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Les chapitres de ce dossier :

  • Une grande intellectuelle : Sontag ou la volonté de (tout) savoir
  • La femme de lettres

    Susan Sontag ne fut pas seulement l’essayiste féconde et influente qu’on sait : elle fut aussi une écrivaine de talent. In America reçut le prestigieux National Book Award ; et, parce que ses pièces de théâtre, par exemple Alice in Bed ou Lady from the Sea ne sont pas encore traduites en France, on connaît moins ici son activité de dramaturge (plus connu en revanche l’épisode de sa mise en scène d’En attendant Godot, de Beckett, montée sous le tir des snipers dans Sarajevo assiégée). Elle a été aussi une « ambassadrice » littéraire, une passeuse internationale, faisant connaître aux USA le turc Orhan Pamuk, l’allemand G.W. Sebald, ou le yougoslave Danilo Kis. Une ogresse de lecture : sa bibliothèque personnelle, dans son appartement de la 24° Rue à Manhattan, comprenait quelque 25000 volumes ! Parmi ceux-là, et bravant le ridicule, nous osons extraire ici une... petite dizaine de ses livres préférés : parce qu'ils nous paraissent encore trop peu connus du grand public ; et parce qu'elle en fait recension dans le magnifique recueil critique Where the stress falls, traduit à titre posthume chez Christian Bourgois sous le titre : Temps forts. Au fait, y eut-il jamais des temps faibles dans la vie de Susan Sontag ?

Une romancière talentueuse, et honorée

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Dernier recours
Sontag, Susan, Bourgois, 2011

Collection :Titres
9.00

Dalton Harron, surnommé " Diddy ", 33 ans, divorcé, se rend à un rendez-vous d'affaires. Sur le trajet, son train tombe en panne dans un tunnel. Lorsque Diddy descend pour voir ce qu'il se passe, il a une altercation avec un cheminot et, sans trop savoir ce qu'il fait, l'assomme. Après être remonté dans le train qui s'est remis en marche, un besoin de confession le pousse à faire le récit de son acte à une jeune fille aveugle, Hester. Cette dernière lui rétorque alors qu'il n'a jamais quitté le compartiment. A-t-il rêvé ou réellement accompli ce forfait ? Ces deux êtres, chacun dans sa nuit, vont tenter de vivre ensemble. Mais à New York où ils mènent une existence de reclus, Diddy ne cessera d'errer dans un dédale d'ambiguïtés où se refusera à le suivre Hester trop menacée elle-même pour jouer un rôle de planche de salut. Et Diddy reviendra sur le lieu (supposé ?) de son crime où il aura une vision de mort universelle et rencontrera la sienne propre. Un à un, Diddy a saisi les instruments de cette panoplie de la mort que tout homme porte en soi ; et, un à un, se sont épuisés les derniers recours que lui offrait la vie, c'est-à-dire le monde des autres.

La publication de ce titre au format de poche s'inscrit dans un programme de publication de titres inédits et épuisés de Susan Sontag initié aux éditions Bourgois depuis 2008. Dans ce roman où s'estompent les limites qui séparent le rêve de la réalité, Susan Sontag décrit en philosophe et romancière, les étapes de cette abolition.

9782267021417
Le bienfaiteur
Sontag, Susan, Bourgois, 2010

Collection : Titres
9.00

Sous la forme des mémoires d'un Candide des temps modernes nommé Hippolyte, Le Bienfaiteur nous entraîne dans une sorte de grand voyage psychique, au cours duquel il devient impossible de distinguer ce qui relève de la vie rêvée du narrateur, puissamment imaginative, de ce qui concerne ses surprenantes péripéties dans le monde réel. Ce premier roman de Susan Sontag, paru aux États-Unis en 1963, propose un portrait fascinant, intelligent et acerbe d'un milieu bohème très en vogue en France à une certaine époque. Plus encore, Le Bienfaiteur traite comme nul autre d'idées, en particulier des idées religieuses : drôle, équilibriste, dérangeant et profond.

«Un écrivain majeur... J'admire particulièrement le talent qu'elle a pour produire une histoire vraie à partir de rêves et de pensées.» Hannah Arendt

Traduit de l'anglais par (Etats-Unis) Guy et Gérard Durand

9782267020656
En Amérique
Sontag, Susan, Bourgois, 2011

Collection : Titres
9.00

En 1873, un groupe de Polonais, emmené par Maryna Zatezowska, la plus grande actrice de Pologne, émigre aux États-Unis et voyage jusqu'en Californie pour y fonder une communauté fouriériste. Maryna a renoncé à sa carrière pour cette aventure, car, malgré le succès qu'elle connaît, elle rêve d'un pays où tout pourrait recommencer. Dans cette aventure, elle est accompagnée de son fils, de son mari et d'un jeune écrivain amoureux d'elle. Rapidement néanmoins, la désillusion les gagne. La plupart des Polonais qui avaient joint cette équipée choisissent de retourner en Pologne. Mais Maryna décide de se battre. Elle apprend l'anglais et, ayant changé de nom, s'engage dans une brillante carrière aux Etats-Unis. Elle formera sa propre compagnie, sillonnera le pays et jouera avec Edwin Booth, le plus grand acteur américain de l'époque.

Ce roman dans lequel se croisent personnages de fiction et personnages historiques, est la reconstitution brillante d'une époque, d'un pays et de l'univers du théâtre. C'est aussi une réflexion grave sur la force du destin, sur la création, sur l'art dramatique et Shakespeare, et sur la mort.

La publication de ce titre au format de poche s'inscrit dans un programme de publication de titres inédits et épuisés de Susan Sontag initié aux éditions Bourgois depuis 2008.

Traduit par Jean Guiloineau.

 

" Jamais roman aussi profond n'éclaira la condition humaine sous l'angle de la femme. Susan Sontag n'a pas écrit un roman féministe, non, mais le grand roman de l'exode. Splendide. "François Busnel, Dernières Nouvelles d'Alsace

" Avec la même finesse dans l'analyse et de corrosité dans l'attaque que les romans d'Edith Wharton, En Amérique célèbre le corps de l'Amérique, dit la fluidité et le refus du passé, la vulgarité du paraître. Quelle meilleure métaphore pour dire l'Amérique que celle du théâtre et du comédien ? [...] Une série de portraits se superposent, portraits qu'il faut lire comme autant de masques des acteurs en représentation sur la scène du monde occidental. [...] En Amérique offre aussi une réflexion féministe à travers ses personnages de femmes mal aimées, mal mariées, ambitieuses et triomphantes, ou éternelles victimes de part et d'autres de l'Atlantique. [...] Ce texte est revigorant, il invite à l'action et à l'invention, car pour nous lecteurs du XXIe siècle, l'Amérique c'est notre avenir." Danièle Pitavy-Souques, La Quinzaine littéraire.

9782267021424
En Amérique
Sontag, Susan, Bourgois, 2000

22.87

En 1873, un groupe de Polonais, emmené par Maryna Zalezowska, la plus grande actrice de Pologne, émigre aux Etats-Unis et voyage jusqu'en Californie pour y fonder une communauté utopiste fouriériste. Maryna, qui a renoncé à sa carrière pour cette aventure, est accompagnée de son fils, de son mari et d'un jeune écrivain amoureux d'elle. Quand cette aventure échoue, presque tous les Polonais retournent en Pologne. Mais Maryna apprend l'anglais et, ayant changé de nom, s'engage dans une brillante carrière aux Etats-Unis. Elle formera sa propre compagnie, traversera les Etats-Unis et aura comme partenaire Edwin Booth, le plus grand acteur américain de l'époque. Ce grand roman, dans lequel se croisent personnages de fiction et personnages historiques, est la reconstitution brillante d'une époque, d'un pays et de l'univers du théâtre. C'est aussi une réflexion grave ou pleine d'alacrité sur la force du destin, sur la création, sur l'art dramatique et Shakespeare, sur la mort. Récompensé du National Book Award.

 

 

Traduit de l'américain par Jean Guiloineau.

9782267015607

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L'amant du volcan
Sontag, Susan, Bourgois, 1995

22.87

Naples, en 1772. Ambassadeur britannique au royaume des Deux-Siciles, le Cavaliere est un aristocrate curieux de tout, et un homme sans passion. De sa ville adoptive, il aime l'aristocratie frivole, les plaisirs de l'opéra, les rues pavées de lave. Après la mort de sa femme, Catherine, il fait la connaissance d'Emma, que son neveu lui a négligemment présentée. C'est de cette jeune femme sans instruction "prodigieusement belle" et d'une intelligence entière que le Cavaliere tombe, pour la première fois, amoureux. Il fait d'elle une femme du monde, au scandale du Tout-Naples, connaît à ses côtés un bonheur sans mélange. Mais le temps passe. Jusqu'à ce qu'un jeune amiral britannique, héros de son temps, s'installe à son tour dans la ville, sous le volcan.

Ce qui aurait pu devenir un roman sentimental sur fond d'histoire, se transforme en une chronique brillante inspirée des vies de Sir William Hamilton et de sa chère Emma dans la Naples d'avant la Révolution française. Récit érudit et brillant, ingénieux et stimulant.

 

 

Traduit de l'anglais par Sophie Foltz.

9782267013092

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Quelques-uns de ses écrivains (et livres) fétiches

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Mémoires posthumes de Bras Cubas
Assis, Machado de, Métailié, 2000

Collection : Suites
9.50

Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe, Bras Cubas fait le récit posthume de sa vie. Dans un ultime délire, il se penche avec une distance amusée sur ce qu'il a été. Un texte subtil et drôle où la prose contenue permet les jeux formels les plus inattendus, écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme préfigure l'exploitation moderne de l'inconscient.

« Il est sûr que Mémoires posthumes de Bras Cubas (1880) est l'un des livres les plus divertissants et les moins régionaux qui soient. Et aimer ce livre c'est devenir un petit peu moins régional avec la littérature, avec les possibilités de la littérature, avec soi-même ». Susan Sontag, 1990

 

 

Traduit du portugais par (Brésil) R. Chadebec de Lavalade, préface de André Maurois

9782864243526

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Ferdydurke
Gombrowicz, Witold, Gallimard, 1998

Collection : Folio
7.70

Dès sa parution à Varsovie en 1937, Ferdydurke s'est imposé comme un livre capital - une sorte de Don Quichotte - dans la littérature du XXe siècle, et son auteur fut reconnu comme le « chasseur acharné des mensonges culturels » (Bruno Schulz).

 « ... Ferdydurke s'est envolé vers l'empyrée littéraire. Longue vie à sa sublime moquerie de toutes les tentatives de normaliser le désir... et la portée de la grande littérature. » Susan Sontag, 2000

 

Traduit du polonais par et présenté par Georges Sédir

9782070405718

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Un tombeau pour Boris Davidovitch
Kis, Danilo, Gallimard, 1979

Collection : Du monde entier
14.50

Ce livre est une galerie de portraits de révolutionnaires victimes du régime stalinien. Cependant, chaque portrait est relié aux autres par un subtil jeu de réseau. Cette oeuvre, à mi-chemin entre le recueil de nouvelles et le roman, rappelle le film Soleil trompeur de Mikhalkov, dans lequel un haut général de l'armée soviétique était la victime d'une purge, ainsi que les nouvelles de Borges (érudition fictive, précision des détails historiques inventés). L'auteur montre aussi comment les intellectuels ont été bernés par le système (transformée en brasserie, une cathédrale orthodoxe reprendra ses fonctions religieuses le temps d'une visite officielle)... Un livre injustement méconnu d'un des grands écrivains d'Europe de l'est.

« Malheureusement, l'honneur de l'Europe est mort à Sarajevo. Kis et ses semblables, ces écrivains qui se sont levés contre le nationalisme et la haine ethnique organisée du sommet de l'Etat, n'ont pas pu sauver l'honneur de l'Europe, sauver cette belle idée de l'Europe. Mais il n'est pas vrai que, pour paraphraser Auden, un grand écrivain ne fait jamais rien arriver. A la fin du siècle, qui est aussi la fin de bien des choses, la littérature, elle aussi, est assiégée. L'œuvre de Danilo Kis préserve l'honneur de la littérature. » Susan Sontag, 1994

 

9782070286614

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Pedro Paramo
Rulfo, Juan, Gallimard, 2009

Collection : Folio
6.80

Juan Rulfo (1917-1986) est l'une des figures majeures de la littérature mexicaine contemporaine. Son oeuvre, brève et concise, est constituée de trois livres - le recueil de nouvelles Le Llano en flammes, le roman Pedro Páramo et Le coq d'or et autres textes pour le cinéma -, tous publiés aux Éditions Gallimard. Ils ont marqué un renouveau de la fiction narrative, annonçant la révolution du réalisme magique dans les lettres latino-américaines.

« Le sens de la vie d'un écrivain est de produire un grand livre - c'est à dire un livre qui durera - et c'est ce que Rulfo a fait. Aucun livre ne vaut d'être lu une fois s'il ne vaut pas de l'être de nombreuses fois. » Susan Sontag, 1994

 

Nouvelle traduction de l'espagnol (Mexique) Gabriel Iaculli

9782070379538

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Les Anneaux de Saturne
Sebald, Winfried Georg, Actes sud, 2001

Collection : Lettres allemandes
23.00

«Ce soir-là, à Southwold, comme j'étais assis à ma place surplombant l'océan allemand, j'eus soudain l'impression de sentir très nettement la lente immersion du monde basculant dans les ténèbres. En Amérique, nous dit Thomas Browne dans son traité sur l'enfouissement des urnes, les chasseurs se lèvent à l'heure où les Persans s'enfoncent dans le plus profond sommeil. L'ombre de la nuit se déplace telle une traîne halée par-dessus terre, et comme presque tout, après le coucher du soleil, s'étend cercle après cercle - ainsi poursuit-il - on pourrait, en suivant toujours le soleil couchant, voir continuellement la sphère habitée par nous pleine de corps allongés, comme coupés et moissonnés par la faux de Saturne - un cimetière interminablement long pour une humanité atteinte du haut mal.»

Un livre inclassable, à la fois journal de voyage et fiction, autobiographie et encyclopédie. Sebald explore ici l'univers que l'homme a pensé et construit depuis la nuit des temps pour s'attacher aujourd'hui à le détruire.

« La grandeur littéraire est-elle encore possible ? Etant donné l'implacable régression de l'ambition littéraire, la montée concurrente du tiède, du facile et de l'inutilement cruel dans les sujets fictionnels normatifs, à quoi pourrait donc ressembler de nos jours, une noble entreprise littéraire ? Une des rares réponses disponibles, pour les lecteurs de langue anglaise, est l'œuvre de W.G.Sebald » Susan Sontag, 2000

 

Du même Sebald, Sontag cite aussi : • Les EmigrantsVertiges

 

Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss

9782742723713

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Un été à Baden-Baden
Tsypkin, Leonid, Seuil, 2005

Collection : Points
6.00

" La littérature de la seconde moitié du XXe siècle est un terrain maintes fois traversé : y découvrir quelque chef-d'œuvre oublié semble pour le moins improbable. C'est pourtant ce qui m'est arrivé à Londres, il y a une dizaine d'années. Je tiens Un été à Baden-Baden pour l'une des œuvres les plus belles, les plus exaltantes et les plus originales de son siècle en matière de récit et de fiction. Outre la description de l'incomparable Dostoïevski, le roman de Tsypkin offre un extraordinaire parcours mental de la réalité russe, un portrait retentissant et vivant de toute la littérature. Pouchkine, Tourgueniev, et les grandes figures de la littérature du XXe siècle et de la lutte pour la justice - Tsvetaeva, Soljenitsyne, Sakharov et Bonner - sont également convoqués, déversés dans la narration. On sort d'Un été à Baden-Baden purifié, secoué, fortifié. " Susan Sontag, dans sa préface au livre, datée de juillet 2001. (traduite de l'anglais par Patrick Hersant).

 

Edition établie par Andreï Oustinov, traduit du russe par Bernadette Du Crest. Préface de Susan Sontag, traduite de l'anglais par Patrick Hersant

9782020788250

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L'Institut Benjamenta
Walser, Robert, Gallimard, 1999

Collection : L'imaginaire
7.90

« Robert Walser est l'un des grands écrivains de langue allemande du vingtième-siècle - un écrivain essentiel, que ce soit pour les quatre romans qui ont survécu (mon préféré est le troisième, écrit en 1908, Jakob von Gunten) ou pour sa prose courte, là où la musicalité et la chute libre de son écriture sont le moins entravées par une intrigue. » Susan Sontag, 1994

 Publié en 1909, ce récit demeure fidèle à la tradition folklorique. Descendant d'une famille bourgeoise, Jacob quitte la maison paternelle et court le monde en quête d'une vérité obscure. Sur sa route, une maison s'offre à lui, accueillante, et pourtant, certainement dangereuse, puisqu'elle est celle de l'ogre, M. Benjamenta... Il entre de son plein gré dans ce pensionnat où l'on n'apprend qu'une chose : obéir sans discuter. C'est une discipline du corps et de l'âme qui lui procure de curieux plaisirs : être réduit à zéro tout en enfreignant le sacro-saint règlement.

Jacob décrit ses condisciples, sort en ville, observe le directeur autoritaire, brutal, et sa sœur Lise, la douceur même. Tout ce qu'il voit nourrit ses réflexions et ses rêveries, tandis que l'Institut Benjamenta perd lentement les qualités qui faisaient son renom et s'achemine vers le drame.

 

Traduit de l'allemand par Marthe Robert

9782070243693

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Le Faucon pélerin
Wescott, Glenway, 10/18, 2006

Collection : Domaine étranger
6.50

En pleine campagne orléanaise, dans les années 1920, la paisible retraite de deux jeunes expatriés américains, Alwyn Tower et Alexandra Henry, va être troublée par l'arrivée impromptue d'un couple d'amis irlandais oisifs, Madeleine et Larry Cullen, en route pour aller chasser en Hongrie.

« Ce roman, encore négligé, toujours aussi étonnant, c'est Le faucon pèlerin, de Glenway Wescott. A mes yeux, il appartient aux trésors de la littérature américaine du vingtième-siècle, malgré le caractère peu typique du vocabulaire brillant et subtil, de la densité de l'attention portée aux personnages, du pessimisme systématique et du côté purement mondain du point de vie ». Susan Sontag, 2001

 

Epuisé

9782264041524

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Dans une autre beauté
Zagajewski, Adam, Fayard, 2000

18.60

« Dans une autre beauté, un livre sage et chatoyant écrit par l'écrivain polonais Adam Zagajewski, aborde, tout en s'en différenciant, de nombreux genres : souvenirs du passage à l'âge adulte, livre ordinaire, méditations sous forme d'aphorismes, vignettes et défense de la poésie - en fait, une défense de l'idée de grandeur littéraire. » Susan Sontag, 2001

 Né à Lwáw en 1945, Adam Zagajewski partit, dans les années 60, faire ses études à l'université Jagellonne de Cracovie. Habitant désormais à Paris, il se penche ici sur cette période de sa vie, se souvient de ses promenades solitaires, de ses journées passées à la bibliothèque, de ses professeurs, de ses rencontres. Il a longtemps vécu " dans une autre beauté ", trouvée avant tout dans la ville de sa jeunesse. A ses yeux, même la laideur, la médiocrité et la grisaille socialistes n'en ont pas terni l'éclat...

 

 

Traduit du polonais par Laurence Dyèvre

9782213607184

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