Thierry Beinstingel

Employé dans une entreprise de télécommunications, est entré en écriture sur injonction : celle d’une lointaine Direction qui le prie de décrire son emploi en n’utilisant que des infinitifs. La mèche de la révolte est allumée. Les narrateurs de ses «romans» sont cadre sup. ou intérimaire employé à étiqueter des pièces, ils ressentent le langage en usage dans l’entreprise comme une violence qui leur est faite. Ils n’auront de cesse de le retourner contre le pouvoir occulte qui a compris qu’asservir c’est d’abord déposséder l’individu de sa liberté fondamentale : parler selon son coeur.

 

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Central
Thierry Beinstingel, Fayard, 2000

15.00
Indisponible

Dans la nuit du dimanche au lundi, chaque semaine, le narrateur revit ses années de travail au Central de télécommunications, quelque part dans l'est de la France. Il revoit les lieux, s'attarde sur les visages de ses collègues, tandis que reviennent à sa mémoire tous ces gestes qui permettaient de relier entre eux des êtres séparés... Le premier roman d'un cadre en télécommunications.

9782213607344

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Composants
Thierry Beinstingel, Fayard, 2002

17.00
Indisponible

Un intérimaire fait un travail absurde : pendant une semaine, seul dans un hangar, il colle des étiquettes sur des composants mécaniques. Un roman sur le travail dans ce qu'il a de déshumanisant et d'aliénant.

9782213613062

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François Bon

François Bon est technicien soudeur lorsqu’il publie son premier livre, Sortie d’usine. Il publie ensuite plusieurs livres sur la question ouvrière et les traumatismes nés de la désindustrialisation. Sa «méthode» reste originale : laisser se déployer la parole de tous ceux qui les subissent, en leur donnant un volume de langue, une charge revendicative et émotionnelle que ces témoignages portent naturellement en eux. Qu’ils soient dans la rue, en piquets de grève, tous ces «désaffiliés» expriment par la plume de l’écrivain la détresse contemporaine du travail mutilé.

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Sortie d'usine
François Bon, Minuit, 1982

12.81

«C'est certainement l'un des livres les plus forts et les plus modernes, nés de l'usine et vus de l'intérieur de l'usine. La bousculade au moment de la débauche, la mort au quotidien par mutilation, la peur de la machine et de l'enfermement, le cambouis, les sons de l'outil, de l'acier, des cris, des moteurs, de l'air comprimé, le pointage, la grève, la fête, ce petit livre contient plus de faits et d'émotions que nombre de rapports.» (Michel Ragon, Histoire de la littérature prolétarienne.)

9782707306302

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Daewoo
François Bon, Fayard, 2004

18.00

Paroles reconstruites des ouvrières de Daewoo, après la fermeture des trois sites de la vallée de la Fensch (financés sur fonds publics dans le cadre d'un plan de reconversion). Une histoire qui donne en partage la mémoire de celles et ceux qui finissent par croire qu'ils n'ont plus d'histoire.

9782213618715

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Paysage fer
François Bon, Verdier, 2000

10.50
Indisponible

Tout un hiver, chaque jeudi, le train Paris-Nancy. On suit la Marne, puis la Meuse et la Moselle. Vieilles usines défaites, gares désertes, cimetières au pied des immeubles... Vient le temps des inondations, ensuite de la neige. De semaine en semaine, l'éclairage diminue, les villes s'allument. À chaque trajet, on enrichit le détail du paysage par écrit, sans revenir sur l'état premier.

9782861323167

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Temps machine
François Bon, Verdier, 1993

10.50

Comme si une fascination non résignée avait obligé, mais à reculons, en se faisant à soi-même violence, de revisiter le monde défait et cassé des usines.

9782864321644

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Jean-Louis Crimon

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Rue du pré aux chevaux
Jean-Louis Crimon, le Castor astral, 2004

13.00
Indisponible

Huit chapitres pour conjuguer et conjurer une enfance misérable et lumineuse : le narrateur habite rue d'en bas, et voudrait habiter rue d'en haut, mais la rue d'en haut n'est pas pour sa famille, ni pour lui. Seul son ami Romano, fils de Romanichels, lui apporte chaque fin d'hiver la part de rêve qui lui fait défaut : le rêve s'appelle rue du Pré-aux-Chevaux. Un roman fortement autobiographique centré sur une jeunesse dans les quartiers ouvriers.

9782859205386

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Verlaine avant-centre
Jean-Louis Crimon, le Castor astral, 2002

13.00
Indisponible

Faussement anachronique et iconoclaste, ce roman pose un regard nostalgique sur la superbe épopée footballistique française en Suède et sur l'équipe de France de l'année 1958, sans être non plus un traité technique ou historique sur le ballon rond : le narrateur, poussé par son père, rêve d'être footballeur, mais plus encore écrivain.

9782859204396

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Jean-Pascal Dubost

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Fondrie
Jean-Pascal Dubost, Cheyne éditeur, 2002

13.50
Indisponible

Composé de vingt-neuf brèves, Fondrie, suivant la graphie du XVIe siècle, est l'œuvre d'un écrivain de notre temps confronté aux restes de la fonderie d'art de Osnes-le-Val, en Haute-Marne, qui a cessé son activité en 1986. Cette «suite métallurgique» mêle à la langue actuelle celle de l'époque pour dire la colère maîtrisée, l'émotion et la compassion pour ce qui a été saccagé et perdu. Ainsi nous deviennent fraternels le destin des lieux, de ceux qui les ont animés, tandis que de façon implicite c'est notre civilisation qui se retrouve au banc des accusés.

 

9782841160631

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François Emmanuel

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La Question humaine
François Emmanuel, LGF, 2002

3.00

Une expérience vécue par un psychologue rattaché au département dit «des ressources humaines» d'une multinationale allemande. Pourtant bref et glacé, le récit se rattacherait presque au genre du journal intime si, conduit par le souci de se préserver lui-même, le narrateur ne s'appliquait sans cesse au refus de transiger sur la contrainte qu'il se fixe dès le début, quelles que soient les difficultés qu'il ne tardera pas à rencontrer : se tenir à distance des faits qu'il a résolu de consigner pour mémoire, comme s'il y allait de son salut.

9782253153610

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Annie Ernaux

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La Place
Annie Ernaux, Gallimard, 1997

3.00
Indisponible

Une courte autobiographie, concernant la relation père-fille, séparés par la distance sociale qui s'est introduite entre eux. Le monde ouvrier dépeint est archétypal. Trois générations qui font de paysans des ouvriers, puis des commerçants. La porosité entre ces trois «classes» montre qu'ils sont la même population soumise à une aléatoire embellie économique. Ce roman pourrait contrebalancer une thèse sur la condition ouvrière entre 1930 et 1960 tant il abonde en détails pertinents sur la question du logement, de la consommation ou de la fameuse «mobilité sociale».

 

9782070400102

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Aurélie Filipetti

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Les Derniers Jours de la classe ouvrière
Aurélie Filippetti, Stock, 2003

15.00
Indisponible

Le roman s'ouvre sur l'enterrement d'Angelo, fils d'immigrés italiens, mineur pendant trente ans, maire communiste, porté avec respect en terre et en littérature par sa fille Aurélie. Enfant, elle habitait près de Longwy. La mine Montrouge fut la dernière exploitée dans la région. Elle a été fermée le 31 juillet 1997. Aurélie a fait du chemin : après l'École normale supérieure, elle est devenue enseignante. Mais quelque chose en elle refuse de s'apaiser. Une colère. Le dégoût de constater qu'on fait bien peu de cas de ces millions d'hommes qui se sont littéralement tués à la tâche.

9782234056398

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Michel Houellebecq

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Extension du domaine de la lutte
Michel Houellebecq, J'ai lu, 2001

3.50
Indisponible

Joueur disqualifié mais spectateur perspicace, le narrateur décrit la lutte quotidienne de ses congénères cadres sup. en quête de plaisir et d'argent. Cette lutte, étendue à tous les aspects de la vie humaine sous l'influence du modèle libéral, transforme le moindre de nos gestes en un combat épique, au terme duquel notre position dans la société humaine est corrigée, à la hausse ou à la baisse. Résigné, le narrateur se place définitivement en dehors de cette lutte, enfermé dans la nostalgie de l'adolescence et souhaite parfois la mort sans pouvoir s'y résoudre.

9782290045763

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Régis Jauffret

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Clémence Picot
Régis Jauffret, Gallimard, 2000

8.90

Comment l'extrême frustration engendre la haine, la folie puis le meurtre. Trente ans, vierge, infirmière de nuit, la vie de Clémence reflète une absolue inexistence. Abhorrant la liberté, elle ne supporte pas l'enfant de son unique amie, sa voisine. C'est cette obsession (le désir mort-né d'enfanter) qui bâtit l'architecture du livre. Le lecteur s'enfonce peu à peu dans le vertige psychotique d'un esprit torturé qui ira jusqu'à débrancher un malade pour soulager ses souffrances. Les siennes ?

 

9782070410910

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Fragments de la vie des gens
Régis Jauffret, Gallimard, 2001

6.60

L'existence des cinquante personnages des cinquante Fragments de la vie des gens est un fardeau. Leur névrose, le sentiment d'inutilité, de vacuité s'originent bien souvent dans la relation entretenue avec un boulot ou son absence. Laquelle relation imprègne le reste, le couple en premier lieu.

9782070416202

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Leslie Kaplan

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L'Excès d'usine
Leslie Kaplan, POL, 1996

12.00
Indisponible

«J'ai mis très longtemps à mettre des mots sur cette expérience, (...) il m'a fallu dix ans pour pouvoir dire quelque chose qui n'était pas anecdotique, qui n'était pas misérabiliste. Je crois qu'effectivement, ce que j'ai voulu au départ, c'était écrire l'usine, cet endroit. (...) Je pense aussi à un lieu fou, (...) c'est-à-dire un lieu sans repère aucun, un lieu infini (...). C'est la découverte de ce lieu complètement, disons déconnecté, enfin un lieu complètement suspendu, où une table est une table et n'est pas une table.» (Leslie Kaplan, Entretien avec Marguerite Duras)

 

9782867440786

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Eva Kavian

La banalité du quotidien traité sur le mode de la fable chez cette écrivaine belge qui, forte de son expérience d’animatrice d’ateliers d’écriture, s’entend à capter ce qu’il peut encore avoir de «merveilleux». Un regard de femme, tout de tolérance et d’amour sur les relations tissées autour des rituels ordinaires du travail, du bistrot, de la famille, sur les zones intersticielles entre le monde urbain et la ruralité que sont ces cités en marge où s’abandonnent des adolescents à la délinquance plutôt sympathique.

 

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Trois siècles d'amour
Eva Kavian, le Castor astral, 2003

12.00
Indisponible

La banalité du quotidien traité sur le mode de la fable chez cette écrivaine belge qui, forte de son expérience d'animatrice d'ateliers d'écriture, s'entend à capter ce qu'il peut encore avoir de «merveilleux». Un regard de femme, tout de tolérance et d'amour sur les relations tissées autour des rituels ordinaires du travail, du bistrot, de la famille, sur les zones intersticielles entre le monde urbain et la ruralité que sont ces cités en marge où s'abandonnent des adolescents à la délinquance plutôt sympathique.

9782859205379

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Philippe Lacoche

Rock dans les caves, concours de billes, parties de pêche dans le canal. Ici aussi, le monde des adultes en galère ouvrière est vu par des gamins. La guerre d’Algérie fait rage dans la presse communiste, la société de consommation n’atteint pas encore cette couche de population : on sent qu’il va être dur à ces enfants d’emprunter le chemin de leurs pères...

 

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Cité Roosevelt
Philippe Lacoche, Mille et une nuits, 2004

9.00
Indisponible

Ces sept nouvelles se situent à Tergnier, dans l'Aisne, dans une cité précaire où l'auteur a vécu son enfance parmi les enfants de cheminots et d'ouvriers. Ces textes ne sont pas une description pathétique de cette époque, le passage des souvenirs au tamis de l'écriture a permis une recomposition et une renaissance de cette enfance qui ramène au temps heureux de la jeunesse.

 

9782842058586

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HLM
Philippe Lacoche, le Castor astral, 2000

12.00
Indisponible

Ces nouvelles braquent leurs caméras sur des cités HLM, quelque part là-bas, en Picardie. Elles examinent des fragments de vie dans le biotope urbain. La drogue, le football, le chômage, la solitude, mais aussi quelques grands traumatismes, comme la guerre d'Algérie ou celle de 40. Chacun ressasse son amertume ou peaufine sa vengeance sous le crachin poisseux balayant les gares de triage, les écluses, les péniches glissant dans le brouillard.

9782859204099

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Des petits bals sans importance
Philippe Lacoche, le Dilettante, 1997

13.57
Indisponible

La mort d'un ami est l'occasion pour le narrateur d'évoquer ses souvenirs de musicien dans un petit groupe qui animait les bals du samedi soir, en Picardie dans les années 70.

9782842630102

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Dorothée Letessier

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Voyage à Paimpol
Dorothée Letessier, Seuil, 1995

4.95
Indisponible

La courte fugue, en autocar, d'une mère de famille, ouvrière d'usine. Quelques heures pour laisser au quotidien le temps de déraper.

 

9782020261982

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Jean-Pierre Levaray

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Classe fantôme : chroniques ouvrières
Jean-Pierre Levaray, le Reflet, 2003

13.00
Indisponible

C'est à la classe ouvrière, à la France dite d'en bas, celle qu'on exhume le temps des élections, qu'est donnée la parole à travers cette série de portraits.

9782912162281

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Putain d'usine !
Jean-Pierre Levaray, l'Insomniaque, 2002

7.00
Indisponible

C'est sans fioritures que l'auteur narre avec force le quotidien d'une classe ouvrière qui, loin d'être allée au paradis, se morfond dans un purgatoire oublié. Englués dans la grisaille, confrontés au mépris et à la morgue des décideurs et gestionnaires, les prisonniers du boulot oscillent entre les tentations de la révolte et les affres de la résignation... Jusqu'à quand ?

9782908744453

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Franck Magloire

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Ouvrière
Franck Magloire, l'Aube, 2004

8.00

Le fils - l'auteur - est sorti de la condition ouvrière qu'a vécue sa mère avant de se faire licencier lors de la fermeture de l'usine Moulinex de Caen. Ces trente ans sont racontés à la première personne, l'écrivain se tenant en retrait mais laissant passer quelques unes de ses interrogations.

9782876789562

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Gérard Mordillat

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Les Vivants et les morts
Gérard Mordillat, Calmann-Lévy, 2005

20.95
Indisponible

Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême... Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux.

À travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques.

Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

 

 

9782702135389

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Amélie Nothomb

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Stupeur et tremblements
Amélie Nothomb, LGF, 2004

4.50

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière. Une course absurde vers l'abîme.

 

9782253150718

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Yves Pagès

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Petites Natures mortes au travail
Yves Pagès, Verticales, 2000

12.96
Indisponible

Chacune de ces vingt-quatre nouvelles tente la description clinique d'une profession incarnée dans un personnage confronté à un effet paradoxal induit par ses conditions de travail. Galerie : José l'homme-chien, chômeur en fin de droit contraint d'endosser chaque jour l'encombrant costume de Pluto ; Léopold le correcteur à domicile transformé en dauphin ; Jean-Louis, incarnant une (nouvelle) espèce d'espion, chargé par exemple de «chronométrer les temps de latence productive des secrétaires».

9782843350504

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Robert Piccamiglio

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Chronique des années d'usine
Robert Piccamiglio, Pocket, 2002

5.50
Indisponible

La pluie et le froid du petit matin, l'odeur entêtante de la machine à café, la lenteur du jour ouvrable, l'attente du week-end et des congés, les photos de filles à poil que l'on regarde pour penser à autre chose... L'usine dont nous parle Robert Piccamiglio n'est pas celle des journalistes, des sociologues ou des patrons, ni même celle des «travailleurs», comme disent les leaders syndicaux. C'est un espace immense et hostile qui dévore le tiers de la vie d'un homme, une zone de bruit, d'angoisse et d'ennui, où il va falloir chaque jour se battre, attendre, rêver peut-être...

9782266103589

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François Salvaing

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La Boîte
François Salvaing, LGF, 2000

5.00
Indisponible

Le destin d'un DRH promu à la cellule Acquisitions de son entreprise : sa vie amoureuse superficielle, ses souffrances, ses échecs, les vies broyées sans qu'il n'y puisse rien, puis, après être devenu l'ombre de lui-même, sa disparition en mer. Un roman impitoyable sur l'entreprise et la France.

 

9782253149361

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Annie Saumont

En une quinzaine de recueils, elle s’est imposée comme l’une des plus importantes nouvellistes de langue française. Son style continuellement à l’écoute de la langue en train se faire et son univers obstinément quotidien excellent à capter des bribes de la vie ordinaire, puis à faire surgir de ce terreau banal l’étrange et le tragique.

 

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Noir comme d'habitude
Annie Saumont, Pocket, 2002

4.70
Indisponible

Elle évoque les tragédies individuelles et domestiques vécues dans le mutisme, jusqu'à des drames tout aussi silencieux, mais liés aux pires moments de l'histoire. Il y a là, entre autres, une caissière de supérette, des élèves de LEP, une pensionnaire de maison de retraite, un vieux couple dans son logement, un agriculteur prospère, un cadre en vacances dans sa ville, un écrivain invité dans une prison... Une tranche d'humanité en somme, dont elle fouille mine de rien le vécu et les attentes, les refoulements ou les dérives.

 

9782266104548

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Jean Vautrin

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Le Cri du peuple (vol. 1)
Jean Vautrin et Tardi, Casterman, 2000

18.50

Adaptation en bande dessinée du roman de Vautrin par Tardi. 4 volumes.

9782203399273

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Le Cri du peuple
Jean Vautrin, LGF, 2001

7.13

À la manière d'un feuilleton à l'ancienne, Le Cri du peuple joue sur toutes les cordes de la tradition populaire pour nous narrer la Commune. Le monde ouvrier est représenté par une cohorte de personnages appartenant à tous les corps de métiers du Paris d'alors : Fil de fer, Caracole, Oeil de velours, Gueule d'amour... côtoient Louise Michel, Claude Monet et Jules Vallès... Le langage savoureux de l'époque nous entraîne dans les troquets et des deux côtés des canons. La grande histoire s'efface pour être saisie dans la multitude des destins qui la façonnent.

 

9782253150077

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Maxime Vivas

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Paris Brune
Maxime Vivas, le Temps des cerises, 1997

13.72
Indisponible

Un postier, un vrai, délaisse un instant ses fonctions de syndicaliste et prend la plume pour verser son expérience au dossier des persécutions, même si le mot paraît un peu fort, dont sont victimes tous les syndicalistes, en France sans doute, mais probablement à travers le monde. La pression est terrible, même dans une administration, mais tellement «sensible» aux yeux du pouvoir politique.

 

9782841090891

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