Les chapitres de ce dossier :
- Littérature d'expression française
Quels livres se mettre sous la dent en 1947 - année du Nobel de Gide, ce "contemporain capital" ? De grands romans sur le mal (La Peste, de Camus ; Un roi sans divertissement, de Giono ; Lettre à mon juge, sans doute LE chef d’œuvre de Simenon), et les relents de la guerre (chez Jean Guéhenno ou André Dhôtel) composent autant de « poèmes de la France malheureuse », dixit Supervielle. Heureusement, des couleurs plus enjouées, plus badines, rehaussent ici ou là ce sombre tableau : la série des Caroline chérie, de Cécil Saint-Laurent ; et surtout les merveilleux et hilarants Exercices de style de Queneau…
- Romans traduits
- Essais
- Vie du livre : l'édition et la librairie en 1947
- Back-ground social & culturel
Gide, Prix Nobel
[ ci-dessus, André Gide et Jean Paul Sartre, Cabris 1950
© Coll. Rosch-Archives Marc Allégret ]
Le 23 octobre 1947, celui que toute une époque considérait comme le « contemporain capital » (André Rouveyre), reçoit le prix Nobel de littérature. Juste récompense pour le pape des lettres françaises (nrf), le maître humaniste de la jeunesse depuis Les Nourritures terrestres, ou encore l’esprit libre et sulfureux qui fouina dans les Caves du Vatican, chanta les amours masculines (Corydon), et osa écrire les turpitudes de son temps (Voyage au Congo, Retour de l’URSS). Sa devise ? « Inquiéter, tel est mon rôle ».
Pour aller plus loin sur ce parangon de "l'homme de lettres" à la française, voir : [www.gidiana.net->http://www.gidiana.net/]
| André Gide le messager Pierre Lepape, Points Seuil n°817, 2001 |
7.95 €
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Peu d'écrivains ont eu en ce siècle l'influence d'André Gide. Au-delà des idéologies, des opinions politiques, des croyances religieuses, il a mené ses combats sur un seul terrain : la littérature. Elle a toujours été pour lui la manifestation vivante des efforts des hommes pour devenir enfin l'Homme - qu'il confondait volontiers avec Dieu. Année après année, de 1869 à 1951, date de sa mort, et une citation exemplaire de Gide en tête de chacun des 83 chapitres, Pierre Lepape a suivi ici la genèse et l'itinéraire de cet écrivain d'exception. Au terme d'une brillante et minutieuse étude, émerge la figure d'un homme qui n'a eu d'autre objectif durant sa longue vie que d'être à sa manière, tout en contradiction, un messager du bonheur. |
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9782020481564
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| A la recherche d'André Gide Pierre Herbart, Le Promeneur, 2000 |
15.00 € | |
Une amitié sans feinte commande un témoignage sans complaisance. " Avec vous, je m'entends à demi-mot ", disait Gide à Pierre Herbart. " Sur Gide, il me faut dire tout ce que je pense - ou rien ", répond celui-ci dans son livre. A la recherche d'André Gide est une sorte de déposition sous la foi du serment. Plus qu'aucun autre, Pierre Herbart a connu Gide, a vécu dans son intimité. La figure qu'il évoque, confrontée à celle que Gide a laissée de lui-même dans son œuvre, épouse ses vrais contours et rejoint sa grandeur. Gide, selon Pierre Herbart, aurait pu, aurait dû, aboutir à la stérilité, au désespoir. " Son aventure exceptionnelle fut de les conjuguer en embrassant si étroitement le but qu'il s'était fixé : l'œuvre - qu'on ne peut plus l'en dissocier. " C'est cette " aventure " de l'homme par rapport à sa création que ce petit livre s'efforce de retracer.
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9782070757336
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L'art bitraire André Gide, Fata Morgana, 1997 |
6.86 €
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Ecrit en 1947 et publié alors de manière fautive et à tout petit tirage hors commerce, ce récit de Gide est resté inconnu. Il met en scène avec un humour assez destructeur une étrange famille d'aristocrates capricieux, un abbé mondain, un jeune garçon aux pulsions troubles... et des perruches. Avec des lettres de l'auteur. |
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9782851944368
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Zoom sur quelques romans parus en 1947
[ ci-dessus, la couverture de l'édition originale de Lettre à mon juge, Simenon, Presses de la Cité, 1947 ]
| Le vin de Paris Marcel Aymé, Folio n°1515, 1984 |
6.20 € | |
Un employé pauvre a le goût du vin. Mais l'époque est mauvaise, et les moyens lui manquent pour satisfaire sa passion. Un rêve traverse et hante l'une de ses nuits : de deux fontaines d'abondance le vin coule à flots. Le malheureux, poursuivi par son obsession, considère alors ses semblables sous la forme de bouteilles de vin. Il finira à l'asile d'aliénés, condamné à l'eau de Vittel. Tel est le sujet d'une des nouvelles de ce célèbre recueil qui comprend aussi L'indifférent, Traversée de Paris, La grâce, Dermuche, La fosse aux péchés, Le faux policier, La bonne peinture. |
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9782070375158
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| Murphy Samuel Beckett, Minuit, 1947 |
13.50 € | |
Murphy doit travailler pour subvenir aux besoins de la femme qui a abandonné la prostitution pour lui. En travaillant comme infirmier dans un asile il y trouve un refuge face au monde, ce "colossal fiasco". Samuel Beckett ouvre ici la porte sur le monde clos de la vie intérieure... Certains des thèmes qui aboutiront à la Trilogie romanesque (Molloy, L'innommable, Malone meurt) se rencontrent dès Murphy, dont on retiendra ici ces deux citations : « Au commencement était le calembour. » Et : « Le soleil brillait, n'ayant pas d'alternative, sur le rien de neuf. ». Murphy fut d'abord publié, grâce à l'intervention de Tristan Tzara, aux éditions Bordas - qui se rétracteront ensuite pour les autres oeuvres, devant le peu d'écho initial.
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9782707302700
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| La connaissance du soir Joë Bousquet, nrf Poésie/Gallimard n°146, 1981 |
4.00 € | |
Le «squelette en quête de ses os» qui ouvre La Connaissance du Soir mendie, pleure la joie qu'il ne sait pas reconnaître, à ses propres fins. Cependant, le jeu de miroirs dans lequel écrit Bousquet-Le Squelette lui permet d'habiller toutes Choses qu'il regarde de curieux reflets. En effet : il faut se figurer Bousquet passant au travers d'une vitre, dont la collision projetterait dans le ciel milles éclats de verre sur lesquels il verrait, instantanément reflété tout ce qui se passe autour de lui. Pendant, après, avant, en haut en bas, il n'a ni droite ni gauche un squelette en quête de ses os, partout autour de lui, le temps de ce vol, de cet éclat / éclosion d'images, de Choses brisées. Mais à peine se relevant, surpris lui-même qu'il ait survécu à gerbe si étincelante, Bousquet n'a que la hâte de revêtir toutes Choses de la manière dont il vient de les voir. Et plus Bousquet s'éloigne de son choc, plus toutes Choses qui viennent à lui sont revêtues de ces éclats.
« Durant les 32 ans de sa vie d'écrivain, Joë Bousquet n'a cessé de s'interroger. Sur lui-même, sur le sens qu'il devait donner à la blessure reçue le 27 mai 1918 à Vailly et qui l'a rendu définitivement infirme, sur les pouvoirs de l'écriture dès lors qu'on entend la considérer comme moyen : celui d'un acte qui fait naître d'un même mouvement la parole et la vie. » (Maurice Nadeau).
Connaissance du soir était d'abord paru à titre tout à fait confidentiel aux éditions du Raisin, Paris, en 1945.
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9782070322015
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| La peste Albert Camus, Folio plus n°21, 1996 |
4.70 €
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Roman tragique divisé en cinq actes, La peste hésite entre chronique réaliste et récit épique. A Oran, durant les années 1940, le docteur Rieux découvre avec un étonnement plus stoïque qu'horrifié que la ville est touchée par une terrible épidémie mortelle : la peste. Les autorités prennent des mesures de sécurité et Oran se met en quarantaine... Rapidement impuissant face à l'étendue meurtrière de la maladie, Rieux s'entoure d'hommes de foi qui résisteront corps et âme contre le fléau. Parmi eux, Rambert, journaliste parisien, qui n'a pourtant qu'une idée en tête : fuir ; Grand, fonctionnaire appliqué, dont la seule crainte est la stérilité de l'écrivain qui se découvre ; Paneloux, le prêtre qui croit voir en la maladie un châtiment divin ; et Tarrou, homme torturé mais au cœur immense. Chaque jour ébranlés par l'injustice de l'épidémie, ils puiseront leur force dans leur amitié et feront preuve d'un rare courage et détermination. Dans cette évidente allégorie du nazisme, les protagonistes, qui se sont engagés dans une résistance sans faille, seront confrontés à la folie meurtrière, à l'égarement et la peur dans le stade (qu'on imagine en camp de concentration...) d'où s'élève une effrayante fumée, à l'impossibilité de quitter la ville, au difficile ravitaillement et aux profiteurs... Sans conteste le plus grand roman d'Albert Camus, hymne au courage et à l'humanité, La Peste connut un véritable raz-de-marée : 161 000 exemplaires vendus dès les deux premières années et plus de 5 millions depuis !
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9782070394388
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| Ce jour-là André Dhôtel, Phébus, 2004 |
6.90 € | |
Au hameau de Champreux on regarde d'un drôle d'air tous ceux qui par leur allure ou leurs propos refusent de se fondre dans l'aimable grisaille ambiante. Surtout qu'en ces temps bizarres - on est sous l'Occupation - chacun s'ingénie à mener ses petits trafics avec une discrétion redoublée. Dans ce décor d'une désespérante banalité, Fabien et Frédéric, élevés comme deux frères, vont s'affronter, parvenus à cet âge qu'on dit adulte, pour l'amour d'une fille sauvage qui fait tourner toutes les têtes - et dont il se murmure qu'elle pourrait bien être la sœur de l'un d'eux... Le plus bref des grands romans de Dhôtel (1900-1991) - non le moins fascinant. " Méfiez-vous de Dhôtel, aimait à dire Henri Thomas, méfiez-vous de sa redoutable simplicité. " Est-ce à force de se méfier qu'on l'a oublié ? Jean Paulhan, qui fut son éditeur, assurait pourtant que la postérité, malgré ses célèbres caprices, rangerait un jour les livres de Dhôtel au rang qu'ils méritaient : le premier.
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9782752900203
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| Pompes funèbres Jean Genet, Gallimard, 1978 |
7.40 € | |
« C'est en haussant à hauteur de vertu, pour mon propre usage, l'envers des vertus communes que j'ai cru pouvoir obtenir une solitude morale où je ne serai pas rejoint. » Jean Genet, in Pompes funèbres
Le livre est imprimé en 1947 par Gallimard anonymement (sans mention de nom d'auteur) et à 470 exemplaires. |
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9782070279197
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| Un roi sans divertissement Jean Giono, Folio n°220, 1972 |
4.70 € | |
« Seulement, ce soir-là, il ne fumait pas un cigare : il fumait une cartouche de dynamite. Ce que Delphine et Saucisse regardèrent comme d'habitude, la petite braise, le petit fanal de voiture, c'était le grésillement de la mèche. Et il y eut, au fond du jardin, l'énorme éclaboussement d'or qui éclaira la nuit pendant une seconde. C'était la tête de Langlois qui prenait, enfin, les dimensions de l'univers. »
Étranges personnages que ceux de ce récit ; étrange roman, qui tient du théâtre de l'absurde, du conte séculaire et de la parabole. Parabole laïque sur un seul thème, dont la pensée de Pascal "Un roi sans divertissement est un roi plein de misère" donne la clef : l'ennui existentiel guette les hommes, s'ils ne s'inventent pas des divertissements efficaces, consistants. C'est ce qu'avait bien compris « l'assassin des neiges », qui égrène son chapelet de cadavres dans un petit village du Dauphiné ; c'est ce que finira par comprendre le commandant Langlois, qui découvrira bien vite la vérité. Mais pourra-t-il y survivre ? Avec ce drame d'une vie en trois actes, Giono inaugurait une série romanesque très noire, centrée sur l'analyse du mal et de la misère humaine, bien loin du cycle provençal de Regain. Sans doute l'un de ses plus beaux récits, qui marque aussi, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le renouvellement de sa manière. Rien de pittoresque ou d'élégiaque, encore moins de mièvre, dans ce roman qui, débutant par une extraordinaire chasse à l'assassin au coeur de l'hiver, se révèle une rare méditation métaphysique sur la "misère de l'homme".
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9782070362202
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| Journal des années noires (1940-1944) Jean Guéhenno, Folio n°517, 2002 |
6.20 € | |
" 3 décembre 1943. Ce soir, boulevard Saint-Michel, comme la nuit tombait, on a tout à coup entendu La Marseillaise. C'étaient des prisonniers que des voitures de police emportaient vers Fresnes ou vers la Santé. C'est à peine si quelques personnes sur le trottoir se sont arrêtées à les regarder passer. La nuit pourtant déjà nous protégeait, mais la police noire surveillait. J'espère que les gens serraient au moins leurs poings dans leurs poches. " Journal écrit pendant les années de l'occupation allemande jusqu'à l'annonce de la Libération.
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9782070425099
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| Exercices de style Raymond Queneau, Folio n°1363, 1982 |
3.00 € | |
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus. Cette brève histoire est racontée... 99 fois, de 99 manières (très !) différentes, selon une contrainte déjà toute oulipienne. Mise en images, portée sur la scène des cabarets, elle a connu une fortune extraordinaire. Exercices de style est un des livres les plus populaires de Queneau. |
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9782070373635
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| Lettre à mon juge Georges Simenon, LGF, 1997 |
4.55 € | |
La cause est entendue : crime passionnel. Charles Alavoine, respectable médecin de La Roche-sur-Yon, assassin de Martine Englebert, sa maîtresse, est en prison. Mais au-delà du verdict, il reste la vérité humaine... Dans cette longue lettre à son juge, peu après sa condamnation, Alavoine retrace les étapes du chemin qui l'a conduit au meurtre : l'autorité possessive d'une mère qui a décidé de ses études et de son mariage, puis d'une seconde femme, qui à son tour, supplantant la mère, va régenter sa vie. L'apparition de Martine, jeune Liégeoise venue occuper un emploi de secrétaire après avoir mené à Paris une existence des plus libres, a d'abord été comme une grand souffle de liberté et de passion... Mais certaines rencontres ne sont-elles pas trop fortes pour un caractère timide et soumis ? La crainte, la jalousie, le confinement de la vie provinciale et du rôle social, l'explosion des pulsions trop longtemps contenues... Ces thèmes obsédants de l'univers romanesque propre à Georges Simenon trouvent ici une expression lucide, dépouillée, quasi désespérée. L'un des meilleurs Simenon "sans Maigret". Une déchirante confession. |
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9782253142768
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Inventaire : principaux romans, poèmes, pièces de théâtre de 1947
[ Ci-dessus Albert Camus © Werner Horvath ]
Notons que 1947 marque la timide réapparition, dans l’édition, de certains proscrits de la « liste noire » : le beau-frère de Brasillach, Maurice Bardèche, dont le gouvernement doit renoncer, en raison de l’importance des ventes, à interdire la Lettre à François Mauriac, qui se prétend, comme on ne dit pas encore, « politiquement incorrecte » ; Paul Morand, qui publie en Suisse chez son ami, l’éditeur pro-vichyste Constantin Bourquin ; le plus-que-trouble Maurice Sachs ; enfin, sur un mode tout de même plus mineur, Giono, qui sort du purgatoire où l’avait mis, à la Libération, son pacifisme malencontreux pendant la guerre.
<DEBUT_TITRE>Jacques Audiberti <FIN_TITRE>Le victorieux, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Marcel Aymé <FIN_TITRE>Le vin de Paris, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Maurice Bardèche <FIN_TITRE>Lettre à François Mauriac, La Pensée libre<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Samuel Beckett <FIN_TITRE>Murphy, éd. Bordas<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Joe Bousquet <FIN_TITRE>Le fruit dont l’ombre est la saveur, Minuit<LIGNE>La connaissance du soir, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Albert Camus <FIN_TITRE> La peste, Gallimard, coll. Blanche <FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Cayrol <FIN_TITRE>Je vivrai l’amour des autres (2 premiers volumes), Seuil, collection des Cahiers du Rhône : prix Renaudot[[Autres prix littéraires 1947 : le prix Femina va à Bonheur d’occasion, de Gabrielle Roy, chez Flammarion ; le prix Interallié à Pierre Daninos pour Les Carnets du Bon Dieu, éd. La Jeune Parque.]]<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Paul Claudel <FIN_TITRE>La perle noire, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean-Louis Curtis <FIN_TITRE>Les Forêts de la nuit, Julliard : prix Goncourt<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Delay <FIN_TITRE>Les reposantes, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Pierre Emmanuel <FIN_TITRE>Le poète et son Christ, Seuil, coll. Cahiers du Rhône<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>André Dhôtel <FIN_TITRE>Ce jour-là, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Paul Eluard
<FIN_TITRE>Le meilleur choix de poèmes est celui que l’on fait pour soi 1818-1918 (anthologie), Le Sagittaire/Minuit[[En fait, Jérôme Lindon qui a damé le pion à Gaston Gallimard pour le rachat des éditions Le Sagittaire n’a pas les moyens de son ambition : il doit céder l’exploitation de cette anthologie d’Eluard au Club français du Livre… oubliant au passage que la moitié des textes contenus dans cet ouvrage appartient déjà au fonds Gallimard. Gaston Gallimard se saisit de cette opportunité et porte plainte pour contrefaçon (crime des crimes entre éditeurs !) contre ce jeune collègue trop remuant. Il obtiendra même sa condamnation en novembre 1953, mais la sortie de cet imbroglio se fera à l’amiable…]] <LIGNE>Le livre ouvert (1938-1944), Gallimard<LIGNE>Les mains libres, dessins de Man Ray, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Genet <FIN_TITRE>Pompes funèbres, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Giono
<FIN_TITRE>Un roi sans divertissement, La Table Ronde<LIGNE>Noé (recueil de chroniques)<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Guéhenno <FIN_TITRE>Journal des années noires, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Marcel Jouhandeau <FIN_TITRE>Animaux familiers, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>André Maurois <FIN_TITRE>Les mondes impossibles, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Meckert <FIN_TITRE>Nous avons les mains rouges, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Montherlant <FIN_TITRE>Carnets 1935/1939, La Table Ronde<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Paul Morand <FIN_TITRE>Montociel, rajah aux Grandes Indes, Editions du Cheval ailé<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Irène Némirovsky † <FIN_TITRE>Les biens de ce monde, Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Raymond Queneau
<FIN_TITRE>Exercices de style, Gallimard<LIGNE>Bucoliques, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jules Romain <FIN_TITRE>Grâce encore pour la terre !, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Denis de Rougemont <FIN_TITRE>Les Personnes du drame, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Maurice Sachs <FIN_TITRE>Le Sabbat. Souvenirs d’une jeunesse orageuse, éd. Corrêa (dirigée par Edmond Buchet)<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Cécil Saint-Laurent (alias Jacques Laurent) <FIN_TITRE>Caroline chérie, éd. Jean Froissart<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Georges Simenon <FIN_TITRE>Lettre à mon juge, Presses de la Cité<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Claude Simon <FIN_TITRE>La corde raide, éd. Le Sagittaire<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jules Supervielle <FIN_TITRE>Poèmes de la France malheureuse, Seuil, coll. Cahiers du Rhône<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Tardieu
<FIN_TITRE>Il était une fois, deux fois, trois fois… ou la table de multiplication en vers, Gallimard<LIGNE>Les jours pétrifiés, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henri Thomas <FIN_TITRE>Le monde absent (poèmes), Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henri Troyat <FIN_TITRE>Tant que la terre durera[[Début de la série qui s’étirera entre 1947 et 1950, et sera tirée à 100000 exemplaires.]], La Table Ronde<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Tristan Tzara <FIN_TITRE>La fuite, poème dramatique en 4 actes et un épilogue, Gallimard<FIN_TABLE>
NECROLOGIE : le 7 décembre 1947, mort à Paris du romancier et dramaturge Tristan Bernard.

















