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Les chapitres de ce dossier :

Biographie

- Fille de Ivan Tsvetaev, professeur d’histoire de l’Art à l’Université de Moscou et fondateur du musée des Beaux-Arts, et de Maria Mein, pianiste qui décède en 1906, Marina Tsvetaeva naît à Moscou en septembre 1892, sa sœur Anastassia en 1894. Très tôt orpheline, elle se forme de façon autodidacte. Ainsi en elle se conjuguent culture d’élite et culture populaire, antagonisme fructueux qui sera à la source de la figure la plus marquante de sa poétique : l’exacerbation du conflit, le paradoxe. Elle n’a que 16 ans lorsqu’est publié son premier recueil de poèmes, L’Album du soir.

- Par une sorte de goût irrépressible du défi qui, dans son adolescence, lui faisait afficher le culte de Napoléon, Tsvetaeva va être conduite à s’opposer avec une violence passionnée à la Révolution d’Octobre. Elle chante en l’Armée blanche un sursaut désespéré contre l’histoire et contre la vie. Malgré cette attitude, les éditions d’État publient Les Verstes et La Fille-Tsar.

- En 1922, elle part avec sa fillette à l’étranger pour rejoindre son mari, ancien officier de l’Armée blanche. Tsvetaeva va vivre d’abord à Berlin puis à Prague, enfin, elle s’installera pour de longues années à Paris.

- Ses rapports avec l’émigration blanche vont en peu de temps se détériorer jusqu’à la rupture totale. Elle vit dans la misère, se souciant fort peu des côtés matériels de l’existence, écrivant beaucoup et rarement publiée. Après 1928, on n’éditera pas un seul livre d’elle dans l’émigration. Mais devant la montée du péril fasciste, Tsvetaeva écrit un cycle de poésies dédiées à la Tchécoslovaquie, dénonciation passionnée de l’hitlérisme.

- En 1940, Marina Tsvetaeva rentre en U.R.S.S. Peu de temps après c’est la guerre, l’évacuation, ses douleurs et ses privations. Tsvetaeva se suicide en août 1941.

 

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Vivre dans le feu : confessions
Marina Tsvetaeva, R. Laffont, 2005

22.00

D'un bout à l'autre de son existence, Marina Tsetaeva ne cesse de se confesser. Elle le fait dans des lettres, adressées tantôt à des amis proches, tantôt à des inconnus. Elle poursuit sans relâche son monologue dans des cahiers de brouillon et des carnets. Seule la mort brutale l'a empêchée d'en faire un livre. Vivre dans le feu parachève ce dessein. Pour établir ce qui constitue une véritable autobiographie de Tsvetaeva, mais aussi une méditation unique sur la création, la vie des femmes et une époque en bouleversement, Tzvetan Todorov a extrait de dix tomes d'écrits intimes publiés en russe la matière d'un volume, où l'on peut suivre au jour le jour le destin de cette femme de génie.

 

Présentation de Tzvetan Todorov.

 

Traduction du russe par Nadine Dubourvieux.

 

9782221099537

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Vivre dans le feu : confessions
Marina Ivanovna Tsvetaeva, LGF, 2008

8.00

«Marina Tsvetaeva (1892-1941) fut l'un des plus grands écrivains russes du XXe siècle. Elle connut un tragique destin : après la révolution d'Octobre, le long exil, d'abord à Prague puis en France, une fille morte de faim, une autre déportée vers le Goulag, l'hostilité de l'émigration russe, l'indifférence du Paris littéraire, le retour contraint en Union soviétique, ses appels désespérés à Beria ou Staline... jusqu'à son suicide.

Tout cela, Marina l'a écrit, avec une minutie poignante, poursuivant sans relâche son monologue dans des cahiers de brouillon et des carnets. Seule la mort l'a empêchée d'en faire un livre.

Pour établir ce qui constitue une véritable autobiographie de Tsvetaeva, Tzvetan Todorov a extrait des dix tomes d'écrits intimes publiés en russe la matière d'un volume, Vivre dans le feu : un chef-d'oeuvre.» 4ème de couverture.

9782253082750

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Les carnets
Marina Ivanovna Tsvetaeva, Editions des Syrtes, 2008

43.00

Inédits jusqu'à ce jour en français, Les Carnets de Marina Tsvetaeva, publiés ici dans leur intégralité, sont les documents les plus spontanés et les plus subjectifs dans l'héritage du poète.

Ces carnets inédits regroupant des notes consignées dans des cahiers, des carnets ou des blocs-notes, rédigés entre 1913 et 1933, retracent en filigrane l'oeuvre littéraire de la poétesse russe et révèlent le lien entre vie et oeuvre, entre parole et poésie.

9782845451049

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Biographies et essais

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Marina Tsvetaeva
Henri Troyat, LGF, 2003

5.50
Epuisé

«Figure émouvante d'une génération de poètes déchirés entre la fidélité au pays et la fidélité à des valeurs sacrifiées dans l'emballement de la Révolution, elle incarne la Russie blessée, irréconciliable, celle de Maïakovski autant que celle de Bounine, deux autres destins contradictoires. À travers ce portrait inattendu, attachant, Henri Troyat consacre de belles pages, parmi les plus intéressantes, au monde de l'exil russe à Paris, à ses querelles fratricides et aux tentatives des agents du NKVD de le pénétrer. Serge, le mari de Marina, finit d'ailleurs par se laisser prendre aux rets de la nasse. Ce fut le début de la fin pour tous les deux, revenus à Moscou. Une balle dans la nuque pour lui, le suicide pour elle.» (Daniel Bermond, Lire, novembre 2001.)

 

Autre édition disponible : Grasset 2001 / 20,60€

9782253155782

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Marina Tsvetaeva
Linda Lê, J.-M. Place, 2002

11.00

Appartenant à la constellation des «martyrs» russes comme Maiakovsky, Pasternak, Blok et Essenine, Marina Tsvetaeva ressent profondément un malaise identique à celui de ses frères en poésie. Elle refuse de se plier à la loi, à la politique, à un bonheur triste et résigné. Sa mort même (exilée volontaire, elle se pend le 31 août 1941 en Tartarie, où le lieu précis de sa sépulture n'est pas identifié) constitue une énigme et une provocation face aux limites dogmatiques imposées par l'État. Linda Lê avec à la fois distance et sensibilité nous fait approcher l'expérience paroxystique de la douleur propre à Tsvetaïeva. Elle nous fait entendre ses vers où ressurgissent nos propres douleurs. Parce qu'il faut avoir vécu l'insupportable et entrevu la mort pour ressusciter la lumière.

 

9782858936694

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Le Roman de Marina : Marina Tsvetaeva, 1892-1941
Dominique Desanti, Belfond, 1994

19.82
Indisponible

Une quasi-biographie, qualifiée de «romanvrai» par l'auteur. Dans un style plutôt journalistique, la vie passionnée et les amours orageuses (ou l'inverse) de la poétesse russe. La touchante et terrible histoire d'une «victime absolue de l'Histoire» pour qui la gloire arriva trop tard.

 

9782714431509

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Le Destin tragique de Marina Tsvetaeva
Maria Belkina, Albin Michel, 1992

27.40
Epuisé

Cette biographie se présente comme un récit documentaire. Maria Belkina n'a voulu ajouter aucun «enjolivement littéraire» au destin tragique qu'elle évoque. Veuve d'un critique de poésie, ami et admirateur de M. Tsvetaeva, elle nourrit son livre non seulement de documents, de lettres, de poèmes et de récits inédits mais aussi des souvenirs du couple Belkina.

 

Traduction du russe par Wladimir Berelowitch & Lydia Epschtein-Diky.

 

9782226060969

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Souvenirs
Anastassia Tsvetaeva, Solin, 2003

39.00

Témoignage capital sur une époque, ces Souvenirs de la sœur de Marina Tsvetaeva, l'une des figures majeures de la littérature russe du XXe siècle, valent par eux-mêmes. Anastassia sait merveilleusement restituer les émotions de l'enfance, de l'adolescence, l'atmosphère d'un lieu, d'une saison - un monde, un temps perdus. Ces Souvenirs, où Marina Tsvetaeva occupe bien sûr la première place, évoquent avant tout la vie quotidienne de la famille Tsvetaev qui se confond avec les grands événements de l'époque (la révolution de 1905, l'enterrement de Tolstoï, 1917...) et la vie intellectuelle du moment. Au fil des ans et des pages, des noms apparaissent comme ceux de Volochine, Gorki, Akhmatova, Goumiliov, Mandelstam, Pasternak... Les Souvenirs s'arrêtent en 1927, quand Anastassia vient voir Marina qui vit en France, à Meudon. Les deux sœurs ne se reverront plus jamais. Anastassia, arrêtée en septembre 1937, fut déportée puis reléguée en Sibérie alors que Marina revenue, en 1939, en Union soviétique se suicidait, au début de la guerre, en 1941. Deux chapitres complémentaires relatent un séjour en Italie chez Gorki, et une enquête en 1961, à Elabouga, sur la mort tragique de Marina.

 

Traduction du russe par Michèle Kahn.

 

 

9782742729173

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Marina Tsvetaïeva : mythe et réalité
Maria Razumovsky, Noir sur blanc, 1988

27.44

Traduction du russe par Alexandra Pletnioff-Boutin.

 

9782882500045

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Marina Tsvétaeva et la France : nouveautés et inédits
, Institut d'études slaves, 2002

25.00
Indisponible

Ce livre comprend les interventions de spécialistes venus de Russie, d'Allemagne, d'Espagne, et d'autres pays pour le colloque qui s'est tenu à Paris en 2000. L'ouvrage est consacré aux textes que Marina Tsvetaeva, considérée comme l'une des plus grandes poétesses russes du XXe siècle, a écrit en France durant les 14 années d'exil mais également à la question de l'ouverture des archives officielles russes.

 

Sous la direction de Véronique Lossky & Jacqueline de Proyart.

9782720403675

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Marina Tsvetaeva, ma mère
Ariadna Sergeevna Efron, Editions des Syrtes, 2008

21.00

Marina Tsvetaeva, ma mère rassemble des souvenirs de la petite fille puis de l'adolescente à travers les errances de sa mère. C'est une Tsvetaeva prise dans la vie de tous les jours, celle qui consiste à trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, de quoi se vêtir. Ariadna assiste à son travail, à ses rites, à ses habitudes, à ses angoisses face à la création, à la poésie. Elle évoque des bouleversements incessants, des changements de domicile comme de pays ; les villes, les maisons et les gens se succèdent et se superposent. Elle balaie les ombres qui planent sur le personnage de Marina, décrit des périodes et des rencontres, traque les gestes, les regards, les réactions. C'est aussi toute une Russie sur le point de devenir URSS que nous dévoile Ariadna Efron, animée par certains des plus grands esprits de l'époque, intellectuels et artistes : un milieu incroyable, un peu irréel, dans lequel la fille de Marina Tsvetaeva a baigné si longtemps.

 

Et le portrait qui ressort de ces pages est à l'image de leur relation : tendre, complice, admiratif mais sans l'ombre d'une concession. Un livre essentiel pour une connaissance intime de Marina Tsvetaeva.

 

9782845451377

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Les aventuriers de l'absolu
Tzvetan Todorov, Robert Laffont, 2006

20.00

«Pendant des millénaires, on lui a donné le nom de Dieu; après la Révolution française, l'absolu a été ramené sur terre sous forme de Nation, puis de Classe ou de Race. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces formes religieuses et politiques, sans vouloir renoncer pour autant à l'absolu. À chaque individu dès lors de chercher, d'inventer son chemin.

Trois grands artistes du passé récent, Oscar Wilde, Rainer Maria Rilke, Marina Tsvetaeva ont placé cette aventure au coeur de leur existence. Non contents de créer des oeuvres d'art inoubliables, ils ont voulu mettre leur vie même au service du beau et de la perfection. Cette quête a pourtant conduit le premier à la déchéance physique et psychique, le second à la dépression douloureuse, et la troisième au suicide. Pourquoi?

Les Aventuriers de l'absolu est le roman de trois vies passionnées et tragiques. L'expérience de Wilde, Rilke et Tsvetaeva, explorateurs de l'extrême, n'est pas seulement émouvante, elle nous incite aussi à réfléchir: en quoi consiste une vie belle et riche de sens? En s'attachant à comprendre ces destins, Tzvetan Todorov nous offre trois superbes portraits, et en même temps une réflexion sur l'art de vivre.» 4ème de couverture.

 

 

9782221099681

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