exil en France puis en Amérique de Arendt et " l'exil intérieur " de Jaspers. Elle reprend à l'automne 1945. Sauf quelques lettres d'avant 1933, la correspondance tire toute son importance et son sens des années de l'après-guerre. Ces lettres montrent, bien sûr, le cheminement de leurs pensées philosophiques mais aussi elles réveillent pour la première fois un côté personnel et spontané. Brillante, vulnérable, directe, Hannah Arendt parle de son pays d'adoption - l'Amérique - de l'université, de la politique, du maccarthysme et de Kennedy, de la détérioration urbaine... Elle parle aussi de l'Allemagne, de l'antisémitisme, de la culpabilité, de la politique. D'Israël, qu'elle critique mais qu'elle soutient en tant que Juive. Dans son dialogue avec Arendt, Jaspers, généreux, inquiet, réfléchi, examine la question du " caractère allemand ". Il parle des philosophes du passé et du présent - Spinoza, Heidegger - de la retraite, de la vieillesse, de l'avenir de l'homme...

Ce livre est un dialogue fascinant entre un homme et une femme, une juive et un Allemand, quelqu'un qui pose des questions et un visionnaire, tous deux intransigeants dans l'examen de notre siècle troublé.

 

Traduction de l'allemand par Eliane Kaufholz.

9782228890113

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Correspondance 1949-1975
Arendt, Hannah & McCarthy, Mary, Stock, 1996

22.87
Indisponible

Elles firent connaissance dans un bar de Manhattan en 1944 par l'intermédiaire d'un ami commun et, après un malentendu de départ, entamèrent une correspondance qui ne cessa qu'à la mort d'Arendt en 1975. Une correspondance qui est un véritable dialogue, porteur d'histoires et de pensée. Sur un ton direct, avec une sorte d'urgence, elles échangent idées et opinions, aussi bien à propos de la politique (Kennedy, guerre du Vietnam, Nixon, De Gaulle, Mai 68, la liste est longue) que sur les églises gothiques ou l'influence des Normands en Sicile. Mary, l'Américaine, volubile, enthousiaste, un brin naïve ; Hannah, l'Européenne, maniant cet humour sceptique qui en choquait plus d'un, toujours pressée, peu soucieuse de "bien-écrire", d'où les protestations de Mary devant ce que "Hannah faisait à la langue". Mary, romancière angoissée et femme amoureuse, demande conseils et réconfort ; Hannah, préoccupée avant tout par ce qu'elle appelait son "thinking business", manifeste pourtant en quelques rares occasions (mort de son mari, du poète Auden, du philosophe Jaspers) chagrin et solitude. Et puis, soudain, comme deux écolières papotant dans la cour de récréation, les voilà qui se racontent des histoires de bonne femme, des points sur leurs amis, leurs relations. Défilent ainsi Sartre et Beauvoir, Jean Daniel et Le Nouvel Observateur, Nathalie Sarraute, Sonia Orwell, Gunter Grass et tant d'autres. "Que ces deux femmes aient continué à s'entendre est tout simplement merveilleux", disait leur ami et éditeur William Jovanovich. Ce bonheur qu'elles ont tiré de leur amitié, et qui forme la trame de leur correspondance, est aussi celui du lecteur. 

 

 

 

 

Traduction de l'anglais par Françoise Adelstein.

Épuisé

9782234046047

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Hannah Arendt-Kurt Blumenfeld : correspondance, 1933-1963
Arendt, Hannah & Blumenfeld, Kurt, Desclée De Brouwer, 1998

Collection : Midrash
33.54
Indisponible

Cette correspondance avec Kurt Blumenfeld (disparu en 1963) touche au débat sur le sionisme et l'avenir du judaïsme. K. Blumenfeld, ami d'enfance de Hannah Arendt, sera une grande figure du sionisme et partira en Israël, alors que Hannah Arendt résidera aux Etats-Unis. Une manière pour les deux épistoliers de prolonger la réflexion sur l'antisémitisme et les réponses à lui apporter.

 

 

Traduction de l'allemand par Jean-Luc Evard.

En rupture chez l'éditeur.

 

9782220043258

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Journal de pensée : 1950-1973
Arendt, Hannah, Seuil, 2005

Collection : L'ordre philosophique
75.00

Dans ce journal, Hannah Arendt s'entraîne à penser avec Platon, Aristote, saint Augustin, Heidegger, Kant, Montaigne, Rousseau... se confrontant au grec de Platon, au latin de saint Augustin ou aux traductions anglaises de Rousseau. Ces réflexions sont également accompagnées d'informations autobiographiques et de poèmes écrits par la philosophe.

Coffret 2 volumes.

 

 

 

 

Traduction de l'allemand par Sylvie Courtine-Denamy.

9782020620611

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