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Accueil de la librairie > Dossiers bibliographiques > l > Giacomo Leopardi > « Tu ne sais donc pas que je suis un grand homme ? » (biographie)

Eléments biographiques

- « ...je suis né de famille noble dans une ville ignoble d’Italie » : le comte Giacomo Leopardi, aîné d'une fratrie de 5, naît en 1798 à Recanati, dans les Marches (alors Etat pontifical), dans un milieu étouffant de petite noblesse papiste et légitimiste. On peut conjecturer, comme M. Orcel, une double polarité familiale : d’un côté, une mère prohibitrice, bigote, glaciale, implacable gestionnaire du patrimoine domestique ; de l’autre la figure du père, Monaldo, « homme de lettres, féminin, passéiste, idéaliste, dispendieux et fusionnel ».

- De santé précaire, Leopardi enfouit son enfance dans la bibliothèque paternelle, riche de 10000 livres : il se voue de 10 à 17 ans à une « étude folle et désespérée » qui le rendra irrémédiablement bossu et presque aveugle, à force d’études et à partir des atteintes d’une ophtalmie précoce ; il apprend sans maîtres le grec ancien, l’hébreu, le français, l’espagnol, l’anglais ; écrit à 15 ans une Storia dell’astronomia ; devient à moins de 20 ans le meilleur philologue d’Italie, salué dans l’Europe savante.

- De 1816 date sa conversion « poétique », qui le fait passer de l’érudition au sentiment du beau - puis « philosophique », qui lui ouvre l’ingrate vérité du Néant. Ce faisant, il radicalise sa vision matérialiste de l’univers, venue du sensualisme des Lumières et des encyclopédistes français, en un pessimisme radical (même s’ils ne se sont jamais croisés, il n’est pas anodin qu’il soit contemporain de Schopenhauer !). D'où sans doute le (mauvais) vers d'Alfred de Musset, qui fixera la légende : "Sombre amant de la mort, pauvre Leopardi"...

- Il refuse la prélature au grand dam de sa famille, qui l’y destinait. S’enflamme de patriotisme contre l’occupation française. Connaît de rares amours, presque toujours non partagées (v. son Journal du premier amour) : ainsi, pendant les années florentines (1830-1833), une passion malheureuse pour Fanny Targinoni-Tozzetti, qui lui inspirera les plus beaux poèmes de la fin...

- A partir de 1825, il mène une vie d’homme de lettres errant, Bologne, Milan, Florence, Pise, Rome (où seule la tombe du Tasse semble avoir sa faveur…), Naples enfin. Hormis un travail d’édition et de catalogage de Manuscrits grecs pour la bibliothèque Barberine, pas de réel emploi stable.

- Il meurt le 14 juin 1837 à Naples : « Le pauvre Leopardi a quitté ce monde qui n’était pas digne de lui », confie un ami peu après.

 

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Premier amour

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Journal du premier amour
Giacomo Leopardi, Allia, 2002

6.10

« Eté 1817 : troublé par la beauté de sa cousine de 26 ans, la comtesse Gertrude Cassi Lazzari, venue passer quelques jours au palais de Recanati, Leopardi compose pour elle la première Elégie, publiée plus tard sous le titre Le premier amour. Il écrit peu après le fulgurant Journal du premier amour, compte rendu précis des états psychologiques du sentiment amoureux, et première œuvre d'écrivain. »

Comprend :

- L'histoire d'une âme

- Souvenirs d'enfance et d'adolescence

- Suppléments

 

 

Traduit de l'italien par Joël Gayraud

9782844850874

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Correspondance

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Correspondance générale
Giacomo Leopardi, Allia, 2007

40.00

Evénement de cette rentrée 2007 : les éd. Allia éditent l'ensemble de la Correspondance, en un fort volume de plus de 2400 p., version intégrale qu'un lecteur français pouvait se procurer seulement en VO : Epistolario, éd. Bollati Boringhieri, Turin, 1998.

De fait, à côté de ses textes poétiques et philosophiques, Leopardi a laissé une importante correspondance, qui demeure le dernier grand pan de son oeuvre encore inédit en français. Cloîtré durant sa jeunesse dans l'austère palais de Recanati, les lettres sont pour lui le seul moyen de communication avec le monde extérieur. C'est à travers elles que l'on peut découvrir la genèse de sa création littéraire, et mesurer la solitude et la détresse qui furent les siennes. Avare de confidences intimes dans son journal, le Zibaldone, où le « je » est rarement narratif, il a confié à ses correspondants les plus chers (Pietro Giordani, Antonio Ranieri) ses tourments, ses espoirs, ses projets. Ayant projeté de fuir secrètement Recanati, il écrit ainsi, avant son départ, une longue et déchirante lettre au père, qui constitue un de ses textes les plus bouleversants. Une fois quitté le palais familial, la correspondance nous permet de suivre le fil de ses pérégrinations à travers l'Italie (Florence, Rome et Naples notamment). Pleines de notations souvent drôles, parfois acerbes, de renseignements sur la vie littéraire et politique italienne et les circonstances qui ont entouré la publication de ses oeuvres, ces lettres constituent le meilleur viatique pour entrer dans la « vita obscura » de Leopardi.

 

 

Traduit de l'italien par Monique Baccelli. Présentation Antonio Prete.

9782844852311

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Tu ne sais donc pas que je suis un grand homme ?
Giacomo & Paolina Leopardi, Allia, 2002

6.10

Leopardi et sa soeur cadette ont échangé de nombreuses lettres de 1812 à 1835. Elles révèlent un Leopardi détendu, maniant humour et fraîcheur, et soucieux de distraire sa soeur recluse à Recanati. Celle-ci, qui a suivi les même études que son aîné, se montre d'une curiosité insatiable pour la littérature française, et d'un ardent amour de la vie.

 

 

Traduit de l'italien par Monique Baccelli

9782844850867

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« Adieu ma chère Pillule »
Giacomo Leopardi, Allia, 1998

10.40

Rassemble les lettres rédigées directement en français par Leopardi, grand polyglotte. Inclut notamment la fameuse lettre à André Jacopssen, dans laquelle Leopardi objecte à ceux qui voyaient dans ses souffrances personnelles la cause de son désespoir philosophique : « avant de mourir, je vais protester contre cette invention de la faiblesse et de la vulgarité, et prier mes lecteurs de s'attacher à détruire mes observations et mes raisonnements plutôt que d'accuser mes maladies ».

 

 

Présentée et annotée par Michel Orcel.

9782743604165

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Lettre à Charlotte
Giacomo Leopardi, Allia, 1996

6.10
Indisponible

Une lettre inédite, retrouvée à Paris en 1993, et rédigée en français par Leopardi pour la princesse Charlotte Bonaparte, nièce de Napoléon.

 

 

Présentation G. Panizza.

9782911188145

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Leopardi… le père !

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Mémoires
Monaldo Leopardi, éd. Laurence Teper, 2005

20.00
Epuisé

S'il est d'abord le père du grand Giacomo, Monaldo Leopardi (1776-1847) était aussi un homme de qualité, doté d'une forte personnalité, qui fut lui-même un écrivain à succès et exerça de nombreuses responsabilités dans sa petite ville de Recanati.

Dans cette autobiographie rédigée à 48 ans, il raconte avec élégance et humour son enfance, sa jeunesse, sa formation intellectuelle, ses débuts dans la vie et son mariage. Il consacre également une part importante aux événements historiques, en particulier à l'invasion française par les troupes de Napoléon, dont il fut un témoin actif et engagé. Monaldo Leopardi se juge lui-même avec objectivité et ne dissimule ni ses défauts ni ses erreurs, dont certaines ont entraîné sa famille et son fils Giacomo dans de grandes difficultés. La prose délicieuse d'un gentilhomme italien à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle, et un témoignage historique de premier plan.

 

Traduit de l'italien et introd. par Monique Baccelli

 

9782952044264

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