| L'art des paysages Büttner, Nils, Citadelles & Mazenod, 2007 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Le paysage est l'un des genres picturaux majeurs de l'art européen. Cet ouvrage en déroule l'histoire, de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Grâce à la présence de 220 chefs-d'oeuvre, l'auteur offre, à travers une sorte d'argumentation par l'image, une étude approfondie de ses évolutions et de ses étapes. Le texte analyse en détail les divers contextes dans lesquels le paysage a été vu et représenté à différentes époques. Après l'Antiquité, de la fin du monde ancien jusqu'au début de l'âge moderne, on voit se perpétuer certaines formes et fonctions antiques : paradis terrestre, allégorie de " l'âge d'or "... Au XVIe siècle, l'héritage des idéaux antiques et les interactions multiples entre une conception du monde en plein bouleversement et de nouvelles formes de représentation aboutissent à l'invention du paysage comme genre autonome de la peinture de chevalet. C'est dans l'Europe du XVIIe siècle que le paysage peint connaît son plus riche épanouissement, dans la synthèse de la nature et de l'art, de l'imitation et du symbole, fixant la mesure pour les générations à venir. Les Lumières, le goût du voyage et un nouveau sentiment de la nature entraînent, au XVIIIe siècle, la floraison de tableaux qui restituent fidèlement la topographie réelle, sous forme de vedute et de paysages assujettis à une étude exacte de la nature. À l'inverse, ce sont les mondes intérieurs et secrets de l'âme que les peintres romantiques entendent dévoiler dans leurs évocations de paysages, tandis que les tableaux du Nouveau Monde reflètent l'impression grandiose d'une nature encore intacte, mais déjà menacée par la civilisation. Bientôt, les peintres de Barbizon et les impressionnistes quittent leurs ateliers et optent pour une peinture de plein air, plus apte à une saisie directe des effets naturels. Au XXe siècle, le paysage apparaît sous un jour nouveau et il est réinterprété comme une surface où le peintre projette ses idées ou ses émotions. Les commentaires qui accompagnent chaque tableau traitent aussi bien de leur contexte individuel que des phénomènes historiques et culturels qui ont été déterminants pour l'éclosion et le développement de l'art du paysage en peinture. Ces textes prétendent aiguiser le regard du lecteur, comme les nombreux détails reproduits en pleine page, qui mettent en valeur les qualités picturales et la tonalité singulière de telle ou telle oeuvre. |
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9782850882296
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| L'art du trompe-l'oeil Calabresse, Omar, Citadelles & Mazenod, 2010 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Trompe-l'oeil, c'est ainsi que l'on désigne l'illusion que produit un objet peint, au point de séduire et de tromper les gens. Cette illusion picturale apparaît déjà dans la peinture grecque et romaine pour se développer ensuite avec la Renaissance, le Maniérisme, pour devenir, aux temps du Baroque, un genre à part entière. Si le XIXè siècle illustre tout à la fois le déclin et le retour en grâce de cet art, l'auteur nous montre que le XXè siècle naissant a su effectuer sa transformation avec les cubistes, les surréalistes et Escher, le maître des illusions paradoxales. A l'heure actuelle, après avoir envahi les grands espaces urbains, façades de maisons et lieux publics, il peut se mettre au service de la critique sociale ou de messages de propagande anti-commerciale. Peut-on dire que le trompe-l'oeil est une imitation, fiction, ou simulation de la réalité extérieure ? Quelles techniques convient-il de mettre en oeuvre si l'on veut « tromper » les yeux : la perspective, le clair-obscur, les couleurs, ou des méthodes diverses : la simulation de matériaux en relief, l'ouverture des murs intérieurs vers des vues imaginaires, la percée de l'espace vers l'extérieur, la distance rapprochée pour mieux imiter les objets du quotidien, le contact entre le tableau de chevalet et le monde du spectateur, la simulation de coupoles et de voûtes ménageant une échappée vers le ciel, les imperfections des surfaces, la copie d'oeuvres d'autres artistes et le franchissement des bords du cadre. Cette brillante analyse de l'évolution du trompe-l'oeil permet à l'auteur de nous montrer des oeuvres de Giotto, Cimabue, Philippe de Champaigne, Corrège, Mantegna, Raphaël, Michel-Ange, Pérugin, Véronèse, Liotard, Van Loo, David, Manet, Magritte, Max Ernst, Dali, Rauschenberg, ou plus près de nous, Chuck Close, Poirier ou Bansky, etc. On ne saurait tous les citer mais ils permettent à Omar Calabrese de faire le point définitif sur cet art qui étonne, séduit et enthousiasme un public large. |
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9782850883217
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| Le cheval dans l'art Collectif, Citadelles & Mazenod, 2008 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Des grottes de Lascaux aux compositions de Maurizio Cattelan, le cheval n'a cessé d'inspirer peintres et sculpteurs. Les représentations les plus spectaculaires de l'histoire de l'humanité - invasions et conquêtes, guerres et triomphe, cérémonies et défilés - impliquent irrésistiblement les grands mouvements de cavalerie. Et l'homme est-il jamais plus grand que lorsqu'il se fait représenter en selle comme sur un trône, dominant sa monture comme il pense dominer le monde ? Autrefois omniprésents sur les champs de bataille, clans les travaux agricoles et pour les transports, les chevaux ont peu à peu disparu de notre environnement immédiat. Ils n'ont pour autant jamais quitté les cimaises de nos musées et les sculptures de nos villes. En multipliant les approches, en transcendant les genres, les lieux et les époques, les meilleurs spécialistes de l'histoire du cheval et de sa représentation dans l'art composent un panorama idéal où ils nous servent de guides. Avec eux, nous franchissons, sur le pas des chevaux, les principaux continents qui. D'est en ouest et de la préhistoire à nos jours, servent de cadre à cette galerie d'images sans cesse surprenante. Sans cesse renouvelée. Uccello, Fouquet, Limbourg, Clouet, Verrocchio, Gozzoli, Piero della Francesca, Rubens, Van der Meulen, Donatello, Van Dyck, Le Brun, Velàsquez, Véronèse, Delacroix, Géricault, Stubbs, Alfred de Dreux, Gros, David, Vernet, Chassériau, Romney, Barye, Picasso, Bugatti, Malevitch croisent les montures ailées de la mythologie, les armées enterrées de l'empire du milieu, le char de Toutankhamon, les chevaux des chasses au lion d'Assurnazirpal, les chevaux de trajan, les palefrois des tournois médiévaux, les cavaliers de la furûsiyya, les reprises de l'école de Vienne et le galop des courses d'Ascot. C'est à cette promenade exceptionnelle dans l'univers du cheval et de son art que cet ouvrage, comportant plus de 300 illustrations en couleurs, parfois inédites, invite le lecteur. |
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9782850882517
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| Bosch Silver, Larry, Citadelles & Mazenod, 2006 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Jérôme Bosch (1450-1516) reste l'un des peintres les plus mystérieux et les plus fascinants de l'histoire de l'art. Déjà grande à son époque, sa renommée s'étend à chaque retour du merveilleux, si bien que son rouvre a donné lieu à des exégèses et à des commentaires multiples : on l'a même supposé hérétique tant ses sujets religieux sont insolites. Son iconographie déroutante a également été étudiée à la lumière de l'astrologie et de l'alchimie. Larry Silver, grand spécialiste de la peinture flamande du XVe siècle et auteur de cette importante monographie, ne partage pas ces opinions. Il propose une synthèse précise et limpide sur ce peintre si singulier. En se fondant sur les derniers travaux des historiens, il confirme la prospérité financière et le haut rang social de Bosch, ainsi que son appartenance, longtemps contestée, à une confrérie traditionnelle de sa région natale de Bois-le-Duc. Il s'appuie également sur les récents examens scientifiques des tableaux. Une exposition importante organisée à Rotterdam en 2001 a donné l'impulsion à toute une série d'études dont ce livre est l'un des premiers à tenir compte, comme, notamment, des analyses dendrochronologiques (qui permettent de dater les supports en bois des tableaux et de mettre en évidence des dessins sous-jacents). Si certains auteurs ont déjà établi des rapprochements entre l'art de Bosch et divers tableaux et manuscrits du XVe siècle, ce livre restitue définitivement son ancrage dans le patrimoine flamand : Bosch n'est pas, comme on le croit souvent, un phénomène isolé en son temps. Il a subi l'influence non seulement de la peinture religieuse - Hugo van der Goes par exemple -, mais aussi des enluminures comme Les Visions de Tondal de Simon Marmion, dont les représentations de l'Enfer constituent l'un des précédents les plus convaincants de son style visionnaire. Son imagination, certes débordante, n'est pas unique : Bosch n'a pas inventé l'oreille géante percée d'une flèche, d'où sort un couteau ; pas plus qu'il n'est le seul à imaginer des oiseaux géants, des créatures fantastiques ou des oeufs énormes transformés en taverne... Le génie de Bosch tient plutôt dans la manière dont il a représenté tous ces éléments étonnants, la façon dont il les a fait cohabiter. Original également son art de peindre, avec une utilisation de couleurs lumineuses, un dessin aérien et l'intégration de très beaux paysages. Ce livre souligne aussi l'incidence irréversible des tableaux de Bosch sur la peinture néerlandaise. Ils ont donné naissance à toute une lignée de paysages et de scènes de genre, dont l'expression la plus aboutie se trouve dans l'oeuvre de Pieter Brueghel l'Ancien, qui a commencé sa carrière en imitant sciemment des motifs et des thèmes boschiens. C'est à la mise en évidence de ses thèmes dominants - vertu et châtiment -, dans une période de fortes prémonitions apocalyptiques, que s'attache cette nouvelle lecture de Bosch, replacé à la fois dans son univers personnel et dans l'histoire de l'art aux Pays-Bas. Le regard que pose Larry Silver sur Bosch est celui d'un ami de longue date qui a su percer sa personnalité. C'est avec talent qu'il la restitue, à travers un essai remarquable, illustré de trois cent quatorze oeuvres. |
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9782850881169
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| Mosaïques italiennes : du IVe au XIVe siècle Poeschke, Joachim, Citadelles & Mazenod, 2009 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Depuis toujours, les mosaïques fascinent par leur charme esthétique particulier et surtout par des jeux de lumière que la technique de la fresque ne permettait pas d'atteindre : la réfraction des rayons lumineux par les tesselles, ainsi que l'éclat saisissant des couleurs confèrent aux images une vivacité dont les contemporains parlaient déjà en des termes élogieux. Intégrées dans le décor des édifices paléochrétiens dès le milieu du IVe siècle, les mosaïques occupèrent d'abord essentiellement l'abside, centre liturgique de l'église. Il faudra attendre le XIIe siècle pour que des ensembles décoratifs plus vastes voient le jour, se déployant sur une grande partie de l'espace intérieur, comme à la cathédrale de Monreale (Sicile) ou dans l'église San Marco à Venise. Le présent ouvrage offre pour la première fois un panorama global de ce chapitre essentiel et passionnant de l'art italien. Une introduction richement illustrée retrace l'évolution de la mosaïque du IVe au XIVe siècle, en s'intéressant aux grands centres de Rome, Ravenne, la Sicile et Venise, sans négliger d'autres sites comme Milan et Naples. L'auteur étudie la question des commanditaires, mais aussi celle des destinataires de ces cycles. Avec une grande clarté, il analyse le rôle attribué aux mosaïques au sein des églises ainsi que leur thématique. On suit leurs mutations iconographiques et stylistiques au fil des siècles, et les influences tantôt romaines, tantôt byzantines, qui se sont exercées sur cet art. De somptueuses images étudient en détail 19 chefs-d'oeuvre de l'art de la mosaïque italienne, depuis le mausolée de Constantina du IVe siècle, jusqu'aux mosaïques de Jacopo Torriti à Santa Maria Maggiore et de Pietro Cavallini à Santa Maria in Trastevere (Rome) exécutées à la fin du XIIIe siècle. Présentées en pleine ou double page, les planches en couleur, dont de nombreux clichés inédits et des détails fortement agrandis, donnent une vision fidèle de la beauté de cette « vraie peinture de l'éternité ». |
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Historien d’art, Joachim Poeschke est titulaire de la chaire d’histoire de l’art à la Westfälischen Wilhelm-Universität de Münster. Auparavant, il enseignait dans les universités de Düsseldorf et Würzburg. Il a également travaillé pour la bibliothèque Hertziana de Rome, et le Kunsthistorische Institut de Florence. Spécialiste de l’art de la Renaissance, il a publié de nombreux ouvrages, articles ou catalogues, sur la sculpture, le gothique italien, Cavallini, Alberti, Donatello. Il est l’auteur des Fresques au temps de Giotto chez Citadelles & Mazenod. Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni et Aude Virey-Wallon. |
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9782850882845
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| Raphaël De Vecchi, Pierluigi, Citadelles & Mazenod, 2002 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Vasari qualifiait Raphaël d’artista aggraziato, artiste touché par la grâce. Sans doute s’agit-il encore de l’une des plus justes manières d’évoquer l’œuvre de l’un des plus grands créateurs de la Renaissance italienne, aux côtés de Michel-Ange et de Léonard de Vinci. Aucune étude n’était parue en France depuis le livre de Jean-Pierre Cuzin, en 1983. Cet automne, une exposition réunissant une douzaine de toiles de l’artiste se tenait à Paris, au musée du Luxembourg ; c’était l’occasion pour Pierluigi De Vecchi – l’un des organisateurs de cet événement – de faire le point sur la vie et l’œuvre de Rafaello Sanzio ou, comme il signa certains tableaux : Raphaël Urbinas, en hommage à sa ville natale d’Urbino. Né et décédé un Vendredi saint (1483-1520), Raphaël appartient à une famille de négociants aisés ; hormis sa formation dans l’atelier du Pérugin, on sait peu de choses de ses premières années. Il arrive à Florence en 1504, où il étudie les maîtres : Masaccio, Ghirlandaio, Léonard ; il en repart en 1508 pour Rome, où il mourra douze ans plus tard, en pleine maturité. À trente ans, il était, au dire de ses contemporains, une légende vivante. L’auteur réexamine toutes les grandes périodes de sa courte carrière, qu’il débarrasse de poncifs accumulés au fil des siècles. Il garde à l’esprit la composante la plus « profonde » de son art : son rapport à la beauté liée à la dialectique de l’amour terrestre et de l’amour céleste qui, au tournant du XVe et du XVIe siècles, était au cœur du débat de la « philosophie d’amour », mais à laquelle il sut donner une expression concrète à travers l’image. Si Raphaël était incomparable aux yeux des humanistes et des lettrés de la cour du pape Léon X c’était, selon les mots d’André Chastel rapportés par De Vecchi « parce que l’on percevait, dans la perfection de la forme, une dimension métaphysique de la beauté ». Tous les grands tableaux de l’artiste sont ici reproduits, mais également un nombre important de dessins et de gravures, permettant de comprendre la conception de ses œuvres et leur diffusion. Son travail d’architecte et de décorateur (Loges, Chambres, villa Madame…) y est également abordé. |
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9782850881138
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| Rembrandt Wright, Christopher, Citadelles & Mazenod, 2000 Collection : Les Phares |
184.00 €
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Cette étude est la première depuis de longues années qui traite de l'ensemble de la production peinte de Rembrandt. L'auteur a vu la quasi-totalité des oeuvres ici inclues ; cette vision, alliée à l'étude de la vaste documentation existante sur l'artiste, lui a permis d'arriver à une définition très précise de son travail. Le texte s'ouvre par une large introduction sur les Pays-Bas à l'époque de Rembrandt, replaçant ce dernier dans son contexte. L'originalité de l'ouvrage réside dans l'approche adoptée par Christopher Wright : les oeuvres sont réparties en fonction de leur thème et traitées ensuite selon un ordre chronologique. Le lecteur peut ainsi s'imprégner pleinement du mystère des peintures religieuses, de la magie des paysages, de la profonde humanité qui se dégage des autoportraits, si appréciés de nos jours, ou de la virtuosité des portraits de la bourgeoisie néerlandaise. À travers l'abondante sélection des illustrations en couleurs, chefs-d'oeuvre et tableaux méconnus s'équilibrent harmonieusement. Débarrassé des nombreuses interprétations psychologiques ou romantiques qui troublent la perception que l'on peut avoir de son art, c'est un Rembrandt nouveau qui apparaît. L'auteur brosse le portrait d'un homme passé à la postérité avant tout grâce à son immense génie d'artiste. Au-delà des aléas d'attribution subis par ses peintures, son pouvoir d'émouvoir n'a pas cessé de s'exercer sur nous. Le livre s'achève avec une partie documentaire (et notamment une liste chronologique des peintures) qui donnera au lecteur tous les outils pour comprendre cette oeuvre magistrale. |
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9782850881039
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| Renoir Distel, Anne, Citadelles & Mazenod, 2009 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Quatre mille ! c'est le nombre d'oeuvres attribuées à Renoir, dispersées dans tous les grands musées du monde. Cet artiste, dont le cercle d'amis s'étendait de Monet à Manet ou de Sisley à Caillebotte, ne voulait s'exprimer qu'à travers son art. Est-ce la raison pour laquelle aucune monographie d'importance ne lui a été consacrée ces vingt dernières décennies ? Voilà le défi enfin relevé. En analysant en détail ses soixante ans de travail ininterrompu, Anne Distel a dégagé l'immense intérêt de son oeuvre : l'appel irrésistible des couleurs, l'approche sensuelle et naïve de sa peinture qui permet la compréhension immédiate du spectateur, des types simples, modèles d'atelier ou bourgeois, facilement accessibles. Ne nions pourtant pas les écarts de qualité entre des oeuvres de la même époque, qui ont nui à la réputation du peintre, faisant parfois oublier ses chefs-d'oeuvre. Grâce à l'auteur renaît toute une époque : nous y voyons Charles Gounod encourager le peintre, Alfred Sisley devenir un intime, Frédéric Bazille, né comme lui en 1841, devenir proche, Daubigny et Corot le soutenir ; Renoir deviendra même l'ami proche, puis l'exécuteur testamentaire, de Gustave Caillebotte. Quant aux écrivains, ils ne sont pas en reste Zola et Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau deviennent des défenseurs ardents. Nous participons à l'aventure, allant de cercles d'amis en Salons parisiens ou Expositions universelles, d'ateliers d'artiste en escapades bretonnes, italiennes, algériennes ou cagnoises. Le rôle des grands marchands voire de mécènes, tels Paul Durand-Ruel, Charles Ephrussi, Paul Bérard, Albert Cahen d'Anvers, le docteur Bames, Henri Rouan..., tient une grande place dans ce récit. Admirons enfin son oeuvre comme l'a fait le grand historien d'art Elie Faure : « Aimez-le pour ces bras épais, ces bouches bestiales qu'il aime, puisqu'il vous fait aimer, grâce à ce caraco malpropre où il a vu s'allumer des rubis, trembler des perles, flotter des opales, la poitrine dure et le cou robuste de cette jeune servante, près de laquelle vous alliez passer sans la voir. Souvenez-vous qu'il a fallu sur-prendre bien des regards sous des voilettes, de char-mantes moues sur des lèvres, bien des abandons enivrés dans les bras du danseur ou sur la poitrine de l'amant, bien des rires et des sauts de petite fille éblouie, pour ne plus voir que ces vastes formes sommaires qui semblent concentrer, dans leurs épaisseurs battantes, le sang et le feu du soleil... Et demandez-vous quelle somme d'amour, de souffrance, de sagesse, il faut entasser dans son coeur pour être digne de rentrer dans l'innocence édénique ». |
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Anne Distel est conservateur général honoraire du patrimoine après une carrière dans les musées nationaux, successivement à l’ancien musée du Jeu de Paume, au musée d’Orsay et à la Direction des musées de France comme chef du département des collections. Spécialiste de peinture impressionniste, elle a participé à l’organisation et aux catalogues de nombreuses expositions internationales notamment, Centenaire de l’Impressionnisme (1974), Renoir (1985), Seurat (1991), De Cézanne à Matisse, Chefs-d’œuvre de la fondation Barnes (1993-1994), Gustave Caillebotte (1994), Un Ami de Cézanne et Van Gogh : le docteur Gachet (1999), Paul Signac (2001), De Cézanne à Picasso, chefs-d’œuvre de la galerie Vollard (2006-2007). Ses recherches ont aussi porté sur le monde des collectionneurs et des marchands des impressionnistes avec de nombreux articles et un ouvrage, Les collectionneurs des impressionnistes (1989). |
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9782850882852
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| Turner Gage, John, Citadelles & Mazenod, 2010 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est, avec John Constable, son contemporain, le plus grand peintre anglais du XIXe siècle. Fils d'un barbier-perruquier londonien, il s'illustre d'abord par ses aquarelles de paysages qui lui valent bientôt une solide réputation et la protection de riches mécènes. A 26 ans, il est le plus jeune artiste jamais élu à la Royal Academy. Commence alors une longue et prolifique carrière. Admirateur des grands paysagistes anglais et hollandais mais aussi des peintres français du XVIIe siècle, Poussin et le Lorrain, il travaille à des compositions à l'huile plus ambitieuses où une nature poétisée aux lumières vaporeuses sert de cadre à des épisodes mythologiques ou historiques. Son goût du sublime le conduit bientôt à privilégier dans la nature ses aspects dramatiques ou les plus grandioses : coucher de soleil, reliefs abrupts, avalanche, tempête, incendie lui permettent de déployer toutes les ressources de son art. Carnet de croquis en main, il n'aura de cesse de parcourir la Grande-Bretagne, mais aussi l'Europe, des Alpes aux rives du Rhin, de Calais à Rome, de Nantes à Venise en quête d'émotions visuelles propres à nourrir ses recherches picturales. Sous son pinceau, les miroitements à la surface de l'eau, le ciel et ses infinies variations deviennent le motif d'innombrables études. II échappe peu à peu aux traditions académiques, ses réflexions sur la composition et la couleur le conduisant à l'invention de formes radicalement nouvelles. Sa peinture capte désormais des impressions, des atmosphères fugitives, jouant d'une palette claire et lumineuse, où les formes perdent leurs contours, où les figures se font évanescentes. Cet embrasement progressif donne à ses sujets une dimension onirique et fantastique dont ses contemporains ne saisiront pas la portée visionnaire, à l'exception notable de John Ruskin qui, dès 1840, le hisse au panthéon des artistes anglais. A sa suite, Moreau, Monet, Pisarro, Renoir ou Ensor... prendront la mesure de la modernité du peintre. Dans ce livre, John Gage retrace brillamment le parcours intellectuel et les centres d'intérêt qui ont nourri l'oeuvre de Turner : son insatiable curiosité pour l'histoire et les sciences, sa passion de la littérature et de la mythologie. sa quête infinie de la couleur à travers les voyages et la recherche théorique. Par une approche thématique, il explore son génie à sublimer l'héritage des maîtres du passé pour ouvrir à la peinture des horizons singuliers. |
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Ancien directeur du département d’histoire de l’art de l’université de Cambridge, John Gage est membre de la British Academy. Spécialiste mondialement reconnu de l’histoire de la couleur et des peintres Turner et Constable, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Colour in Turner (1969), British Vision: Observation and Imagination in British Art, 1750–1950 (2008) et Couleur & Culture. Usages et significations de la couleur de l'Antiquité à l'abstraction (2008) qui a obtenu le Mitchell Prize for Art History. Il a également édité la correspondance de Turner. |
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9782850883132
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| Vélasquez Bottineau, Yves, Citadelles & Mazenod, 1998 Collection : Les Phares |
184.00 € | |
Synthèse de la vie et de l'oeuvre de l'artiste, ce livre incorpore les découvertes et analyses les plus récentes, mettant en valeur des aspects désormais mieux connus de sa carrière. Jeune peintre andalou, Vélasquez poursuivit avec constance sa marche vers les honneurs : devenu "peintre de la chambre" du roi Philippe IV, il obtient l'un des plus hauts postes du palais : grand maréchal, il est anobli et nommé chevalier de Santiago. Décorateur, il a introduit le grand art baroque italien à la cour d'Espagne, en particulier à l'Alcázar de Madrid ; dans ce château, son chef-d'oeuvre a été la salle des Miroirs, comparée à la Galerie des glaces de Versailles. Il était chargé de l'acquisition de sculptures et peintures italiennes et flamandes par Philippe IV. Ces aspects désormais mieux connus de sa carrière rendent plus lucide l'analyse de ses oeuvres. Toutes les oeuvres attribuées à Vélasquez sont ici analysées ou mentionnées. On voit l'artiste passer des couleurs sombres et des sujets populaires de sa première période, celle de Séville, à un art différent : couleurs claires, sujets historiques ou mythologiques, portraits de la famille royale. Sa technique annonce parfois celle d'artistes du XIXe siècle. Cet ouvrage permet également de voir comment, dès ses débuts, Vélasquez a peint la vérité humaine et psychologique en faisant preuve d'une maîtrise souveraine. Très largement illustré, principalement en couleur, le livre d'Yves Bottineau est la première étude d'ampleur publiée depuis la rétrospective de Madrid en 1990. |
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1998 Prix des lecteurs de Beaux-Arts magazine |
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9782850881107
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