Les chapitres de ce dossier :
Romans et nouvelles
| Watt Beckett, Samuel, Minuit, 2007 Collection : Double |
8.50 € | |
Beckett choisit de situer son troisième roman en Irlande. C'est une banlieue qui ressemble à son Foxrock natal, avec son terminus de tramway, sa gare et son canal. Après une courte promenade Watt arrive à la maison d'un certain Monsieur Knott. Watt y entrera en tant que domestique. On ne sait qui du maître ou du valet est le plus impotent. Lorsqu'on apprend qu'il y a chez Knott un turn over infernal, que Watt est acceuilli par don prédécesseur sur le départ et qu'il sera remplacé assez vite, on comprend que la survie de l'infirme Knott est à ce prix: Knott, un Leviathan qui suce les derniers lambeaux de la raison de ses domestiques. Irlande et tradition swiftienne oblige. Dans la dernière partie, Watt s'est volontairement constitué malade mental en se rendant dans un asile psychiatrique où il raconte son histoire à Sam (tiens, Sam?). C'est Sam qui, pour finir et boucler la boucle, décrira le départ de Watt, son arrivée à la gare où il achète un billet pour l'autre bout de la ligne par laquelle il avait inauguré le roman. |
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Traduit de l'anglais par Ludovic et Agnès Janvier |
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9782707301406
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| Mercier et Camier Beckett, Samuel, Minuit, 2006 Collection : Double |
7.50 € | |
Roman écrit en français en 1946, où apparaît le premier des couples beckettiens, montrant cet éternel besoin de l'interlocuteur, quête de l'autre et échange incertain, voire impossible, qui forme le mouvement dramatique de l'œuvre. Mercier et Camier nous invitent au voyage. La contrée qu'ils vont parcourir, une île jamais nommée, est parfaitement reconnaissable. C'est l'Irlande, merveilleusement décrite ici, avec ses landes de bruyères, les jetées de ses ports lancées vers le large pour enlacer la mer, ses sentiers parmi les tourbières, les écluses du canal de Dublin, tout un paysage si cher à Samuel Beckett et si souvent présent en filigrane dans toute son oeuvre. Le but du voyage de Mercier et Camier n'est guère précis. Il s'agit «d'aller de l'avant». Ils sont en quête d'un ailleurs qui, par nature même, s'abolit dès qu'il est atteint. Il pleuvra énormément tout au long du voyage. Ils n'ont qu'un seul imperméable à se partager et, après maints efforts, leur parapluie refusera définitivement de s'ouvrir. Leur unique bicyclette va bientôt être réduite à peu de chose: on a volé les deux roues. Cependant, mille embûches ne peuvent les faire renoncer à quitter la ville. Mercier et Camier vont nous entraîner par monts et par vaux, et d'auberges en troquets où le whisky redonne courage. |
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9782707319524
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| Pour finir encore et autres foirades Beckett, Samuel, Minuit, 2005 |
8.50 € | |
Recueil de textes courts dans lesquels Beckett tente d'épurer au maximum le langage pour exprimer ce qui est dit par-delà les mots. Sur scène, un homme, seul avec une petite effigie de lui même, tente d'y voir clair : "J'ai renoncé avant de naître, ce n'est pas possible autrement, il fallait cependant que ça naisse, ce fut lui, j'étais dedans, c'est comme ça que je vois la chose, c'est lui qui a crié, c'est lui qui a vu le jour..." Qui voit? Qui met en scène? Qui manipule? Qui parle? Toutes ces voix n'en font qu'une. Elles partent puis reviennent à celui qui parle et se démultiplie à l'infini. Comme s'il voulait se soustraire à lui-même. Moment trouble où des brèches se créent. Il y a là comme la mise en scène des simulacres intérieurs de l'être qui se joue inlassablement son théâtre, se le répète, cherche la meilleure interprétation, pour finir, encore. |
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9782707318930
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| L'Innommable Beckett, Samuel, Minuit, 2004 Collection : Double |
6.70 € | |
Figé, le corps de l'Innommable est incapable du moindre mouvement. Cependant il a «à parler». Ses précédents personnages, Molloy, Malone et les autres passent et repassent, tournant autour de lui. Ils semblent avoir ourdi un complot pour le contraindre à continuer d'être, le forcer donc à continuer de dire. Alors l'Innommable va créer d'autres mondes, donner voix à d'autres lui-même. Les personnages qu'il devra «essayer d'être» -avec lucidité, mais sans jamais se départir de son humour-, seront tour à tour Mahood, homme-tronc fiché dans une jarre, puis Worm, visage indistinct qui n'est qu'oreille «tressaillante» et terrible inquiétude d'un unique «œil aux aguets».
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9782707318916
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| Malone meurt Beckett, Samuel, Minuit, 2004 Collection : Double |
6.70 € | |
Beaucoup plus à l'étroit que Molloy, voici donc Malone figé dans une chambre close, gisant quasi immobile dans son lit, attendant sa mort prochaine. Le seul cheminement apparemment possible est celui du regard qu'il pose sur les objets qui l'entourent. Cependant Malone possède un crayon et un cahier: il va écrire. Il va décrire son état par le menu, de façon tout à la fois savoureuse et bouleversante, mais aussi il va enfin s'exiler de soi vers la périphérie où réside l'imaginaire: il va pouvoir inventer. «Vivre et inventer. [...] vivre, faire vivre, être autrui, en moi, en autrui.» Dès lors, ce sont d'incessants allers et retours du centre jusqu'à la circonférence, cet ailleurs où prennent vie les personnages rocambolesques qu'il crée. «Et doucement mon petit espace vrombit, à nouveau. Vous me direz que c'est dans ma tête, et il me semble souvent en effet que je suis dans une tête, que ces huit, non, ces six parois sont en os massif, mais de là à dire que c'est ma tête à moi, non, ça jamais.» Malone gagne ce domaine périphérique où tantôt il semble s'inventer lui-même, tantôt il se métamorphose en l'un ou l'autre des personnages qu'il invente. Est-il encore Malone ou serait-il devenu Macmann? Les limites deviennent floues, la frontière s'abolit entre l'écrivain Malone et ses personnages, comme aussi, fort subtilement, entre l'écrivain Samuel Beckett et Malone, son personnage.
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9782707318909
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| Bande et sarabande Beckett, Samuel, Minuit, 1995 |
18.29 € | |
C'est un recueil de récits dont Samuel Beckett a rassemblé les éléments et qu'il achève à Dublin en 1933. Des récits qui racontent les mésaventures de son héros Belacqua, un des personnages de la Divine comédie, en Irlande. Ce livre fut interdit entre 1935 et 1952 en Irlande. Il y est le peintre précis et sensible de la ville de Dublin et de ses environs, comme de la vie qui s'y déroule. Cette contrée, “le plus délicieux petit giron de terre que vous ayez jamais vu”, avec ses paysages, ses jeux de lumière, sa faune et sa flore, deviendra pour Samuel Beckett l'épure d'une topologie intérieure que l'éloignement n'effacera jamais, rémanence si forte qu'elle abolit même la nostalgie. Bande et sarabande permet aujourd'hui au lecteur français de découvrir l'étape qui a précédé la création des grands romans de la maturité.
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9782707315014
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| Cap au pire Beckett, Samuel, Minuit, 1991 |
8.50 € | |
Cap au pire est une œuvre à part, le cri d'une souffrance, d'une détresse inouïes. Ce cri, qui tend de façon plus ou moins explicite toute l'œuvre de Samuel Beckett, il ne pouvait le faire entendre à l'état pur qu'en torturant le langage de façon à le dépouiller, le réduire à l'extrême, le pousser aux limites du silence. Dans bien des textes de la même période, les personnages qui ne sont plus que des silhouettes suivent des itinéraires minutieusement tracés pour parcourir un espace dont ils évitent soigneusement le centre, chacun déviant sa course lorsqu'il approche du cœur du vide, domaine de tous les périls. Dans Cap au pire, Samuel Beckett se situe au contraire à ce point central où rien ne le protège plus, où il va devoir affronter une détresse absolue. Cette démarche fut pour lui une épreuve terrible. S'il a renoncé à l'époque à traduire lui-même Worstward Ho en français, c'est en grande partie parce qu'il redoutait d'avoir à affronter de nouveau une souffrance aussi intolérable.
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Traduit de l'anglais par Edith Fournier |
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9782707313966
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| Soubresauts Beckett, Samuel, Minuit, 1989 |
6.56 € | |
Ces soubresauts dans l'immobile silence, qu'expriment-ils? Cette voix fragile, précaire, que dit-elle encore? Rien d'autre que cette précarité même, que cet “encore”... Soubresauts donc : quelques centaines de mots; vingt pages en gros caractères d'un texte écrit d'abord en anglais, mis en français par Beckett et publié aujourd'hui. Un homme est là, assis, “la tête sur les mains”. Au-dessus de lui, un “semblant de lumière”; en lui le “souvenir des jours et des nuits d'antan où la nuit venait pile relever le jour et le jour la nuit”. Depuis, la différence entre le jour et la nuit fut abolie; sinon abolie, du moins rendue infiniment aléatoire. Brouillée également la distinction entre l'état de mobilité et celui d'inertie; tout juste peut-on encore constater le déplacement, “comme lorsqu'il disparaissait le temps d'apparaître plus tard à nouveau à une nouvelle place”.
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9782707313072
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| L'Image Beckett, Samuel, Minuit, 1988 |
5.00 € | |
L'homme dans ce texte essaie de fixer l'image d'un printemps passé en compagnie d'une femme et d'un chien. Ce texte écrit dans les années 50, entre les Textes pour rien et les Foirades, annonce un peu le couple décrit ensuite dans Assez en 1966. |
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9782707311740
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| Molloy Beckett, Samuel, Minuit, 1982 Collection : Double |
7.70 € | |
Si Molloy est enfermé dans un cercle, c'est celui-là même de son récit cyclique qui commence par la fin et se termine au commencement. Molloy n'est pas confiné dans un seul lieu, il possède encore un relatif degré de mobilité malgré sa mauvaise jambe. À bicyclette d'abord, muni de béquilles ensuite, puis ne pouvant plus que ramper, le voilà parti à la recherche de sa mère, dit-il. N'est-il pas plutôt en quête de lui-même, ou bien d'une certitude qui lui échappe toujours? Dans la deuxième partie du roman, la boucle que décrit la trajectoire de Molloy se dédouble: c'est le rapport, cyclique aussi, que rédige Moran. Détective de l'agence Youdi, Moran a reçu l'ordre de se lancer à la recherche de Molloy. Lorsque Moran entame sa poursuite, il est en pleine possession de tous ses moyens physiques, de toutes ses certitudes. Au fil de sa quête, peu à peu son état se modifie profondément et se détériore à tous égards: Moran va ressembler de plus en plus à Molloy lui-même. Moran trouvera-t-il Molloy? Ne seraient-ils que deux facettes d'une seule et même personne? Les deux boucles de leurs trajectoires respectives vont peut-être finir par se rencontrer pour former l'image du huit horizontal, signe de l'infini recommencement d'une impossible quête de soi. Edith Fournier.
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Suivi de Molloy, un évènement littéraire, une oeuvre par Jean-Jacques Mayoux. |
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9782707306289
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| Mal vu mal dit Beckett, Samuel, Minuit, 1981 |
6.80 € | |
Fasciné par le principe du philosophe irlandais Berkeley selon lequel « être c'est être perçu », Samuel Beckett l'applique ici à l'acte d'écriture. Si le décor - un cabanon situé dans la caillasse d'une lande irlandaise - est relativement facile à planter car la nature, les couleurs, les objets, se laissent percevoir et décrire, comment peut-on percevoir les êtres ? Va-t-elle se laisser voir, se laisser dire, ou bien va-t-elle demeurer indicible, cette vieille femme vêtue de «noir immaculé», qui ne quitte sa masure et ne s'aventure à fouler l'herbe grise que pour aller visiter une tombe d'un «blanc hurlant»? Avec quel regard parvenir à la saisir? Un conflit s'instaure entre pensée et vision, entre ce que voit, ou croit voir l'œil ouvert, acharné, aux aguets, et ce que voit l'œil enfin fermé, paupières closes pour que puissent naître les «chimères» lorsque «l'œil couve sa pitance. Assoupi dans son noir à lui». Ces deux regards possibles s'embrument parfois et se troublent comme se trouble aussi le rythme des mots lorsqu'ils cherchent à cerner ces insaisissables que sont le réel et son « contrepoison » : l'imaginaire.
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9782707303301
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| Compagnie Beckett, Samuel, Minuit, 1980 |
8.00 € | |
"Apparemment un seul personnage, sur le dos dans le noir. Et muet. Mais avec insistance une voix murmurante s'adresse à lui directement, le tutoie, égrenant un passé perdu. En sorte qu'ils sont deux. Mais de cette espèce de duo nous, lecteurs, ne saurions rien s'il n'y avait la présence d'un tiers, d'un témoin (l'imagineur, l'écrivain), celui qui regarde l'homme sur le dos, et qui entend la voix, et qui commente et calcule les probabilités : peut-être la voix s'adresse-t-elle à quelqu'un d'autre, également sur le dos, dans le noir... peut-être, alors qu'elle semble parler de lui, parle-t-elle d'un autre, ou d'un autre encore, à un autre... Ainsi se multiplient les personnages de cette comédie. Ainsi apparaît la tentation, qui va s'étendre, de cette logique ou arithmétique démentielle à quoi tant de héros de Beckett sont voués, qui tentèrent d'épuiser la gamme des possibles, n'étreignant jamais que l'incertain d'un réel infiniment dérobé." Geneviève Serreau - Le Nouvel Observateur, 10 mars 1980 |
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9782707302960
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| Le Dépeupleur Beckett, Samuel, Minuit, 1970 |
6.00 € | |
Comme un thème que propose un compositeur, auquel les interprètes musiciens peuvent apporter toutes sortes de variations personnelles, c'est un thème que Samuel Beckett nous propose dans Le Dépeupleur. Il crée avec une rigueur mathématique et géométrique un microcosme totalement clos, un «cylindre surbaissé» qu'il peuple d'une foule d'êtres captifs (jusqu'à la présence d'échelles pour atteindre des cavités rocheuses et fournir l'illusion d'un ailleurs). Il y fait régner des castes, des hiérarchies très précises, et des lois extrêmement rigoureuses. Pour autant, l'interprétation du thème reste ouverte et c'est même dans la multiplicité des lectures qu'il suscite que réside son infinie richesse. L'une d'entre elles est bien évidemment la métaphore du camp, de tous les camps possibles, du camp achevé, abouti, idéal, le parangon du camp. |
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9782707302885
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| Têtes-mortes Beckett, Samuel, Minuit, 1967 |
9.00 € | |
Recueil de textes brefs contenant: D'un ouvrage abandonné, Assez, Imagination morte imaginez, Bing, Sans. Bing, daté de 1966 est une performance incroyable de saisie du corps en mouvement, travail sur la lumière, l'éblouissement, la mémoire et les signes, il est sans aucun doute un des sommets méconnus de Samuel Beckett, un concentré des plus hauts enjeux esthétiques de son travail. (Remue.net) Assez est un texte aussi bref qu'énigmatique. S'il se présente de prime abord comme l'histoire d'un couple formé par un vieillard presqu'aveugle, amant, père ou rencontre de fortune et le « je » narrateur, qui se rencontrent, marchent, parlent, pendant plusieurs dizaines d'années, puis se séparent, bien des questions demeurent ouvertes sur l'espace-temps de la narration, de l'histoire, l'identité des personnages, leurs habitudes fort curieuses, les circonstances de leur séparation qui varient, se contredisent au fil de la narration, désordonnée et lacunaire. |
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Traduit de l'anglais par Ludovic et Agnès Janvier, avec la collaboration de l'auteur |
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9782707303370
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| Comment c'est Beckett, Samuel, Minuit, 1961 |
14.50 € | |
L'amour, déjà épuisé avant que de commencer. Comment c'est l'amour entre deux adolescent? Dans les premiers émois des deux jeunes, rien n'est épargné, ni « la figure hideuse de la fille », ni celle du narrateur jeune, «moi pâles cheveux en brosse grosse face rouge avec boutons ventre débordant braguette béante jambes cagneuses...» Le ton est donné, l'épuisement du désir -non par son assouvissement mais par son anéantissement dans l'impossible- précède de très peu l'épuisement du langage. Et du coup celui du récit puisqu'il devient impossible de retranscrire la communication des personnages entre eux (même s'ils communiquaient...). Un des textes où se manifeste le plus fortement la filiation entre l'œuvre de Beckett et celle de l'un de se maîtres, Dante. |
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9782707300195
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| Nouvelles et Textes pour rien Beckett, Samuel, Minuit, 1955 |
13.40 € | |
Les treize textes qui composent ce recueil intègrent des éléments de paysage, de contextes vécus et observés par Beckett dans son enfance et sa jeunesse irlandaise. On peut y voir la matrice de toute l'œuvre à venir, avec cette entame devenue morceau d'anthologie: Je vais décrire l'endroit, ça c'est sans importance. Le sommet, très plat, d'une montagne, non, d'une colline, mais si sauvage, si sauvage, assez. Bourbe, bruyère à hauteur du genou, imperceptibles sentiers de brebis, dénudations profondes. C'est au creux d'une de celles-ci que je gisais, à l'abri du vent. Beau panorama, sans le brouillard qui voilait tout, vallées, lacs, plaine, mer. Le personnage de Fin annonce les Molloy et autres Murphy, il quitte la ville pour la campagne, y rencontre un homme avec un âne, passe un instant au bord de la mer avec eux avant de trouver un cabanon où il se suffit provisoirement. L'hiver le chasse à nouveau en ville où dans une remise il trouve un bateau dont il fait son lit. C'est dans ce bateau qu'il se voit descendre le fleuve jusqu'à la mer. |
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9782707300102
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| L'Innommable Beckett, Samuel, Minuit, 1953 |
16.50 € | |
Dans la trilogie Molloy, Mallone meurt, l'Innommable vient en dernier car, d'un roman à l'autre, l'espace et la mobilité concédés aux personnages se réduit: ici à un point, comme le trou noir au centre d'une galaxie, là où l'espace-temps se déforme, où tout est happé et s'engouffre sans pour autant disparaître. Les histoires, il est vrai, essaient de se maintenir. Le moribond avait un lit, une chambre; Mahood est un déchet enfermé dans la jarre qui sert à décorer l'entrée d'un restaurant. Il y a aussi Worm, celui qui n'est pas né et n'a pour existence que l'oppression de son impuissance à être. L'Innommable est précisément expérience vécue sous la menace de l'impersonnel, approche d'une parole neutre qui se parle seule, qui traverse celui qui l'écoute, est sans intimité, exclut toute intimité, et qu'on ne peut faire taire, car c'est l'incessant, l'interminable... Peut-être ne sommes-nous pas en présence d'un livre, mais peut-être s'agit-il de bien plus que d'un livre de l'approche pure du mouvement d'où viennent tous les livres; de ce point originel où sans doute l'œuvre se perd, qui toujours ruine l'œuvre, qui en elle restaure le désœuvrement sans fin, mais avec lequel il lui faut aussi entretenir un rapport toujours plus initia!. sous peine de n'être rien. C'est à épuiser l'infini qu'est condamné l'Innommable. Maurice Blanchot. |
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9782707306692
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| Murphy Beckett, Samuel, Minuit, 1947 |
16.00 € | |
Treize (encore) chapitres écrits en Anglais en 1938, lors du séjour londonien de Beckett (il faudrait parler d'exil même). On retrouvera du Londres dans ce roman, et notamment le Londres des parcs, verdure offerte en compensation à Murphy, un solide terrien, mentalement encore enraciné dans la glèbe à jamais perdue du comté de Wicklow. Murphy est en proie à une forme de schizophrénie, celle propre au déraciné qui reconstitue mentalement son univers originel et tente en vain de le faire correspondre à celui qui lui est contemporain. La maladie mentale l'attire, il se fait embaucher dans un asile et ne tarde pas à passer de l'autre côté... Dans la collection des personnages becketiens, Murphy est le seul qui soit encore soumis à la chair et à la satisfaction de ses besoins, il a même une amie, Celia, il lui arrive de la trouver désirable ainsi que d'autres femmes croisées. Mais l'attirance pour la nuit, le calme et la volupté d'un état où les souffrances de l'esprit finiraient par cesser lui feront choisir une forme de repos bien plus radicale. |
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9782707302700
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Le théâtre
| Pièces radiophoniques - Oeuvre théâtrale - Nouvelles Beckett, Samuel, André Dimanche, 2007 |
70.00 € | |
Ce coffret sonore (8 cd's) des oeuvres de Samuel Beckett est le fruit d'un long travail de sélection dans la masse des archives de la radio publique, en coédition avec l'INA. On y trouvera l'intégrale des piéces de théâtre: En attendant Godot, Oh! Les beaux jours, et de plusieurs pièces radiophoniques, dans des mises en scène ou des mises en voix validées par Beckett lui-même. On pourra ainsi entendre Roger Blin, David Warrillow ou Madeleine Renaud, et bien d'autres voix de la scène. |
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9782869161542
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Solo Beckett, Samuel, Tristram, 2004 |
20.00 € |
Monologue en français et en anglais qui se décline tel un râle, une sensation que dire est pénible et qu'il est impossible d'aller jusqu'au bout. Samuel Beckett : “J'ai toujours écrit pour une voix.” Pour Solo, il lui fallait un râle. David Warrilow fut ce mortel soupir, cette extinction, cet épuisement, cette sensation que dire est pénible, qu'on n'ira pas jusqu'au bout, qu'on va s'étouffer avant. Sur le même CD, Solo, monologue en français pierreux comme un éboulement, puis en anglais liquide et massif, écoulé, comme une lente avalanche. |
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9782907681438
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| Premier Amour Beckett, Samuel, Thélème, 2000 |
19.50 € | |
Texte lu par Michael Lonsdale Une confession insomniaque autour des souvenirs du narrateur, de son goût pour les cimetières, de la mort de son père, de son expulsion du domicile familial, de son errance et de son union avec une femme. La présence de l'Irlande et de ses paysages est particulièrement frappante dans ce texte: jamais, semble-t-il, Beckett n'a autant approché le genre autobiographique. Un texte écrit en 1946 directement en français, et publié en 1970, chez Minuit. |
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9782878621662
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| L'expulsé suivi de Le calmant Beckett, Samuel, Thélème, 1999 |
24.20 €
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Lu par Michael Lonsdale La vie n'est qu'une marche pénible entre la matrice et la tombe, en quête de nombreux refuges temporaires, avant d'atteindre le refuge définitif. L'expulsion qui met ici un homme à la rue s'apparente étrangement à l'Expulsion Initiale. Entre la Vie et la Mort, l'enfermement et la révolte, Beckett nous engage à travers cette simple histoire d'un homme expulsé de chez lui à nous interroger encore et encore sur le sens de notre existence On ne peut s'empêcher de voir dans ces épisodes réalistes la répétition éternelle du traumatisme de la naissance et l'anticipation de l'instant ou nous serons délivrés de la souffrance d'être... |
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9782878621501
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| Eleutheria Beckett, Samuel, Minuit, 1995 |
14.00 € | |
L'intrigue d'Eleutheria est construite autour du personnage de Victor Krap, jeune homme de famille bourgeoise, qui depuis plus de deux ans se terre dans sa chambre de bonne, refusant de voir sa famille, sa fiancée, etc. : qui que ce soit. Il cherche à atteindre la liberté. Face à lui, tous les autres personnages tentent de percer à jour le «mystère Victor», de comprendre les motivations psychologiques de son comportement, de le mettre à nu -pression à laquelle Victor veut coûte que coûte échapper: il cherche à fuir plusieurs fois, en vain, et refuse obstinément de s'expliquer. Avec cette pièce écrite en 1947, Beckett se lance dans une parodie du théâtre bourgeois qui semblait vouloir continuer son train-train sans tenir compte de ce que l'Europe venait de traverser. |
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9782707315199
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| Quad (et autres pièces radiophoniques) suivi de L'Épuisé de Gilles Deleuze Beckett, Samuel, Minuit, 1992 |
9.50 € | |
Quad, Trio du Fantôme, Que nuages, Nacht und Träume. L'Épuisé de Gilles Deleuze «L'épuisé, c'est beaucoup plus que le fatigué. Seul l'épuisé peut épuiser le possible parce qu'il a renoncé à tout besoin, préférence, but ou signification. Seul l'épuisé est assez désintéressé, assez scrupuleux. Il est bien forcé de remplacer les projets par des tables et des programmes dénués de sens. Toute l'oeuvre de Beckett sera parcourue de séries exhaustives, c'est-à-dire épuisantes. Ces pièces font partie de ce que Deleuze nomme chez Beckett la langue des images et des espaces, celle qui reste en rapport avec le langage, mais se dresse ou se tend dans ses trous, ses écarts ou ses silences. Tantôt elle opère elle-même en silence, tantôt elle se sert d'une voix enregistrée qui la présente, et, bien plus, elle force les paroles à devenir image, mouvement, chanson, poème.» Gilles Deleuze. |
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9782707313898
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| Catastrophe et autres dramaticules Beckett, Samuel, Minuit, 1986 |
10.00 € | |
Pièces radiophoniques, fragments, œuvres très brèves, Beckett, depuis de nombreuses années déjà, s'est tourné vers une nouvelle forme de théâtre qui subit le même rétrécissement que l'œuvre romanesque. Il est en effet normal qu'avec la dissolution du sujet, la disparition du monde extérieur, la parole soit réduite au timbre d'une voix, parfois remplacée par une bande magnétique, signe de la dégradation, de l'absence, de la répétition. Ce sont quelques-uns de ces éclats de voix, vibrations, traces, qui sont entendus dans ces cinq Dramaticules dont quatre avaient, d'abord, été écrits en anglais. L'espace scénique est le plus souvent limité à l'avant scène, que des jeux de lumière très précis éclairent de temps à autre, laissant voir quelques menus accessoires, chaise, grabat, berceuse, ou bien " dentelles, paillettes, bibi incongru posé de guingois ”, épaves des textes précédents. Et si, dans presque toutes ces très brèves pièces, on trouve plusieurs personnages, il s'agit en fait de bribes de la même voix, dédoublée, divisée. |
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9782707310873
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| Pas suivi de Quatre Esquisses Beckett, Samuel, Minuit, 1978 |
9.30 € | |
«Qui est donc cette femme en haillons qui pas à pas arpente la scène en "ressassant tout ça”? On peut croire tout d'abord qu'elle se nomme May et qu'elle dialogue avec sa mère mourante dont la voix provient d'une pièce voisine. Mais ce n'est peut-être pas seulement de cela qu'il s'agit. Beckett, usant de noms miroirs en anagrammes, brouille les pistes. May serait-elle de fait cette Amy qu'elle évoque? Est-ce la mère qui se nome Amy, qui elle aussi va et vient sans cesse en “haillons gris blanc”, et qui dialoguerait à son tour avec sa propre mère Madame W.? Ailleurs, Beckett écrit : “Oui, j'ai été mon père et j'ai été mon fils.” Ici, May est-elle devenue la mère de sa propre mère dont c'est alors l'enfance a rebours comme il advient à l'approche de la mort? De long en large et retour, le trajet que May suit, toujours le même, trace le signe de l'infini: le sens du temps est aboli, de génération en génération les filiations s'inversent, se brouillent. Passé et avenir, ce qui fut, ce qui fut seulement imaginé, ce qui sera, ce qui seulement aurait pu être : “tout ça”, infiniment ressassé, est infiniment présent. Cette femme sans identité et sans âge incarne la mémoire qui, de toute éternité, suit pas à pas le dédale douloureux, incertain et fascinant de tous les présents possibles et impossibles.» Edith Fournier
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9782707302182
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| Oh les beaux jours ! suivi de Pas moi Beckett, Samuel, Minuit, 1975 |
6.40 € | |
Chaque jour, nous nous rapprochons tous un peu de notre dernière demeure souterraine; chaque jour, Winnie s'enfonce un peu plus dans le sol. Dans le sac de Winnie, les quelques accessoires que lui concède Beckett (toujours aussi économe de ses moyens), et qu'elle retire pour les disposer de temps à autre à ses côtés, suffisent à composer un univers intime à partir de ses lambeaux, arrachés au naufrage d'on ne sait quelle histoire : brosse à dents, revolver ou "flacon contenant un fond de liquide rouge". Auprès de Winnie, un compagnon bien-aimé n'en finit pas de s'abîmer dans un état larvaire dont il s'arrache toujours plus difficilement, si tant est qu'il y parvienne. Autour de Winnie, le tumulus qui la dévore jusqu'à mi-taille l'inscrit dans un territoire assez vaste pour que des passants y aient autrefois disparu, sur une planète qui n'est sans doute pas tout à fait la nôtre, mais semble avoir survécu à des catastrophes qu'elle pourrait connaître. |
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9782707300553
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| Comédie et Actes divers Beckett, Samuel, Minuit, 1972 |
9.00 € | |
Contient : Comédie, Va-et-vient, Cascando, Parole et musique, Dis Joe, Acte sans parole 1 et 2, Film, Souffle. Accompagnés de tout un corpus de notes de mise en scène et autres didascalies, ces dramaticules peuvent conduire le néophyte à mieux pénétrer l'univers théâtral de Beckett. |
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9782707302250
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| La Dernière bande suivi de Cendres Beckett, Samuel, Minuit, 1960 |
7.00 € | |
Se voir dans un miroir, voilà une confrontation immédiate avec soi-même relativement banale et, d'ordinaire, assez fugace. Le protagoniste de La Dernière bande va se livrer à une confrontation avec lui-même autrement troublante. "Viens d'écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j'aie jamais été con à ce point-là.” Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée. Chaque fois, il écoute l'une ou l'autre des bandes enregistrées des dizaines d'années auparavant, et il la commente. C'est dans cet éternel retour à son passé que réside maintenant sa seule lumière. Krapp, qui jadis déclarait ne plus rien vouloir de ce qu'il avait vécu, ne peut aujourd'hui exister que s'il parvient à être de nouveau ce qu'il fut: “Sois de nouveau, sois de nouveau.” Il lui faut surtout être encore celui qui, “quand il y avait encore une chance de bonheur”, a vécu un instant d'amour. |
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9782707301772
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| Fin de partie Beckett, Samuel, Minuit, 1957 |
6.40 € | |
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. |
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9782707300706
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| Tous ceux qui tombent Beckett, Samuel, Minuit, 1957 |
7.50 € | |
Une vieille femme, à demi impotente, va chercher au train son mari aveugle. Sous la pluie, elle croise des voisins et échange de banals propos de voisinage. Le train de midi trente est même à l'heure, et tous deux s'en reviennent, toujours sous la pluie. Leur dialogue ne les fait ps communiquer au sens propre, mais leurs petits échanges d'exaspération et de tendresse leur permettent de continuer à vivre. |
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Traduit de l'anglais par Robert Pinget |
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9782707302052
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| En attendant Godot Beckett, Samuel, Minuit, 1952 |
6.80 € | |
Tout a été dit sur ce chef d'œuvre, mais écoutons plutôt la voix de son créateur: «Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s'il existe. Et je ne sais pas s'ils y croient ou non, les deux qui l'attendent. Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit être pour rompre la monotonie. Tout ce que j'ai pu savoir, je l'ai montré. Ce n'est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai même que je me serais contenté de moins. Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d'en voir l'intérêt. Mais ce doit être possible. Je n'y suis plus et je n'y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n'ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-être. Qu'ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes.» Samuel Beckett, Lettre à Michel Polac, janvier 1952
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9782707301482
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La poésie et la critique
| Les Os d'Echo et autres précipités Beckett, Samuel, Minuit, 2002 |
9.00 € | |
C'est le son de la voix d'un très jeune Samuel Beckett que l'on entendra ici, une voix qui peut parfois sembler bien étrange comparée à celle qui s'exprime dans ses œuvres plus tardives. Mais les thèmes de ces poèmes feront résonner leur écho dans l'ensemble de son œuvre. Le sous-titre "et autres précipités” évoque le phénomène chimique par lequel une substance se trouve séparée de son solvant et tombe au fond de l'éprouvette grâce à l'action d'un réactif que l'on a introduit dans le liquide. Le précipité n'est pas la simple sédimentation d'une substance solide qui aurait été, un temps, en suspension dans un liquide mais toujours distincte. Par la “précipitation”, le chimiste retrouve la substance première dont l'identité même s'était perdue dans l'agrégat formé avec le solvant. Ainsi du poète, agent réactif qui libère et révèle une substance essentielle. Édith Fournier. |
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9782707318046
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| Trois Dialogues Beckett, Samuel, Minuit, 1998 |
5.50 € | |
Recueil de textes sur la peinture publiés dans la revue Transition, une revue fondée par Eugène Jolas, ami de Joyce. Samuel Beckett contribue alors à Transition en traduisant en anglais de nombreux articles, dont certaines de Georges Duthuit. S'il assiste souvent aux discussions du groupe des artistes auxquels se joignent des écrivains, il n'aime guère y prendre directement part. C'est davantage dans une correspondance suivie et au cours de conversations en tête à tête qu'il se livre avec Georges Duthuit à un échange d'idées sur l'art en général et la peinture en particulier. Georges Duthuit suggère alors que Samuel Beckett réunisse la quintessence de leurs conversations dans un article à paraître dans Transition de décembre 1949. La forme dialogue suggérée par le titre, dialogue avec Duthuit, est un artifice puisque l'ensemble de ces trois textes est entièrement réécrit. |
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9782707316400
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| Le monde et le pantalon - suivi de Peintres de l'empêchement Beckett, Samuel, Minuit, 1991 |
9.00 € | |
Au départ, une commande des Cahiers d'art: un article sur l'exposition des frères van Velde à la galerie Maeght, en 1945. "C'est là qu'on commence enfin à voir, dans le noir. Dans le noir qui ne craint plus aucune aube. Dans le noir qui est aube et midi et soir et nuit d'un ciel vide, d'une terre fixe. Dans le noir qui éclaire l'esprit." Comme dans son théâtre, comme dans ses romans, Beckett laisse venir la lumière, accorde son regard à un monde en train de naître. Quelque chose apparaît -ici la peinture d'Abraham et de Gerardus Van Velde, gagnée sur le rien qui l'enveloppe et qui est comme sa condition d'existence. Exercice du regard, réflexion magnifiquement libre sur l'art des deux peintres, sur “cette peinture solitaire, solitaire de la solitude qui se couvre la tête, de la solitude qui tend les bras”, Le Monde et le Pantalon est aussi, est bien plus, une leçon de très haute intégrité intellectuelle, de force expressive, à la fois rigoureuse et jubilante, concentrée sur son objet.
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9782707313348
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Proust Beckett, Samuel, Minuit, 1990 |
9.50 € |
Proust et Beckett partagent les notions du moi insaisissable et innombrable, du sujet mobile et de l'objet évanescent, de l'habitude et de la primauté de la perception instinctive. Ont en partage aussi l'humour comme un acide ravageur, ce “hoquet triomphal pour rien”, sa capacité à jouer avec le sérieux métaphysique, à y introduire la bouffonnerie nécessaire comme on le verra plus tard sur scène et dans les proses: tout est là, prêt à fuser. Cette fois ça y est, on le sent, il va y avoir du sport. On a vu. Pourquoi Proust? À cause du “Temps” bien sûr, ce “cancer” dont on ne guérit pas et qui sera toujours pour Beckett le lieu par excellence de notre damnation; car il n'y a qu'un péché, selon le vers célèbre de Calderon qu'il affectionne: “Celui d'être né.” L'“équation proustienne” posée dès le départ est résumée dans cette impossibilité première, “ontologique”, dont l'auteur de la Recherche fera le sujet de sa propre rédemption; sur laquelle Beckett édifiera sa “recherche” à lui, recherche du “seul paradis qui ne soit pas celui d'un rêve d'un fou, celui que nous avons perdu”.
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Traduit de l'anglais et commenté par Édith Fournier |
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9782707313577
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| Poèmes - suivi de Mirlitonnades Beckett, Samuel, Minuit, 1978 |
6.00 € | |
Ce recueil réunit tous les poèmes que Samuel Beckett a écrits en français depuis 1937. Il reprend des poèmes écrits entre 1937 et 1939 et entre 1947 et 1949 qui avaient fait l'objet en 1968 d"une édition sur grand papier au tirage limité à 550 exemplaires, puis, qui avaient été repris en 1976 avec un autre poème « Hors crâne » dans le numéro 21 de la revue Minuit. À ces textes s'ajoutent une série de poèmes inédits écrits entre 1976 et 1978, que Samuel Beckett appelle des mirlitonnades. |
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9782707302298
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De l'eau au moulin de la critique
Sans doute l'écrivain du XXe qui a généré le plus d'essais, études, thèses, etc. En voici quelques uns parmi les plus intéressants.
| Beckett ou Le meilleur des mondes possibles Rullier-Theuret, Françoise, PUF, 2009 |
15.00 € | |
Les oeuvres de Beckett ont bouleversé les liens entre le théâtre et l'écriture. Elles ouvrent les années 1950 sur l'avant-garde, mais leur actualité n'a cessé de s'affirmer depuis la création d'En attendant Godot, en 1953. Cette année 2009 marque deux anniversaires bien différents, celui du prix Nobel de littérature en 1969 et celui de la mort de l'auteur en 1989. Pour la deuxième fois, le théâtre de Beckett, qui domine la scène littéraire de la seconde moitié du XXe siècle, est au programme de l'agrégation de Lettres modernes. Pour caractériser le théâtre de Beckett, les mots qui reviennent le plus souvent s'accommodent du contraste de leurs antonymes : silence et parole, cruauté et tendresse, tragique et dérisoire, mort et désir, horreur et humour... Faut-il en conclure qu'on pourrait, de cette oeuvre, affirmer tout et son contraire ? À qui lui demande le sens de ses pièces, le dramaturge nous laisse d'autant plus libres de leur interprétation qu'il n'a rien à en dire ! Si l'on peut aujourd'hui toujours construire un discours neuf sur Beckett, c'est sans doute à condition de savoir le lire et d'entrer dans son univers en faisant preuve d'un esprit libre, attentif et respectueux. |
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9782130578451
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| Samuel Beckett et la passion ou L'hystérie à l'oeuvre Sardin-Damestoy, Pascale, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009 Collections : Couleurs anglaises |
15.00 € | |
Lauréat du prix Nobel de littérature en 1969, Samuel Beckett (né à Dublin en 1906 et mort à Paris en 1989), certainement le plus français des écrivains irlandais, a modifié notre façon d'envisager l'art de raconter des histoires, et celui de montrer les corps au théâtre. Ce petit livre revient sur sa carrière étonnante comme romancier et dramaturge, mais aussi comme essayiste, traducteur et auto-traducteur, et sur une oeuvre qui a jalonné toutes les grandes crises du XXe siècle. Il prend le parti de suivre au plus près l'imaginaire d'un auteur réputé difficile, depuis ses romans les plus foisonnants écrits dans le sillage de Joyce, jusqu'aux textes très austères et minimalistes des dernières décennies. |
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9782867815881
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| Notes sur Beckett Adorno, Theodor Wiesengrund, Nous, 2008 |
22.00 € | |
Réflexions sur l'oeuvre de Samuel Beckett constituant des notes provenant de carnets dans lesquels le philosophe relate sa rencontre avec l'écrivain, des notes prises lors de lecture de ses oeuvres, des écrits préparatoires pour la rédaction d'articles et la transcription d'un entretien télévisé qui lui est entièrement consacré. Il cherche à rendre compte du caractère novateur de l'écrivain. |
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Traduit de l'allemand par Christophe David. Présentation Rolf Tiedemann. |
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9782913549265
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| Objet Beckett : exposition, Centre Pompidou, 14 mars-25 juin 2006 Collectif, Centre Pompidou IMEC, 2007 |
39.90 €
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Evocation de Samuel Beckett par des écrivains français et étrangers, qui proposent un texte autour d'un lieu, d'un objet ou d'une matière, représentatif de son œuvre. En réunissant des documents exceptionnels, tels que manuscrits et archives audiovisuelles montrés pour la première fois en France, le Centre Pompidou permet au public de découvrir les multiples facettes de l'oeuvre de Beckett, notamment son travail de metteur en scène et son oeuvre audiovisuelle. L'exposition témoigne d'ailleurs du bilinguisme de Beckett à travers la présentation conjointe de ses écrits en anglais et en français. L'enjeu majeur de l'exposition est de sortir l'oeuvre de Samuel Beckett de la seule notoriété d'En attendant Godot (1948) publié aux Editions de Minuit après que l'écrivain eut choisi la France comme lieu et langue d'écriture, dès 1938. En chacune de ses étapes, la présentation propose la rencontre entre l'oeuvre de Beckett et celles des plus grands artistes contemporains. |
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9782844263278
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| Le Voisin de zéro : Sam Beckett Cixous, Hélène, Galilée, 2007 |
15.00 €
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Essai évoquant Samuel Beckett et Marcel Proust. "C'était le 14 août 1922. Proust s'en allait. «Et si le monde allait finir - que feriez-vous ?» avait demandé le journal L'Intransigeant, petite question. Aller finir. Comme la vie nous paraîtrait brusquement délicieuse dit celui qui partait. Alors notre paresse, qui ajourne sans cesse la vie serait défaite. Si le monde allait finir, à la fin, je vivrais dit le mourant, je m'arracherais à la négligence. C'était le 9 décembre 1989. Beckett s'en allait. I'm done dit-il. Et vous, maintenant que le monde va finir, demandera V., une voix curieuse, à Beckett, que direz-vous ? Was there much of the journey you found worthwhile ? Réponse : Precious little. Deux mots. Intraduisible. Qu'est-ce que ça valait, ce voyage ? Precious little. Bien peu. Pas grand-chose. Littéralement : précieusement peu. Bel oxymore idiomatique. Ce qui est précieux c'est peu, peu précieux." H. C. |
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En réimpression |
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9782718607146
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| Le livre de Sam ou des pierres à sucer plein les poches Federman, Raymond, Al Dante, 2006 |
17.00 € | |
En réunissant poèmes, extraits d'articles et de conférences, citations et anecdotes, Raymond Federman montre l'importance de l'oeuvre de Samuel Beckett, qu'il a découvert en 1956 en lisant En attendant Godot. Il rend ainsi hommage à celui qui fut un modèle et un ami. Vous avez certainement compris que je ne vais pas vous parler de Beckett d'une façon académique. Que je ne vais rien vous expliquer. Mais seulement vous raconter ce que cela a voulu dire pour moi d'avoir passé cinquante ans de ma vie avec Beckett. D'avoir été son contemporain. Je veux partager avec vous le plaisir que j'ai quand je lis une phrase de Sam... De sa vision enthousiaste de En attendant Godot en 1956 à sa dernière rencontre avec «Sam» quelques mois avant sa mort (1989), l'écrivain Raymond Federman rend hommage à celui qui fut pour lui un modèle et un ami. Réunissant souvenirs, poèmes, extraits d'articles et de conférences, citations beckettiennes et anecdotes, le Livre de Sam dévoile l'écriture de Federman en même temps qu'il témoigne de son admiration pour Samuel Beckett. |
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9782847611335
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| Beckett, l'increvable désir Badiou, Alain, Hachette, 2006 Collection : Pluriel |
5.20 € | |
Une lecture de l'oeuvre de Beckett, qui montre la densité et les failles de l'être humain. Beckett n'est pas l'écrivain du désespoir, de l'absurde, de l'angoisse, comme une lecture convenue et trop inspirée par les thématiques existentialistes des années 1950 l'a accrédité. Il n'est pas non plus farce, dérision, baroque moderne. Dans ce bref essai, Alain Badiou présente un autre Beckett, dont le langage cherche à dire la densité et les failles de l'être humain. En quelques pages, il nous brosse un Beckett tendre et rugueux, soucieux de la beauté des mots, des impasses de la communication, et du surgissement de l'événement. Une brève anthologie complète cet essai. |
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9782012793194
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| Samuel Beckett : irremplaçable Durozoï, Gérard, Hermann, 2006 |
20.00 € | |
Une critique littéraire de l'oeuvre de Samuel Beckett, à l'occasion du centenaire de sa naissance. Ce livre se veut une invitation à lire les écrits de Beckett, dont la plupart, surtout ses récits et ses proses, restent peu connus du grand public. Sans doute serait-il excessif d'affirmer qu'ils ne sont pas lus: on dira plus prudemment qu'ils ne le sont pas assez. Si les pages qui suivent parviennent à donner le goût de lire et de relire Beckett, elles auront atteint leur but. Car, dit-il : «Il faut continuer, tout doit continuer.» |
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9782705665890
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La souffrance portée au langage dans la prose de Samuel Beckett Lüscher-Morata, Diane, Rodopi, 2005 |
66.47 € |
Beckett semble privilégier de plus en plus une histoire débordant les seuls cataclysmes du XXe siècle : l'histoire anonyme et silencieuse d'une humanité torturée depuis des temps immémoriaux et vouée à un sort incompréhensible. Cette lecture de l'oeuvre beckettienne s'imprègne des études de Paul Ricoeur sur l'identité et le souvenir et aborde la prose de Beckett comme une écriture de la mémoire. Ainsi Watt, dont la genèse est retracée au travers d'un examen des manuscrits, est considéré ici comme un paradigme dans l'écriture de la mémoire et de la souffrance. D'autre part, les «German Diaries», écrits en 1936-7, témoignent de l'intérêt profond de Beckett pour la peinture. Cette étude se penche sur ses réflexions sur l'art et ses réactions face aux icônes religieuses dans le contexte de la souffrance. Les écrits de Ricoeur permettent de mieux examiner la manière dont l'oeuvre beckettienne se trouve de plus en plus au carrefour d'identités privées et plurielles. Au travers de ces études, la question de la disparition de l'individu, remplacée graduellement par une histoire de la souffrance collective, peut être réévaluée.
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9789042016477
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Aux frontières du vide : Beckett, une écriture sans mémoire ni désir Ross, Ciaran, Rodopi, 2005 |
65.41 € |
Dans cet essai original d'inspiration psychanalytique, Ciaran Ross défend l'idée qu'il est temps de réapprendre à lire la négativité de Beckett. S'inscrivant dans une tradition psychanalytique de la relation d'objet qui va de Klein à Anzieu en passant par Winnicott et Bion, l'ancien analyste de Beckett, l'auteur propose une nouvelle lecture de la première trilogie et d'En attendant Godot, axée sur l'exploration et la quête du vide et de la négativité, avec ses "objets intermédiaires", tels le "jeu" et la "pensée". Soucieux de nuancer et d'équilibrer l'équation entre théorie et texte, symptôme et écriture, l'auteur montre que c'est Beckett qui nous invite à interroger, par le jeu et la pensée, son imagination et son écriture, si riches en matière négative. L'auteur fait pour la première fois le lien entre les concepts psychanalytiques abordés dans cette étude - le vide, le jeu, la pensée - et les concepts opératoires de la critique post-structuraliste : écriture, différance, espacement, altérité.
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9789042017825
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| Beckett Anzieu, Didier, Seuil, 2004 |
25.00 € | |
À l'instar de Beckett inventant le Nouveau Roman, Anzieu renouvelle l'approche psychanalytique des œuvres. Son ouvrage participe de l'essai, de l'observation clinique, du livre de bord, du pastiche, de la biographie, de l'hommage. Il se présente comme une défense et illustration tantôt de la lecture, tantôt de l'écriture. Ce n'est pas seulement un livre sur Beckett. Ce n'est pas non plus le livre que Beckett n'a pas pu faire sur lui-même. C'est le journal d'un psychanalyste qui compose un livre sur l'auteur qui le fascine depuis près de quarante ans. Anzieu montre que le célèbre soliloque du narrateur beckettien est composé d'associations libres adressées à un psychanalyste fictif. Auto-analyse effectuée par écrit, comme celle de Freud pour ses rêves. Mais l'auto-analyse de Freud explorait le champ de la névrose. Celle de Beckett met au jour des angoisses qui menacent les bases mêmes de la personnalité humaine : le lecteur reçoit ces textes comme le visiteur reçoit les toiles de Francis Bacon, cet autre Irlandais célèbre, comme un coup porté au creux de son âme.
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9782020629805
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| Dante et Beckett Ferrini, Jean-Pierre, Hermann, 2003 |
19.00 € | |
Propose un inventaire exhaustif des emprunts littéraires faits par Samuel Beckett à l'œuvre de Dante. Il découvre ce dernier pendant ses études à Dublin, et ne cesse de s'en inspirer, le raillant même parfois. Samuel Beckett n'a cessé de lire Dante depuis ses années d'étude à Dublin jusqu'à sa mort, en 1989. Sa lecture n'est pas critique: elle est une source, une énergie qui apparaît, disséminée dans ses livres, avec une régularité exemplaire. La lecture de Beckett opère un déplacement de la Divine Comédie. Les coups et les cris que Dante entend derrière la porte de son Enfer ne finissent pas. Ni le Purgatoire ni le Paradis ne peuvent les apaiser. Ô frère, dit Belacqua à Dante, monter là-haut, qu'importe? Une question qui traverse ce livre, comme les deux pôles d'un méridien, et qui renouvelle notre lecture de Beckett. |
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9782705664602
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| Limbes Huston, Nancy, Actes sud, 2000 Collection : Un endroit où aller |
8.99 €
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Le narrateur de ce double monologue, personnage beckettien par excellence, dénonce les illusions essentielles et déblatère contre la vie, simple chute du berceau à la tombe, dont il clame la vanité, l'absurdité et la contingence. N. Huston rend ici un hommage désopilant au maître de l'absurde, tout en explorant la nature arbitraire de l'identité. Et tant de choses ont été faites, et bien faites avec ça. bien fait pour toi, c'est épouvantable, et le tout a été inutile encore qu'on aurait du mal à préciser ce qui eût été utile, moins de faim, ça oui sans aucun doute, et moins de guerre et moins de discrimination raciale peut-être, la discrimination sexuelle passe encore mais mais mais mais - je veux dire, notre objectif est-il d'améliorer le monde ou de dire les choses comme elles sont ou de les dire comme elles ne sont pas comme elles devraient être ou comme elles auraient pu être ou alors comme rien au monde n'a jamais été. N. H.
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9782742730483
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| Rencontres avec Samuel Beckett Juliet, Charles, POL, 1999 |
9.00 € | |
Récit des souvenirs de Charles Juliet concernant ses quatre rencontres avec Samuel Beckett de 1968 à 1977. La parole de l'écrivain - le récit de ses doutes, l'histoire de sa longue ascèse - y est scrupuleusement recueillie mais ses gestes, ses regards y sont aussi décrits avec précision, ses attitudes, tout ce qui faisait de lui un homme hors du commun, plongé dans une recherche sans terme ni bornes, immédiatement sensible à sa lecture comme à son contact. |
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9782867447013
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| Samuel Beckett, En attendant Godot Satgé, Alain, PUF, 1999 Collection : Etudes littéraires |
10.00 €
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En près de cinquante ans, le regard que nous portons sur cette pièce a profondément changé ; l'histoire des mises en scène le montre : les "clochards métaphysiques" intemporels et désincarnés n'ont cessé de se rapprocher de nous, pour devenir nos intimes et nos contemporains.
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9782130500322
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| Samuel Beckett Bishop, Tom & Federman, Raymond, Fayard, 1997 Collection : Cahiers de l'Herne |
46.10 € | |
Dans la série des grandes compilations becketiennes, ce livre est l'alpha et l'oméga.
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9782213600024
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| Beckett l'abstracteur : anatomie d'une révolution littéraire Casanova, Pascale, Seuil, 1997 Collection : Fiction & Cie |
14.80 € | |
Au terme d'une enquête qui réintroduit l'histoire au sein de cette oeuvre, voici le portrait de cet inventeur de règles spécifiques de l'abstraction littéraire et un démontage de sa combinatoire logique qui donne la clé des énigmes les plus obscures de son œuvre. |
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9782020305419
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Chacun son dépeupleur : sur Samuel Beckett Weber-Caflisch, Antoinette, Minuit, 1995 Collection : Paradoxe |
10.37 € |
Une étude sur une œuvre de Beckett, Le dépeupleur, qui compte un peu moins de cinquante pages formées en quinze parties ou sections d'inégale longueur, séparées entre elles par des blancs. L'originalité de cette oeuvre publiée en 1970 réside dans sa construction qui ne répond ni aux lois d'informativité et d'exhaustivité du discours, ni à la règle de pertinence. |
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9782707315021
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| L'Oeuvre sans qualité : rhétorique de Samuel Beckett Clément, Bruno, Seuil, 1994 Collection : Poétique |
31.00 € | |
L'œuvre de Samuel Beckett est analysée ici, sous l'angle des cinq catégories de la rhétorique antique, reconstituant le travail d'un texte dans lequel le discours critique ordinaire, qui parle d'une oeuvre ratée, informe, neutre, humaine, classique, trouve à la fois son origine et son alibi.
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9782020198585
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Samuel Beckett Collectif, Scandéditions, 1993 |
14.00 €
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Riche de contributions internationales, ce numéro d'Europe propose une stimulante immersion dans l'œuvre de Beckett et en éclaire des aspects parfois méconnus. On y remarquera aussi la publication d'un texte resté jusqu'à ce jour inédit : La Capitale des ruines. À l'origine, il s'agit d'un texte radiophonique donné en 1945 à la radio irlandaise. Beckett qui travaillait pour la Croix-Rouge à Saint-Lô, dans la Manche, avait ainsi nommé la ville normande qui n'était plus qu'un champ de ruines. |
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En rupture chez l'éditeur |
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9782209067466
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Critique n°174 : Samuel Beckett Collectif, Minuit, 1990 Collection : Critique |
10.67 € |
Au sommaire, notamment : Samuel Beckett, mathématicien et poète, par Edith Fournier; Le Théâtre de Beckett et le théâtre nô, par Keiko Kirishima; Du soin minutieux apporté par Beckett à ses mises en scène. |
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Epuisé |
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9782707313485
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