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Sciences

 

 

 

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La découverte de l'ombre : de Platon à Galilée, l'histoire d'une énigme qui a fasciné les grands esprits de l'humanité
Casati, Roberto, Albin Michel, 2003

6.95

Qu'y a-t-il de plus étrange et de plus inquiétant qu'une ombre ? Elle est impossible à saisir et beaucoup de grands peintres n'ont pas réussi à la domestiquer. Pourtant, l'ombre a été la clé de très grandes découvertes scientifiques : les éclipses, la distance entre la Terre, la Lune et le Soleil, la forme et la dimension de la Terre, la structure du système solaire. Pour démontrer que la réflexion sur l'ombre est en partie à l'origine de la pensée occidentale, depuis l'extraordinaire mise en scène du mythe de la Caverne chez Platon, Roberto Casati fait revivre les principales énigmes qui ont fasciné les hommes depuis l'Antiquité. Problèmes théoriques, philosophiques ou astronomiques tels que : Thalès a-t-il vraiment calculé la hauteur des pyramides à partir de leur ombre ? Pourquoi Dante est-il surpris de voir son ombre au Purgatoire ? Comment serait un monde sans ombre ? Les peintres de la Renaissance, de leur côté, avaient bien compris que c'était en perçant les secrets de la pénombre et de l'ombrage qu'ils maîtriseraient l'art des volumes et de la perspective.

D'Ératosthène à Galilée, des astronomes arabes aux mathématiciens modernes, des peintres grecs à Léonard de Vinci, Roberto Casati raconte l'histoire du « club de l'ombre ». Avec un véritable sens du paradoxe, du rebondissement et du cocasse, mais aussi du petit fait vrai qui aide à comprendre et à mémoriser les problèmes soulevés, Roberto Casati invite le lecteur à redécouvrir sous un jour original quelques-uns des plus grands penseurs de l'humanité. Un ouvrage érudit mais clair, qu'on aimerait dire lumineux !

 

Philosophe de formation, chercheur au CNRS, Roberto Casati travaille à l'Institut Jean Nicod (EHESS-ENS, Paris). Son domaine de recherche se situe entre la métaphysique et la philosophie de la perception. Parmi ses ouvrages, on pourra lire en français La Philosophie du son (avec J. Dokic), Nîmes, 1994. Milanais d'origine, Roberto Casati est aujourd'hui rattaché à l'Ecole polytechnique. Il s'intéresse tout particulièrement à l'étrangeté des objets réputés banals : images, couleurs, sons, lieux et trous.

Traduit de l'italien par Pierre-Emmanuel Dauzat.

 

 

9782253943471

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La vitesse de l'ombre : aux limites de la science
Lévy-Leblond, Jean-Marc, Seuil, 2006

22.00

Le titre de ce livre, s'il trouve son origine dans le paradoxe qui permet d'assigner à l'ombre une vitesse supérieure à celle de la lumière, renvoie surtout à la crise du projet des Lumières et à la sombre perspective d'une technoscience qui ne délivrerait plus que d'obscures clartés.

La stratégie suivie dans ces études consiste, pour mieux comprendre l'activité scientifique, à en explorer les limites, à partir de questions singulières mais éclairantes : pourquoi les physiciens, depuis quatre siècles, s'intéressent-ils à l'Enfer ? d'où vient le mythe des sept couleurs de l'arc-en-ciel ? quelle est la portée des lettres de l'alphabet dans les formules (cabalistiques, effectivement) de la physique ? que nous disent de la science les anecdotes qui courent sur les grands savants, et sur Einstein au premier chef ? la science a-t-elle une universalité transculturelle ? le partage du savoir ne demande-t-il pas aussi celui de l'ignorance ? y a-t-il une Muse de la science ?

Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien, épistémologue et essayiste, est professeur émérite de l'université de Nice et directeur de programme au Collège international de philosophie. Auteur de plusieurs ouvrages de réflexion critique sur la science contemporaine, il dirige la collection « Science ouverte » au Seuil, ainsi que la revue Alliage (culture, science, technique).

 

9782020881661

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Philosophie et Psychanalyse

 

 

 

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L'envers du visible : essai sur l'ombre
Milner, Max, Seuil,, 2005

26.00

« En Français, le mot ombre a deux sens: la silhouette qu'un corps produit lorsqu'il s'interpose devant une lumière et les ténèbres proprement dites : l'anglais, en revanche, distingue shadow et darkness. Max Milner ne lâche aucun de ces deux fils dans une vaste enquête sur l'ombre qui nous transporte, sans aucune esbroufe, de Jean de la Croix à Chamisso, de Georges de La Tour à Novalis et à Péguy ou de la Bouche d'ombre au Docteur Mabuse. L'ampleur de la culture s'allie constamment à la simplicité de l'exposé dans ce livre qui refuse d'en mettre plein la vue pour s'intéresser à ce qui se dérobe... L'étude de l'ombre est une enquête à bords flous. Max Milner y fait entrer les peintres du clair-obscur, de Léonard à Rembrandt, en passant par le Caravage et les ténébristes espagnols. Une large place est faite aux récits, histoires d'ombres perdues, volées ou vendues, comme dans le Peter Schlemihl de Chamisso ou dans La Femme sans ombre, de Hofmannsthal, mais également chez Andersen ou Apollinaire. Souvent, dans ces contes, un homme sans ombre est un mort en sursis. Apparemment anodine et sans valeur, l'ombre, ce manque d'être, se trouve fréquemment associée à l'essentiel : à l'âme, également immatérielle, à l'acceptation de la condition humaine - donc aussi de sa part d'ombre - ou tout simplement à la vie. Max Milner se repaît d'impalpable et rien n'échappe à son appétit, ni les préoccupations éternelles - car l'homme ne connaît Dieu que par son ombre - ni les occupations fugaces, comme ces silhouettes découpées qui furent une mode au XVIIIe siècle... »

Claude Habib - L'Express du 22 septembre 2005

 

9782020556828

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Impressions fugitives : l'ombre, le reflet, l'écho
Rosset, Clément, Minuit, 2004

9.50

« Une étude des différentes figures du double, conçu comme marque d'irréalité et principal facteur d'illusion, telle que je la mène depuis longtemps, serait incomplète sans une brève exploration des domaines de l'ombre, du reflet et de l'écho. Car, et contrairement aux doubles porteurs d'illusion, ces doubles de " seconde espèce " sont des garants de la réalité des objets dont ils constituent l'environnement forcé, quelque fugitif et parfois inquiétant que celui-ci puisse sembler. La littérature nous enseigne depuis longtemps ce qu'il en coûte d'être privé de son ombre ou de son reflet et, pour parodier La Fontaine, qu'à lâcher l'ombre on perd aussi la proie. » Clément Rosset

 

9782707318534

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La peau de l'ombre
Gayraud, Joël, José Corti, 2004

16.50

La peau de l'ombre s'appuie sur un constat : face à un réel de plus en plus privé de substance et devenu spectral, la seule démarche d'élucidation possible consiste non pas en un hypothétique approfondissement de ce qui n'a plus d'épaisseur, mais en une saisie patiente et minutieuse des linéaments et des surfaces, de la peau de ces ombres qui ont remplacé les vérités les plus assurées comme les illusions les plus anciennes. Cette approche à la fois critique et désirante permet à la fois de redonner chair et consistance à ce qui le mérite et de forger les armes nécessaires pour combattre ce qui nous spectralise.

Une telle démarche fait la part aussi belle à la rêverie qu'à la pensée conceptuelle et se traduit par un entrelacement de thèmes tissés au fil des années : le rêve, la révolte, l'enfance bafouée, la nécessité de la projection utopique, le sentiment de précarité de la présence au monde, se mêlent à des observations ironiques sur la vie atténuée de nos contemporains, coincés entre l'idéologie de la performance et l'apathie morale et passionnelle de l'homme banal.

La voix personnelle de l'auteur se fait entendre aussi bien à travers l'expression de ses partis pris, que dans ses réflexions plus théoriques comme celles qui concernent les problèmes liés au statut du sujet dans son rapport à la parole. Un ensemble de 410 fragments sans cesse reliés par un jeu d'échos intérieur qui en maintient avec force la cohérence.

 

9782714308375

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L'ombre au tableau : du mal ou du négatif
Jullien, François, Seuil, 2004

18.00

« Dire qu'il y a une "ombre au tableau", selon une image devenue cliché (partons sans hâte de ce plus familier, plutôt que de l'enjamber), c'est indiquer que quelque chose y fait tache, qu'on se plaint d'y rencontrer. Cette ombre perçue dans le tableau de la vie sera la mort, la souffrance, la maladie, la guerre, l'injustice, etc., qu'on voudrait pouvoir ne point affronter. Or, c'est aussi un des plus anciens motifs de la pensée, et même parmi les plus éculés, que de montrer qu'il fallait des ombres au tableau pour en faire ressortir les couleurs et qu'on puisse admirer celles-ci ; et que, de même, sans la souffrance, la maladie, la guerre, la mort, etc., nous ne saurions ce qu'est le bien, la santé, la paix, ni non plus la vie. "Si ces choses-là n'étaient pas", lance Héraclite nommant ainsi, en vrac, tous ces traits d'injustice les heurtant tous les jours, "ils n'auraient pas connu le nom de Justice"... Imaginons "Dieu" artiste : il lui fallait bien ménager tous ces jeux d'ombre pour rehausser sa peinture de la création.

De ce qui est devenu poncif et a traîné, durant tant de siècles, dans les soutes de la philosophie, nous ne saurions nous débarrasser du seul fait qu'on n'y voit guère, aujourd'hui, ce qui peut stimuler l'esprit ; car cet inintéressant évoque aussi l'essentiel : d'où procède notre "assentiment" à la vie ? »

François Jullien, p. 7

Une passionnante méditation, contrastant la dramatisation occidentale du mal et la pensée chinoise d'un négatif actif.

 

9782020619714

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L'ombre de l'amour : le concept d'amour chez Heidegger
Agamben, Giorgio & Piazza, Valeria, Rivages poche, 2003

Collection : Rivages poche. Petite bibliothèque
6.50

On a toujours pensé que le problème de l'amour était absent dans la pensée de Heidegger. Dans les deux textes qui composent ce livre, Giorgio Agamben et Valeria Piazza se proposent au contraire de retracer la présence et le poids de ce thème dans la pensée la plus discutée du XXème siècle. Comment faut-il lire un échange de lettres entre deux auteurs comme Heidegger et Arendt - surtout s'il y est question d'amour ? S'agit-il d'un témoignage sur la vie des auteurs ou plutôt d'un texte philosophique d'un genre nouveau ? Et si ces lettres n'étaient ni une chose, ni l'autre, mais précisément ce qui rend impossible toute distinction entre l'oeuvre et la vie ? D'autant plus que s'y glissent des pages de journal et des poèmes... C'est pour répondre à ces questions que Giorgio Agamben et Valeria Piazza cherchent un point de vue nouveau pour lire ces lettres déjà célèbres et, tout en questionnant la correspondance comme genre littéraire, essaient d'y cerner une théorie de l'amour chez Heidegger comme relation à une zone d'opacité. Pas d'ombre sans amour, pas d'amour sans l'ombre ?

9782743611330

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La traversée des ombres
Pontalis, Jean-Bertrand, Gallimard, 2005

Collection : Folio
6.20

« Il nous faut croiser bien des revenants, dissoudre bien des fantômes, converser avec bien des morts, donner la parole à bien des muets, à commencer par l'infans que nous sommes encore, nous devons traverser bien des ombres pour enfin, peut-être, trouver une identité qui, si vacillante soit-elle, tienne et nous tienne ». J.-B. Pontalis

Recueil de réflexions par le grand psychanalyste sur l'ombre portée comme métaphore de l'inconscient, la place des morts dans les rêves, l'art, la littérature.

 

9782070319114

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L'Ombre et le nom : sur la féminité
Montrelay, Michèle, Minuit, 1977

18.00

Paradoxe : le Nom qui rend possible aux noms de nommer, qui est donc la condition de la raison, est lui-même fou, fait de folie. Ce qu'on appelle le Nom-du-Père n'est-il pas en effet un lambeau d'infini, un fragment halluciné de jouissance qui porte, là où il tombe, l'angoisse indicible comme l'amour ? Assurément, le Nom est fou aussi longtemps que l'Ombre n'enveloppe pas son délire. Cette Ombre serait-elle celle projetée par les objets partiels qui composent l'attirail érotique ? Non, ces objets cachent l'Autre nuit, la vraie, qui est trou d'oubli où la pensée se perd. Les figures fluctuantes qu'évoque le mot "féminité" posent toutes implicitement l'existence de cette Ombre, royaume du rien où le réel prend corps comme "imaginaire" féminin primaire et non spéculaire ; où les générations, mais aussi bien la vie et la mort, communiquent.

Est-il vrai que la psychanalyse refoule cette Ombre, où le poète et le mystique s'abîment ? Pourquoi un Rilke, un Michelet, plus qu'un Freud, disent ses pouvoirs ?

 

9782707301499

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Nietzsche et l'ombre de Dieu
Franck, Didier, PUF, 2010

Collection : Epiméthée
29.00

Comment surmonter le nihilisme quand, pour Nietzsche, il se confond avec le christianisme ? L'essence de la technique est-elle exclusivement reconductible au destin de l'être ? N'accomplit-elle pas aussi la parole de l'Ancien Testament selon laquelle l'homme doit soumettre la terre et tout ce qui y vit ? L'achèvement de la métaphysique - or, la technique n'est rien d'autre ! - requiert alors autant une explication avec la Révélation qu'une destruction de l'ontologie. Si la résurrection des corps et la justice de Dieu constituent le fondement de la Révélation et que la logique, la connaissance et la technique reposent sur des valeurs réactives auxquelles la moralité judéo-chrétienne a donné leur plus haute expression, alors seule une "transvaluation" des valeurs, ordonnée à une nouvelle justice, donnant lieu à la création d'un corps actif et supérieur, permettra de soustraire la philosophie à toute forme de théologie, c'est-à-dire de réduire le nihilisme.

2e édition.

9782130578673

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Critique littéraire

 

 

 

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L'écrivain et son ombre
Picon, Gaëtan, Gallimard, 1996

Collection : Tel
9.91

Toute oeuvre littéraire appelle irrésistiblement un oeil critique : celui-ci l'accompagne comme une ombre. L'ombre, pour l'écrivain ou l'artiste, c'est son lecteur. Une oeuvre résiste à toute réduction explicative. Elle reste fermée sur son secret. Elle est là. Il faut savoir l'interroger, affirme le critique Gaëtan Picon (1915-1976), sans tenter de la déflorer. Si cet effort n'épuise jamais ce secret qui demeure un au-delà insaisissable, il réduit cependant la part d'obscurité pour tendre vers plus de clarté. Le projet de l'auteur est limpide. Le critique doit être un découvreur, non pas un « consécrateur ». Les exemples historiques ne manquent pas. En substance, il faut se mesurer avec la production de son époque. A quoi sert-elle, la critique ? Le mot, déjà, est un terme négatif qui désigne tout jugement sur l'art. Juger ne peut être seulement refuser. Est-il impossible qu'enfin « la critique admire » ? Cri de joie de l'auteur ! Comprendre les oeuvres et leurs auteurs implique une longue expérience des formes, leur fréquentation historique. C'est aussi exercer et développer son goût. Modernité de cette approche qui sera ensuite approfondie par Barthes. Comment initier aux mystères de la création dans une société qui s'y refuse ? Et si l'indéchiffrabilité est poussée à l'extrême, c'est pour contraindre son ombre (le lecteur) à l'accompagner à un corps à corps avec l'oeuvre.

PATRICK AMINE, Le Monde

 

9782070746545

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L'œuvre et son ombre : que peut la littérature secondaire ?
Zink, Michel, De Fallois, 2002

20.00
Indisponible

Textes d'Yves Bonnefoy, Pierre Bourdieu, Pascale Casanova et alii, à l'occasion du colloque Fondation Hugot, 22-24 novembre 2002.

L'expression de "littérature secondaire" désigne l'ensemble des oeuvres qui sont consacrées à d'autres oeuvres qu'elles étudient, commentent ou présentent : articles ou livres critiques, travaux d'érudition, éditions savantes. Mais à quoi sert-elle, à qui s'adresse-t-elle, au-delà de ses destinataires habituels ? Prépare-t-elle à la lecture des oeuvres ou lui succède-t-elle ? Que peut-elle apporter à ceux de ses lecteurs qui ne sont pas des érudits ? C'est autour de cette question que Michel Zink, éminent médiéviste, professeur au Collège de France, et aussi éditeur, a rassemblé certains de ses collègues, dont Yves Bonnefoy, Pierre Bourdieu, Marc Fumaroli, ainsi que d'autres spécialistes de la littérature et Hubert Monteilhet, auteur de romans historiques.

 

9782877064477

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La vraie nature des ombres
Frémon, Jean, POL, 2000

19.82

Un recueil organisé, construit et pensé où il est parlé à mots plus ou moins couverts de peintres, d'écrivains, de sculpteurs, d'artistes qui sont comme des déclencheurs du récit et auxquels la fiction qu'ils ont suscitée apporte à son tour un éclairage inédit.

« S'il y a une vraie nature des ombres, elle est en filigrane entre les histoires réunies ici. Rêves, randonnées, coïncidences, ces histoires mettent en scène des personnages dont les noms sont connus : des peintres, Giotto, Hokusaï, Yves Klein, Ryman ; des écrivains, Jouve, Musil, Beckett, Proust, Berger ; des savants, Darwin, Linné, Copernic, Leibniz. Il y a aussi un flamant rose, un hérisson, un singe nommé Boubou, un chameau du genre à passer par le chas d'une aiguille et quelques échiquiers, ou seulement leur silhouette, leur ombre portée. »

Jean Frémon

 

9782867447334

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Histoire et Géographie

 

 

 

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Les ombres de l'histoire : crimes et châtiments au XIX° siècle
Perrot, Michelle, Flammarion, 2003

Collection : Champs Histoire
11.00

L'histoire a des zones d'ombre - parmi lesquelles la prison. Les études qui constituent ce volume ouvrent autant de pistes pour mieux comprendre la place de la prison dans notre système pénal, en dépit de sa mise en échec constante. Les grands esprits qui se sont confrontés à ce problème (Bentham, Tocqueville ...) voyaient pourtant dans la prison la clé de la régénération. Pourquoi la délinquance était-elle déjà l'objet de discours obsédants et de statistiques sans fin ? De quelle manière les marginaux - le vagabond, l'enfant errant - ont-ils dessiné un imaginaire social et nourri le fait divers criminel à la une de la grande presse ? A l'heure où l'insécurité est plus que jamais au coeur du débat politique, où les prisons paraissent impropres à la réinsertion et à l'exercice d'une démocratie minimale, le XIXe siècle, dont les écoles n'ont pas suffi à fermer les prisons, demeure à l'horizon de nos expériences contemporaines.

9782080800596

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A la recherche d'une ombre chinoise : le mouvement pour la démocratie en Chine (1919-2004)
Béja, Jean-Philippe, Seuil, 2004

Collection : L'Histoire immédiate
21.00

Dès le début du XXe siècle, un courant démocratique est apparu en Chine. Pourtant, à la manière d'une ombre, il se révèle difficile à cerner : depuis la prise de pouvoir par le Parti communiste en 1949, il n'a jamais pu se structurer en force politique. Au fil des années, diverses catégories sociales l'ont incarné, profitant des luttes au sommet pour le pousser sur le devant de la scène. Victime de vagues de répression récurrentes, il n'a cependant jamais disparu. S'il n'a pas réussi à s'imposer au sommet de l'Etat, il n'a cessé de hanter les dirigeants du Parti. Parfois instrumentalisé, souvent réprimé, il renaît périodiquement de ses cendres. Du mouvement du 4 mai 1919 aux événements de la place Tiananmen en 1989, de la naissance des murs de la démocratie (1978-1979) aux formes renouvelées de la protestation collective aujourd'hui, Jean-Philippe Béja dresse le tableau complexe d'une nébuleuse dissidente qui a fait de la lutte contre l'autoritarisme son combat.

9782020510516

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Essais sur la Chine
Leys, Simon, Robert Laffont, 1998

Collection : Bouquins
26.00

Depuis 30 ans, Simon Leys - de son vrai nom Pierre Ryckmans, né en Belgique en 1935 - est l'observateur le plus averti des événements secouant la Chine communiste. Parmi les premiers, il a dénoncé le tour tragique pris par la Révolution culturelle dans les années 60. Tout autant, il a fustigé l'aveuglement d'une grande partie de l'opinion occidentale devant les crimes maoïstes. Bien isolé au départ, il s'est obstiné à décrire la noire réalité de la Chine rouge. Il régnait alors, à Paris en particulier, une atmosphère de « collaboration » qu'on a peine à imaginer aujourd'hui : Ombres chinoises, suite des Habits neufs du président Mao, fut refusé par l'éditeur du premier livre puis par plusieurs maisons parisiennes. L'ouvrage dut à Christian Bourgois de finalement paraître, pour être suivi d'autres ouvrages de la « Bibliothèque asiatique ».

Mais, de la calligraphie à la poésie ou même la voile, les curiosités de l'écrivain Leys-Ryckmans s'étendent bien au delà des strictes études chinoises. Où se situe-t-il, littérairement parlant, lui dont l'oeuvre est parcourue de deux grandes ombres portées, l'immense Lu Xun, le plus grand écrivain chinois du siècle, et George Orwell (deux parias à leur manière, deux hommes de lettres eux aussi rétifs à toute récupération entreprise par le pouvoir) ? Modestement, il se voudrait « interprète-traducteur au sens le plus vaste de la tâche : témoin au carrefour des cultures et des drames humains.

 

9782221085394

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L'ombre d'Imana : voyages jusqu'au bout du Rwanda
Tadjo, Véronique, Actes Sud, 2005

Collection : Babel
6.50

Invitée en 1998 au Rwanda dans le cadre d'une résidence d'écrivains, l'Ivoirienne Véronique Tadjo découvre un pays saccagé, marqué par la guerre et les conséquences du génocide. Cherchant des réponses à l'horreur dans l'écriture, elle témoigne, puis donne la parole à ceux qu'elle a croisés : les prisonniers, les victimes, les femmes, les malades, les enfants perdus, les réfugiés, tout un peuple qui aujourd'hui raconte la douleur et la peur. "Je partais avec une hypothèse, écrit Véronique Tadjo : ce qui s'était passé nous concernait tous. Ce n'était pas uniquement l'affaire d'un peuple perdu dans le cœur noir de l'Afrique. Oublier le Rwanda après le bruit et la fureur signifiait devenir borgne, aphone, handicapée. C'était marcher dans l'obscurité, en tendant les bras pour ne pas entrer en collision avec le futur."

Véronique Tadjo vit actuellement en Afrique du Sud. Chez Actes Sud, elle est également l'auteur de Reine Pokou (2005).

9782742754779

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Pèlerin parmi les ombres
Pahor, Boris, Table ronde, 1996

7.00

Boris Pahor, écrivain slovène, est né à Trieste en 1913. Arrêté par les nazis, il a successivement été interné dans les camps de concentration de Natzweiler-Struthof en Alsace, Dora, Dachau, Harzungen et Bergen-Belsen. Pèlerin parmi les ombres, son premier livre traduit en français, évoque 40 ans après avec pudeur et humanité les souvenirs qu'il conserve de sa déportation, en même temps qu'il énonce un hymne à l'espérance.

9782710307099

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