Les chapitres de ce dossier :
Son parcours
- Juan José Saer est né à Serodino, dans la province de Santa Fe en 1937. Il est une illustration de la richesse du métissage argentin : son père, épicier comme beaucoup de ses compatriotes, venait de Syrie ; sa mère était une métis.
- Après des études de droit et de philosophie, Juan José Saer devient, à partir de 1962, professeur d’histoire du cinéma, de critique et d’esthétique cinématographique à l’Universidad Nacional del Litoral.
- Il fait alors partie du Groupe de Santa Fe, groupe d’avant-garde littéraire constitué d’écrivains, de poètes, de cinéastes et de peintres, et partisan de la Nouvelle Vague, du nouveau roman et du roman policier américain, mais aussi engagé contre la dictature argentine dont nombre d’entre eux furent victimes. Il publie en 1960 En la zona, son premier livre.
- En 1968, Juan José Saer profite d’une bourse d’études pour venir en France et y demeure. Enseignant la littérature latino-américaine à l’université de Rennes, il participe à l'aventure de la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), traduit Robbe-Grillet et Sarraute, officie en tant que critique littéraire pour divers journaux et, auteur prolifique, il construit une œuvre qui se caractérise par une imagination débridée tenue en laisse par une plume rigoureuse.
- Il meurt à Paris le 11 juin 2005.
Sa poésie, ses essais, en attendant les travaux qui lui seront consacrés…
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L'Intelligentsia du bout du monde : les écrivains argentins à Paris Axel Gasquet, Éditions Kimé, 2002 |
30.00 €
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Un chapitre est consacré à Juan José Saer. C'est pour l'instant la seule étude disponible. |
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Regards sur la littérature gauchesca , Presses universitaires de Rennes, 1992 |
8.38 €
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Au sommaire notamment : Martin Fierro, problemas de género; le culte du gaucho et la naissance d'une littérature; lectures de l'espace argentin : du Facundo à don Segundo Sombra ; la tradition et le gaucho vus depuis l'Uruguay.
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9782868470546
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Traduire, écrire Laure Guille-Bataillon, Arcane 17, 1991 |
13.57 €
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Recueil de divers textes (articles, notes, cours, postface, entretien...) à propos de la traduction par et sur Laure Bataillon (1928-1990), traductrice et promotrice de la littérature latino-américaine en France, parmi lesquels des témoignages de Arnaldo Calveyra, Alicia Dujovne Ortiz, Griselda Gambarro et Juan José Saer.
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9782903945794
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Une Littérature sans qualités Juan José Saer, Arcane 17, 1985 |
6.09 €
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Recueil d'essais littéraires de Juan José Saer parus dans différentes revues.
Traduction de l'espagnol (Argentine) par G. de Cortanze. |
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| Lignes du Quichotte Juan José Saer, Verdier, 2003 |
7.50 € | |
Ce livre réunit deux courts textes - une conférence et un article -, dans lesquels Saer nous invite à redécouvrir le livre de Cervantès. Contrairement à l'idée reçue, Don Quichotte n'est pas une épopée. Et c'est précisément en cela qu'il nous est proche. Le Cid, par exemple, voué à la reconquête, progresse à chaque page alors que l'anti-héros de Cervantes est contraint à la répétition du même. Aucune aventure ne le fait avancer. Sa mort est le seul événement qui transforme vraiment sa destinée. À l'échec perpétuel de ses entreprises, il n'oppose aucun démenti pouvant remettre en cause son idéal. La réalité ne l'entame pas. Il poursuit inlassablement sa course à l'échec. Paradoxalement, cette immobilité en mouvement devient une forme de réussite. Il veut changer le monde et n'y parvient pas mais, ce faisant, c'est le destin du roman qu'il change - donc la représentation du monde. À travers sa démonstration pleine de virtuosité, Juan José Saer arrive à nous convaincre que, contre les héros épiques, c'est l'éternel perdant qui a gagné.
Traduction de l'espagnol (Argentine) par Michèle Planel. |
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9782864323693
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Le Fleuve sans rives Juan José Saer, Julliard, 1992 |
19.82 €
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Juan José Saer ne cherche pas à tromper ses lecteurs : «Ce livre est le fruit d'une commande», une commande sur la terre de son enfance, le Rio de la Plata. Et bien que, dit-il avec cet humour suave qui émane de tout son livre, «être argentin ne soit pas vraiment une spécialité», il a rempli exactement son contrat. Découvert en 1516 par l'Espagnol Juan Diaz Solis en quête d'un passage vers les Indes, le Rio de la Plata constitue l'un des plus vastes estuaires du monde. Eau douce et eau salée s'y mêlent progressivement sans qu'apparaisse la moindre transition. Scrutant l'horizon jusqu'à ses ultimes limites, l'œil de l'homme n'y découvre aucune rive venant lui rappeler qu'il s'agit encore d'un fleuve et non d'une mer. Cette porte ouverte telle une profonde blessure sur la côte atlantique de l'Amérique latine ne pouvait qu'inviter les explorateurs à s'y enfoncer, suivis au cours des siècles par les générations de colons et d'immigrants qui allaient édifier l'Argentine moderne, des rives du fleuve jusqu'aux régions les plus éloignées de la pampa.
Traduction de l'espagnol (Argentine) par Louis Soler. |
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9782260009801
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L'Art de raconter Juan José Saer, Arcane 17, 1990 |
15.24 €
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Poèmes : 1960-1975.
Traduction de l'espagnol (Argentine) par Laure Bataillon. |
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