Les chapitres de ce dossier :
- Repères biographiques
- L'apartheid, colonialisme extrême
- La littérature aussi est un champ de bataille
Il a su voir dans la littérature, dans les grandes œuvres, les attaques qu'elles ont subi, un champ de forces où le combat se poursuivait entre les valeurs d'égalité, de solidarité et les forces d'autodestruction, le couple antagonique propre à l'espèce humaine. Certains auteurs ont cette conscience à vif (Dostoïevski, Beckett) d'autres l'expriment à leur insu, tel Daniel Defoe, l'inventeur de Robinson et de Vendredi.
| Journal d'une année noire Coetzee, John Maxwell, Points, 2009 Collection : Points |
7.00 € | |
J.C., écrivain malade et désabusé, porte un regard acerbe sur le monde. Il confie la dactylographie de son essai à une jeune femme sensuelle et pragmatique, qui discute les opinions du maître. Son compagnon, un financier sans scrupule, y ajoute son grain de sel... Leurs voix se font écho dans une partition sur trois portées, tantôt en résonance, tantôt en contrepoint. « Un précis de décomposition où, dans les loopings d'un scénario vertigineux, Coetzee ne cesse de miner et de torpiller l'édifice qu'il construit. » |
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Traduit de l'anglais par (Afrique du Sud) Catherine Lauga du Plessis |
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9782757815151
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| L'homme ralenti Coetzee, John Maxwell, Points, 2007 Collection : Points |
7.00 € | |
Suite à Elisabeth Costello, huit leçons, ce roman prolonge la réflexion sur le vieillissement, l'usure, la banalisation des idéaux et l'impuissance de la pensée à agir sur la réalité. Amputé d'une jambe à la suite d'un accident de la route, le photographe sexagénaire Paul Rayment refuse la prothèse et engage une auxiliaire de vie, Marijana Jokic, immigrée croate, ancienne restauratrice de tableaux reconvertie dans les soins aux handicapés. Paul s'éprend d'elle et offre de prendre en charge toute sa famille, mais il est éconduit. Vol plané au ralenti après le choc initial et retombée brutale sur le bitume d'un carrefour d'Adélaïde : mis à bas de son vélo par un jeune chauffard puis amputé d'une jambe, le sexagénaire Paul Rayment reprend connaissance d'un moi diminué sur son lit d'hôpital. Il refuse l'équilibre factice d'une prothèse, s'empêtre dans ses béquilles. Il lui faut désormais une auxiliaire de vie pour veiller au ménage et soigner le moignon. Marijana Jokic, l'immigrée croate, s'acquitte au mieux de sa tâche, mais ranime, à son corps défendant, le cœur en souffrance de Paul Rayment. Il va jusqu'à offrir de prendre tous les Jokic sous son aile. À la réalité inerte d'un membre artificiel, Paul substitue la chimère d'une famille fantôme qui prolongerait son monde rétréci. C'est alors qu'Elizabeth Costello frappe à sa porte. Prompt à le rappeler à l'ordre, ce double féminin bavard, intempestif et omniprésent s'acharne sans relâche à élaborer une fiction d'un homme amoindri et indûment épris qui aborde la vieillesse. La vie passée du jeune garçon transplanté d'Europe en Australie et le progrès difficile vers l'âge d'homme, entre deux langues et deux cultures, font place, dans la dignité précairement conservée et avec un humour résigné, à un questionnement sur le crépuscule qui nous attend. |
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Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Catherine Lauga du Plessis |
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9782757806265
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| Elisabeth Costello : huit leçons Coetzee, John Maxwell, Seuil, 2006 Collection : Points |
7.00 € | |
Elizabeth Costello, romancière australienne vieillissante, doit sa célébrité à un livre publié il y a 25 ans. Aujourd'hui, elle parcourt le monde pour donner des conférences sur des bateaux de croisière et dans des colloques huppés. Malgré la fatigue, elle doit assurer le spectacle... Coetzee nous dresse le vibrant portrait d'une vieille dame déboussolée, rongée par le doute et l'interrogation sur le pouvoir de la littérature face à la solitude et à la mort. Les huit leçons, huit discours d'une universitaire qui n'y croit plus, traduisent les doutes d'un auteur lui aussi célébré, dont l'œuvre à présent sur la place publique lui échappe et donne prise à tous les malentendus, les gauchissements, les récupérations. Les dents du créateur révolté sont longuement usées par la répétition et la banalisation, le message s'émousse et perd son tranchant : quelles armes lui restera-t-il? |
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Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Catherine Lauga Du Plessis |
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9782020864770
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| Le maître de Pétersbourg Coetzee, John Maxwell, Seuil, 2004 Collection : Points |
7.00 € | |
Octobre 1869. Sous une fausse identité, Fiodor Dostoïevski revient à Pétersbourg où son beau-fils Pavel vient d'être victime d'un accident fatal. La police le démasque et refuse de lui remettre les papiers de Pavel, mêlé aux activités d'un groupe terroriste. Pavel s'est-il suicidé, a-t-il été tué par la police ou par ses camarades nihilistes? Dérouté par les interrogatoires policiers, traqué par un indicateur qui pénètre dans son intimité, fasciné et écœuré par sa rencontre avec le fanatique Netchaïev, Dostoïevski découvre alors une Russie malade, rongée par la pauvreté, l'autorité stupide et la violence destructrice. Tout le roman joue sur le rapport subtil et angoissant entre l'écriture et la vie, entre l'invention et le réel. Le Dostoïevski de Coetzee est rongé par le doute et la culpabilité. Il avait fait le choix de la violence et cette violence a tué un proche, un jeune homme qu'il a méconnu, dont la mort le concerne car il est allé au bout des choix que lui, Fiodor, avait fait. Culpabilité, ratage, présomption du démiurge-écrivain, le vieux maître de Pétersbourg aux approches de la mort voit s'effondrer l'univers mental qu'il s'était construit. Un ouvrage profond, complexe, grave, où l'on retrouve le style austère de Coetzee, mais aussi un univers intérieur trouble, instable et émouvant. |
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Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Sophie Mayoux |
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9782020638920
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| Foe Coetzee, John Maxwell, Seuil, 2003 Collection : Points |
5.95 € | |
Coetzee revisite le roman de Daniel Defoe, Robinson Crusoé, en abandonnant sur une île déserte de l'Atlantique, une jeune Anglaise, Susan Barton. Elle se retrouve face à deux hommes : le naufragé, Cruso, et un nègre à qui on a coupé la langue, Vendredi. Secourue, elle revient à Londres avec Vendredi et décide de raconter son histoire à l'écrivain Daniel Foe... La fable est l'occasion de fouiller encore et encore la perversion du couple colonial maître/esclave. Plongeant Vendredi dans le bain de l'Angleterre puritaine du XVIIIe siècle - un Vendredi privé de langue, de toute langue - Coetzee en fait un héros mimétique qui parvient en singeant le valet à se libérer de sa condition de valet. L'écrivain Foe n'est qu'un usurpateur qui, sans en comprendre les enjeux, tente de ramener Vendredi à cette condition. Troublant. |
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Traduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Sophie Mayoux |
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9782020476935
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| Doubler le cap : essais et entretiens Coetzee, John Maxwell, Seuil, 2007 Collection : Le don des langues |
23.00 € | |
Il est ici question des grands thèmes de la littérature qui ont inspiré le prix Nobel 2003, à travers un recueil d'interventions critiques. La génèse de son oeuvre est au coeur de la première partie. Dans les textes suivants, l'écrivain s'intéresse aux classiques de la Weltliteratur, à L'Homme sans qualités de Musil, comme à Tolstoï ou Rousseau. Hanté par le thème crucial de la place de la littérature mondiale, Coetzee s'intéresse donc logiquement à S. Rushdie, Borges ou Naguib Mahfouz. L'ouvrage se clot logiquement sur un tour d'horizon des écrivains sud-africains si chers au coeur de l'auteur. |
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Traduit de l'anglais par (Afrique du Sud) Jean-Louis Cornille |
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9782020817271
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