Les chapitres de ce dossier :
- Littérature française et francophone
- Littérature étrangère
...La littérature étrangère aussi sait s 'emparer du monde pour en arpenter ses immensités. Que ce soit l'Afrique vue par son coté absurde cher à Bernardo Atxaga, la Grèce côté intime chez Kiourtsakis et Sotiropoulos ou encore le voyage qui interroge ses origines comme chez Appelfeld. Il est des lieux du monde qui portent en eux des promesses romanesques : Istanbul (Mario Levi impose des accents proustiens), Venise (Titziano Scarpa fait résonner sa ville aux rythme des mélodies de Vivaldi).
- Littérature au grand air
- Polar
- Fantasy et SF
En grand format
| Le garçon qui voulait dormir Appelfeld, Aharon, Editions de L'Olivier, 2011 |
21.00 € | |
Erwin a 17 ans. Au sortir de la guerre, il se retrouve, après une longue errance en Europe, près de Naples, au coeur d'un groupe de réfugiés apatrides. Il a tout perdu : père, mère, langue, environnement familier, et émerge peu à peu du sommeil auquel il a recours pour faire revivre tout un pan de sa vie désormais anéantie. Enrôlé, avec d'autres jeunes gens de son âge, par un émissaire de l'Agence juive, il se prête à l'apprentissage intensif de l'hébreu et à l'entraînement physique, quasi militaire, que celui-ci leur impose chaque jour pour les préparer à une nouvelle vie dans l'État d'Israël sur le point de naître. Vient le temps de la traversée en bateau, de l'immigration clandestine (la Palestine est encore sous mandat britannique) et de l'arrivée dans les montagnes de Judée, où les jeunes pionniers sont affectés à la construction de terrasses agricoles. Erwin, comme tous ses camarades, accepte de changer de prénom. Il s'appelle désormais Aharon... Lire l'article de Nicolas Vivès sur le blog d'Ombres blanches |
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Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti. Aharon Appelfeld est né en 1932 à Czernowitz en Bucovine. Citoyen israélien, il est l'un des plus grands écrivains juifs de notre temps. Il a publié de nombreux romans, dont Histoire d'une vie (prix Médicis étranger 2004) ou récemment Et la fureur ne s'est pas encore tue (2009). |
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9782879297552
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| Sept maisons en France Atxaga, Bernardo, Bourgois, 2011 |
20.00 € | |
Yangambi, 1903. Tout est calme dans ce poste militaire où s'est implanté un détachement de la Force Publique du roi Leopold II, au coeur de la forêt congolaise. Les officiers y récoltent le caoutchouc, tandis que les chefs se laissent aller à leurs rêveries : le capitaine Lalande Biran aspire à devenir artiste et multiplie les trafics en tous genres ; le lieutenant Van Thiegel songe quant à lui à ouvrir un bar à Anvers et cherche à séduire la femme de Biran. Entre les cris des chimpanzés et des mandrills, l'ennui domine, les distractions se limitant à la lecture du courrier, de la presse locale et aux soirées alcoolisées. Tous n'aspirent qu'à rentrer en Belgique, jusqu'au jour où Leopold II annonce qu'il aimerait visiter le Congo, «son jardin de trois millions de mètres carrés». Rapidement néanmoins, les préparatifs font surgir des difficultés qui l'emportent sur l'euphorie initiale. «Quand le livre a paru en Espagne, un journaliste qui connaissait l'endroit où je suis né s'est étonné de l'absence de Basques. "Pas même un missionnaire", a-t-il dit. C'est tout à fait vrai. Ce livre ne parle pas de missionnaires basques, mais d'autres présences européennes en Afrique, en général plus grotesques.» Bernardo Atxaga |
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Traduit de l'espagnol par André Gabastou. |
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9782267021752
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| Les lances rouillées Benet, Juan, Passage du Nord-Ouest, 2011 Collection :Traductions contemporaines |
29.00 € | |
La Guerre civile espagnole durait depuis trois ans déjà « et seuls les plus attachés aux idéologies prolétariennes pensaient obtenir la victoire dans le domaine des armes. [...] L'ultime refuge résidait dans la conviction sans faille que la justice faisait partie du peuple, que l'histoire était de leur côté, qu'ils luttaient contre des siècles de retard et d'oppression et que quels que fussent les résultats, l'heure finale des riches, des curés et des militaires avait sonné ; et que la conscience européenne se frayait un chemin vers une nouvelle ère ». |
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Traduction de l'espagnol par Claude Murcia, introduction de Javier Marías. |
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9782914834414
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| Willy Melodia Caruso, Alfio, Liana Levi, 2011 Collection : Piccolo |
13.00 € | |
Dans les années 20 des Siciliens débarquent à New York, ville de bruit, de voitures et d'argent. Rien de commun avec l'île natale. Rien, sauf la Mafia. Celle-ci est toujours là, qui règle les vies et les morts. Willy Melodia, pianiste à l'oreille absolue, égrène les airs à la mode, du jazz à Frank Sinatra, et pendant vingt ans se laisse porter par les « amis ». Assis devant son piano, il assiste aux faits et gestes de Lucky Luciano, son protecteur en chef, de Vito Genovese, de Frank Costello. Sans parler de Ben Siegel, ce truand juif qui rêve de tuer Hitler. Indifférent aux événements du monde, Willy ne partage pas ce rêve. Avec son piano, il accompagne la marche de l'histoire en lui tournant le dos. |
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Traduit de l'italien par Fanchita Gonzalez Batlle. Alfio Caruso, Sicilien né à Catane en 1950, a travaillé au Corriere della Sera et à La Stampa. Après quatre thrillers mettant en scène la Mafia, et une monumentale histoire de Cosa Nostra, Da cosy nasce Cosa, il signe d'une plume légère et érudite ce roman passionnant. |
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9782867465680
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| A feu et à sang Chaves Nogales, Manuel, Quai Voltaire, 2011 |
21.00 € | |
« Quoiqu'elles relatent les aventures invraisemblables de personnages inconcevables, ces neuf hallucinantes nouvelles ne sont pas l'oeuvre de l'imagination ni de la fantaisie pure. Chaque épisode est inspiré d'un fait rigoureusement véridique ; chaque héros possède une existence réelle et une personnalité authentique - laquelle a été prudemment voilée en raison de la proximité des événements. » C'est en ces termes que Manuel Chaves Nogales s'adresse aux lecteurs de À feu et à sang - suite de récits sur la guerre civile espagnole, écrits dès 1937 alors qu'il était exilé en France. Il n'a guère plus de sympathie pour les révolutionnaires que pour les réactionnaires : « Idiots et assassins ont surgi avec une égale profusion et agi avec une égale intensité dans les deux camps qui se sont partagé l'Espagne. » Avec une grande lucidité et une impartialité exemplaire, Chaves Nogales montre jusqu'où la bêtise et la cruauté peuvent entraîner les hommes. |
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Traduit de l'espagnol par Catherine Vasseur. Manuel Chaves Nogales est né à Séville en 1897. Après la disparition prématurée de son père journaliste, il fait ses premières armes dans la presse locale, échappant ainsi à la précarité. |
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9782710367147
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| Le Dicôlon Kiourtsakis, Giannis, Verdier, 2011 |
26.00 € | |
Le Dicôlon - figure qui hante le narrateur et l'engage à raconter son histoire - est ce personnage à deux corps du théâtre populaire grec, ce héros de carnaval qui porte en permanence sur son dos le corps mort de son frère. Le conflit intime du même et de l'autre va jeter Haris, le frère, dans un désenchantement qui touche aussi bien la terre d'origine - une Grèce mythique - que la terre d'accueil - une Europe idéalisée -, et aboutit à l'échec amoureux puis au suicide dans la solitude de l'exil. Mais le mort que l'on porte en soi, au point que les deux corps n'en forment qu'un, se révèle, au fil du récit, comme le signe de la fraternité fécondante de la vie et de la mort, capable d'engendrer du sens, une parole et une existence renouvelées. « C'est toujours ainsi que les choses se passent : toutes nos idées ne sont-elles pas toujours dues à des morts, que nous devons ramener à la vie et pousser plus avant ? Et si nous étions tous d'une certaine manière Dicôlon ? » |
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Traduit du grec par René Bouchet. Yannis Kiourtsakis, essayiste, romancier et traducteur, né à Athènes en 1941, a fait des études de droit à Paris où il a vécu une dizaine d'années. Le Dicôlon, paru en 1995, a obtenu le Prix du meilleur roman. La revue L'Atelier du roman lui consacre le numéro de février 2011.
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9782864326342
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| Istanbul était un conte Levi, Mario, Sabine Wespieser, 2001 |
29.00 € | |
Saga familiale, livre-fleuve, déambulation intime et roman-monde, Istanbul était un conte est tout cela à la fois. Issu d'une famille juive séfarade arrivée à Istanbul au moment de la Reconquista, l'écrivain plonge dans la mémoire de sa ville natale comme s'il ouvrait une malle aux trésors. Les objets, les tableaux et les photographies sépia s'animent, et c'est la vie quotidienne de trois générations de Juifs stambouliotes au cours du XXe siècle qui prend forme. Il faut accepter de se perdre dans les ruelles étroites de la ville, sur les rives du Bosphore et dans les méandres des histoires familiales : au gré des errances du narrateur, dévoilant à travers mille récits et anecdotes les secrets de chacun de ses quarante-sept personnages (qu'il inventorie dans un lexique en début d'ouvrage), le charme agit. Istanbul est un conte, comme le sont les aventures, réelles ou rêvées, de ses habitants. D'une histoire à l'autre, se dessine le portrait d'une ville-monde, mais aussi son évolution vers la modernité. La ville cosmopolite et accueillante pour les communautés étrangères change au fil des ans, tandis que retentissent jusque dans le coeur des foyers les tragédies du siècle. Puissamment nostalgique, le livre de Mario Levi tente, et ce n'est pas son moindre attrait, de sauver un monde englouti, un monde de commerçants parlant encore le yiddish et le ladino, un monde où cohabitaient toutes les traditions et toutes les religions. Istanbul était un conte est le chant d'amour de l'écrivain à sa ville, en même temps qu'une formidable invitation au voyage. |
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Traduit du turc par Ferda Fidan. Mario Levi est né en 1957 à Istanbul, où il a toujours vécu. Écrivain et essayiste, il enseigne la sociologie à l'université. Istanbul était un conte a été traduit dans de nombreux pays et, en Turquie, salué par des prix importants. Mario Levi, éduqué à l'école française, est parfaitement francophone. |
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9782848050928
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| La vie sexuelle des super-héros Mancassola, Marco, Gallimard, 2011 Collection : Du monde entier |
24.90 € | |
À New York, au début du vingt et unième siècle, les super-héros sont fatigués : Superman, Batman et les autres ont raccroché les gants, ils sont devenus des hommes et des femmes d'affaires à succès, des vedettes des médias et du spectacle, et ont tous renoncé à leurs super-pouvoirs. Dès lors, qui peut bien vouloir les éliminer un par un ? Car après Robin, l'assistant et ancien amant de Batman, un mystérieux groupe de tueurs menace d'autres cibles. Mister Fantastic et Mystique reçoivent eux aussi d'étranges messages d'adieu, et il semble bien que ce soit dans leur vie privée et leurs comportements sexuels qu'on veuille les frapper. Le détective Dennis De Villa mène l'enquête, tandis que son frère Bruce, journaliste, couvre les événements. Mais ne faut-il pas chercher ailleurs, quelque part dans leur enfance commune, ce qui les relie à ces super-héros si fragiles ? Vaste fresque post 11 Septembre, le roman de Marco Mancassola est le récit de la fin d'un monde, celui des super-héros, et d'une civilisation, incarnée pendant des décennies par les États-Unis. Une civilisation qui est aussi la nôtre. |
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Traduit par Vincent Raynaud. Marco Mancassola a 37 ans et vit actuellement à Londres. Romancier et scénariste, il est également l'auteur des Limbes (Trois récits visionnaires), paru en 2010 dans la collection Du monde entier. |
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9782070128792
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| Chansons pour la fille du boucher Manseau, Peter, Bourgois, 2011 |
23.00 € | |
Itsik Malpesh a désormais quatre-vingt-dix ans et vit à Baltimore. Juif russo-moldave, il se définit comme « le plus grand poète yiddish vivant d'Amérique ». Né à Kichinev à l'époque des premiers pogroms, il a assisté à la montée de l'antisémitisme avec la Première Guerre mondiale et la Révolution russe, avant que ses pas ne le conduisent à Odessa, puis dans le New York en pleine dépression des années trente. Toute sa vie, il a poursuivi deux rêves incompatibles : devenir un poète de renom et retrouver sa muse, la fille du boucher, qui lui aurait sauvé la vie à sa naissance et dont il est tombé éperdument amoureux sans jamais l'avoir revue. Ce parcours en forme d'autobiographie fictive, véritable épopée du XXe siècle, nous est conté par la voix de son traducteur du yiddish. Récompensé par le National Jewish Book Award, Chansons pour la fille du boucher est à la fois une histoire yiddish du XXe siècle, une histoire d'amour au réalisme magique et l'exploration fascinante de la relation entre langage et identité. |
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Traduit de l'américain par Antoine Cazé. |
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9782267021462
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| Solaire McEwan, Ian, Gallimard, 2011 Collection : Du monde entier |
21.50 € | |
Michael Beard a atteint une cinquantaine plus que mûre. Il est chauve, rondouillard, dénué de toute séduction et, au moral, il ne vaut guère mieux. Mais il a dans le temps obtenu le prix Nobel de physique ; depuis lors il se repose sur ses lauriers et recycle indéfiniment la même conférence, se faisant payer des honoraires exorbitants. En même temps, il soutient sans trop y croire un projet gouvernemental à propos du réchauffement climatique. Quant à sa vie privée, elle aussi laisse à désirer. En coureur de jupons invétéré, Beard voit sa cinquième femme lui échapper. Alors qu'il ne croyait plus se soucier d'elle, le voilà dévoré de jalousie. Bientôt, à la faveur d'un accident, il pense trouver le moyen de surmonter ses ennuis, de relancer sa carrière, tout en sauvant la planète d'un désastre climatique. Il va repartir de par le monde, à commencer par le pôle Nord... À travers les mésaventures de ce prédateur narcissique, incapable de se contraindre, Ian McEwan traite des problèmes les plus actuels. Et sur ces sujets très sérieux, il parvient à nous faire rire. Voici peut-être le roman le plus comique, le plus intelligent, le plus narquois de cet auteur, l'un des plus grands en Angleterre aujourd'hui. |
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Traduit de l'anglais par France Camus-Pichon. Né en 1948, Ian McEwan est considéré comme l'un des écrivains anglais les plus doués de sa génération. L'enfant volé a reçu le prestigieux Whitbread à Novel Award et, en France, le prix Femina étranger (1993). Amsterdam a été couronné par le Booker Prize for Fiction (1998), Expiation par le WH Smith Literary Award (2002) et Sur la plage de Chesil par le prix littéraire européen Madeleine Zepter (2008). Nombre de ses livres ont par ailleurs été adaptés à l'écran : Sous les draps, Le jardin de ciment, Un bonheur de rencontre, L'innocent et, tout récemment, Expiation, sous le titre Reviens-moi.
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9782070130818
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| Charivari Mitford, Nancy, Bourgois, 2011 |
18.00 € | |
Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de soixante-dix ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Capitaine Jack. Car, derrière ce qui est au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l'humour anglais, transparaît une critique mordante des moeurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme. Publié pour la première fois en français, Charivari demeure un régal de lecture et offre un témoignage décalé sur l'atmosphère de l'entre-deux-guerres en Angleterre. « Charivari est un mélange corrosif de mesquineries absurdes et de farce, avec des héroïnes particulièrement enclines à suivre les élans fantasques de leurs envies, des gentlemen distingués et comploteurs, des aristocrates désuets et la sensation périphérique mais néanmoins prégnante de la guerre. » Emma Sleight, Time Out |
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Traduit de l'anglais par Anne Damour. |
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9782267021387
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| L'homme qui aimait les chiens Padura Fuentes, Leonardo, Métailié, 2011 Collection : Bibliothèque hispano-américaine |
24.00 € | |
En 2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain frustré et responsable d'un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï. Après quelques conversations, "l'homme qui aimait les chiens" lui fait des confidences sur Ramón Mercader, l'assassin de Trotski qu'il semble connaître intimement. Iván reconstruit les trajectoires de Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, et de Ramón Mercader, connu aussi comme Jacques Mornard, la façon dont ils sont devenus les acteurs de l'un des crimes les plus révélateurs du XXe siècle. À partir de l'exil de l'un et l'enfance de l'autre, de la Révolution russe à la guerre d'Espagne, il suit ces deux itinéraires jusqu'à leur rencontre dramatique à Mexico. Ces deux histoires prennent tout leur sens lorsque Iván y projette ses aventures privées et intellectuelles dans la Cuba contemporaine. Dans une écriture puissante, Leonardo Padura raconte, à travers ses personnages ambigus et convaincants, l'histoire des conséquences du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus, en particulier à Cuba. Un très grand roman cubain et universel. |
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Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis et Elena Zayas. Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scenarii pour le cinéma. Il est l'auteur, entre autres, d'une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons, publiée dans quinze pays.
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9782864247555
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| Luke la main froide Pearce, Donn, 2011, 20.00 Collection : Traductions contemporaines |
€ | |
«Rapidement, Luke Jackson était devenu une icône de la contestation, la référence dramatique de la cool attitude. En 1967, nous vivions de luttes pour les libertés et de LSD - deux ans plus tard, je tournerai Easy Rider. Ce jeune mec, condamné au bagne pour avoir décapité des parcmètres, symbolisait parfaitement l'esprit de désobéissance qui nous animait. Qu'il soit sorti de l'imagination d'un ex-taulard, passé par la marine, la fausse monnaie et le cambriolage, rajoutait à l'anticonformisme d'un personnage élevé depuis au rang de mythe cinématographique. Le charisme de Luke, sa résistance à la brutalité, ses interrogations sur l'existence d'un Créateur concourent à faire de cette histoire un manifeste humaniste et politique. [...] J'étais au Festival de Cannes quand Rosenberg m'a appelé sur le tournage de Cool Hand Luke. On me proposait de tenir le rôle d'un maton et de me couper les cheveux. Hors de question ! J'ai donc incarné Babalugats, l'un des détenus, la coupe fut moins sévère et Newman devint le type le plus cool d'Hollywood.» Dennis Hopper |
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Traduit de l'américain par Bernard Hoepffner. |
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9782914834445
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| Stabat Mater Scarpa, Tiziano, Bourgois, 2011 |
14.00 € | |
Cecilia vit dans l'orphelinat abrité par l'hospice de la Pietà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l'a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et le violon qu'elle joue chaque jour à l'église. Dans cet univers confiné et reclus où Cecila évolue, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit l'absence de sa mère la fait cruellement souffrir. Mais tout change l'année de ses seize ans, lorsqu'un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé besogneux qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux qui n'est autre qu'Antonio Vivaldi. Rendant compte du destin de nombreuses jeunes filles ayant appartenu à la maîtrise instrumentale de la Pietà, renommée à travers toute l'Europe, Tiziano Scarpa bâtit une fiction poignante qui est tout autant une enquête qu'un hommage au compositeur de génie qu'il admire depuis son enfance, ainsi qu'à ses brillantes interprètes. |
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Traduit de l'italien par Dominique Vittoz. Tiziano Scarpa est né à Venise en 1963, où il a étudié la littérature italienne contemporaine. Écrivain, poète et dramaturge, il s'est fait connaître avec la publication de L'oeil de vieux, son premier roman, en 1996, suivie de celle de son recueil de nouvelles, Amore (r), en 1998. Proche du groupe des écrivains rassemblés derrière le nom de Cannibales, qu'il a rejoint dans leur tentative de libérer la littérature des théories, il a aussi écrit le scénario de Popcorn, une comédie diffusée sur la RAI en 1997 et récompensée par le prix Italia. Il a par ailleurs consacré des essais à Alberto Savinio et Giorgio Manganelli et publié de nombreux articles sur la littérature italienne contemporaine. Il contribue aussi à la revue en ligne ilprimoamore.com. En 2009, il a obtenu le prestigieux prix Strega ainsi que le Super Mondello pour son roman Stabat Mater. |
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9782267021523
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| Le livre de Dave Self, Will, Editions de L'Olivier, 2010 |
25.00 € | |
Et si le pire des hommes devenait le Messie ? Dave Rudman, chauffeur de taxi londonien, passe son temps à fulminer contre les Noirs, les Juifs, les Arabes, les bourgeois ou les touristes. Il déverse son fiel dans des écrits qu'il enterre dans le jardin de son ex-femme, Michelle. Cinq siècles plus tard, après un terrible déluge, ses élucubrations sont retrouvées. Le « Livre de Dave » devient la référence spirituelle du Nouveau Monde. Dans l'archipel d'Ingleterre, en l'an 500 après Dave, la vie s'organise selon les paroles du prophète. Les hommes et les femmes vivent séparément, et parlent le mokni, argot modelé sur le jargon du chauffeur de taxi. Cet « Évangile selon Self » est une satire de la vie moderne. Les religions, le capitalisme, l'Histoire, le mariage, rien n'échappe à l'auteur de Mon idée du plaisir. Vrai-faux roman d'anticipation ou d'aventure, Le Livre de Dave est surtout un tour de force littéraire. Will Self invente une langue, un monde, mélange les genres et les influences avec une virtuosité impressionnante.
" Cette fable rendra dépressifs les idéalistes, réjouira les profanateurs d'idéaux, amusera les amateurs de science-fiction et démoralisera les optimistes radicaux - c'est selon... (...) Pour tout dire, ce dernier roman en date du grand Self fait froid dans le dos, et ne plaira certainement pas à Margaret Thatcher. Mais quel livre !" Gilles Heuré - Télérama - 04/11/2010 |
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Traduit de l'anglais par Robert Davreu. Will Self est né à Londres en 1961. Distingué par la revue Granta comme l'un des meilleurs écrivains britanniques de notre époque, il s'est imposé avec des romans comme Mon idée du plaisir (1997), Les Grands Singes (1998) ou Dorian (2004). Son oeuvre est souvent comparée à celle de Thomas Pynchon ou Don DeLillo. |
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9782879295787
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| Dompter la bête Sotiropoulou, Ersi, Quidam, 2011 Collection : Made in Europe |
20.00 € | |
Loin des élans révolutionnaires de sa jeunesse, Àris Pavlòpoulos, conseiller particulier d'un ministre, jouit d'une existence confortable à Athènes en dissimulant ses zones d'ombre : l'obsession du sexe et l'ambition refoulée d'être reconnu comme poète. Une manifestation littéraire consacrée à son oeuvre et un voyage en Espagne, hanté par le symbolisme sexuel de la tauromachie, lui offrent l'occasion de satisfaire tous ses désirs. Mais dans la vie de Pavlòpoulos, rien n'est conforme aux apparences... surtout quand un jeune voyou le poursuit dans les rues d'Athènes comme son ombre. D'une écriture rigoureuse et inventive, tragique sans négliger l'aspect comique et même grotesque des choses, Dompter la bête dissèque le comportement d'une élite tout en abordant des questions morales et existentielles. Un roman qui se lit d'un trait. |
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Traduit du grec par Michel Volkovitch. |
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9782915018585
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| La malle en cuir ou La société idéale Stevenson, Robert Louis, Gallimard, 2011 Collection : Du monde entier |
21.00 € | |
Voici le premier roman qu'écrivit R.L. Stevenson, resté jusqu'à ce jour à l'état de manuscrit. Une lettre de Stevenson à Fanny Sitwell, datée de mai 1877, l'annonçait avec enthousiasme : « Sonnez tambours, résonnez trompettes - je suis embarqué sur - trompettes, tambours - un roman ! The Hair Trunk, or the Ideal Commonwealth ». Ce roman devait rester inachevé. Il y travaillait encore, juste avant de s'embarquer le 7 août 1877 pour la Californie, où il allait retrouver, et épouser après de terribles épreuves, Fanny Osbourne. A l'époque, Stevenson était occupé à préciser son idée d'une « société nomade » se constituant le long des routes. Vivre sans maison, sans attaches, ne rien posséder que son léger bagage, passer de lieu en lieu avant que ne se figent les relations entre les êtres. Ce fut, dès lors, son « pari bohémien » qu'il tenta de vivre pendant ses années parisiennes, passant de chambres d'hôtel en studios d'amis, ne faisant plus que de brèves apparitions chez ses parents, goûtant par-dessus tout le bonheur de s'éprouver ici bas comme un « voyageur sans bagage ». Il fallait rien moins qu'un roman pour dire ces temps heureux de la bohème. Mais le roman prit du retard. La raison première, évidente, tient à l'état d'urgence dans lequel vivait Stevenson : le besoin d'argent, la maladie à rechutes fréquentes, le tourbillon des amis, la pression effrayante exercée par ses parents, tout le poussait à la forme courte, de rentabilité modeste, peut-être, mais immédiate. Au retour de Californie, La malle en cuir ne fut pas repris. Les épreuves de la traversée, la mort omniprésente, la rupture avec les siens, l'abandon par ses amis, le sentiment du désespoir d'une perte de soi, avaient conduit Stevenson au delà de lui-même. C'est un Stevenson sûr de son art qui sort de telles épreuves : poursuivre La malle en cuir n'avait plus de sens. Un chapitre manquait, probablement un peu plus. Michel Le Bris, qui découvrit le manuscrit dans une bibliothèque américaine au bout d'un véritable jeu de piste, s'est servi de ce que son étude approfondie de Stevenson lui a permis de savoir de la suite de son projet, et de l'évolution de sa philosophie, pour imaginer une fin, tout aussi savoureuse que le roman. |
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Edition établie, présentée et prolongée par Michel Le Bris. Traduit de l'anglais par Isabelle Chapman.
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9782070759118
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| Easter parade Yates, Richard, Robbert Laffont, 2010 Collection : Pavillons |
20.00 € | |
Filles d'un couple divorcé, Sarah et Emily Grimes vivent une enfance maussade, ballottée entre diverses banlieues petites-bourgeoises de New York, qui flattent les aspirations sociales de leur mère perpétuellement déconcertée par la vie. Elles se rêveraient bien un père éditorialiste du Sun mais comprennent vite qu'il ne sera jamais qu'un «simple préparateur de copie». Au sortir de l'adolescence. Sarah, la préférée de leur père, la plus jolie et la plus sensible, entame une histoire d'amour avec le fils de leurs voisins, un beau parti élevé dans une école privée anglaise. Sur une photographie datée de 1941, lors de l'Easter Parade, le couple est immortalisé dans tout l'éclat de sa jeunesse. Un avenir radieux semble s'offrir à lui. Trop différentes pour être proches, les deux soeurs suivent chacune leur chemin, sans vraiment perdre le lien. Jusqu'à ce qu'une série d'événements tragiques n'oblige Emily à remettre leur relation en perspective... Après avoir publié en 1961 La Fenêtre panoramique (adaptée à l'écran sous le titre Les Noces rebelles par Sam Mendes), Richard Yates poursuit ici sa chronique douce-amère des années glorieuses de la classe moyenne américaine. Paru en 1976, Easter Parade raconte la chute lente de personnages qui se rêvent trop pour se demander qui ils sont vraiment. Comme l'ensemble de son oeuvre, ce roman a marqué toute une génération d'écrivains, parmi lesquels André Dubus, Raymond Carver ou Richard Ford, et continue de fasciner nos contemporains. |
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Traduit de l'américain par Aline Azoulay-Pacvon. Richard Yates est né en 1926 dans l'État de New York. Après une enfance instable dominée par le divorce de ses parents, il rejoint l'armée. Au début des années 1950, il devient journaliste, nègre, travaille dans la publicité, avant de publier son premier roman La Fenêtre panoramique, finaliste du National Book Award. Il est soutenu par de nombreux écrivains dont Kurt Vonnegut, Dorothy Parker, William Styron ou Tennessee Williams. Il meurt en 1992. |
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9782221114315
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En poche
| Le chagrin de la guerre Bao Ninh, Philippe Picquier, 2011 Collection : Picquier poche |
8.50 € | |
Un homme de trente ans revient après dix années de guerre. Il essaie de recoller les morceaux épars de son existence. A la lueur d'une petite lampe à pétrole, nuits après nuits, feuillets après feuillets, il écrit sa vie, la guerre, l'amour. L'écriture le repousse de plus en plus loin, de plus en plus profondément dans le passé, la boue, le sang, la violence, les atrocités. Et les feuillets s'entassent pendant que la vie de tous les jours se délite, pendant que la mémoire, comme un fleuve à la dérive, à travers mille méandres, l'ensevelit dans les pages cachées de son passé. Pour qu'il écrive ce chagrin de la guerre, cette tristesse de l'amour, " les pages les plus folles dans une douleur née de la passion de vivre ". En littérature, lorsqu'on évoque la guerre du Vietnam, on ne présente généralement que l'écho des vaincus. Ninh Bao restitue avec brio la voix des vainqueurs. Vainqueurs vraiment ? Le narrateur veut écrire la guerre pour se souvenir de ceux qui se sont sacrifiés. On retrouvera ici la voix pudique d'un Jorge Semprun. |
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Traduit du vietnamien par Phan Huy Duong. |
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9782809702385
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| Les détectives sauvages Bolano, Roberto, Gallimard, 2010 Collection : Folio |
11.00 € | |
Le jeune Juan García Madero abandonne ses études de droit pour déambuler dans les bas-fonds de Mexico. Avant de partir, moderne Don Quichotte, en compagnie de la prostituée Lupe, en quête de Cesárea Tinajero, poétesse mythique dont la trace se perd dans le désert... La littérature et la vie sont-elles deux choses différentes ? Ce roman polyphonique, d'une richesse et d'une drôlerie rares, marque le début d'une nouvelle ère dans la littérature latino-américaine. Écrivain chilien ayant partagé sa vie entre le Mexique et l'Espagne, Bolaño réussit avec cet ouvrage à concilier une grande ambition formelle avec une toute aussi grande lisibilité. Il nous livre ici les aventures tragi-comique d'un Don Quichotte moderne déambulant dans les bas-fonds de Mexico puis en Europe. La définition même de la littérature monde. |
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Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio. Roberto Bolaño est né à Santiago du Chili en 1953. Après avoir vécu au Mexique, il retourne dans son pays d'origine au moment du coup d'État de Pinochet. Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique, il fonde " l'infraréalisme ", groupe littéraire d'avant-garde, héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres. Il est arrivé comme une bombe sur la scène littéraire espagnole avec, d'abord, La littérature nazie en Amérique, puis Les détectives sauvages. Il a reçu le Prix Herralde en 1998, le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d'Amérique latine, en 1999. Héritier hétérodoxe de Borges, de Cortázar, de Artl, d'Onetti, à la fois poète et romancier, il saisit à bras le corps la littérature et l'histoire de sa génération, et est passé maître du brassage des registres, situations et personnages. Roberto Bolaño est mort en juillet 2003 à Barcelone à l'âge de 50 ans. |
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9782070416769
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| La vie d'Arséniev Bounine, Ivan, LGF, 2008 Collection : Biblio romans |
7.50 € | |
Excellent dans l'art de la réminiscence, Bounine apparaît comme l'équivalent russe de Marcel Proust. Il nous dit la vie d'un homme au début du 20e siècle, accomplissant par-là un incroyable travail de mémoire. Son roman évoque une noblesse désargentée, perdue au milieu d'une steppe dépouillée, prise dans l'infini paysage d'une campagne dont le narrateur fait une fine apologie détailée. |
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Traduit du russe par et annoté par Claire Hauchard. |
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9782253083986
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| Stone junction Dodge, Jim, 10-18, 2010 Collection : Domaine étranger |
10.00 € | |
Après la mort dramatique de sa mère dans une explosion, Daniel Pearse est recueilli par l'AMO, une société secrète d'alchimistes et de hors-la-loi. Initié aux savoirs d'un monde underground, allant de la méditation au casse de coffres-forts, en passant par le réajustement karmique ou les subtilités du poker, l'apprenti sorcier entame son aventure hallucinée. Fort de ces enseignements, il pourra mener sa quête de la vérité sur le meurtre de sa mère et la mission subversive à laquelle ses Maîtres l'ont préparé : dérober un étrange diamant détenu par le gouvernement... Revisitant le genre du roman d'apprentissage à la lumière de la contre-culture américaine, Jim Dodge nous livre un récit haletant et iconoclaste où merveilleux rime avec séditieux. |
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Traduit de l'anglais par Nicolas Richard. |
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9782264048417
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| Une fois deux Hanika, Iris, LGF, 2011 Collection : Le Livre de poche |
6.50 € | |
Senta et Thomas, deux êtres que tout oppose, tombent l'un sur l'autre dans un café du quartier de Kreuzberg à Berlin. Coup de foudre, coup de fil : la rencontre est scellée en 127 secondes. Mais, très vite, le doute, la peur s'installent. Les monologues intérieurs des protagonistes témoignent de leur résistance émue, surprise, face à cette histoire. De l'analyse scientifique du sanglot au fragment du discours informatique amoureux, un véritable arsenal stylistique est mis en oeuvre pour dynamiter leur relation, la disséquer avec un humour désopilant, le tout dans la canicule estivale de Berlin, croquée avec la précision d'une Berlinoise d'adoption. " Ce roman bourré d'humour, de tendresse aussi, se présente comme un brillant exercice de style sur toutes ces coulées de langage qu'emprunte le désir pour se raconter, se mettre en scène, s'alimenter, bref s'inspirer..." Sophie Deltin, Le Matricule des anges. |
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Traduit de l'allemand par Claire Buchbinder |
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9782253134398
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| Le marin américain Lund, Karsten, Actes sud, 2011 Collection : Babel |
9.50 € | |
En l'an 1902, un bateau fait naufrage à la pointe du Danemark, au large de Skagen, village de pêcheurs qu'une école de peintres a rendu célèbre à la fin du XIXe siècle. Le seul survivant, un marin américain aux yeux et aux cheveux noirs, est hébergé pour une nuit chez une jeune femme de pêcheur. Neuf mois plus tard naît un enfant qui ne ressemble pas aux autres... Une saga danoise sous forme de mille-feuille. Un roman à la croisée des oeuvres des anglais Jonathan Coe et Anif Kureishi et de la littérature des grands espaces chère à Jim Harrison. Ce beau livre retrace l'histoire intime d'une femme, d'un coupe, d'un port et d'une communauté. Délicieuse lecture qui vous laisse, en passant, un peu de sel marin sur les lèvres. |
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Traduit du danois par Ines Jorgensen. Prix Gens de mer - Etonnants voyageurs 2009. |
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9782742795031
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| L'homme qui marchait sur la lune McCord, Howard, Gallmeister, 2011 Collection : Totem |
7.00 € | |
Qui est William Gasper, cet homme qui depuis cinq ans arpente inlassablement la Lune, une "montagne de nulle part" en plein coeur du Nevada ? De ce marcheur solitaire, nul ne sait rien. Est-il un ascète, un promeneur mystique, un fugitif ? Tandis qu'il poursuit son ascension, ponctuée de souvenirs réels ou imaginaires, son passé s'éclaire peu à peu : ancien tueur professionnel pour le compte de l'armée américaine, il s'est fait de nombreux ennemis. Parmi lesquels, peut-être, cet homme qui le suit sur la Lune ? Entre Gasper et son poursuivant s'engage alors un jeu du chat et de la souris. McCord ou l'art de réconcilier l'irréconciliable. Si l'on vous parle d'un roman évoquant tour à tour le nature writing façon écrivain du Montana, la quête spirituelle, voire métaphysique, d'un marcheur solitaire, la guerre de Corée sous influence "pynchonienne" avec un soupçon de roman policier...vous y croyez ? " Mi-polar, mi-roman naturaliste, ce livre est un conte lyrique et sanglant, inclassable." Christine Ferniot - Télérama - 04/05/2011 |
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Traduit de l'américain par Jacques Mailhos. |
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9782351785102
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| Le temps où nous chantions Powers, Richard, 10-18, 2008 Collection : Domaine étranger |
10.90 € | |
Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix où, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs : Jonah embrasse une prometteuse carrière de ténor, Ruth, la cadette, lutte aux côtés des Black Panthers, tandis que Joseph essaye, coûte que coûte, de préserver l'harmonie familiale. Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps où nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique. |
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Traduit de l'américain par Nicolas Richard. " Une fresque magistrale où la musique sert de rédemption à la souffrance, sous la plume d'un enchanteur." Anne Crignon - L'Express - 25/04/2008 |
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9782264041449
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| La montagne volante Ransmayr, Christoph, LGF, 2010 Collection : Le Livre de poche |
6.95 € | |
Nostalgiques « d'un lieu immuable sous un ciel immuable », deux frères, très dissemblables et pourtant profondément liés, quittent l'Irlande pour le Tibet oriental. Ils ont pour but d'escalader le mont Phur-Ri, un des derniers espaces inexplorés du monde, minuscule tache blanche sur les cartes. Mais cette « montagne volante », comme l'appellent les nomades khampas, est, selon la légende, éphémère... Obsédés par leur quête, Pad et Liam se lancent dans une expédition périlleuse qui va les conduire à la rencontre d'eux-mêmes, de leurs illusions, de l'amour et de la mort. Un chef-d'oeuvre à la langue poétique d'une très grande beauté et au pouvoir d'évocation impressionnant. |
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Traduit de l'allemand par Bernard Kreiss. |
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9782253128236
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| Orlando Woolf, Virginia, LGF, 2007 Collection : Biblio romans |
6.00 € | |
C'est l'histoire d'Orlando, jeune homme devenu femme ; l'histoire d'une métamorphose à travers les siècles (de la Renaissance au XXe). Avec un style enjouée et une prose gorgée d'humour, Virginia Woolf explore la multiplicité d'un être fantasque qui a soif de vie et est fou amoureux de poésie. Une fausse biographie dédiée à Vita Sackville-West qu'il faut lire au moins pour sa magique et magistrale scène du banquet sur la Tamise gelée ! |
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Traduction de Catherine Pappo-Musard. Virginia Woolf est née en 1882. Mariée à l'économiste Leonard Woolf, elle a fondé avec lui la maison d'édition Hogarth Press. Ses romans et ses articles ont fait d'elle l'une des figures les plus importantes de la littérature de l'entre-deux-guerres. Sujette à des crises nerveuses fréquentes et craignant de perdre la raison, elle mit fin à ses jours en 1941. Elle était membre du Bloomsbury Group, un groupe d'artistes auquel appartenaient E.M. Forster et J.M. Keynes. |
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9782253029830
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