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Accueil de la librairie > Dossiers bibliographiques > c > Karel Capek > La méditation sur l’individu et l’identité se complète par une réflexion sur les sociétés modernes

Les chapitres de ce dossier :

Individu, identité, création

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Hordubal
Karel Capek, l'Age d'homme, 2001

19.00

Roman paysan, roman de mœurs et finalement roman d'un crime. Exemple parfait, rigoureux de la tragédie en milieu fermé. On en oublie le lieu et le temps, concentrés sur ces personnages qui semblent eux-mêmes happés par leur destin. Le mari, la femme, l'amant, l'enfant. Rien de plus simple, de plus direct, de plus fort. La primitivité des mœurs semble épurer les sentiments à l'extrême. Karel Capek a trouvé le langage propre à la tragédie rurale. Aucune intervention personelle ne brise la continuité de cette analyse clinique. Nous remontons ici à la source des passions les plus élémentaires de l'homme. On est à Kriva, comme à Argos : dans cette aridité où naissent les chants les plus douloureux. Dans Hordubal, le premier roman de la trilogie, Capek, selon ses propres termes, oppose la face cachée mais véritable de l'homme et de sa vie intérieure à l'image déformée et inexacte que se font de lui-même ceux qui ne lui veulent pas de mal. Il montre que notre connaissance des gens se limite très souvent à nos propres projections.

 

Traduction du tchèque par Michel-Léon Hirch.

 

9782825109939

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Le Météore
Karel Capek, l'Age d'homme, 2001

19.00

Le Météore, deuxième roman de la trilogie, se compose de trois récits concentriques cherchant à reconstituer l'histoire d'un homme dépourvu d'identité se trouvant sur un lit d'hôpital et dont on ignore tout au départ. Ce qui est original ici est qu'aucun des trois récits n'a de fondement dans le réel. Celui de la sœur de charité est un rêve, le deuxième est basé sur un don de voyance et celui du romancier est un exercice d'imagination. Le tout est appuyé sur la connaissance scientifique représentée par les observations et déductions professionnelles du chirurgien et de l'interne. Tout en se conformant aux données précises fournies par ces observations, les trois récits se complètent en se recoupant sur un certain nombre de points. Mais les contradictions apparaissent au fil de la lecture, car chacun des trois conteurs, prenant la parole à son tour, nous convainc qu'il détient la solution définitive de l'énigme.

 

Traduction du tchèque par Alain van Crugten.

 

9782825115268

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La Vie ordinaire
Karel Capek, l'Age d'homme, 2001

19.00

L'une des œuvres les plus accomplies de Karel Capek est le poème de la mort qu'il a édifié dans la trilogie romanesque dont La Vie ordinaire, publiée en 1934, constitue le dernier volet, et dans laquelle il apporte la conclusion à la fois synthétique et paradoxale de la trilogie. Au regard des autres se substitue le propre regard du défunt sur lui-même, à travers les souvenirs dans lesquels, avant sa mort, il essaie de retracer l'histoire de sa vie, l'histoire d'une vie «sans histoires». À la pluralité des regards des autres sur un être se substitue la pluralité de l'être lui-même qui se dévoile sous son propre regard. Non seulement Capek y désigne la dimension «universelle» de l'existence la plus banale, la plus «ordinaire», mais les doutes et les interrogations du personnage sur sa propre vie composent une polyphonie romanesque où émerge la multiplicité des facettes qui composent l'identité d'un Moi rongé par le ça. Et derrière le petit homme gris, derrière l'apparence terne et uniforme d'un fonctionnaire quelconque, on voit transparaître peu à peu l'insondable complexité de la nature humaine. La création littéraire est ici inhérente à l'essence même d'un homme «sans qualités». Ici, la création littéraire n'est pas surajoutée sur le vivant, elle émane intrinsèquement du vivant et le cours lisse et plat d'une «vie ordinaire» devient l'abîme originel où se creuse sans fin le mystère de l'être.

 

Traduction du tchèque par Daniela Staskova-Pelliccioli.

 

9782825115183

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La Vie et l'œuvre du compositeur Foltyn
Karel Capek, Stock, 1990

7.62
Epuisé

Quel est donc le drame de celui qui se prétend le compositeur Foltyn ? D'être en réalité incapable d'écrire une note, ou presque. Pendant des années, il va abuser son entourage avec Judith, l'opéra qu'il affirme avoir en chantier, alors qu'il s'agit d'une monstruosité faite de pièces et de morceaux, plagiats, contrefaçons et vols. Mais il faudra bien un jour reconnaître que cette œuvre n'a jamais existé et que depuis le début de sa « carrière », il a progressé sur l'échelle artistique et sociale uniquement grâce au mérite des autres. Comment un homme peut-il se résoudre à un tel aveu ? C'est à travers le regard et les souvenirs de ses proches, de ses amis et de ses rivaux que nous est présenté Bedrich Foltyn, le triste héros du roman posthume de Karel Capek. Comme on assemblerait une mosaïque, l'auteur livre par morceaux parfois complémentaires, souvent contradictoires, les éléments de son histoire et de sa personnalité, à charge pour le lecteur, totalement fasciné, d'en faire un tout.

 

Traduction du tchèque par François Kerel.

 

9782234022683

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Un visionnaire antitotalitaire

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RUR suivi de Le Dossier Makropoulos suivi de La Maladie blanche
Karel Capek, Ed. de l'Aube, 1997

22.71
Indisponible

Ce recueil est constitué de trois pièces de théâtre de Karel Capek.

La pièce qui donne son titre au recueil, RUR (Rossum Universal Robot), raconte l'invention de la robotique. C'est d'ailleurs dan cette pièce que le terme robot, issu d'un mot tchèque qui signifie travail, apparaît pour la première fois en 1921. Il désigne des êtres biomécaniques, créés industriellement, selon plusieurs modèles (robot-dactylo, robot-majordome, robot-ouvrier). Ce que Capek appelle des robots est aujourd'hui désigné sous le terme d'androïdes. Ces robots vont se révolter, massacrer tous les hommes puis, ne pouvant se reproduire vont tenter à leur tour de créer des êtres humains artificiels. Capek met ici en place l'essentiel de la thématique fantasmatique du robot : l'esclave se révolte et détruit son maître.

Dans Le Dossier Makropoulos, une enquête, à propos d'un héritage, nous mène à la rencontre d'une femme âgée de trois siècles. Enfin, dans La Maladie blanche, une épidémie meurtrière s'abat sur le monde. Un homme possède un remède mais refuse d'en divulger la formule tant que tous les chefs d'états n'auront pas renoncé à la guerre et stoppé la production d'armes.

 

Traduction du tchèque par Jan Rubes, Michel Chasteau, Alain Van Crugten.

 

9782876783744

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La Guerre des salamandres
Karel Capek, I. Virag, 1996

18.29

Un jour au large de l'Indonésie, le capitaine Van Toch découvre des salamandres. Animaux intelligents et paisibles, elles aident l'homme dans l'exploitation des perles. Bientôt, l'homme les asservit et les exploite, mais elles finissent par se révolter. Dans cette satire du comportement humain, Capek fustige le pédantisme scientifique, le monde des affaires et de la politique.

 

Traduction du tchèque par Claudia Ancelot.

 

9782911581021

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La Fabrique d'absolu
Karel Capek, I. Virag, 1999

15.24

L'industriel Bondy apprend la découverte d'un carburateur capable de briser les atomes du charbon et de multiplier la production d'énergie. Mais ce procédé libère aussi l'essence divine jusqu'alors enfermée dans la matière... Un roman utopique écrit en 1922.

 

Traduction du tchèque par Jean Danes.

 

9782911581090

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