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Les chapitres de ce dossier :

  • "L'oreille absolue" : Staline et la musique

    "Pour les soviétiques, le second demi-siècle commença véritablement le 5 mars 1953. Ce jour-là, deux hommes disparurent presqu'au même instant, sans doute au cours de la même heure, frappés tous deux d'une hémorragie cérébrale. Mais toutes les morts ne revêtent pas la même importance, comme le montra clairement la revue officielle de l'Union des compositeurs, Sovietskaia Muzyka, dans son numéro d'Avril. Celui-ci accordait une telle place à Joseph Staline qu'on ne rencontrait le nom de Prokofiev qu'au bout de cent seize pages. L'époque stalinienne était terminée, mais il fallut bien des années encore pour qu'on s'aperçoive qu'elle était aussi révolue." (Frans C. Lemaire) Comment se portaient les muses sous Staline ?

Le destin russe et la musique
Frans C. Lemaire, Fayard, 2005

30.00
Indisponible

Cette étude sur la musique en Russie expose les différentes attitudes du régime vis-à-vis de la musique. Elle met en évidence la trajectoire de certains artistes, et plus particulièrement celle de Chostakovitch dont la vie et l'oeuvre reflètent les difficultés des musiciens durant l'ère soviétique. Elle aborde également d'autres thèmes : les Juifs et la musique russe, les compositrices, etc.

9782213624570

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La musique du XXe siècle en Russie et dans les anciennes Républiques soviétiques
Frans C. Lemaire, Fayard, 1994

23.00
Indisponible

Ce travail antérieur de F.Lemaire (repris pour son nouvel opus de 2005) reste le livre de référence pour une connaissance des conditions générales, historiques et politiques du "développement" de la musique en URSS, mais aussi pour une approche détaillée des compositeurs essentiels de cet univers artistique, malheureusement trop ignoré en occident. Couvre toutes les musiques de l'ex-URSS et comporte une cinquantaine de notices biographiques sur les musiciens marquants.

9782213031873

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Le Destin juif et la musique
Frans C. Lemaire, Fayard,

33.00

Entre judéité et antisémitisme, cet ouvrage retrace avec brio l'histoire de 3000 ans de relations entre la musique et la culture juive. On le consultera notamment pour les pages consacrées aux juifs d'Europe centrale, russes en particulier, et pour mieux comprendre combien le "cosmopolitisme" et le "formalisme" étaient bannis à Moscou, comme la musique "dégénérée" fut proscrite à Berlin, sous le régime nazi.

9782213607634

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Chostakovitch et Staline : l'artiste et le tsar
Solomon Meiseevitch Volkov, Anatolia/Le Rocher, 2005

22.90

Ce livre important vient nourrir notre curiosité pour une écoute enrichie de l'oeuvre , et en particulier de ses opéras, de Chostakovitch (1906-1975), le plus important compositeur soviétique avec Prokoviev. Il étudie ses rapports avec Joseph Staline, qui tantôt encourageait les créations artistiques, tantôt (le plus souvent) les interdisait ou bridait. Si certains contemporains du musicien, notamment le poète Mandesltam et l'écrivain Boulgakov, furent ainsi victimes du régime stalinien, Chostakovitch connut un sort relativement plus heureux.

 

Traduit du russe et annoté par Anne-Marie Tatsis Botton.

9782268053271

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Témoignages: les mémoires de Dimitri Chostakovitch
Dimitri Chostakovitch, Albin-Michel, 1980

0.00
Indisponible

Editées il y a plus de 30 ans par Solomon Volkov, ces Mémoires, hélas épuisées, firent date en ce qu'elles permettaient de mieux comprendre les liens de Chostakovitch avec l'histoire de son pays. Elles sont précieuses pour la connaissance du régime stalinien et pour celle de l'art : pouvons-nous espérer leur prochaine réédition ?

9782226009425

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Dimitri Chostakovitch
Krzysztof Meyer, Fayard, 1994

30.25

Cette biographie fait le récit d'une destinée artistique dont on souleva injustement en Occident les ambiguïtés (le prétendu « compositeur officiel de l'Union soviétique »). La situation était bien plus complexe : l'oeuvre de Chostakovitch fut constamment contrariée par les exigences absurdes de l'idéologie soucieuse d'exalter les victoires et les réalisations du régime sur le mode triomphal, et dépendante d'une bureaucratie musicale à la fois corrompue et envieuse de la notoriété mondiale engrangée par Chostakovitch. On découvrira comment la vie et le travail du compositeur se composaient autour de deux identités : celle du compromis officiel et celle du secret, ou cryptage, de l'écriture.

 

Traduit de l'allemand par Odile Demange

9782213592725

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Lettres à un ami
Dimitri Chostakovitch, Albin Michel, 1994

21.30

Correspondance adressée par le musicien russe à Isaac Glikman, professeur au conservatoire de Saint-Pétersbourg, entre 1941 et 1975. On y découvre un Chostakovitch absolument attachant, bouleversant de sensibilité, d'humanisme et de drôlerie. Chance unique de pouvoir entrer dans l'intimité d'un compositeur, de découvrir les circonstances de la genèse de ses œuvres (ses jugements, son enthousiasme, ses souffrances) et de mesurer l'influence de l'Histoire sur sa création...

 

Traduit du russe par Luba Jurgenson.

9782226063311

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Lady Macbeth de Mzensk ; Le Nez
Dimitri Chostakovitch, Premières loges, 1991

27.00

Ces deux opéras font partie de la première période du compositeur : Le Nez date de 1928, d'après une nouvelle éponyme de Gogol ; et Lady Macbeth de Mtsensk fut victime de la censure en 1936, après avoir connu un beau succès, à Moscou, lors de sa création en 1932. Elle fut réhabilitée en 1979, et donnée en France en 1989. On trouvera ici une étude complète, le livret intégral en langue originale et en traduction française, un commentaire littéraire et musical, un résumé de l'action, des articles de fond sur la genèse, l'histoire de l'œuvre, le profil des personnages, une documentation sur les grandes productions, discographie et vidéographie, enfin une iconographie importante.

9782843851155

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Les quatuors à cordes de Chostakovitch : pour une esthétique du sujet
Liouba Bouscant, L'Harmattan, 2004

19.50

Etude sur la musique de chambre, en particulier les 10 quatuors à cordes de Chostakovitch, composés de 1938 à 1975. Sont successivement envisagés : « le sujet créateur, une conscience tragique » (dilemme et exercice de la liberté, le "fatum" et la dénonciation de l'inhumain...) ; une esthétique du sujet tragédien (styles tragiques, styles à fonction d'intermède...) ; enfin l'esthétique d'un sujet profondément « pur ».

9782747557504

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Prokofiev
Claude Samuel, Seuil, 1995

9.00

La biographie classique (parue en 1960, remise à jour en 1995) du compositeur et pianiste russe Sergei Prokofiev (1891-1953). Son œuvre est marquée par une grande puissance rythmique et un langage musical tantôt ouvert aux conceptions occidentales avancées en matière formelle, tantôt (surtout après son retour en URSS après 1932) fidèle à la tradition russe.

9782020245807

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Serge Prokofiev
Michel Dorigné, Fayard, 1994

44.50

Comment, des tentations modernistes du Paris des années 20 aux affres sous-culturelles du « réalisme socialiste », le compositeur de Pierre et le Loup est-il parvenu à rester lui-même ? L'auteur de cette monographie, aidé par les 2 fils du compositeur, essaie de faire la lumière sur la vie d'une des personnalités majeures de la musique du XXe siècle.

9782213593333

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Voyage en URSS, 1927
Sergueï Sergueevitch Prokofiev, Actes Sud, 1991

21.34
Indisponible

Un document biographique exceptionnel et inédit : le journal du musicien lors de son premier retour, de janvier à mars 1927, en URSS après l'exil en Occident (Londres, Paris). L'homme de fer (« stal » en russe veut dire « acier ») y occupe déjà le poste clé de secrétaire général du Comité central, mais ne deviendra le maître absolu de l'URSS qu'après le bannissement de Trotski en 1929. Prokofiev, quant à lui, reviendra au pays des Soviets en 1932, et s'y établira définitivement à partir de 35. Index et dossier critique Philippe Mougeot.

 

Traduit du russe par André Markowicz. Préface de Oleg Prokofiev

9782868696755

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Entretiens avec Denisov : un compositeur sous le régime soviétique
Edison Vasilevic Denisov & Jean-Pierre Armengaud, Calmann-Levy, 1993

22.87
Indisponible

Edison Denisov, mathématicien et compositeur, est né en 1929 en Sibérie et vit à Moscou depuis son entrée au conservatoire de musique. Jean-Pierre Armengaud, pianiste et musicologue, est l'un des premiers à avoir joué et enregistré la musique de Denisov en Occident.

9782908034622

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1953-1983 : trente ans de musique soviétique
Jacques Di Vanni, Actes Sud, 1987

12.20
Indisponible

Et après Staline ? Musique soviétique, musique contemporaine en URSS ? Pour la plupart d'entre nous, y compris mélomanes, c'est une inconnue à peu près totale. De loin en loin, pourtant, des oeuvres de compositeurs soviétiques vivants sont jouées... Cet ouvrage concis fait le point sur l'évolution de la musique en URSS pendant les 3 décennies consécutives à la mort de Staline.

9782868691576

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Richter, écrits, conversations
Sviatoslav Richter & Bruno Monsaingeon, Actes Sud, 1998

37.81
Indisponible

Bruno Monsaingeon, parvenant à entrer dans l'intimité de Maestro peu de temps avant sa mort, a recueilli les souvenirs de son enfance et de ses débuts en marge de toute formation académique. Il retrace notamment sa condition d'" artiste du peuple ", ses rencontres avec les interprètes et compositeurs russes - Oïstrakh, Rostropovitch, Guilels, Prokofiev, Chostakovitch - et sa consécration internationale. A travers cet entretien exceptionnel et ses propres « Carnets de musicien », les confidences d'une personnalité anti-conformiste, l'un des plus grands interprètes du siècle, dont l'histoire est liée à celle de l'URSS.

9782742719815

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Thèmes avec variations
Nikolaï Karetnikov, Horay, 1991

15.24

Nikolaï Karetnikov fait partie de ces brillants compositeurs soviétiques qui, comme Edisson Denissov, Sophia Goubaïdoulina, Alfred Schnittke, ont découvert l'avant-garde européenne et ont cherché à renouveler l'écriture musicale à la sortie du gel stalinien. Alors qu'il commençait une brillante carrière, Karetnikov est bientôt interdit pour avoir composé une musique non conforme aux dogmes de la toute puissante Union des Compositeurs. Il est obligé, pour vivre, d'écrire de la musique de scène et de la musique de film, mais il reste fidèle à ses choix, ce qui lui vaudra de ne plus être joué pendant plusieurs décennies. Ce n'est que tout récemment que son nom est réapparu dans la vie musicale russe. Ses récits, souvent centrés sur une anecdote, une rencontre, un personnage (Chostakovitch, Chaliapine, Khatchatourian, Fellini et Massina, Stravinski, Richter, Pasternak...) nous font revivre, dans des scènes où l'humour interdit l'apitoiement sur soi-même, une époque toujours dure et souvent tragique.

9782705802073

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Le cinéma stalinien : questions d'histoire
sous dir. Natacha Laurent, Presses Universitaires du Mirail, 2003

15.00

Rappelons que Chostakovitch écrivit de nombreuses musiques de cinéma, dont celle pour le film La chute de Berlin en 1949 ; quant à Prokofiev, il composa la musique de Lieutenant Kijé (1934), mais surtout Alexandre Nevsky (1939) et Ivan Le Terrible (1945) d'Eisenstein... Occasion, pour nous, de sélectionner quelques livres sondant les liens du stalinisme et du 7° art. Cet ouvrage collectif, par exemple, étudie les rapports complexes du cinéma et du pouvoir politique dans l'Union soviétique de Staline : contrôle de la production et de la diffusion, esthétique du réalisme prolétarien, outil de propagande. Le cinéma soviétique n'a cependant pas été enfermé à 100 %dans ce moule rigide et étouffant : ici ou là, on peut repérer des aspérités, des divergences, des espaces d'autonomie...

9782858165995

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L'œil du Kremlin : cinéma et censure en URSS sous Staline
Natacha Laurent, Privat, 2000

25.61
Indisponible

De 1939 à 1948, la production cinématographique en URSS est contrôlée par le Parti communiste et doit reproduire la réalité vue par son comité central. Pour cela est élaboré un impitoyable appareil administratif de censure. Au travers des documents d'archives sont décrites notamment la stratégie du comité central et la réaction des professionnels du cinéma face à la censure. Signé par la toute nouvelle directrice de la Cinémathèque de Toulouse.

9782708956025

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Une décennie de cinéma soviétique en textes : 1919-1930, le système derrière la fable
Eric Schmulevitch, L'Harmattan, 1997

22.90

Cette approche qui établit le lien entre conditions de production, enjeux esthétiques et dogmes politiques, s'exerce à partir d'un choix de textes émanant du commissariat du peuple à l'Instruction publique (autorité de tutelle dont dépendait le cinéma) et de son responsable Anatoli Lounatcharski, dont l'activité à ce poste couvre la décennie 1917-29 - juste quand Staline, déjà mis en orbite depuis longtemps, est sur le point de s'emparer de toutes les rennes du Parti...

9782738458971

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Eisenstein
Dominique Fernandez, Grasset, 2004

17.00

Analyse les 6 films de celui qui fut, avec Dovjenko et Poudovkine, l'un des trois « grands » du cinéma soviétique - en révélant ses obsessions profondes : l'enfant détruit par l'éclatement de la cellule familiale ou le citoyen soviétique aux prises avec la tentation homosexuelle. Propose une méditation sur la création, la quête et la fuite de soi à travers une oeuvre.

9782246027621

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Gels et dégels. Une autre histoire du cinéma soviétique
sous dir. Bernard Eisenschitz, éd. Du Centre Pompidou / Mazzotta, 2000

34.00
Indisponible

L'histoire du cinéma soviétique s'est écrite à partir d'une connaissance très partielle, donc partiale, des films (censure oblige) : quelques classiques de l'avant-garde (Vertov, Eisenstein), suivis de Tarkovski, Parajdanov, Guerman, qui les éclipsèrent, et puis... rien ! Or, ce livre révèle qu'il existe une face immergée de cette filmographie (y compris sous Staline), continent enfin réexhumé. Fruit d'un long travail rendu possible à dater de l'ouverture des archives avec la perestroïka.

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Histoire de la littérature russe. Vol 3-3 : Le XX° siècle. Gels et dégels
Sous dir. Efim Etkind / Georges Nivat / Ilya Serman / Vittorio Strada, Fayard, 1990

75.00

Dans ce somptueux trésor de savoir (1090 p. !) sur les années 1930-1980 en URSS, on consultera notamment les chapitres sur « la musique russe des années 50 aux années 80 » ; ou encore « Les arts du spectacle (cinéma, arts plastiques, théâtre) de 1945 à nos jours ».

9782213019505

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Procès et mort de Staline, tragédie
Eugenio Corti, L'âge d'homme, 1999

7.47

A défaut de livres sur le théâtre sous Staline (l'immense majorité des livres sur le théâtre soviétique portent, comme par hasard, sur les années 20 : le constructivisme théâtral, Meyerhold, Stanislavski, l'Excentrisme [[Conseillons notamment · Leonid Trauberg et l'excentrisme, les débuts de la Fabrique de l'acteur excentrique : 1921-25, sous dir. Natalia Noussinova, éd. Yellow Now, 1993, 7 €

Dans la Russie des années 20, les gens de théâtre et de cinéma inventent, expérimentent et bouleversent les idées reçues. Le plus connu des ateliers d'avant-garde de l'époque est la fabrique de l'acteur excentrique ou Feks, qui donnera plusieurs chefs-d'oeuvre au cinéma muet soviétique.]]), quid de Staline au théâtre ? L'italien E. Corti (auteur du célèbre roman Le Cheval rouge est le seul, à notre connaissance, à avoir consacré une tragédie au jour même de la mort de Joseph Staline, qui fut jour de deuil pour des millions de militants aveuglés. Sous un angle très conservateur (dénonciation de la fin d'un tyran, mais regret qu'il n'en aille pas de même du système qui l'a créé...), la pièce constitue une véritable dissection de l'imposture communiste. Pour information.

 

Traduit de l'italien par Isabelle Colin

 

 

9782825112076

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Le Revenant
Dimitri Ivanov & Vladimir Trifonov, Julliard, 1991

9.91

Staline, Beria, Jdanov, tout le bureau politique du comité central à la grande époque, tiennent une conversation plutôt pâteuse autour d'une bouteille de vodka. Mais ces grands personnages ne sont ici que... des comédiens en tournée, noyant leur désespoir dans l'alcool à la suite du four total que vient de connaître leur pièce ! Bref Staline est un bouffon.

9782260008491

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Le théâtre soviétique durant le dégel
Marie-Christine Autan-Mathieu, CNRS, 1993

45.73
Indisponible

Le théâtre a enregistré les changements survenus en URSS de 1953 à 1964, sous Khrouchtchev, durant la période dite "du dégel" post-stalinien : nouvelle génération de metteurs en scène, de comédiens et d'auteurs, redécouverte relative des classiques (Tchekhov ou Dostoïevski).

9782222047032

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Staline œuvre d'art totale
Boris Groïs, Jacqueline Chambon, 1990

18.30

On peut encore analyser autrement le rapport de Staline à la question de l'art : et si la révolution soviétique, avec son projet d'organisation totalitaire d'une vie entièrement nouvelle, avait constitué une tentative radicale de mise en forme plastique de la réalité sociale aussi bien qu'humaine ? Avec Staline, la politique se faisait démiurge et l'homme politique « artiste ».

 

Traduit du russe par Edith Lalliard

 

Occasion de rappeler, pour la période précédente, le livre-bilan de Jean-Michel Palmier, hélas épuisé : Lénine, l'art et la révolution, Payot, 1976, 23,32 €

 

9782877110372

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Un "mensonge déconcertant" ? la Russie au XX° siècle
sous dir. Jean-Philippe Jaccard, L'Harmattan, 2003

21.35

Circonscrit les caractéristiques du mensonge totalitaire, par opposition au mensonge "démocratique". Interroge les langages de ce mensonge : la langue, les beaux-arts, la photo, le cinéma, la littérature. Explore les voies de l'émancipation et montre les difficultés qu'il y a à rétablir la vérité.

 

Le titre fait allusion au classique d'Ante Ciliga : Dix ans au pays du mensonge déconcertant, Ivrea, 1977, 18,29 €

9782747538213

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La grande terreur : les purges staliniennes des années trente
Robert Conquest, Robert Laffont, 1995

22.71
Indisponible

Relate les deux principales tragédies du régime stalinien : la collectivisation des terres, d'une part, suivie de la famine organisée dans le dessein de briser la nation ukrainienne; puis les purges des années 30, d'autre part, au cours desquelles Staline et les chefs du NKVD soumirent l'URSS et le Parti communiste à une répression sans précédent, dénombrant environ 20 millions de morts. Juste pour rappeler que Staline, contrairement à la musique, n'a jamais adouci les mœurs...

 

Traduit de l'anglais par Marie Revellat et Claude Seban.

9782221069547

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La lanterne verte
Jérôme Charyn, Mercure de France, 2004

23.00

La lanterne verte est la lumière qui reste allumée en permanence dans le bureau où est embusqué Staline, et c'est aussi le symbole de sa vigilance paranoïaque envers tous les artistes dont il trouve les idées subversives. Or, des comédiens vont venir secrètement à Moscou jouer Le roi Lear. Chaque soir, la salle est comble, mais un soir, seul Staline est présent... Production plutôt risquée... Jouer une pièce ayant pour sujet un vieux roi gâteux, veuf et père de Cordelia alors que Staline approche de la soixantaine, que sa femme est morte, qu'il a une fille jeune et qu'il est aussi secret que Lear ! Le Petit père des peuples va donc aller voir un soir ce Lear pas comme les autres, light : on a coupé les scènes de batailles, légèrement édulcoré le texte et les répliques sont chantées, oui, chantées par des amateurs - trop d'acteurs professionnels étant au Gulag ou en prison. A partir de là... Un roman attachant et déjanté.

 

Traduit de l'américain par Marc Chénetier.

9782715223363

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Apologie de la fuite
Leonid Guirchovitch, Verdier, 2004

29.00

L'auteur, né en 1948, dans une famille de musiciens, a fait des études de violon au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il a quitté l'URSS dans les années 70 pour Israël et vit en Allemagne depuis près de 20 ans. Premier violon à l'Opéra de Hanovre, son œuvre comprend plusieurs romans et des essais sur la musique.

Apologie de la fuite pourrait être lu comme un roman d'éducation : Preis a perdu sa mère lorsqu'il était bébé (on lui a dit qu'elle s'était noyée), et a été élevé par son père, remarié avec une indigène. Preis est peintre. Son enfance s'est déroulée dans la contrée imaginaire d'Ijma, située dans une région perdue de la Sibérie et peuplée pour une part d'indigènes, mais surtout de... Juifs soviétiques, relégués ici en 1953, comme ce fut prévu par Staline [[Rappelons qu'Ijma a en partie existé, sous le nom de Birobidjan.

Lire : Le Birobidjan, 1928-1996 : l'histoire oubliée de « l'Etat juif » fondé par Staline, Robert Weinberg, Autrement, 2000, 19,95 €]]. Livrés à eux-mêmes, les survivants reproduisent un mode de vie qui devient la quintessence du modèle soviétique. Le langage, surtout, est l'objet d'étranges déformations : les mots empruntés à la propagande, transportés loin de la source du pouvoir, vivent leur aventure propre, qui atteint à la folie.

Le livre, sur lequel plane l'ombre de Chostakovitch, a une structure musicale. Il conjugue une réflexion des plus subtiles sur la question de l'identité à une aventure de langage déstabilisante, cocasse et jubilatoire.

 

Traduit du russe par Luba Jurgenson.

 

Nous aurons le plaisir de recevoir Leonid Guirchovitch à la librairie le 23 mars prochain, à 18 h, en compagnie de Luba Jurgenson, traductrice et directrice de la collection « Poustiaki » (éditions Verdier).

 

 

 

9782864324270

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