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Les chapitres de ce dossier :

  • Littérature française
  • Ecrivains traduits
  • Essais et documents

    Côté essais, quelques grands biologistes s’échappent un peu de leur laboratoire et écrivent des ouvrages d’épistémologie devenus depuis 1970 des classiques (Jacques Monod, François Jacob). L’école sémiologique bat son plein (Barthes, Greimas, Todorov) et se donne enfin une généalogie, en traduisant les grands aînés russes : Bakhtine et Propp. Pour ce qui est du monde social, Bourdieu stigmatise notre système éducatif inégalitaire, alors que l'historien Hoggart préfère célébrer outre-Manche la « culture du pauvre ». Très « père de la nation », De Gaulle met la dernière touche à son monument en publiant ses Mémoires d’espoir. Et un "schizo" américain, Louis Wolfson, publie un livre de linguistique folle, en s’attaquant à l’autorité de toute langue maternelle…

  • Edition & librairie
  • L'air du temps...

Au détail

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La poétique de Dostoïevski
Mikhaïl Bakhtine, Points Seuil n°372, 1982

7.95

Cet ouvrage constitue une oeuvre maîtresse du post-formalisme russe. Les deux concepts clés sont ici ceux de polyphonie, ou dialogisme, et d'écriture carnavalesque. Polyphonie : c'est-à-dire pluralité des voix et des visions, pluralité des idées, inséparables des voix qui les portent. Carnaval : le roman polyphonique n'est que l'espèce dernière d'un genre très ancien qui, de la satire, du dialogue socratique, aux romans de Pétrone, Rabelais, Cervantès..., a ses racines dans un type particulier de manifestation sociale : le carnaval.

Bakhtine montre comment c'est à l'intérieur même du mot que les voix plurielles du roman polyphonique sont confrontées, en reprenant toute l'oeuvre de Dostoïevski. Ici, une érudition gigantesque vient s'allier à la connaissance la plus précise des textes qu'elle aide à déchiffrer.

Bakhtie eut une vie effacée associée à une intense activité d'écrivain. Son oeuvre immense, entre autres ce Dostoïevski (dont la première édition date de 1929) et son Rabelais (publié en 1965), renouvelle autant l'épistémologie que la linguistique, l'histoire littéraire que l'anthropologie.

Traduit du russe par Isabelle Kolitcheff, préface de Julia Kristeva.

 

9782020353373

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L'œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Age et sous la Renaissance
Mikhaïl Bakhtine, Tel-Gallimard n°70, 1982

10.70

Ce livre est considéré, à juste titre, comme un ouvrage d'une importance capitale qui fait date dans les études rabelaisiennes. La méthode d'investigation littéraire de Mikhaïl Bakhtine (1895-1975), fondée sur les principes d'un marxisme vivant et enrichissant, lui a permis d'éclairer sous un jour totalement nouveau l'œuvre de notre grand écrivain, sur la base d'une étude approfondie de ses sources populaires.

« Si Rabelais, explique l'auteur, nous fait l'effet d'un solitaire qui ne ressemble à nul autre parmi les grands noms de la littérature des quatre derniers siècles, au contraire, sur la toile de fond du trésor populaire convenablement mis au jour, ce sont ces quatre siècles d'évolution littéraire qui risquent plutôt de nous paraître spécifiques, privés de ressemblance avec quoi que ce soit, tandis que les images de Rabelais nous apparaîtront tout à fait à leur place dans l'évolution millénaire accomplie par la culture populaire. »

Afin de comprendre Rabelais il faut se débarrasser de toutes les conceptions et notions artistiques ancrées dans l'esprit des contemporains, situer sa place et son rôle dans le vaste flot de la culture comique populaire qui s'est opposée à la culture sérieuse, officielle, des classes dominantes.

Dans ce but, l'auteur analyse à tour de rôle les différents éléments constituants de la culture comique populaire dans l'œuvre de Rabelais : le vocabulaire de la place publique, les formes et images de la fête populaire, le banquet, l'image grotesque du corps, le bas matériel et corporel, et enfin les images de Rabelais et la réalité de son temps.

 

 

9782070234042

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L'Empire des signes
Roland Barthes, Points Essais n°536, 2005

9.00
Epuisé

L'auteur considère le Japon comme le pays de l'écriture, le pays où il a rencontré le travail du signe de plus proche de ses convictions et de ses fantasmes et le plus éloigné des refus que suscite en lui la sémiocratie occidentale. Evoque les signes à travers la ville, le magasin, le théâtre, la politesse, les jardins, la violence, les gestes, la nourriture, les poèmes, etc.

9782020827041

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S/Z
Roland Barthes, Points Essais n°536, 2005

9.00

Sous ce titre, ou ce monogramme, transparaît une nouvelle particulièrement énigmatique de Balzac, dont Georges Bataille, déjà, avait signalé l'importance : Sarrasine. Texte qui se trouve ici découpé en " lexies ", stratifié comme une partition inscrite sur plusieurs registres, radiographié, " écouté " au sens freudien de ce mot. Méthode de lecture qui amène à " la pluralisation de la critique, à l'analyse structurale du récit, à la science du texte, à la fissuration du savoir dissertatif, l'ensemble de ces activités prenant place dans l'édification (collective) d'une théorie libératoire du Signifiant ".

9782020043496

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La culture du pauvre : étude sur le style de vie des classes populaires en Angleterre
Richard Hoggart, Minuit, 1970

23.00

La science et la technique ne suscitent plus, aujourd'hui, le même enthousiasme que jadis. Protestation élevée, au nom de l'objectivité, contre les poncifs aristocratiques ou populistes qui s'interposent entre les classes populaires et ses observateurs, nécessairement intellectuels ou bourgeois. The Uses of Literacy (titre original du sociologue anglais) relève aussi de l'autobiographie, sinon de l'auto-analyse. Mais, grâce à une attention clinique aux nuances de la vie quotidienne, l'auteur réussit à tirer de son expérience d'intellectuel issu des classes populaires tout ce que l'ethnologue averti sait tirer d'un bon "informateur". Sans nier les changements que les moyens modernes de communication ont déterminés dans la culture des classes populaires, Richard Hoggart essaie d'en prendre la juste mesure en faisant voir que la réception d'un message culturel ne saurait être dissociée des conditions sociales où elle s'accomplit. Il se donne ainsi les moyens de comprendre tout ce que la consommation culturelle doit à l'ethos de classe des consommateurs : le mythe du "conditionnement des masses" peut alors céder la place à l'analyse de l'adhésion à éclipses ou de l'attention oblique, conçues comme dispositions spécifiques des classes populaires portées par la logique de leur situation à trouver dans le cynisme narquois et une grande capacité d'indifférence leur meilleure protection contre le monde des "autres", son autorité et ses sollicitations.

9782707301178

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La reproduction : éléments d'une théorie du système d'enseignement
Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Minuit, 1970

14.33

Cet ouvrage présente la synthèse théorique de recherches dont le livre Les héritiers, en 1964, marquait la première étape. A partir de travaux empiriques sur le rapport pédagogique, sur l'usage lettré ou mondain de la langue et de la culture universitaires et sur les effets économiques et symboliques de l'examen et du diplôme, se construit une théorie générale des actions de violence symbolique et des conditions sociales de la dissimulation de cette violence. En explicitant les conditions sociales du rapport d'imposition symbolique, cette théorie définit les limites méthodologiques des analyses qui, sous l'influence cumulée de la linguistique, de la cybernétique et de la psychanalyse, tendent à réduire les rapports sociaux à de purs rapports symboliques. L'Ecole produit des illusions dont les effets sont loin d'être illusoires : ainsi, l'illusion de l'indépendance et de la neutralité scolaires est au principe de la contribution la plus spécifique que l'Ecole apporte à la reproduction de l'ordre établi. Par suite essayer de mettre au jour les lois selon lesquelles elle reproduit la structure de la distribution du capital culturel, c'est non seulement se donner le moyen de comprendre complètement les contradictions qui affectent aujourd'hui les systèmes d'enseignement, mais encore contribuer à une théorie de la pratique qui, constituant les agents comme produits des structures, reproducteurs des structures, échappe aussi bien au subjectivisme de la liberté créatrice qu'à l'objectivisme pan-structuraliste.

9782707302267

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Essais d'ethnopsychiatrie générale
Georges Devereux, Tel Gallimard n°80, 1983

10.00

Georges Devereux (1908-1985) fut psychanalyste, ethnologue, préoccupé d'épistémologie, nourri d'histoire et de mythologie grecque. Ce livre-recueil d'articles, bilan ethnopsychiatrique de son oeuvre abondante, aborde les thèmes les plus variés, depuis la délinquance des jeunes filles dans un société puritaine jusqu'aux rêves pathogènes dans les sociétés non occidentales.

9782070282067

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Mémoires d'espoir
Charles de Gaulle, Plon, 1999

25.76

« Au mois de mai 1958, à la veille d'un déchirement désastreux de la nation et devant l'anéantissement du système prétendument responsable, de Gaulle, notoire à présent, mais n'ayant pour moyen que sa légitimité, doit prendre en charge le destin.

"J'ai peu d'heures pour m'y décider." »

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, t. I, 1970.

 

De même que le général de Gaulle avait écrit un compte rendu complet de son action entre 1940 et 1946 dans ses Mémoires de guerre, les Mémoires d'espoir devaient comprendre trois volumes couvrant son retour aux affaires politiques en 1958 :

Le Renouveau 1958-1962

L'Effort 1962-1965

Le Terme 1966-1969.

La mort en a interrompu la rédaction, alors que le Général venait d'achever les deux premiers chapitres du tome II.

Avec les conférences de presse, allocutions, discours et messages sélectionnés ici par son fils, l'amiral Philippe de Gaulle, on dispose néanmoins d'un ensemble cohérent et explicite permettant de connaître les conceptions qu'avait le Général des problèmes institutionnels, politiques et conjoncturels de l'époque où il a dirigé la France et d'en extraire à sa source l'esprit même de la Ve République.

 

 

9782259191371

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La logique du vivant : une histoire de l'hérédité
François Jacob, Tel-Gallimard n°2, 1976

10.50

François Jacob qui reçut, en 1965, avec Jacques Monod et André Lwoff, le prix Nobel pour ses travaux sur l'hérédité, écrit dans la foulée un livre génial qui est bien plus que l'histoire la plus complète de la biologie jamais parue. La Logique du vivant a surtout l'immense mérite de rendre compréhensibles au profane les ressorts du progrès scientifique qui dépend moins de la découverte technique d'objets nouveaux que des modifications intervenant dans la manière de considérer ces objets. Pour qu'un objet soit accessible à l'analyse, il ne suffit pas, en effet, de l'apercevoir. Il faut encore qu'une théorie soit prête à l'accueillir : c'est elle qui détermine la forme de la question, donc les limites de la réponse que fournit l'expérience.

S'interrogeant sur les conditions qui ont permis l'avènement de la biologie moderne et la reformulation radicale, après Darwin, de la théorie mécaniste, Jacob fait donc oeuvre d'épistémologue autant que d'historien.

Un ouvrage majeur de la philosophie des sciences.

 

9782070293346

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La paix blanche : introduction à l'ethnocide
Robert Jaulin, Seuil, 1970

7.95
Indisponible

On a beaucoup parlé des massacres d'Indiens. Ces formes de génocide indignent justement. Mais les politiques vertueuses d'" acculturation progressive " ou de regroupement des populations indigènes reviennent à fermer les yeux sur la cause profonde du mal : l'ethnocide, la destruction de civilisations vivantes. La nôtre ne s'est pas contentée de voler la terre : elle entend soumettre. Là où elle est lasse de massacrer, elle décide de " civiliser ". On ne liquide plus, on assimile. Vaincu, le " sauvage " doit aussi - pour son bien - renoncer à sa culture et à son identité. Partant de son expérience d'ethnologue - notamment chez les indiens Motilones, à la frontière du Venezuela et de la Colombie - Robert Jaulin donne ici des images très concrètes de ce processus de négation culturelle et de ses conséquences. Ce livre, cependant, est bien davantage qu'une mise en accusation des responsables locaux de l'ethnocide : compagnies étrangères, petits colons, missions, etc. Il est le procès de cette " paix blanche " dont la loi et l'ordre reposent sur la prétention de notre civilisation à être toute civilisation.

Au service de cette prétention ne trouve-t-on pas, dans certaines de ses tendances néo-coloniales, l'ethnologie elle-même ?

 

9782020025171

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Le Hasard et la nécessité : essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne
Jacques Monod, Seuil, 1973

5.95

"Tout ce qui existe dans l'Univers, disait le philosophe grec Démocrite, est le fruit du hasard et de la nécessité." Grande figure parmi les pionniers de la biologie moléculaire, le Prix Nobel Jacques Monod (1910-1976) montre la fécondité de cette dualité pour comprendre les grandes problématiques de la biologie - origine de la vie ou évolution des espèces - et saisir les enjeux de la génétique moderne. Si l'homme ne résulte d'aucun projet divin, si son évolution tient davantage du hasard que d'un projet préétabli, rien ne l'autorise pour autant à sombrer dans un matérialisme pessimiste. Face aux défis de la science et de la technique qui vont jusqu'à menacer l'intégrité de l'Homme, Jacques Monod plaide pour l'invention d'un nouvel humanisme intégrant les données de la science.

L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres.

Cet ouvrage, un grand classique désormais, son auteur l'a écrit pour répondre au "devoir qui s'impose, aujourd'hui plus que jamais, aux hommes de science de penser leur discipline dans l'ensemble de la culture moderne pour l'enrichir non seulement de connaissances techniquement importantes, mais aussi des idées venues de leur science qu'ils peuvent croire humainement signifiantes. L'ingénuité même d'un regard neuf (celui de la science l'est toujours) peut parfois éclairer d'un jour nouveau d'anciens problèmes...".

 

9782020006187

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Morphologie du conte
Vladimir Propp, Points Seuil n° 12, 1970

7.50

Parue primitivement en 1928, la Morphologie du conte est à l'analyse structurale du récit ce que le Cours de Saussure est à la linguistique : la source d'inspiration. Cent contes de fées russes permettront à Propp d'identifier une matrice dont tous les autres sont issus. Reconnaissant en lui son précurseur, Lévi-Strauss évoque son « immense mérite » et ses « intuitions prophétiques ».

La présente traduction est la première à suivre l'édition russe définitive de 1969 ; s'y ajoutent une étude complémentaire de Propp : « Les transformations des contes merveilleux » ; et un essai de E.M. Meletinski qui recense les échos suscités par ce livre dans le monde entier.

Vladimir Propp, folkloriste russe né en 1895, est mort en 1970. A enseigné l'ethnologie à l'université de Leningrad. Parmi ses autres livres : Les Racines historiques de conte merveilleux (1946), La Poésie épique russe (1955), Les Fêtes paysannes russes (1963).

Trad. russe Claude Ligny.

 

9782020005876

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La relation critique
Jean Starobinski, Gallimard Tel n° 314, 2001

12.50

Suite de L'œil vivant, cet ouvrage est consacré à la critique. Jean Starobinski s'attache à établir les principes d'une critique de la relation, capable de coordonner les méthodes de la stylistique, de l'histoire des idées et de la psychanalyse. Une nouvelle interprétation d'un épisode des Confessions de Rousseau illustre le rapport de la théorie critique et de son application. Qu'est-ce qu'interpréter ? C'est déchiffrer, et c'est aussi imaginer. La deuxième partie passe donc en revue les divers champs de l'imagination : la parole, l'image, le corps. Et la troisième, traitant des rapports de la littérature et de la psychanalyse, pose une question déconcertante : quelle est la part d'imaginaire qui s'immisce dans la lecture psychanalytique ? Comme toujours, Jean Starobinski se révèle un maître-lecteur, qui incite à lire ou relire les grands livres.

9782070761296

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Introduction à la littérature fantastique
Tzvetan Todorov, Points Essais n° 73, 1976

5.50

Tzvetan Todorov nous introduit d'abord au plaisir de relire Potocki, Nerval, Gautire, Villiers de l'Isle-Adam en nous enseignant à construire les limites d'un genre : dans l'hésitation non résolue du lecteur entre le naturalisme de l'étrange et le surnaturel du merveilleux. Puis il nous conduit au repérage de 2 grands groupes de récits fantastiques que commandent respectivement le rapport du personnage au monde et son rapport à autrui : ce n'est pas dans un attirail thématique, mais dans un réseau sous-jacent que s'organise le fantastique. Ainsi comprend-on que le fantastique soit du XIXe siècle, très précisément...

Quoique très controversé, cet ouvrage demeure une tentative rigoureuse de catégorisation dont l'auteur ne cache pas les postulats nécessaires. Faisant consister le fantastique en une hésitation entre la foi absolue et l'incrédulité totale, il le condamne à une existence éphémère entre le merveilleux et l'étrange. Ce livre, malgré ses mérites, demeure un échec honorable, largement discuté dans les ouvrages parus sur le sujet après 1970, date de la publication originale.

 

9782020043748

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Le schizo et les langues, ou la Phonétique chez le psychotique
Louis Wolfson, Gallimard, 1987

27.50

On connaît l'histoire du livre de Wolfson : comment J. B. Pontalis, directeur de la collection "Connaissance de l'Inconscient" chez Gallimard, reçut un beau jour le manuscrit du Schizo et les langues, dont l'auteur était un schizophrène américain se déclarant lui-même "étudiant en langue schizophrénique", et comment, en demeurant abasourdi, il décida de publier le livre en en demandant une préface à Deleuze. Certes, c'est parce que Wolfson est schizophrène qu'il décide un jour de mener un combat contre sa langue maternelle (au sens strict, la langue de sa mère), en inventant un protocole de traduction de l'anglais, fondé sur la proximité phonologique, ayant pour but de faire correspondre à la langue qu'il ne veut pas parler - ni entendre, ni reproduire - une sorte d'équivalent fait de toutes les autres langues disponibles, véritable "tour de babil" qui fait éclater la langue refusée en un éparpillement d'à-peu-près sonores et d'approximations phonétiques.

9782070274369

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Menu général

[ Le philosophe Bertrand Russell (1872-1970) ]

 

<DEBUT_TITRE>Mikhail Bakhtine <FIN_TITRE>- La Poétique de Dostoïevski, Seuil, coll. Pierres vives, trad. russe (présentation Julia Kristeva)

<LIGNE>- L’œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Age et sous la Renaissance, Gallimard, coll. Bibliothèque des idées<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Roland Barthes <FIN_TITRE>- L’Empire des signes, Skira <LIGNE>- S/Z, Seuil<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Simone de Beauvoir <FIN_TITRE>La Vieillesse, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Jean-Marie de Benoist <FIN_TITRE>Marx est mort, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Jacques Berque

<FIN_TITRE>L’Orient second, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Pierre Bourdieu & Jean-Claude Passeron <FIN_TITRE>La reproduction, Minuit, coll. Le sens commun<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Georges Devereux <FIN_TITRE>Essai d’ethnopsychiatrie générale, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Hans Magnus Enzensberger <FIN_TITRE>L’Allemagne, l’Allemagne entre autres, Bourgois, trad. Richard Denturck<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Charles de Gaulle <FIN_TITRE>Mémoires d’espoir, Plon<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Gérard Granel <FIN_TITRE>L’équivoque ontologique dans la pensée kantienne, Gallimard, coll. Bibliothèque de philosophie<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Julien Algirdas Greimas <FIN_TITRE>Du sens (tome 1 des Essais sémiotiques), Seuil, coll. L’ordre philosophique<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>René Guénon <FIN_TITRE>Formes traditionnelles et cycles cosmiques, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Richard Hoggart <FIN_TITRE>La culture du pauvre, Minuit<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>François Jacob <FIN_TITRE>La logique du vivant, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Philippe Jaccottet <FIN_TITRE>Rilke, Seuil, coll. Ecrivains de toujours<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Robert Jaulin <FIN_TITRE>La Paix blanche : introduction à l’ethnocide, Seuil<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Lucien Goldmann <FIN_TITRE>Marxisme et sciences humaines, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Paul Lazarsfeld <FIN_TITRE>Philosophie des sciences sociales, Gallimard, trad. anglais Pierre Birnbaum<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Henri Lefebvre

<FIN_TITRE>La Révolution urbaine, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Maud Mannoni <FIN_TITRE>Le Psychiatre, son « fou » et la psychanalyse, Seuil, coll. Le champ freudien<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Jacques Monod <FIN_TITRE>Le Hasard et la nécessité, Seuil<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>André Néher <FIN_TITRE>L’Exil de la parole. Du silence biblique au silence d’Auschwitz, Seuil<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Vladimir J.A.Propp <FIN_TITRE>Morphologie du conte, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Jean Ristat <FIN_TITRE>Du coup d'état en littérature suivi d'exemples tirés de la Bible et des auteurs anciens, Gallimard, collection Le Chemin<FIN_TABLE>

 

<DEBUT_TITRE>José Ortega y Gasset <FIN_TITRE>L’évolution de la théorie déductive, Gallimard, trad. Jean-Paul Borel<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Jean Starobinski <FIN_TITRE>La Relation critique, Gallimard<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Tzvetan Todorov <FIN_TITRE>Introduction à la littérature fantastique, Seuil, coll. Poétique<FIN_TABLE>

<DEBUT_TITRE>Louis Wolfson <FIN_TITRE>Le schizo et les langues, Gallimard, préf. Gilles Deleuze

<FIN_TABLE>

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