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Les chapitres de ce dossier :

Quelques "auteurs 45"

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Derniers poèmes en vers et en prose
Max Jacob, Gallimard Poésie n°160, 1982

5.60

Comment une certaine France salua-t-elle, fin 44, la mort au camp de transit de Drancy du merveilleux poète du Cornet à dés ou du Laboratoire central, dont la langue, bien avant le surréalisme, s'alimentait aux sources du rêve, au mysticisme fervent ou à la chanson populaire ? « Max Jacob est mort. Juif par sa race, breton par sa naissance, romain par sa religion, sodomiste par ses moeurs, le personnage réalisait la plus caractéristique figure de Parisien qu'on pût imaginer, de ce Paris de la pourriture et de la décadence dont le plus affiché de ses disciples, Jean Cocteau, demeure l'échantillon également symbolique. Car, hélas ! après Jacob, on ne tire pas l'échelle. » (in Je suis partout). 16 ans avant ce faire-part ranci, Max Jacob, qui était aussi peintre et dessinateur, avait intitulé un de ses dessins Le Poète Orphée arrêté par les brigands ! On passa hélas de l'allégorie à la réalité le 24 février 1944, à Saint-Benoît-sur-Loire, où, depuis 1940, il était comme en résidence surveillée par la Gestapo, qui l'accabla de questions absurdes : « Qui est responsable de la guerre ? Qu'est-ce que tous ces livres ? etc. » Les gendarmes français, eux, venaient vérifier régulièrement s'il portait bien le signe ostensible de ses origines. D'où son pathétique poème Amour du prochain, où le poète astrologue apostrophe un crapaud traversant la rue : « Heureux crapaud ! Tu n'as pas d'étoile jaune. »

 

Autres recueils posthumes : Méditations religieuses (1947) ; Poèmes de Morven le Gaëlique (1950).

 

On continue toujours de gravir l'échelle de Max Jacob...

9782070322244

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Le désir attrapé par la queue
Pablo Picasso, Gallimard, 2000

5.40

Au Sordid's Hôtel, où l'on voit seulement les pieds des personnages se plaignant de leurs engelures, se déroulent les amours de Gros Pied et de Tarte... Sous les apparences d'une fable surréaliste, marquée par l'écriture automatique, on retrouve les préoccupations de l'Occupation : la faim...

9782070741649

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La vie ensemble
Henri Thomas, Gallimard, 2000

4.70
Indisponible

Un soir de l'été de 1939, quelques jeunes gens se trouvent réunis au logis de l'un d'eux, et, dînant, buvant surtout, leur conversation les entraîne assez loin d'eux-mêmes pour que la vie ne leur apparaisse plus tout à fait sous le même jour. Le jour ancien (et qui menace à chaque instant de reparaître), c'est la solitude. Chacun de ces jeunes gens sort d'un isolement particulier, par des chemins singuliers, noués de replis, incertains. Cette soirée qui les réunit va-t-elle abolir le doute, montrer à chacun sa place dans une libre alliance, créer enfin la vie ensemble, source d'une active joie ?

9782070374939

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Phénoménologie de la perception
Maurice Merleau-Ponty, Gallimard, 1976

13.50

Le « goût de l'évidence » et le « sens de l'ambiguïté », c'est ainsi que Maurice Merleau- Ponty définissait la philosophie. Ces deux formules décrivent sa propre pensée. Ancrer les analyses dans le vécu apparemment le plus simple et le plus immédiat (conscience, perception, comportement), c'était déjà la démarche de Husserl, fondateur de la phénoménologie. Merleau-Ponty a compris la leçon dès les années 30, comme Sartre. L'un et l'autre furent parmi les premiers lecteurs, en France, des travaux du philosophe allemand, avant de fonder ensemble Les Temps modernes, que Merleau-Ponty quittera en 1953, en désaccord avec Sartre sur le soutien au marxisme soviétique « Est-ce donc tricher de demander qu'on vérifie les dés ? », demandera-t-il dans Les Aventures de la dialectique.

Avant de se singulariser politiquement, Merleau-Ponty s'était distingué par son attention au corps, à la conscience située et concrète, à ce mélange de clair et d'obscur dont la vie est faite, dans sa double face physiologique et psychologique. On le constate déjà en 1942, dans sa thèse sur La Structure du comportement, puis surtout, avec éclat, dans La Phénoménologie de la perception (1945) qui lui vaudra son élection au Collège de France. Il meurt prématurément en 1961.

 

 

A lire, en complément :

- Le vocabulaire de Merleau-Ponty, Pascal Dupond, éd. Ellipses, 2001, 5 €

- De l'être du phénomène. Sur l'ontologie de Merleau-Ponty, Renaud Barbaras, éd. Jérôme Millon, 2001, 25,92 €

9782070293377

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A l'échelle humaine
Léon Blum, Gallimard, 1971

0.00
Indisponible

Le président du premier gouvernement de Front populaire tenta en mars 1938, à la suite de l'Anschluss, de constituer en France un grand ministère d'Union nationale, mais dut se retirer dès avril face à l'opposition des modérés. Peu après l'armistice de juin 40, il est interné administrativement et rédige en prison en 1941 A l'échelle humaine, seulement publié après guerre, où il expose sa conception du socialisme dans ses différences avec le communisme et exhorte son parti à la résistance. Après avoir comparu à l'ignominieux procès de Riom (1942), il est livré aux Allemands et déporté à Buchenwald (1943-45). Libéré; il constitua un gouvernment socialiste entre déc 46 et janv 47 qui décida une baisse autoritaire des prix et mit en place les institutions de la IV° République. Il meurt à Jouy-en-Josas en 1950.

9782070352364

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Histoire du surréalisme
Maurice Nadeau, Seuil, 1970

5.95

Michel Surya : «D'où l'importance de L'histoire du surréalisme que publie Maurice Nadeau en 1945, sujette à des interprétations très différentes ; elle irrite Breton, qui a l'impression que Nadeau se fait l'hagiographe d'une histoire finie, mais elle amène au surréalisme énormément de gens qui le découvrent à travers elle. Et le PC a alors cette incroyable trouvaille, qui est d'affirmer que le communisme est la continuation du surréalisme. C'est un contre-feu immédiat, très malin, qui consiste à parler de l'importance considérable du mouvement surréaliste, mais à la reléguer dans le passé...»

9782020005760

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F.F. ou le critique
Jean Paulhan, éd. Claire Paulhan, 1998

18.29
Indisponible

Sa liberté d'esprit, son goût de l'indépendance, et surtout son amour de la Patrie ne pouvant s'accommoder de l'Occupation, Jean Paulhan, entré dans la clandestinité, collabora à la Résistance, fonda, en 1941, avec Jacques Decour Les Lettres françaises (quelques feuilles ronéotypées), et participa à la fondation des Éditions de Minuit, avec Vercors, en 1942. Il fut ainsi de ceux qui, durant les années noires, sauvèrent l'honneur de la littérature.

 

A travers cet hommage au critique littéraire Félix Fénéon («Nous n'avons peut-être eu en cent ans qu'un critique, et c'est Félix Fénéon»), il est vraisemblable que Jean Paulhan, tête pensante de la NRF et grand arbitre des élégances littéraires françaises, se portraiture lui-même... Fénéon préféra en 1883 Rimbaud à tous les poètes de son temps, défendit dès 1884 Verlaine, Huysmans, Jarry, Laforgue et surtout Mallarmé, découvrit plus tard Seurat, Gauguin, Cézanne et Van Gogh, puis dirigea la Revue Blanche de 1895 à 1903. Bref, à la rencontre de 2 siècles, un «heureux homme» doté d'une «étrange gloire» - que Paulhan veut ici élucider.

 

Cette nouvelle édition de F. F. ou le Critique est suivie d'un dossier de fac-similés, montrant des pages d'un des manuscrits originaux et des fragments non retenus par Jean Paulhan - ainsi qu'un dossier de réception critique, comprenant des textes de Maurice Blanchot (Le Mystère de la critique), André Billy (Fénéon, Paulhan ou la Critique), Raymond Guérin (Jean Paulhan ou d'Une nouvelle incarnation des Lettres), ou encore Maurice Nadeau (Les œuvres de Félix Fénéon).

9782912222046

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1945
Michel Chaillou, Seuil, 2004

19.50
Epuisé

Last but not least, certes pas une oeuvre littéraire parue en 1945 (le beau roman de Chaillou est paru en 2004, à l'hiver dernier), mais qui prend 1945 pour emblème, pour matière sensible et langagière, et même, enfin, pour... titre ! Narre l'enfance à Nantes, entre 1941 et 1945, du petit Michel, notamment la compromission de sa mère Eva avec un officier allemand... Le projet de ce livre ? Tenter de retrouver les "origines d'un esprit" plongé dans son grand balbutiement d'enfance, alors que les adultes s'agitent autour avec leurs problèmes déraisonnables, trop grands pour vous. L'auteur dit sentir encore aujourd'hui sur lui ces événements comme "une ombre" (1945 de biais, ou en creux...). Bref, un petit d'homme cherchant son coeur dans une époque qui n'en avait aucun - et un lieu ferme "débarrassé de toute forfaiture" dans les pires troubles historiques : «qu'enfin au bout du chemin, les gens ressemblent à ce qu'ils paraissent, qu'il n'y ait plus de traîtrise qu'entre chien et loup, au crépuscule.»

9782020506717

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Pour prendre le pouls intellectuel de l'époque

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L'Epuration des intellectuels : 1944-45
Pierre Assouline, Complexe, 1996

6.90
Indisponible chez l'éditeur

Il y a peu de livres consacrés à l'épuration, sujet tabou, il n'y en a presque pas consacrés à l'épuration des intellectuels. Fait paradoxal : ceux-ci ne se sont guère penchés sur leur sort pendant ces années cruciales de l'immédiat après-guerre. En présentant puis en analysant les procès des journalistes et écrivains français des années 40 (Brasillach, Maurras, Hérold-Paquis, Suarez, Béraud, Luchaire...), Pierre Assouline pose le problème fondamental de la responsabilité des intellectuels : peut-on écrire sans conséquence ? Quel est le poids des mots en temps de guerre ? Parallèlement, il soulève le voile pudique qui, depuis la Libération, recouvre un dossier qui lui est intrinsèquement lié : la responsabilité des éditeurs et des patrons de presse : sont-ils solidaires de leurs auteurs quand ils les publient ?

9782870276679

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Intelligence avec l'ennemi. Le procès Brasillach
Alice Kaplan, Gallimard, 2001

22.50

Robert Brasillach est le seul écrivain notoire qui, pour avoir collaboré avec les nazis, a été fusillé. L'enquête sur son cas se lit comme un roman, riche en personnages hauts en couleur. Brasillach fait partie de l'élite intellectuelle formée par l'Ecole normale supérieure. Il est bientôt fasciné par l'Allemagne nazie, sa violence, sa théâtralité. Il va diriger Je suis partout, hebdomadaire férocement antisémite, pro-nazi, dénonciateur de juifs et de résistants. Mais on ne le jugera pas pour ses opinions. On le condamnera pour trahison. En janvier 1945, si Paris est libéré, la guerre n'est pas finie. C'est dans ce climat tendu que s'ouvre son procès. Alice Kaplan le raconte telle une pièce de théâtre où 3 vedettes s'affrontent : Brasillach, le procureur Reboul et l'avocat Jacques Isorni, le propos s'éclairant de l'histoire personnelle et parfois du roman familial des protagonistes. L'auteur a eu accès au dossier de recours en grâce soumis au général de Gaulle et rapporte les cas de conscience, les acceptations et les refus des célébrités à qui on a demandé de signer en faveur du condamné. Pourquoi Camus a signé et Simone de Beauvoir a refusé. On découvre comment la mort de Brasillach va peser sur le destin de tous les personnages qui ont été mêlés à son procès. Et comment elle a continué à alimenter les débats intellectuels sur la responsabilité de l'écrivain.

9782070759095

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Sartre et les Temps Modernes
Anna Boschetti, Minuit, 1985

13.95

Il y a quelque témérité à s'affronter à celui qui, pendant un demi-siècle et spécialement à la Libération, a incarné l'« intelligence » française, cette forme d'intelligence qui défie l'objectivation en s'affirmant sans extérieur, sans impensé : Sartre en chef de tribu (la revue les Temps Modernes comme «intellectuel collectif»), Sartre porteur des aspirations à la modernisation française, etc. Et il faut beaucoup de science pour le faire, comme Anna Boschetti ici, sans agressivité, avec la tranquille assurance que donnent la méthode et le travail d'archives.

9782707310514

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"Esprit". Des intellectuels dans la cité, 1930-50
Michel Winock, Seuil, 1996

9.00

Esprit, revue intellectuelle, laïque mais d'obédience chrétiens-de-gauche, fondée par Emmanuel Mounier dans les années 1930, mais aussi un mouvement vivant, une amitié internationale. Son projet de révolution personnaliste. Cette aventure d'intellectuels confrontés aux grands drames d'un siècle de fer : Michel Winock analyse notamment les rapports de ces penseurs avec la la Seconde Guerre mondiale, Vichy, la Résistance, l'illusion lyrique de la Libération, le stalinisme, la guerre froide, la décolonisation...

9782020282222

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La révolution rêvée : pour une histoire des intellectuels et des oeuvres révolutionnaires, 1944-1956
Michel Surya, Fayard, 2004

25.00
Indisponible chez l'éditeur

A partir d'une relecture des revues telles que Les Temps modernes, Esprit, Les Lettres françaises, des oeuvres et de leur critique, de leur réception et de leur diffusion, M. Surya montre l'importance de la contribution des auteurs français dans la vie intellectuelle et littéraire mondiale dans l'immédiat après Seconde Guerre mondiale.

 

Pour plus de détails, on se reportera avec profit à l'entretien approfondi («La saga de l'engagement») accordé par l'auteur, directeur de la revue Lignes, essayiste, biographe de Georges Bataille, à la Quinzaine littéraire n°888, 16-30 nov 2004, 3,80 €

9782213621203

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Monde du livre

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L'Edition française depuis 1945
Pascal Fouché (dir.), Le Cercle de la Librairie, 1998

155.00

Comment ne pas rendre à César ce qui appartient à César, et saluer, à l'orée de notre feuilleton mensuel, cette véritable «Bible», où nous aurons plaisir à puiser à pleines mains - notamment pour la partie "monde de l'édition et de la librairie" ? Divisée en 2 parties principales :

 

1) L'EDITION, UNE DIVERSITE SALUTAIRE

(notamment : « L'édition littéraire », Anne Simonin ; « L'édition de sciences humaines et sociales », Rémy Rieffel ; « Le phénomène des clubs », François Richaudeau ; « La révolution du poche », Olivier Bessard-Banquy ; « L'édition pour la jeunesse de l'écrit aux écrans », Jean Perrot ; ou encore « L'édition électronique », Daniel Garric & Jean-Michel Oullion...

 

2) L'EDITION EN MUTATION qui analyse aussi bien « Les grandes évolutions » (Philippe Schuwer, Jean-Jacques Weber, Massin pour le graphisme) ; « les rapports avec l'Etat » (Yves Surel, Emmanuel Pierrat, Martine Poulain pour la censure) ; ou « L'économie du livre » (Philippe Lane, Fabrice Piault, Hervé Renard et François Rouet).

 

Véritables trésors aussi, les monographies des principaux éditeurs, la chronologie 1945-1997 signée Pascal Fouché, et la bibliographie générale.

 

De la belle ouvrage !

9782765407089

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La Table Ronde : une aventure singulière
Patrick Louis, La Table Ronde, 1992

18.29
9782710305170

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Les Auteurs de la Série Noire, 1945-1995
Claude Meplède & Jean-Jacques Schleret, éd. Joseph K., 1996

28.20
9782910686116

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Edmond Charlot, éditeur
Michel Puche, éd. Domens, 1995

14.94

A noter que le grand éditeur vient de mourir, cet été 2004, dans la plus grande discrétion...

9782910457068

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Mémoires d'un traducteur
Maurice-Edgar Coindreau, Gallimard, 1992

12.20
9782070726875

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Une histoire de l'édition à l'époque contemporaine. 19°-20° siècles
Elisabeth Parinet, Folio (inédit), 2004

11.50

Dans cette ample chronique des bouleversements dans l'édition sur 2 siècles, signée par E. Parinet qui enseigne l'histoire du livre à l'Ecole Nationale des Chartes, on lira spécialement les pages suggestives sur l'épuration, l'euphorie de l'après-guerre, et le chapitre « Un monde en renouvellement » dès 45 : recomposition de l'édition littéraire, les nouvelles collections populaires, les clubs de livres et leur mutation, « Un nouveau grand : les éditions du Seuil », l'édition en poche...

9782020415767

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Politique

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1945 : de Yalta à Postdam, des illusions à la guerre froide
Complexe Funk, Complexe, 1999

7.90
Indisponible

Yalta, fév 45 : Roosevelt, Staline et Churchill terminent leur Conférence, ils ont tout lieu d'être optimistes, la victoire des Alliés est à portée de main... Juillet 45 : les trois Grands (Truman remplacent Roosevelt décédé) se réunissent à Postdam, près de Berlin, le climat est très différent : comment se diviser le "butin" et entériner les nouveaux rapports de force installés par la victoire ? La rupture est consommée : la meilleure occasion de paix de toute l'Histoire a inauguré la diplomatie atomique et accouché d'une formidable course aux armements. Comment expliquer l'échec si rapide d'un réel effort d'entente ? La guerre larvée entre les deux superpuissances était-elle évitable ? La restitution, ici, des discussions de Postdam fait justice de l'image mythique et sans fondements historiques d'un partage du monde entre super-grands...

9782870270868

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La bombe atomique. La stratégie de l'épouvante
Samy Cohen, Découvertes, 1995

16.00

Les 6 et 9 août 1945, 2 bombes atomiques, lâchées par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki, causaient sur le coup plus de 100000 morts et autant de blessés, condamnés à une mort lente. A l'origine de cette arme terrible, les travaux de physiciens européens sur la radioactivité, la structure et la fission de l'atome : Becquerel et Marie Curie, Rutherford et Chadwick, Bohr, Fermi, Hahn, Teller, Szilard, qui seront relayés par des savants tels que Seabord, Oppenheimer, Fuchs, Compton. Plus de 50 ans après, Samy Cohen s'interroge : était-il indispensable de bombarder le Japon ? Comment les Soviétiques, les Français, les Anglais et les Chinois ont-ils à leur tour acquis l'arme nucléaire ? Combien de pays en disposent-ils ? Représente-t-elle une garantie de stabilité ou une menace pour la paix ?

9782070532902

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Sortir du monde Etats-Unien
Immanuel Wallerstein, Liana Lévi, 2004

16.00

1945 intronisait l'ONU sur le champ géopolitique. En 2004, certains demandent à sortir de ce monde "Etats-Uniens", en constatant son déclin inéluctable. C'est le cas du grand historien "braudélien-marxiste" Immanuel Wallerstein, qui invite urgemment la gauche mondiale à réfléchir à une solution de remplacement. Une vision à la fois globale et acérée des enjeux de ce début de millénaire.

9782867463679

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Sciences & Arts

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Comment Fleming n'a pas inventé la pénicilline
Wai Chen, Empêcheurs de penser en rond, 1996

6.10
Indisponible

Voici un livre provocateur sur la manière dont les sciences se font réellement, loin des légendes. Toutes les ressources de la nouvelle sociologie des sciences, initiée par Bruno Latour, sont mises à profit pour comprendre ce qui s'est et ne s'est pas passé dans le laboratoire de Fleming, aujourd'hui considéré comme l'inventeur de la pénicilline alors qu'il ne s'intéressait vraiment qu'aux vaccins... A lire comme un polar !

9782908602678

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Roberto Rossellini et la Seconde Guerre mondiale
Enrique Seknadje-Askenazi, L'Harmattan, 2000

21.35
Indisponible

Propose l'analyse approfondie d'une période controversée de la carrière du cinéaste italien Roberto Rossellini. Entre 1941 et 1943, Rossellini a en effet réalisé 3 films pour la propagande fasciste. Mais il les a fait suivre, à la fin de la guerre, par 3 autres films qui honorent le combat de la Résistance italienne, et dénoncent les méfaits du nazisme. Il s'agit de comprendre pourquoi Rossellini a suivi ce parcours idéologiquement sinueux, d'évaluer son degré de compromission avec le régime mussolinien, d'analyser, à travers les oeuvres prises en compte, la constitution et l'évolution de son style (néo)réaliste. Une étude qui révèle un personnage contradictoire, fascinant, à la fois florentin retors et humaniste éclairé. Et qui permet, en filigrane de voir apparaître cette Italie qui s'est globalement accommodée du fascisme, avant de prendre conscience des conséquences tragiques du totalitarisme et de la guerre.

9782738493385

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Le Corbusier : les unités d'habitation en France
Gérard Monnier, Belin-Herscher, 2002

25.95

Une étude sur les cités radieuses de Le Corbusier ainsi que sur l'ensemble des projets conçus par l'agence de l'architecte. L'auteur fait le point sur les circonstances, les acteurs et les sorts contrastés de ces créations d'après-guerre.

 

et pour les enfants : Corbu comme Le Corbusier, Michèle Cohen, Francine Bouchet, Michel Raby, éd. La Joie de Lire, documentaire jeunesse (à partir de 7 ans), 1994, 13 €

 

9782701125770

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