Les chapitres de ce dossier :
- Littérature d'expression française
Les lettres françaises en 69 ? Beckett bien sûr … Le crépuscule de quelques aînés (le tout dernier roman de Mauriac, octogénaire ; un posthume de Céline). Et pour une fois, honneur aux femmes ! Feu Louise de Vilmorin… Monique Wittig, la guérillère… une nouvelle venue, Hélène Cixous, qui remporte le prix Médicis dès son 1er texte, plus tard republié aux éditions des Femmes… sans oublier Duras. Ecrire, disent-elles.
- Ecrivains traduits
- Livres de pensée
- La vie du livre (édition, librairie)
- Contextes et hors-textes
Beckett nobélisé
Il faudrait toute une bibliographie pour saluer la haute figure de Beckett, qui reçoit en 69 le prix Nobel. A défaut, conseillons ici une biographie + un témoignage d'amitié + une approche psychanalytique. Et pourquoi ne pas relire aussi par exemple la pièce de théâtre à qui nous avons emprunté l'intitulé même de ce dossier (O les beaux jours), ou même Watt, un texte certes écrit entre 1943 et 1946 mais publié chez Minuit en... 1969 justement ?
| Samuel Beckett : une biographie James Knowlson, Solin, 1999 |
30.33 €
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Qui est Beckett? La lecture de ses romans, la vision de son théâtre ne facilitent pas l'approche de son auteur tandis que l'absurdité dans son propos signale une intelligence aiguë et une sensibilité immense. Fruit d'une immense admiration et d'un travail rigoureux, cette biographie autorisée, riche de très nombreux documents inédits, dévoile un écrivain terriblement humain, plein de compassion pour ses semblables, étonné jusqu'au bout de " pouvoir continuer ". Voici donc "la" biographie qui approfondit et dilate celle antérieure de 20 ans de Deirdre Bair. Au pas à pas, avec ses 200 pages de notes, l'auteur nous fait vraiment rencontrer le grand Irlandais qui ne se trouvait pas très doué pour le bonheur. |
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9782742720453
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| Comment c'était : souvenirs sur Samuel Beckett Anne Atik, Points, 2006 Collection : Points |
7.00 € | |
Ce livre est le récit d'une amitié : entre Samuel Beckett, le peintre Avigdor Arikha et sa femme, Anne Atik, scribe minutieuse de leurs rencontres. Trente ans d'une conversation ininterrompue, à Montparnasse et ailleurs. Trente ans de discussions, de confidences, de silences. En s'effaçant constamment derrière les deux hommes, Anne Atik parvient, grâce à son étonnant sens du détail, à capturer ces instants, jamais ordinaires, d'une vie avec " Sam ". Fragments d'intimité où Beckett révèle sa passion pour la poésie, la peinture et la musique, et aussi une immense tendresse. |
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traduit de l'anglais par Emmanuel Moses |
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9782020859646
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| Beckett Didier Anzieu, Seuil, 2004 |
25.00 € | |
Samuel Beckett est devenu l'un des plus grands écrivains de langue française dans l'après-coup d'une cure psychanalytique avec Wilfred R. Bion, qui allait lui-même devenir un des théoriciens les plus originaux de la psychanalyse. Didier Anzieu, qui s'est intéressé au processus créateur, a reconstitué le déroulement de cette cure, son impasse, sa reprise à la fois thérapeutique et littérairement féconde, sous la forme d'une auto-analyse. Il montre que le célèbre soliloque du narrateur beckettien est composé d'associations libres adressées à un psychanalyste fictif. Auto-analyse effectuée par écrit, comme celle de Freud pour ses rêves. Mais l'auto-analyse de Freud explorait le champ de la névrose. Celle de Beckett met au jour des angoisses qui menacent les bases mêmes de la personnalité humaine : le lecteur reçoit ces textes comme le visiteur reçoit les toiles de Francis Bacon, cet autre Irlandais célèbre, comme un coup porté au creux de son âme. |
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9782020629805
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| Oh les beaux jours Samuel Beckett, Minuit, 1975 |
6.40 € | |
Une femme, Winnie, enterrée à mi-corps, monologue. Willie, son mari, caché derrière une butte, ne prononcera que quelques mots au cours de la pièce. Progressivement happée par le désert, Winnie n'a de cesse, avant d'être définitivement engloutie, de parler, de ressasser de vieilles histoires et de vieux souvenirs, de se réjouir pour le moindre prétexte...
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9782707300553
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| Watt Samuel Beckett, Minuit, 1969 |
15.00 € | |
" De toutes les femmes qui lui avaient jamais plu jusqu'alors, aucune ne pouvait se comparer aux yeux de Watt, même de loin, avec cette poissonnière. Et Watt plaisait à la poissonnière. C'était là une coïncidence providentielle, qu'ils se fussent plu l'un à l'autre. Car si la poissonnière avait plu à Watt sans que Watt eût plu à la poissonnière, ou Watt avait plu à la poissonnière sans que la poissonnière eût plu à Watt, alors qu'en serait-il advenu, de Watt, ou de la poissonnière ? Non que la poissonnière fût une femme à hommes, loin de là, étant d'un âge avancé et privée au surplus par la nature des propriétés qui attirent les hommes vers les femmes, hormis peut-être les restes d'une démarche distinguée due à l'habitude de porter son panier à poisson sur la tête, sur de longues distances. Non qu'un homme, sans posséder une seule des propriétés qui attirent les femmes vers les hommes, ne puisse être un homme à femmes, ni qu'une femme, sans posséder une seule des propriétés qui attirent les hommes vers les femmes, ne puisse être une femme à hommes, loin de là. A telle enseigne que Madame Gorman avait eu plusieurs admirateurs, aussi bien avant qu'après Monsieur Gorman, et même pendant Monsieur Gorman, et Watt au moins deux affaires de coeur caractérisées au cours de son célibat. Watt n'était pas un homme à hommes non plus, dénué de toutes les propriétés qui attirent les hommes vers les hommes, tout en ayant eu bien sûr des amis masculins (qui peut y couper) en plus d'une occasion. Non que Watt n'eût pu être un homme à hommes, sans posséder une seule des propriétés qui attirent les hommes vers les hommes, loin de là. Mais il se trouvait qu'il ne l'était pas. Quant à savoir si Madame Gorman était une femme à femmes, ou non, c'est là une des choses que l'on ignore. D'un côté elle l'était peut-être, de l'autre elle ne l'était peut-être pas. Mais il semble probable qu'elle ne l'était pas. Non qu'il soit le moins du monde impossible qu'un homme soit à la fois un homme à femmes et un homme à hommes, ni qu'une femme soit à la fois une femme à hommes et une femme à femmes, pour ainsi dire d'un seul et même mouvement. Car chez les hommes et les femmes, chez les hommes à femmes et les hommes à hommes, chez les femmes à hommes et les femmes à femmes, chez les hommes à femmes et à hommes, chez les femmes à hommes et à femmes, tout est possible, jusqu'à preuve du contraire, dans ce domaine." |
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9782707301406
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Zoom sur quelques livres-69
[ ci-dessus, l'écrivaine et théoricienne féministe-radicale Monique Wittig ]
| Je, Ils Arthur Adamov, L'Imaginaire Gallimard n° 306, 1994 |
6.90 € | |
De 1938 à 1945, Arthur Adamov a écrit une série de textes réunis dans L'Aveu, publié en 1946. Depuis, il considère L'Aveu comme "le lieu secret de son oeuvre et, pourquoi ne pas le dire, un peu comme son water-closet". Il avait tenté d'y parler de ce qui toujours est passé sous silence : l'horreur sexuelle, les mille superstitions qui rongent l'intérieur de l'être... Par la suite, il renié ce livre, ou plutôt la justification métaphysique qu'il avait cru devoir ajouter à l'aveu brut. Après avoir, dans L'Homme et l'enfant, suivi le cours de son existence sous tous ses aspects : sexualité, argent, politique, etc., Adamov est revenu à ce qui est au centre même de L'Aveu : la scène de l'humiliation. Mais cette fois il n'explique plus, il ne se justifie plus. Au « Je » romantique il substitue « ils », ce masculin pluriel qui recouvre aussi bien le féminin. Il nomme les choses par leur nom, sans métaphores. Ces images faites de souvenirs réels ou imaginaires s'imposent à nous avec l'évidence de la poésie. |
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9782070737215
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| Lettres à Lou Guillaume Apollinaire, L'Imaginaire Gallimard n° 228, 1990 |
11.50 €
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Lorsque la guerre éclate, Apollinaire est l'incontestable figure de proue de l'avant-garde littéraire et artistique. Poète d'une inventivité et d'une fécondité prodigieuses, il ne cesse d'écrire jusqu'à sa mort (en 1918, de la grippe espagnole), laissant avec Calligrammes notamment, des poésies de guerre d'une beauté sans équivalent dans la poésie française - même si leur lyrisme guerrier a pu choquer. Il a laissé également une abondante correspondance qui témoigne de son expérience de soldat. Lettres à Lou, éditées pour la 1ère fois en 1969, est un recueil des lettres qu'il adressa, entre le 28 septembre 1914 et le 18 janvier 1916 à son amie du moment, Louise de Coligny-Châtillon. C'est le témoignage sur le vif d'un esprit ardent, curieux de tout, et qui bien qu'appartenant aux milieux intellectuels, se montre totalement dépourvu d'affectation. |
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9782070718542
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| Retouches Daniel Boulanger, Poésie Gallimard, n° 222, 1988 |
9.00 € | |
« Tout voyage est de conquête, tout regard est un raid. Au soir des randonnées, nous sommes vainqueurs si nous le voulons et nous ornons notre tente d'étendards, d'images et pensées, dépouilles qui nous font chérir l'ennemi et retoucher son portrait. Les Retouches sont les trophées de mes chasses baroques. Les vues d'optique voisinent avec les graffiti, les tapis avec les coupes, et les cailloux avec mon oeil taillé. " (Daniel Boulanger) |
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9782070324590
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| Rigodon Louis-Ferdinand Céline, Gallimard, Folio n° 481, 1987 |
6.20 € | |
Rigodon, l'ultime roman de Céline et peut-être son "testament littéraire", est publié en février 1969, soit plus de 7 ans après la mort de l'écrivain. C'est donc le second (et dernier) à être publié à titre posthume, après la suite de Guignol's band en 1964. L'écrivain en avait achevé la rédaction définitive le 1er juillet 1961. Dans une lettre à Nimier datée de la veille, Céline proposait le bandeau publicitaire suivant, à insérer sur l'ouvrage : « Par-ci ! vite ! Par-là ! » Rappelons que le rigodon est une danse à deux temps... L'action de ce roman d'abord titré Colin-maillard débute là où celle de Nord avait été stoppée, et fait vivre au lecteur la traversée d'une Allemagne dévastée, de Berlin à Sigmaringen (où l'on pourrait glisser l'action de D'un château l'autre), de Hambourg à Copenhague, en compagnie de Lucette, Bébert et Ferdinand...
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9782070364817
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Dedans Hélène Cixous, éd. Les Femmes, 1986 |
11.00 € |
" Le soleil se couchait à notre commencement et se lève à notre fin. Je suis née en Orient je suis morte à l'Occident. Le monde est petit et le temps est court. Je suis dedans. On dit que l'amour est aussi fort que la mort. Mais la mort est aussi forte que l'amour et je suis dedans. Et la vie est plus forte que la mort, et je suis dedans. Mais Dieu est plus fort que le vie et la mort. On dit que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue. Dans mon jardin d'enfer les mots sont mes fous. Je suis assise sur un trône de feu et j'écoute ma langue. " Avec ce 1er volume Dedans en 1969, qui reçut le Prix Médicis, Hélène Cixous rend public l'attrait de l'écriture qui l'habite de longue date. Ainsi débute une suite d'années-livres de cette romancière et essayiste, influencée par le structuralisme et la psychanalyse, et qui développera une réflexion sur la féminité, l'ambivalence sexuelle et le corps comme langage de l'inconscient. Plus récemment elle a collaboré avec le Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine pour qui elle écrit des pièces comme L'Indiade ou Tambours sur la digue.
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9782721002983
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| Le jardin aux betteraves Dubillard, Roland, Gallimard, 2002 Collection : Le manteau d'Arlequin |
11.00 € | |
Beethoven (ou "Le jardin de betteraves", comme il se dit en langue néerlandaise), plane sur la scène comme la statue du commandeur. Dubillard installe un quatuor d'instrumentistes minables dans une maison de la culture (ironie contre les ambitions ministérielles de Malraux ?) en forme de gigantesque étui à violon et bâtie à 300 kilomètres de tout lieu habité, en plein dans un champ de betteraves.... Un huis clos délirant et tragi-comique parcouru d'évocations musicales. |
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9782070766802
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| Détruire, dit-elle Marguerite Duras, Minuit, 1969 |
9.45 € | |
« Détruire : il a appartenu à un livre (est-ce un " livre" ?, un " film " ? l'intervalle des deux ?) de nous donner ce mot comme inconnu, proposé par un tout autre langage dont il serait la promesse, langage qui n'a peut-être que ce seul mot à dire. Mais l'entendre est difficile, pour nous qui faisons toujours partie du vieux monde. Et l'entendant, c'est encore nous même que nous entendons, avec notre besoin de sécurité, nos certitudes possessives, nos petits dégoûts, nos longs ressentiments. Détruire est alors, au mieux, la consolation d'un désespoir, un mot d'ordre qui viendrait seulement apaiser en nous les menaces du temps. [...] Disons-le calmement : il faut aimer pour détruire, et celui qui pourrait détruire par un pur mouvement d'aimer, ne blesserait pas, ne détruirait pas, donnerait seulement, donnant l'immensité vide où détruire devient un mot non privatif, non positif, la parole neutre qui porte le désir neutre. Détruire. Ce n'est qu'un murmure. » (Maurice Blanchot, sur le livre et film de Duras).
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9782707301369
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| Adieu Gary Cooper Romain Gary, Folio n° 2328, 1992 |
4.70 € | |
"Il mesurait 1m88, était blond, et on lui avait souvent dit qu'il ressemblait à un très jeune Gary Cooper. C'était le seul gars qui lui faisait quelque chose. Il avait même une photo de lui, qu'il regardait souvent. Les gars chez Bug Moran rigolaient, ils trouvaient ça marrant. "Qu'est-ce que ça peut te foutre, Gary Cooper ?" Lenny ne répondait pas et rangeait soigneusement la photo. "Tu veux que je te dise, Lenny ? C'est fini, Gary Cooper. Fini pour toujours. Fini, l'Américain tranquille, sûr de lui et de son droit, qui est contre les méchants, toujours pour la bonne cause, et qui fait triompher la justice et gagne toujours à la fin. Adieu l'Amérique des certitudes. (...) Ciao, Gary Cooper." Les gars se taisaient. Lenny leur tournait le dos, faisait mine de fouiller dans son sac." |
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9782070384525
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| Lourdes, lentes André Hardellet, L'imaginaire Gallimard n°317, 1994 |
7.40 € | |
« Lourdes, et lentes. Prenant bien leur temps pour reluire et faire reliure. Nourrices, mères, soeurs. Pleines de lait, de sécrétions, d'organes mous. Les autres, les maigres, les rapides, retournez à vos enfers étroits. Germaine était lourde, lente. Je vais employer des mots sales. Il le faut. Il faut que je vous tire de votre sommeil et de votre hypocrisie, que je vous explique comment ça se passe. Gueulez au charron, ameutez les pouvoirs publics tant que vous voudrez, mais accordez-moi ceci : je reste encore bien en deçà de vos divertissements cachés, de vos ballets oniriques! ». Dans ces brefs récits érotiques à la gloire d'une servante et d'une hôtesse de l'air, l'auteur pratique ce que le critique Hubert Juin considéra comme "une pureté impitoyable" - et les tribunaux français de l'époque comme un "exercice contraire aux bonnes moeurs"... Un classique de l'érotisme. |
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9782070739332
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| Mots sans mémoire Michel Leiris, Gallimard, L'Imaginaire n°375, 1998 |
6.40 € | |
Ce recueil, publié en 1969, rassemble des textes écrits entre 1925 et 1961, parmi lesquels figure le célèbre Glossaire j'y serre mes gloses. Ce livre révèle la nature du travail poétique de Michel Leiris, attaché à définir le langage comme révélation de soi-même et des autres : « Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations naturelles... En disséquant les mots que nous aimons, nous découvrons leurs vertus les plus cachées et leurs ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage.» |
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9782070751365
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| Un adolescent d'autrefois François Mauriac, GF Flammarion n° 387, 1982 |
5.60 € | |
Malaise, mal d'aimer... À Maltaverne, le drame couve, exacerbé par le ciel brûlant des Landes, cet étouffoir. Car tous, à commencer par cet « adolescent d'autrefois », Alain Gajac, l'héritier du domaine, ont oublié une chose : vivre... Ce drame bourgeois et sentimental met en scène un adolescent de famille fortunée, catholique, pris entre deux amours "inégales", puisque sa mère, qui ne rêve que stères de bois et bourgeoisie bien pensante, lui destine comme épouse "le Pou" (12 ans), tandis que "le Grappin", employée de librairie sans dot, lui met les sens en ébullition. Toute dernière réussite romanesque de l'auteur alors octogénaire, Un adolescent d'autrefois est une somme mauricienne où se retrouvent les principaux thèmes romanesques de celui dont Sartre dit, bien à tort : "Dieu n'est pas un artiste. François Mauriac non plus." |
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9782080703873
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| Façons d'endormi, façons d'éveillé Henri Michaux, Gallimard, L'Imaginaire n°493, 2004 |
5.50 € | |
« Rêves : amas de faits-divers, des petits faits-divers de la personne répétés en vrac en vitesse, faits-divers qui renvoient à d'autres faites de tout date, de faits passés où l'on trouva à redire, par quoi on fut attaqué, troublé. Rêve-réponse qui renvoie la balle. Alors, pourquoi vouloir à tout prix interpréter ? Un sage arabe répond : « Un rêve non interprété ressemble à un oiseau qui plane au dessus de la maison, sans se poser ». |
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9782070739288
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| La ronde de nuit Patrick Modiano, Folio n° 835, 1976 |
3.00 € | |
Paris pendant la Seconde Guerre Mondiale, la période de l'Occupation. Le narrateur est tiraillé par la question récurrente de la trahison. Il accepte d'abord de travailler pour la Gestapo française et en même temps, au hasard d'une rencontre, se retrouve membre d'un réseau de la Résistance, le RCO - Réseau des Chevaliers de l'Ombre. D'un caractère hésitant, le narrateur ne se sent appartenir à aucun des deux camps, ni traître ni héros, seulement martyre. |
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9782070368358
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| Les garçons Henry de Montherlant, Folio n° 3111, 1998 |
7.50 €
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Dans un collège de l'enseignement libre, un élève de philo, Alban, tente une «réforme» du collège où règne l'indiscipline. Il échouera dans sa tentative, mais son renvoi - dû en partie à un excès de zèle - ouvrira les yeux du supérieur qui, par une vaste épuration, fera, lui, la réforme qui a été manquée par son élève. Et le collège deviendra un établissement exemplaire.
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9782070405442
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| Le château de Cène Bernard Noël, L'Imaginaire-Gallimard n°286, 1993 |
6.00 € | |
"Etre inacceptable... Il ne s'agissait pas de faire scandale ni violence, mais de céder à l'emportement d'une révolte qui, en soulevant l'imagination, combattait la censure intérieure et la réserve timide. L'écriture fut en tout cas un moment de jubilation et de liberté intenses, car être inacceptable conduit simplement à ne pas accepter les oppressions de l'ordre moral et de sa propre soumission. Ce livre, poursuivi pour outrage aux moeurs, est-il devenu inoffensif ? Ou bien la censure s'est-elle faite plus subtile en privant de sens - donc de plaisir - aussi bien les excès imaginaires que les valeurs raisonnables ?" Bernard Noël |
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9782070728466
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| Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go Perec, Georges / Lusson, Pierre / Roubaud, Jacques, Bourgois, 2003 |
12 € | |
« Par un matin d'août, d'une exquise suavité, dans le jardin fleuri du Moulin d'Andé, en Normandie, les honorables Honinbo Pé-réshu et Meijin Ru-bo, assistés de Judan Ruzo, s'adonnent à leur méditation favorite. Elle consiste à poser alternativement des pions noirs et blancs sur un damier carré et quadrillé : 19 lignes de côté, 361 intersections. Jeu ponctué d'étranges exclamations japonaises : Atari, Ko, Shimari ! Deux adversaires face à face, une partie de deux heures, une victoire aux points : le go fait son entrée en France. Par la grande porte : celle de la littérature. Péré-shu, c'est le romancier Georges Perec, auteur des Choses et de La Disparition. Celle des mathématiques : Ru-bo n'est que l'équivalence nippone du mathématicien-poète Jacques Roubaud, talentueux auteur des sonnets d'Epsilon. Ruzo : Pierre Lusson, maître assistant à la faculté des Sciences de Paris. » (in L'Express, 1969). En Orient, le go est considéré comme un art martial, au même titre que le karaté, mais aussi comme un rituel philosophique et spirituel.
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9782267016833
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| Passacaille Robert Pinget, Minuit, 1969 |
9.00 € | |
Passacaille se lit comme une enquête criminelle mais prend aussi les proportions d'une quête ontologique et d'une recherche dans l'innommable et l'indescriptible. C'est aussi l'un des rares livres du Nouveau Nouveau Roman qui se fonde sur une forme musicale (avec Fugue de Roger Laporte en 1970, Seuil) : Pinget insiste sur le rôle de l'ouïe en littérature. |
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9782707300867
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| Les allumettes suédoises Robert Sabatier, LGF n° 5876, 1984 |
4.00 € | |
Sur les pentes de Montmartre, un enfant de 10 ans, Olivier, erre le jour et aussi la nuit dans ce vieux quartier de Paris du début des années 30. Sa mère, la belle mercière, vient de mourir et il vit en partie chez le jeune couple formé par ses cousins Jean et Elodie, mais surtout dans les rues de ce temps-là, vivantes, souriantes, animées. C'est là qu'il rencontre une multitude de personnages populaires qui vivent et se croisent sous son regard vif, émerveillé, parfois mélancolique. Soumis à toutes sortes d'influences, cet enfant verra peu à peu la féerie des rues effacer sa peine et sa solitude. C'est une ville inattendue qui apparaît alors, un Paris différent de celui que nous connaissons, des coutumes changées, une autre manière de vivre. |
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9782253034308
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| La deuxième mort de Ramón Mercader Jorge Semprun, Folio n°1612, 1984 |
9.00 € | |
Sous son activité de directeur adjoint d'une société espagnole de commerce, Ramón Mercader cache sa véritable identité et sa mission d'agent secret au service de l'U.R.S.S. Cible pour les uns, appât pour les autres, il est victime, à Amsterdam, d'un guet-apens et on le retrouve " suicidé " dans sa chambre tandis que les services de contre-espionnage soviétiques fabriquent un dossier destiné à le faire passer pour traître. A travers son héros - et son homonyme réel, qui fut l'assassin de Trotsky - l'auteur évoque toute l'histoire du mouvement communiste de la guerre d'Espagne à la mort de Staline, et au moment du XXe Congrès. Cette " matière " du livre, d'une extraordinaire richesse, est comme le sang noir qui irrigue le corps de ce roman d'espionnage, prix Femina 1984. |
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9782070376124
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| La bataille de Pharsale Claude Simon, Minuit, 1969 |
23.00 € | |
Le narrateur fait un voyage en Thessalie et tente de visiter le site de cette bataille qui mit aux prises en 48 avant notre ère César et Pompée. Or, les traces sur le terrain en sont quasi totalement effacées et les gens du pays auprès de qui il se renseigne n'en reconnaissent même pas le nom... Un roman virtuose, à la ligne narrative brisée, sur la guerre, l'histoire, les mystères de la création.
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9782707303547
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Le miroir ébloui / Les portes de toile Jean Tardieu, Gallimard, 1993 |
19.82 €
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Le poète a réuni dans ce volume la plupart des textes qu'il a écrits sur l'art et les artistes. Le recueil publié en 1969, Les portes de toile est ici repris intégralement. La création sans fin regroupe les textes épars ou inédits, écrits entre 1970 et 1992. Au total, plus de textes en prose qu'en vers. |
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9782070728633
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Paroles de laine Jean-Loup Trassard, L'Imaginaire Gallimard n°210, 1989 |
5.95 € |
13 courts récits descriptifs, sensuels, magiques, dans lesquels l'auteur nous fait partager son intimité avec la terre, la vie des champs et de la ferme. Un beau "spécimen du fantastique de la matière et du quotidien". Les personnages s'appliquent à lire les signes dont la reconnaissance leur permet de s'enraciner dans la terre, contre le ciel... |
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9782070715190
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Les guérillères Monique Wittig, Minuit, 1969 |
15.00 € |
Les guérillères sont le lieu de rencontre de divers textes (de Brantôme, Clausewitz, Homère, Laclos, Mao Tsé-Toung, Marx, Sapho, Pascal, Borges, etc.), dans lesquels des "prélèvements" ont été effectués, à la fois comme indications des références socio-historico-culturelles du livre et comme indices des distances que le livre tente d'opérer par rapport à elles. Une tentative pour sortir la littérature féministe de son champ réaliste / revendicatif, par le biais de textes qui sont presque des poèmes en prose. |
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9782707300423
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| La répudiation Rachid Boudjedra, Folio n°1326, 1981 |
4.70 € | |
L'Algérie de Rachid Boudjedra est crue, âcre et truculente ; comme cette chronique familiale dans laquelle nous sommes jetés. Le narrateur, que l'on devine adolescent, cherche à exister, entre Ma, mère adorante et goitreuse, Zaïr, le grand frère marginal et dédaigneux, amoureux de son professeur de physique juif et homosexuel, et qui mourra à 25 ans, et les sœurs belles et surveillées. Surtout, il faut tenter de vivre malgré Si Zoubir, le père, caricature méditerranéenne de paternité tyrannique et capricieuse, odieuse et concupiscente, ayant répudié son épouse âgée au physique ingrat pour convoler bruyamment avec Zoubida, très jeune et très belle vierge. L'auteur livre de l'Algérie une image névrosée et violente : il raconte son pays dans une langue bouillonnante, baroque, sarcastique jusqu'à la satire. De quelle répudiation s'agit-il alors pour Boudjedra ? Répudier sa culture par l'écriture, c'est en même temps lui rendre un magnifique hommage, c'est faire entendre un cri d'amour déçu.
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9782070373260
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Panoramique
[ Ci-dessus Bernard Noël ]
Principaux romans, poèmes et pièces de théâtre parus en 1969 :
<DEBUT_TITRE>Arthur Adamov <FIN_TITRE>Je…Ils…, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Guillaume Apollinaire ┼ <FIN_TITRE>Lettres à Lou, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jacques Audiberti <FIN_TITRE>L’empire et la trappe, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Samuel Beckett <FIN_TITRE>Watt, Minuit<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean-Louis Bory <FIN_TITRE>La peau des zèbres, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Rachid Boudjedra <FIN_TITRE>La Répudiation, Denoël (prix des Enfants terribles)<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Daniel Boulanger <FIN_TITRE>- Retouches, Gallimard<LIGNE>- Tchadiennes, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Pierre Bourgeade <FIN_TITRE>New York Party, Gallimard, coll. Le chemin, frontispice de Man Ray<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>José Cabanis <FIN_TITRE>Des jardins en Espagne, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Guy Cabanel <FIN_TITRE>Les fêtes sévères, Fata Morgana, coll. Poésie nouvelle<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Louis-Ferdinand Céline ┼ <FIN_TITRE>Rigodon, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jacques Chardonne <FIN_TITRE>Détachements, mémoires, Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Hélène Cixous <FIN_TITRE>Dedans, Grasset<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Albert Cohen <FIN_TITRE>Les valeureux, Gallimard, coll. Blanche<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Copi <FIN_TITRE>Eva Peron (théâtre), éd. Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Michel Deguy <FIN_TITRE>Figurations (poèmes, propositions, études), Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>André Dhôtel <FIN_TITRE>L’azur, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Roland Dubillard <FIN_TITRE>Le jardin aux betteraves, Le Manteau d’Arlequin<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Réjean Ducharme <FIN_TITRE>La fille de Christophe Colomb, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jacques Dupin <FIN_TITRE>L’embrasure, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Marguerite Duras <FIN_TITRE>Détruire dit-elle, Minuit<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Charles Exbrayat <FIN_TITRE>Un matin, elle s’en alla, Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Follain <FIN_TITRE>Exister, suivi de Territoires, Poésie-Gallimard, préf. Henri Thomas<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Romain Gary <FIN_TITRE>Adieu Gary Cooper, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henri Guillemin <FIN_TITRE>Pas à pas, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>
Guillevic <FIN_TITRE>Ville, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>André Hardellet (pseudo : Steve Masson) <FIN_TITRE>Lourdes, lentes, éd. L’Or du temps<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Roger Ikor <FIN_TITRE>Frères humains – Si le temps…, Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Edmond Jabès <FIN_TITRE>Elya, Gallimard, coll. Blanche<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Marcel Jouhandeau <FIN_TITRE>Léonora ou les dangers de la vertu, Gallimard, coll. Le Manteau d’Arlequin<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean-Marie Gustave Le Clézio <FIN_TITRE>L’azur, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Michel Leiris <FIN_TITRE>Mots sans mémoire [[Inclut : Simulacre ; Le point cardinal ; Glossaire, j’y serre mes gloses ; Bagatelles végétales ; Marrons sculptés par Miro.]]
, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>François Mauriac <FIN_TITRE>Un adolescent d’autrefois, Flammarion<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henri Michaux <FIN_TITRE>Façons d’endormi, façons d’éveillé, Gallimard, coll. Le Point du jour<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Patrick Modiano <FIN_TITRE>La Ronde de nuit, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henry de Montherlant <FIN_TITRE>Les garçons, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Irène Némirovsky ┼ <FIN_TITRE>Les Biens de ce monde, Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Bernard Noël (pseudo : Urbain d’Orlhac)
<FIN_TITRE>Le château de Cène, Fata Morgana<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Georges Perec (avec Pierre Lusson & Jacques Roubaud) <FIN_TITRE>Petit traité invitant à la découverte de l’art subtil du Go,
éd. Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Robert Pinget <FIN_TITRE>Passacaille, Minuit<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Raymond Queneau <FIN_TITRE>Chêne et chien, suivi de Petite cosmogonie portative et de Le chant de Styrène, Poésie-Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Dominique de Roux <FIN_TITRE>Maison jaune, Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Claude Roy <FIN_TITRE>- Le chariot de terre cuite, adaptation drame sanskrit du Cudraka, Gallimard, coll. Le Manteau d’Arlequin
<LIGNE>- Moi je, essai d’autobiographie, Gallimard <LIGNE>- Le Soleil sur la terre, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jules Roy <FIN_TITRE>La mort de Mao, éd. Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Robert Sabatier [[Prix de poésie de l’Académie française 1969 pour son œuvre poétique. Autres prix littéraires de l'année 1969 : Félicien Marceau a le Goncourt pour Creezy, Gallimard ; Max-Olivier Lacamp le Renaudot pour Les Feux de la colère, Grasset ; Pierre Schoendoerffer le prix Interallié pour L'adieu au roi, Grasset ; Pierre Moustiers le Prix de l'Académie française pour La Paroi.]] <FIN_TITRE>- Les Allumettes suédoises, Albin Michel
<LIGNE>- Les Châteaux de millions d’années (poésie), Albin Michel<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jorge Semprun <FIN_TITRE>La deuxième mort de Ramón Mercader, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Claude Simon <FIN_TITRE>La bataille de Pharsale, Minuit<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean Tardieu <FIN_TITRE>Les portes de toile, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Henri Thomas <FIN_TITRE>La relique, Gallimard<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Roland Topor <FIN_TITRE>- Erika, éd. Bourgois
<LIGNE>- Le Théâtre 1969, tome 1 : Le théâtre et la contestation ; tome 2 : Grand Guignol, éd. Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Jean-Loup Trassard <FIN_TITRE>Paroles de laine, Gallimard, coll. Le Chemin<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Frédérick Tristan <FIN_TITRE>Naissance d’un spectre, Bourgois<FIN_TABLE>
<DEBUT_TITRE>Monique Wittig <FIN_TITRE>Les guerillères, Minuit<FIN_TABLE>
NECROLOGIE : Mort de Louise de Vilmorin.































