Saer, Juan José

Écrivain argentin résidant en France depuis 1968, Juan José Saer né en 1937 et disparu récemment (juin 2005), tournant dès ses débuts le dos à l'école réaliste magique qui dominait alors les lettres latino-américaines, chercha son chemin entre formes narratives innovantes, langue poétique, érudition et jeux sur la temporalité.
Les écrivains du Rio de la Plata font l'objet de dossiers alphabétiques.
Les chapitres de ce dossier
- Origine : Argentine, nationalité : écrivain
- L'Œuvre romanesque : le temps certifié par les mots
L’originalité de l’œuvre de Saer est avant tout formelle et se manifeste dès ses premiers écrits. D’où, dans Cicatrices, publié en 1969, l’explication de Tomatis, sorte de double de Saer : « Il y a trois choses qui ont une réalité dans la littérature : la conscience, le langage et la forme. La littérature donne forme, à travers le langage, à des moments particuliers de la conscience. » Chaque roman réserve donc au lecteur sa surprise formelle nuancée par une familiarité immédiate avec des personnages et des lieux récurrents : retrouvailles avec Santa Fe, espace imaginaire dans lequel se situent la plupart des romans, et avec Barco, le journaliste Tomatis, le Mathématicien ou Pigeon Garay. La phrase saerienne épouse les élasticités temporelles de la conscience des personnages à la fois recevant des informations de leur environnement (présent) en même temps que soumise aux sollicitations de la mémoire ou au contraire des projets. Les romans sont ici présentés dans leur ordre de parution en français.


