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La poésie, "chant après les fêtes"

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Chants (Canti)
Giacomo Leopardi, GF Bilingue n°1242, 2005

8.30

Vers 1816, au fin fond d'une province rigoriste d'Italie du Nord, un jeune homme mélancolique, pétri de lectures érudites, écrit sans espoir des poèmes renouant avec la plus haute tradition italienne, celle de Pétrarque et du Tasse : en 1831 paraît la 1ère édition des Canti.

De la véhémence des premières canzones (À Angelo Mai, Brutus) aux méditations nocturnes des idylles (L'Infini, Le soir du jour de fête, À la lune), en passant par les grands poèmes philosophiques (Le genêt), le poète chante la solitude et l'exclusion, le temps répétitif et destructeur, le destin et la perte... Tour à tour élégiaque et révolté, nihiliste et exalté, Leopardi inaugure une forme nouvelle de lyrisme - un lyrisme décanté de toute mièvrerie : du moi au nous, sa voix déplore au nom de tous la souffrance d'être. « On peut dire de la poésie lyrique qu'elle est la cime, le comble, le sommet de la poésie, qui est elle-même le sommet du discours humain », écrivait-il dans son Zibaldone. Ce recueil d'une noire beauté inspira des esprits aussi divers que Schopenhauer, Sainte-Beuve, Musset, Nietzsche, Laforgue, et, plus récemment, Walter Benjamin ou Giuseppe Ungaretti.

 

Edité et trad. de l'italien par Michel Orcel (qui en avait donné une 1ère trad. chez l'Age d'Homme, en 1982). Préface de Mario Fusco

9782080712424

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Discours d'un italien sur la poésie romantique
Giacomo Leopardi, Allia, 1995

15.24

Ce discours rédigé à 20 ans et resté inédit du vivant de Leopardi se révèle être un texte capital pour la connaissance de l'auteur. C'est en effet dans ce texte, véritable coup de tonnerre dans le consensus littéraire de l'époque, que se mettent en place ses principes esthétiques et métaphysiques : il y réfute avec une précoce sûreté les nouveautés romantiques à la Byron et toute la littérature sentimentale.

 

 

Traduit de l'italien par Denis Authier ; introduction Bruno Pinchard

9782904235917

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L'essayiste : les Oeuvres morales

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Petites œuvres morales
Giacomo Leopardi, Allia, 2007

15.00

L'œuvre en prose la plus connue de Leopardi. Les Operete morali, publiées à Milan en 1827, affichent la variété des connaissances érudites, littéraires, philologiques et philosophiques de l'auteur ainsi que la richesse de sa fantaisie créatrice. En se mesurant aux problèmes intellectuels de son époque et en s'opposant, au nom du matérialisme et du sensualisme, au Romantisme catholique et libéral en voie d'affirmation dans la Péninsule, ce livre aristocratique et solitaire demeure l'une des créations littéraires les plus fascinantes de son siècle. A l'encontre du finalisme chrétien et de l'optimisme des Lumières, il pose que l'espèce humaine et sa Raison sont un simple accident malheureux de la nature.

Ces 24 oeuvres morales mêlent lyrisme, représentations d'états d'âme, récits fabuleux, dialogues mythologiques, à travers l'emploi de genres complexes et élaborés, comme chez Lucien, Fontenelle, Voltaire (mémorial ; dialogues à l'humour féroce, entre un cheval et un taureau ou entre Xénophon et Machiavel).

 

Ed. revue et augmentée, traduite de l'italien par Joël Gayraud et Eva Cantavenera ; introduction Giorgio Colli. Suivi de Huit petites œuvres morales inédites .

 

 

MORCEAUX CHOISIS : • Eloge des oiseaux , Giacomo Leopardi, Mille et une nuits, La petite collection n°61, 1995, 1,55 € : un extrait des Operete, vrai hymne à la nature.

 

LIRE EN COMPLEMENT :

Lectures de Leopardi : petites œuvres morales , Presses Universitaires de Rennes, 2002, 14 €

9782844852557

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Discours sur l'état présent des mœurs en Italie
Giacomo Leopardi, Belles Lettres, 2002

23.00

Dans ce discours écrit en 1824, le philosophe livre sa réflexion sur le destin des sociétés italiennes et européennes ainsi que sur leurs principes directeurs. Selon lui, les autres nations civilisées, essentiellement la France, l'Angleterre et l'Allemagne, possèdent un principe conservateur de la morale qui, bien qu'il paraisse étroit et presque, reste d'une grande efficace. Ce principe, c'est la société elle-même.

 

 

Traduit de l'italien par Yves Hersant. Introduction Novella Bellucci. Critique et notes de Marco Dondero.

9782251730097

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Batrachomyomachie
Homère / Leopardi, Allia, 2005

9.91
Indisponible chez l'éditeur

Le 1er livre du pseudo-Homère imprimé à la Renaissance : un croisement entre la Chanson de Roland et Rabelais, rétréci aux dimensions de la fable d'Esope.Ce poème, que la tradition attribue à Homère, est en fait une parodie burlesque de l'épopée homérique. On y décrit un combat mettant aux prises souris et grenouilles. Giacomo Leopardi avait 3 fois traduit ce texte en italien en le faisant précéder d'un discours dans lequel éclatent ses qualités de philologue.

 

Cette nouvelle traduction est à scander en tapotant du doigt les temps de l'hexamètre ;

Jadis un rat altéré, qui fuyait une altière belette,

laissait tremper ses moustaches non loin dans l'eau d'une mare,

et goûtait la douceur du courant. Un charmant Polyphème,

amideleau, l'aperçut...

 

 

Traduit du grec ancien et de l'italien par Philippe Brunet

9782911188855

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Paralipomènes à la Batrachomyomachie
Giacomo Leopardi, Publications de l'université de Provence, 2005

25.00
Indisponible chez l'éditeur

On imagine mal Leopardi, le plus pessimiste des poètes romantiques européens, échafauder le scénario d'un dessin animé. C'est pourtant ce qu'il fait en élaborant vers 1835 une suite à un texte antique, La Batrachomyomachie, qui parodiait L'Iliade en faisant s'affronter les rats et les grenouilles. Ces Paralipomènes, ou Supplément au Combat des rats et des grenouilles, font la satire des Italiens et des Autrichiens du XIXe siècle, et à travers eux de toute droite et de toute gauche politiques. Parodie d'épopée, fable amère, satire et conte philosophique, ce poème inclassable conduit le lecteur de champs de bataille désertés en conciliabules pseudo-démocratiques, pour l'emmener enfin jusqu'en enfer. La veine métaphysique d'un Leopardi plus que jamais désenchanté prend alors le dessus sur la verve du pastiche et fait de ce texte le testament philosophique du chantre de « l'infinie vanité de tout ».

 

Edition bilingue et traduction en alexandrins établie par Perle Abbrugiati.

 

9782853996181

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Pensées
Giacomo Leopardi, Allia, 2001

6.10

Sous forme d'aphorismes, d'anecdotes significatives ou de sentences lapidaires l'essentiel des conclusions léopardiennes sur la vie et la morale.

« Les lecteurs rompus au commerce des hommes reconnaîtront la justesse de mes propos ; tous les autres les trouveront excessifs, jusqu'au jour où l'expérience, s'ils ont jamais l'occasion de faire réellement l'expérience de la société humaine, leur ouvrira les yeux à leur tour. J'affirme que le monde n'est que l'association des coquins contre les gens de bien, des plus vils contre les plus nobles. »

 

 

Traduit de l'italien par J. Gayraud

9782911188138

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Palinodie au marquis Gino Capponi
Giacomo Leopardi, Allia, 1997

6.10

Cette palinodie (rétractation) fut rédigée en 1835 à l'attention de Gino Capponi, aristocrate florentin aux idées libérales. Il s'agit d'un long poème écrit sur le registre de l'ironie et de l'humour, un pamphlet désabusé sur la société du XIXe siècle qui préfigure cyniquement celle du XXe siècle : une société technologique où triomphent l'individualisme et les inégalités.

 

 

Traduit de l'italien par Eugène Carré

9782911188541

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Un journal de bord mental : le "Zibaldone"

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Zibaldone
Giacomo Leopardi, Allia, 2003

50.00

A partir de 1817, et jusqu'en décembre 1832, Leopardi prit des notes philosophiques et philologiques dans un cahier qu'il appela Zibaldone - mot intraduisible, relevant du registre culinaire (notre "sabayon" !), et désignant à peu près des miscellanées ou oeuvres mêlées : "chaos écrit", propose le traducteur. Il s'agit en tout cas d'une sorte de journal intime de la pensée composé de 4526 feuillets autographes, sur les sujets les plus variés, de la vie personnelle à la philologie, de la linguistique à la littérature, de la politique à l'histoire. Leopardi y utilise divers procédés d'écriture : citation, proverbe, maxime, essai, aphorisme... pour dire sa philosophie du désespoir, y dénoncer les illusions mais en reconnaître aussi la vitalité - puisque si l'homme cède aux mirages, c'est qu'il n'a pas d'autre source de bonheur.

La 1ère traduction intégrale en français de cet ovni littéraire qui défie tous les superlatifs : livre-labyrinthe, livre-monstre, livre-monde !

 

 

Edité et traduit de l'italien par Bertrand Schefer.

9782844851314

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Philosophie pratique
Giacomo Leopardi, Allia, 1999

6.10

Parmi les nombreux projets d'essais inaccomplis consignés dans le Zibaldone, se trouve un "Manuel de philosophie pratique", où Leopardi donne quelques conseils pour échapper au désespoir (« art de prudence pour les rebelles », disait Walter Benjamin). Ce volume en présente un choix thématique, sous la forme d'un dictionnaire philosophique.

 

 

Edité et traduit de l'italien par René de Ceccaty.

9782743604165

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Tout est rien
Giacomo Leopardi, José Corti, 1998

18.29

Anthologie du Zibaldone, édition de M.A. Rigoni

 

 

 

Traduit de l'italien par Eva Cantanavera & Bertrand Shefer

9782911188848

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Théorie des arts et des lettres
Giacomo Leopardi, Allia, 1996

22.87

Morceaux choisis du Zibaldone portant sur l'esthétique et les beaux-arts.

Pour Leopardi il ne saurait y avoir de beau absolu : la beauté est nécessairement liée au plaisir.

« Le malheur de notre époque est que la poésie s'est déjà transformée en art et que, pour être vraiment original, il faut rompre, violer, mépriser ou négliger totalement les coutumes, les habitudes, les appellations, les genres admis par tous. »

Giacomo Leopardi

 

 

Edité et traduit de l'italien par Joël Gayraud.

9782911188084

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Théorie du plaisir
Giacomo Leopardi, Allia, 1994

22.87

« Tout est mal. Je veux dire que tout ce qui est, est mal ; chaque chose existe en vue du mal ; l'existence est un mal ; elle est soumise au mal ; la fin de l'univers est le mal ; l'ordre, l'Etat, les lois, la marche naturelle de l'univers ne sont que mal et ne tendent à rien d'autre qu'au mal. Il n'est d'autre bien que le non-être, il n'y a de bon que ce qui n'est pas, que les choses qui ne sont pas des choses ; toutes les choses sont mauvaises. »

Une anthologie du Zibaldone qui réunit les pages les plus caractéristiques que Leopardi ait consacrées dans son fameux journal intellectuel à la question du plaisir, du bonheur et de la souffrance.

 

 

Edition de Giorgio Panizza

9782904235832

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Le massacre des illusions
Giacomo Leopardi, Allia, 1993

21.64
Indisponible

 

Le choix des textes du Zibaldone a cette fois porté sur la politique, les systèmes de gouvernement et l'évolution des civilisations.

 

 

Edition de Mario Andrea Rigoni, traduit de l'italien par Joël Gayraud

9782904235603

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