Les chapitres de ce dossier :
Éléments biographiques
- Né à Luçon, en Vendée, en 1953.
- Après une école d’ingénieur à dominante mécanique (Arts et Métiers), François Bon se spécialise dans le soudage par faisceau d’électrons et travaille plusieurs années dans l’industrie aérospatiale et nucléaire, en France et à l’étranger (Moscou, Prague, Bombay, Göteborg, etc.).
- Publie en 1982 son premier livre aux éditions de Minuit (Sortie d’usine) et se consacre depuis lors à la littérature.
- Mène depuis 1991 une recherche continue dans le domaine des ateliers d’écriture, en particulier auprès de publics en situation sociale difficile, et collabore régulièrement, depuis 1996, avec différents théâtres.
- Chargé de cours en technique d’écriture à l’université de Bordeaux-1 (sciences) en 1996 puis à l’université Rennes 2 (arts du spectacle) en 2000.
- Fondateur des éditions Publie.net, il développe une réflexion et une action autour du numérique et de l'écriture et anime le blog Tiers-Livre.
Les textes intimistes
On ne parlera pas d'autofiction, le Moi n'est pas pour François Bon une valeur qui mérite d'être disséquée sur la scène de la littérature, mais d'éléments biographiques qui prennent un sens universel à partir du moment où ils entrent dans le théâtre de la mémoire comme un facteur de continuité entre ce que nous fûmes, sommes et sans doute serons. Forme élégante de modestie, écrire, pense-t-il sans doute, ne me donne aucun droit supplémentaire à usurper une chaire quelconque dans l'espace de communication.
| L'incendie du Hilton Bon, François, Albin Michel, 2009 |
15.00 € | |
Le 22 novembre 2008, en pleine nuit, alerte incendie au Hilton Montréal. Quinze étages plus bas, sur trois niveaux souterrains, le Salon du livre. Les écrivains logés là, les footballeurs professionnels de la Gray Cup sont parmi les 800 personnes évacuées dans les couloirs du métro, une patinoire vide et le Tim Hortons, le bar de la gare centrale. Soudain la ville et ses buildings vus à l'envers, depuis les coulisses. Et tous ces livres dans le sous-sol vide. Construire les quatre heures d'un récit qui se tiendrait au plus près des quatre heures à errer dans la nuit, de 1 h 50 à 5 h 50 exactement, entre rencontres réelles ou rêvées, et l'idée renversée de la ville. Un incendie dans le livre ? |
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9782226193902
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| Tumulte Bon, François, Fayard, 2006 |
22.00 € | |
Pour qui est curieux de ce qui se passe dans la fabrique d'un écrivain, Tumulte est une mine de renseignements. Le 1er mai 2005, au cours d'une nuit d'insomnie, François Bon imagine «une sorte de livre fait tout entier d'histoires inventées et de souvenirs mêlés, ces instants de bascule dans l'expérience du jour et des villes, écriture sans préméditation et immédiatement disponible sur Internet». Et, pendant une année, jour après jour, les lecteurs de son site découvrent ces éclats, y répondent parfois. A l'origine de l'entreprise, il y a le vaste travail de brassage mené sur Internet, [http://www.remue.net->http://www.remue.net], un site généreux, fraternel, qui met en rapport lecteurs et écrivains, offre à partager des découvertes et de grandes passions littéraires. Et enfin, cette page personnelle, [http://www.tierslivre.net->http://www.tierslivre.net], où l'on trouve tout sur l'auteur, ses livres, ses déplacements, ses interventions, ses images, ses performances. Il y a de tout, dans ce «roman»: des trains et des gares, des chambres d'hôtel; des histoires tragiques; une suite autobiographique pudique; des rêves, beaucoup, et des insomnies; des évocations d'auteurs aimés, parfois, rarement, pas aimés du tout... |
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9782213629902
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| Mécanique Bon, François, Verdier, 2001 |
11.50 € | |
A la mort du père, l'histoire familiale resurgit, et avec elle les temps glorieux de la machine et de ses belles mécaniques si riches en promesses et en mythes : les automobiles. «On a posé la main sur le front et les cheveux, et gardé la sensation de froid. Et puis la même main, le même matin, se saisira de l'urne brûlante. Les deux sensations coexistent, quoi qu'on fasse, dans la main droite, des jours et des jours. Justement la main qui écrit. Ecrire, on avait commencé d'en approcher : parce que tout cela, ces véhicules, ces noms, avaient traversé le siècle avant d'être déclarés obsolètes, c'est de cela qu'avec lui, trois semaines plus tôt, on s'était encore entretenu. De ces véhicules, de ces maisons, de ces noms, des trois générations de garage. Maintenant, évidemment, on est seul avec quelques photographies, et des papiers imprévus. Seul avec les images et les voix qui traversent la nuit, et cette sensation, dans la main droite, rémanente. On obéit à la main, qui dresse portrait du mort.» Avec ce livre de deuil, François Bon exhume les objets, machines et lieux qui ont accompagné toute une vie. L'archéologie intime révèle ce que le monde a perdu. |
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9782864323402
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| Paysage fer Bon, François, Verdier, 2000 |
10.50 € | |
Durant tout un hiver, chaque semaine, François Bon s'est rendu en train de Paris à Nancy. Le genre de train que l'on n'aime pas prendre parce que sa vétusté renvoie à la misère des régions qu'il dessert. Il note ce que le paysage lui révèle des villes traversées: usines, bistrots, gares, cimetières. "Variations de récit sur réel répété à l'identique, et pousser cela à bout, et rien d'autre même au récit que ces images pauvres, rue qui s'en va en tournant, encore ces maisons aux angles trop droits, encore un garage et des immeubles, et toujours cette manière qu'a le pays de laisser ceux du train le regarder par son derrière”. Le livre avance ainsi, en une longue série de notations agencées comme pour épuiser le réel. La phrase se fait violente, incantatoire dans sa manière d'éliser les articles, proche parfois d'une littérature objectiviste. Alors, sur nos perceptions présentes, on applique les fragments correspondants du calque de notre passé. Nous sommes là au cœur du réacteur qui énergise l'écriture de François Bon. |
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9782864323167
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| L'Enterrement Bon, François, Gallimard, 1998 Collection : Folio |
5.70 € | |
Village du marais vendéen, un matin de décembre: l'enterrement d'Alain, ami d'enfance de l'auteur. La famille n'a avoué de la mort ni comment ni pourquoi, et la journée s'en va de travers, comme avait fait la vie qu'on devine et reconstruit... Moment de bascule où se clôt un cycle, avant les forces neuves du recommencement: celui qui ici est tombé, tandis qu'un autre, son ami, doit continuer. Au moins pour écrire cette vie. «Avec L'Enterrement, François Bon parvient à une simplicité et à une pureté de trait, à un haut dépouillement, que seul peut engendrer un travail de tous les instants sur la musicalité et le sens dans la langue. Le feu de la langue et une scansion singulière, comme venue d'un rythme primitif du corps, y accèdent en effet à toute leur plénitude. La composition y marie un entrelacs, savant et superbe, de lignes mélodiques. Bref, jamais François Bon ne s'était approché aussi près, avec une telle maîtrise de ses moyens, de ce qui s'identifie à un véritable requiem écrit.» (Jean-Claude Lebrun).
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9782070403189
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Temps machine Bon, François, Verdier, 1993 |
11.50 € |
Trente Glorieuses. Comme si une fascination non résignée avait obligé l'auteur, mais à reculons, en se faisant à soi-même violence, de revisiter le monde défait et cassé des usines. "cet espace là, ce déchirement, il me fallait le combler avec une parole". L'importance de la parole dans ses romans vient peut-être de là. Plus tard le père achète un garage plus grand, près de Ruffec en Charente. Le nouvel appartement donne sur la place du marché d'où chaque semaine la rumeur des affaires du canton montent jusqu'aux oreilles des enfants: parole populaire, parole de la terre. Comme dans un bilsdung roman, François Bon raconte cette période d'errance (Moscou, Prague, Marseille, Paris, les vignobles de la Loire où il entendit le parler Rabelais, les usines) où il toucha du doigt la fracture entre le monde des savoirs qui se refusait à lui et les expériences qu'il vivait au son de langues populaires qui ont fini par constituer le fonds de son écriture. |
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9782864321644
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| Sortie d'usine Bon, François, Minuit, 1982 |
14.00 € | |
Sortie d'usine : d'abord un panneau sur des murs anonymes, puis le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Ici, c'est aussi la sortie définitive: la mort, au quotidien de l'usine, ou de l'accident, la mutilation. Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un coup de tête, longtemps retardé et qu'une fois parti se révèle la peur, que jusque dans les rêves persiste la peur de la machine, de l'usine-maison, de l'enfermement dans un temps figé, déchu. Sortie d'usine - roman, parce que la fiction qui veut conjurer cette peur, si elle inscrit des figures prises à l'usine, en est déjà isolé: comme ces aperçus qu'on en saisit de la rue, par un portail ouvert.
" Après un séjour dans les salons empoussiérés, on a l'impression de respirer à pleins poumons l'air de notre temps. Même si, en fait, on est plongé, à coups de notations rapides ne visant jamais à l'effet, dans l'atmosphère empuantie d'une usine. Qu'on imagine non pas des traits grossiers et sommaires sur un fond sombre d'ouvriérisme, mais, au contraire, une grande délicatesse, l'argot aidant; un naturel et une pudeur extraordinaires, qui confèrent du relief à des drames pourtant à peine évoqués." Angelo Rinaldi, L'Express. " Sortie d'usine, premier roman de François Bon, reste une oeuvre qui saisit le lecteur, portée par une écriture tendue, à l'image d'un quotidien sans perspective. (...) Cette exploration du monde industriel a ouvert la porte à une nouvelle littérature du réel." Télérama du 14/09/2011
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9782707306302
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Des vies à rendre visibles
François Bon a choisi de témoigner de vies gâchées par le délitement social qui a suivi la sortie d'usine à l'échelle d'un pays. Ce qui a pu lui valoir des procès d'intention qui ne l'ont pas fait dévier de la fonction qu'il a dès le début assigné à l'écriture.
| Daewoo Bon, François, LGF, 2006 |
6.00 € | |
Paroles reconstruites des ouvrières de Daewoo, après la fermeture des trois sites de la vallée de la Fensch. Une histoire qui donne en partage la mémoire de celles et ceux qui finissent par croire qu'ils n'ont plus d'histoire. «Entre septembre 2002 et janvier 2003, fermeture brutale des trois usines Daewoo. Pourtant, la première fois que j'entre à Fameck dans l'usine vide, aucune trace de cette violence sociale qui a jeté sur le pavé 1200 personnes, des femmes surtout. Au cours de mes visites, j'en rencontrerai bien sûr. Des voix toutes chargées d'émotion, la violence du travail à la chaîne, et la violence ensuite des luttes. Comment affronter maintenant le quotidien vide? Ces récits entendus, les transcrire ne suffit pas: il faut raconter, reconstruire, la cellule de reclassement, les appartements où vous êtes reçu et le supermarché. Ce qui est proposé comme nouvelles figures du travail? Il faut aussi entrer dans les silences. On vous parle d'une qui n'est plus. Ce n'est pas un livre prémédité: il s'agissait au départ de jouer, ici même, une pièce de théâtre. Et puis, à cause des visages, pour la densité des mots en partage, je décide d'écrire. Si les ouvrières n'ont plus leur place nulle part, que le roman soit mémoire.» F. B.
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9782253114314
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| Tous les mots sont adultes : méthode pour l'atelier d'écriture Bon, François, Fayard, 2005 |
19.90 € | |
Cette méthode s'organise en cinq journées de formation. Chacune d'elles se déroule autour de trois idées fortes sur l'écriture, qui sont autant d'invitations à prendre le stylo ou à s'installer devant le clavier de son ordinateur : redécouvrir le plaisir des inventaires, se réapproprier une scène d'enfance, décrire une photographie de soi, créer un personnage... Cette venue progressive à l'écriture permet à chacun des participants d'accoucher d'un monde dont il ne pensait pas posséder les clés. Véritable travail de maïeutique opéré par François Bon, car sous le morcellement de l'exercice, de la méthode, ce sont toutes les fractures de ce monde qui sont explorées. Ainsi, il ne part pas du fragmentaire pour le contraindre à la globalité. Son atelier d'écriture n'est pas, on l'aura compris, normatif; il ne s'agit pas d'apporter la grammaire, du «style», qui est le reflet d'un ordre social, d'une hiérarchie, dont les SDF et les détenus, par exemple, sont les laissés-pour-compte. |
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9782213625959
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| Prison Bon, François, Verdier, 1998 |
11.50 € | |
Ateliers d'écriture dans la prison de Gradignan, Gironde. Si Brulin -à peine croisé avant d'être assassiné dans un squat- est la figure en creux qui soutient le récit, elle laisse à d'autres la charge de dire le désarroi et la rage de ceux que notre monde rejette dès l'enfance aux bords des villes, et dont l'une des premières expériences de jeunesse est la prison. Au regard de ces situations extrêmes, les mots ont-ils pouvoir de forcer un destin trop souvent fixé d'avance ? Réponses extrêmes elles aussi: «Peut-être que ça ferait sortir mes sentiments mais ma douleur restera en moi. Ce n'est pas vous qui m'aiderez à la quitter». Christian, Tignasse, Jean-Claude, Sefia, Ciao: témoignages épars que la fiction resserre en une structure éclatée. Les silhouettes apparaissent, s'estompent et se fondent. Les paroles rugueuses, comme en amont de la langue, sont des voix véritables que l'écrivain, lui aussi aux prises avec elle, nous fait entendre comme un partage. |
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9782864322825
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| C'était toute une vie Bon, François, Verdier, 1995 |
11.50 € | |
À partir d'un atelier d'écriture dans la ville, alors en plein sinistre, de Lodève, Bon reconstitue une vie, celle de cette femme de 32 ans dont le il ne possède en tout et pour tout que 23 pages d'écritures phonétiques, violentes qui ne suffisent pas à faire "toute une vie". De même, les témoignages de sa sœur, de ses amis tâtonnent à la recherche de la disparue. "On se saura pas, parce qu'on n'est pas allé où, elle, elle est allée" et plus loin, cette phrase sur laquelle se fonde le livre: "les livres sont malades, et eux, qui vont dans l'abîme, savent réveiller la langue du monde." Comme si dans la descente au plus profond de soi où s'élabore l'écriture, ces gens-là qui viennent aux séances d'écriture, avaient plongé plus loin, et depuis plus longtemps, que l'écrivain. Au point que ce qui leur manque, et ce pourquoi ils sont là, c'est de pouvoir remonter à la surface les mots qui permettraient peut-être d'accéder au monde. Ainsi, la jeune morte, laisse-t-elle trois feuilles au narrateur "glissées sous la porte de la bibliothèque un soir après la fermeture" peu avant de choisir d'interrompre sa vie.
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9782864322252
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| Décor ciment Bon, François, Minuit, 1988 |
19.00 € | |
Autour d'un crime, quatre personnages, par leurs monologues, nous introduisent dans la vie d'une tour HLM. Un homme, Raymond Crapin, a été tué au pied d'une tour H.L.M. On embarque au commissariat du lieu, en même temps qu'un jeune en possession d'héroïne, quatre des habitués de la dalle, ou du Babylone, son bar : Laurin, qui squatte pour sculpter, Goëllo, dit Gobbo, camionneur, un vieil aveugle nommé Louis Lambert, et la gardienne de l'immeuble, plus connue comme voyante : Isa Waertens. Leurs quatre monologues tissent le roman, tandis que l'aveugle permet la découverte de Jean Jeudy, un ancien marin, décédé depuis quatre mois au douzième étage de la tour. Peu à peu, rétroactivement, les événements s'éclairent, les décors se précisent, les hommes se révèlent. Dans le tableau dominent les teintes sombres : les avatars du quotidien, vols sur les parkings et descentes de police, invasions de blattes et racisme ordinaire. Paroles de marginaux :“On habite, avec un cœur plein, un monde vide.” “On vit dans une dent gâtée: dure sur les bords, mais rongée.” |
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9782707311795
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| Le Crime de Buzon Bon, François, Minuit, 1986 |
10.37 € | |
Deux hommes, Serge Buzon et Michel Raulx, sortent de prison. Ils passent chez la mère du premier, qui tient un élevage de chiens dans un hameau au bord de l'Atlantique. Un vieux cousin, leur voisin Brocq, chiffonnier épris d'archéologie, est le parrain de Buzon. Le récit passe de l'un à l'autre, charriant les souvenirs de chacun, les figures des anciens codétenus de Buzon et Raulx comme aussi, par exemple, celle du mystérieux docteur que Brocq a connu lors de sa propre captivité en Allemagne pendant la guerre et qui lui a légué un précieux exemplaire de Don Quichotte. D'une longue quête violente et sans concessions se dégagent peu à peu les contours du crime de Buzon, qui l'a conduit naguère en prison -et qui l'y ramènera. |
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9782707310941
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