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Onetti, Juan Carlos

Juan Carlos Onetti

Réalisme ou fiction ? Le pouvoir uruguayen a tranché en faveur du premier en exilant Onetti (1909-1994) après l'avoir emprisonné. Même si l'esthétique de cette œuvre la rapproche des auteurs Nord-américains du sud, avec qui elle partage une regard compassionnel sur la paupérisation de masses d'individus, elle reste ancrée dans une manière latino : conjonction inimitable d'humour et de tragique.

Les écrivains du Rio de la Plata font l'objet de dossiers alphabétiques.

Les chapitres de ce dossier

  • Fictions

    Pour mieux appréhender le plus enfoui de la réalité de ces millions de déracinés entassés dans les métropoles cauchemardesques de l’estuaire, Onetti a eu recours à l’invention d’une ville qui en serait la somme et la caricature : Santa Maria, antichambre de l’enfer. Tour à tour grand port ou trou perdu dans quelque désert, Santa Maria est un point bas où finissent ses personnages, au sens propre le plus souvent. Qu’importe le décor, il est à l’image des êtres qui le hantent : provisoire, déglingué, invivable… Rien pour s’accrocher, pour reprendre espoir dans un hypothétique salut des corps (il y a longtemps qu’ils sont condamnés), ou des âmes, épisodiquement tentées par le bien. Sinon c’est l’alcool, le sexe, les tripots, la danse, sueurs, poussière, bagarres…