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Les chapitres de ce dossier :

Quand les écrivains deviennent des héros romanesques

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Bien sous tous rapports
Andreu Martin, Gallimard, 2005

12.00

Lorsqu'une maison d'édition barcelonaise en mal de nouveautés lance une collection de true crimes et propose à la journaliste Nuria Masclau d'y publier un titre, celle-ci choisit l'affaire dite du Menteur de Cornellá, dont le protagoniste, auteur du rapt et du meurtre d'un jeune garçon, est encore en prison. La reconstitution du parcours de l'assassin fait un écho sulfureux à l'itinéraire chaotique de l'écrivain. Et les rôles finissent par se fondre, sinon dans le roman de Nuria, du moins dans son imaginaire. La démarche tourne au cauchemar, mais de quelle nature est-il ? S'agit-il d'un « vrai » délire de Nuria, débordée par sa matière et dépassée par sa propre existence ? Ou du tourment même de l'écriture, vécu par un écrivain dont justement « le livre aura la structure des cauchemars » ? Les deux d'ailleurs sont-ils dissociables ?

 

Traduction de l'espagnol par Georges Tyras & Jean Vila.

 

9782070423699

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Qui tient l'oseille tient le manche
Xavier Moret, Tintablava, 2006

17.00

Dans la Barcelone post-olympique, Max Riera, ex-hippie, vit tranquillement place Reial jusqu'au jour où un ancien camarade de classe lui propose d'écrire une série pour la télévision mêlant sexe, drogue et assassinats. Le scénario devient rapidement réalité.

 

Traduction du catalan par Michel Bourret.

 

9782952027885

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La Blonde du bar
Raul Nunez, Climats, 1993

12.96
Indisponible

Mario a une femme qui ne supporte pas le bruit de la machine à écrire ce qui est gênant lorsqu'on veut devenir écrivain. Mais la vocation sera la plus forte, et cela d'autant plus qu'un beau jour son destin s'incarne en la personne plutôt gironde d'une blonde dont il tombe illico amoureux. Et c'est le début d'une histoire d'amour aussi tendre que triste, car Mario a beau faire, c'est un looser du cœur. Mais c'est un as de la plume et mine de rien, il nous embobine en nous racontant ses aventures avec la blonde, que nous lirons avec émotion le cœur débordant de tendresse pour le délicieux paumé qui se raconte.

 

Traduction de l'espagnol par Edmond Raillard.

 

À lire aussi : Sinatra : roman urbain, Presses de la Renaissance 1987 / 13,57€

 

9782907563598

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Tant que nous vivons
Maruja Torres, Métailié, 2003

18.50

En ce jour de la Toussaint, Judith marche dans Barcelone vers son rendez-vous avec Regina Dalmau, la célèbre romancière qu'elle admire de façon obsessionnelle. Avec l'ingénuité de ses vingt ans, elle est persuadée que celle-ci va reconnaître son talent littéraire et l'aider à fuir sa banlieue populaire. Judith ignore que Regina, à l'approche de la cinquantaine, se pose des questions sur son succès et le sens de ce qu'elle écrit. Judith est engagée comme secrétaire. Sa présence va obliger Regina à affronter les véritables raisons de la crise qu'elle traverse et à chercher, dans un passé qu'elle a mis sous clef, le souvenir de celle qui a guidé ses pas d'écrivain. Dans cette histoire d'admiration, de jalousie, de vérité et de mensonge, de haine et d'amour, trois femmes sont à la recherche de leur identité et de leur place dans le monde. Maruja Torres décrit avec subtilité et justesse les liens qui se tissent entre les femmes à travers les générations et au-delà des liens du sang, ainsi que la façon dont se transmettent les expériences vitales les plus fondatrices.

 

Traduction de l'espagnol par Vincent Ozanam.

 

9782864244639

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La Rambla paralela
Fernando Vallejo, Belfond, 2004

16.80

À Barcelone, où il a été invité à la Foire du livre, un vieil écrivain colombien se débat dans le labyrinthe de sa mémoire parmi la foule qui déambule sur les Ramblas. Victime d'hallucinations dues à l'insomnie, à l'alcool et aux caprices de son rythme cardiaque, assailli par ses souvenirs, il confond les lieux et les époques : Barcelone, abrutissante de chaleur ; la Rambla paralela de sa jeunesse, avec ses jeunes prostitués ; les fleuves colombiens et leurs cohortes de cadavres ; la villa Santa Anita, à Medellín, paradis béni de l'enfance... Passant insensiblement de l'émotion à la dérision, de la parodie à l'invective, de l'injure à la tendresse, le maestro laisse libre cours à sa causticité dévastatrice, dans un ultime et génial réquisitoire contre la décadence de notre monde. J'écris comme un río colombien, comme un furieux, comme un homme qui est en guerre contre le monde parce qu'il n'est pas en paix avec lui-même. J'écris pour inquiéter. N'est-ce pas une des seules raisons d'être de la littérature ? Fernando Vallejo nous livre un roman vertigineux porté par une prose d'une beauté et d'une inventivité exceptionnelles.

 

Traduction de l'espagnol par Michel Bibard.

 

9782714440242

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Étrange façon de vivre
Enrique Vila-Matas, 10-18, 2003

6.00
Indisponible

« Les voies de la vérité sont bien tortueuses, se dit le lecteur d'Étrange façon de vivre. Étrange façon d'écrire aussi, étrange façon de raconter la vie. C'est en préparant une conférence qu'il doit prononcer le soir même (cette conférence existe-t-elle vraiment ?) qu'un écrivain se remémore maints aspects de sa vie hantée par une espèce d'"espionnite" aiguë, l'espionnage étant pour le héros une activité qui donne mieux que toute autre du relief à la vie. S'ensuit une série de rebondissements, divagations, réflexions sur l'écriture (qui a à voir avec le plaisir de tirer une chasse d'eau), sur la vie qui n'a plus de sens (ou pas le même) si Dieu, le seul qui puisse nous voir de haut, n'existe plus. Hymne à la digression élevée au niveau de l'un des beaux-arts, ce roman est une pépite d'humour et d'intelligence qui pose la seule question qui vaille à l'écrivain : qu'est-ce qu'écrire et pourquoi ? Enrique Vila-Matas y répond avec talent et maestria. » (Denis Wetterwald, Politis.)

 

Traduction de l'espagnol par André Gabastou.

 

Voir le dossier conascré à [Enrique Vila-Matas->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?id_dossier=2415].

 

Autre édition disponible : Bourgois 2000 / 18,29€

9782264032935

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La société contemporaine passée au crible du roman

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Le Revenant
René Belletto, POL, 2006

22.00

Dirais-je (aujourd'hui) : au prix d'un effort surhumain, je réussis à demeurer impassible, lorsque... ? Non. Dans l'état où j'étais, je n'eus aucun effort à faire. Je continuai d'agir comme une pure mécanique. Et rien je crois ne changea sur mon visage lorsque mes doigts, dans leur progression, qui était de plus en plus aisée, sentirent le contact d'un objet métallique, se glissèrent de part et d'autre de cet objet, se replièrent sur lui. La crosse d'un revolver. Telle était, telle devait être la position de ma main qu'elle se referma comme naturellement dessus. Je n'avais même pas besoin de sortir l'arme de son étui de carton pour tirer. À Barcelone, le destin pousse Marc à revenir à Lyon, sa ville natale. La mort lui ravit des êtres chers et des personnes cherchent à lui arracher un secret dont il ne connaît pas un traître mot. À Nice, il s'accroche à Mado, le temps d'une halte amoureuse. Il passe ensuite en Italie, la terre de ses ancêtres.

 

 

9782846821391

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Le Jour du Watusi vol. 1, Les Jeux féroces
Francisco Casavella, Actes Sud, 2004

19.80

Campés dans les entrailles d'une Barcelone aussi gouailleuse qu'implacable, Les Jeux féroces constituent le premier volet d'un magistral roman picaresque sur une Espagne de la transition qui titube entre franquisme moribond et démocratie balbutiante. Sur commande d'un mystérieux « Lecteur », le narrateur ravive le souvenir fondateur d'une journée qui l'aura marqué au fer rouge. Ce 15 août 1971, deux adolescents des Taudis de Montjuïc arpentent une ville fantomatique, noyée par un déluge d'apocalypse, pour tenter de sauver le Watusi, un voyou romantique indûment soupçonné de meurtre. Courant à perdre haleine de docks désaffectés en tripots grouillants, les apprentis justiciers parcourent en un éclair le spectre des sentiments, pour se réveiller à l'aube dans un monde plus réel et plus sordide. Désorientés dans la ville, ils ont trouvé leur boussole pour la vie. Avec une langue des faubourgs, habilement corsetée dans un style soutenu, Francisco Casavella trace la topographie d'un monde réaliste et magique qui abrite déjà Juan Marsé.

 

Traduction de l'espagnol par Claude Bleton.

 

9782742752935

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Le Jour du Watusi vol. 3, Le Langage impossible
Francisco Casavella, Actes sud, 2005

23.00

Un jeune loup des finances et de la politique s'est brûlé les ailes dans les coulisses du pouvoir et réintègre les cloaques de Barcelone pour flirter avec la délinquance et la criminalité. Dealer d'amphétamines qu'il écoule auprès de la jeunesse dorée, il participe au boom de la musique pop et grenouille dans tous les milieux branchés. Coup d'État militaire de 1981, victoire historique des socialistes aux élections de 1982, proclamation du choix de Barcelone en 1986 pour les JO de 1992 et ses conséquences sur la géographie sociale de la ville - les événements se succèdent qui auraient pu constituer autant d'électrochocs pour ces foules somnambules. Lors de ses incessantes pérégrinations sur les Ramblas, le protagoniste ne voit pourtant que les stigmates du passé, enfouis à présent sous le fard d'une modernité factice.

 

Traduction de l'espagnol par Claude Bleton.

 

9782742756766

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Les Assassins de Durruti
Sylvain Fourcassié, Verticales, 1998

14.48
Indisponible

Barcelone 92. Le journaliste Pere Delfour a quelques jours pour rédiger une vingtaine de feuillets sur l'implantation du Village Olympique dans la capitale de la Catalogne. Mais Barcelone, c'est aussi la ville de son père, Felipe Moralles, qu'il n'a pas connu. Un typographe anarchiste, compagnon de Durruti, mort au combat dans les Asturies en 1948. Pere Delfour préférerait échapper au fantôme envahissant de ce père héroïque, mais le cynisme contemporain le remet sur les traces de la mémoire ouvrière de Barcelone. Décidément, le masque prospère que promoteurs et architectes tentent de plaquer sur une Espagne qui n'en finit pas de digérer l'écrasement de l'utopie et le poids de Franco, tout cela ne fait que raviver d'anciennes plaies, d'anciens rêves, d'anciennes illusions. Et voilà qu'un certain Ricardo remet à Pere Delfour un petit carnet où son père a consigné toutes les étapes d'un drame qui s'est joué entre 36 et 37. Ligne après ligne, Pere va découvrir une vérité insoupçonnable quant à l'assassinat de Durruti - l'homme-phare de la fameuse Colonne de Fer -, la réalité du mouvement libertaire et le piège où finissent bien des légendes.

 

 

9782843350108

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Sans nouvelles de Gurb
Eduardo Mendoza, Seuil, 2001

4.95
Indisponible

16h00. J'entre dans une boutique. J'achète une cravate. Je l'essaye. Je conclus qu'elle me va bien et j'achète quatre-vingt-quatorze cravates pareilles. 17h00. J'entre dans une charcuterie et j'achète sept cents jambons fumés. 20h00. Je décide que l'argent ne fait pas le bonheur, je désintègre tout ce que j'ai acheté, et je continue ma promenade les mains dans les poches et le cœur léger. Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une délirante et désopilante des mœurs de notre société...

 

Traduction de l'espagnol par François Maspero.

 

 

 

À lire aussi :

- Le Dernier Voyage d'Horatio II, Seuil 2005 / 8,50€

- L'île enchantée, Seuil 1999 / 7,50€

9782020482363

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Fictions du quotidien barcelonais

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Des Putains meurtrières
Roberto Bolaño, Bourgois, 2003

22.00

Treize variations sur les thèmes du désespoir, de la folie, de la littérature qui est essentielle, mais aussi de son absence, de la beauté qui disparaît, de l'amour, de la mort, du destin obscur des êtres. Roberto Bolaño brouille sans cesse les frontières, mêle ironie et fantastique, textes de fiction, personnages réels et cauchemars : castration d'enfants, magie noire, errance, pornographie, assassinats, détresse, hommage à divers écrivains aimés, ironie et solitude... Un recueil qui donne la mesure du talent protéiforme de l'écrivain chilien, treize récits que traversent la violence, l'urgence et la compassion face à la vie, et où se perçoit, derrière le fracas et le silence, la mélancolique énergie de l'auteur. Buba, nouvelle barcelonaise, raconte l'histoire d'un joueur de foot africain appartenant au Barça et qui fait gagner son équipe avec des pratiques magiques. On retrouve également Barcelone, ville dans laquelle Bolaño vécut ses vingt-cinq dernières années, dans deux de ses romans, Les Détectives sauvages et Étoile distante.

 

Traduction de l'espagnol par Robert Amutio.

 

Voir le dossier consacré à [Roberto Bolaño->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?id_dossier=2409].

 

 

9782267016703

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Dans la ville en chantiers
Mercè Ibarz, Tintablava, 2004

15.00

« Lorsque dans quelques années nous voudrons savoir ce qu'était la vie dans Barcelone au tournant du siècle, nous pourrons relire ces trois récits à mi-chemin entre la poésie et la chronique sociale, et marqués par la distanciation propre à l'élégance d'une prose de grande qualité. » (Aida Segura, Avui, 18 avril 2002.)

 

Traduction du catalan par Marie José Castaing.

 

9782952027816

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Chansons d'amour au Lolita's Club
Juan Marsé, Bourgois, 2006

25.00

Toute femme assise dans un bar de rencontres dans l'attente de clients sait que le comportement d'un homme qui a tout perdu sauf la vie est un mystère. Qui ne le croit pas n'a qu'à le demander aux filles du Lolita's Club, un bar de périphérie minable près de Barcelone où Nancy, Bárbara et Milena vendent des caresses au détail. Au milieu de tout ce sexe fatigué, une voix pleine de gaieté : Valentín, un gaillard de trente ans qui agit et pense comme un enfant, une âme simple qui circule dans le bar et les chambres du club, en portant fièrement les plateaux de consommations et en consolant de ses maux par de tendres paroles Milena, jeune Colombienne qu'il adore. C'est là que vient le chercher son frère jumeau Raúl, policier taciturne aux mains de tueur. Les tentatives que fait Raúl pour éloigner Valentín de Milena l'obligent à affronter les dettes du passé, et à les payer avec du sang.

 

Traduction de l'espagnol par Jean-Marie Saint-Lu.

 

Voir le dossier consacré à [Juan Marsé->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=marse-juan&id_dossier=2553].

9782267018233

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Le Fantôme du cinéma Roxy
Juan Marsé, Gallimard, 1990

13.42

« (...) La lente agonie du franquisme, l'explosion économique de Barcelone, l'arrivée au pouvoir de la "gauche divine" ont créé une nouvelle réalité barcelonaise, celle d'une ville post-moderne, celle d'une vitrine, somptueuse, colorée et, à bien des égards, artificielle, de l'hypercapitalisme libéral. Les trois nouvelles réunies sous le titre le Fantôme du cinéma Roxy, et publiées en Espagne en 1987, expriment avec une ironie cruelle le grand désenchantement de ces lendemains qui braillent. (...) Chaque nouvelle se présente donc comme un carton à double fond. Dans la partie visible de la boîte, Marsé parle de son enfance et de son adolescence, de la ville misérable et abattue, des rafles policières, de ces petits cinémas de quartier, miteux et puants, où l'on s'échappait des terreurs de la vie quotidienne en s'inventant des fantasmes d'Amérique et de parfums de femmes, mêlant, dans des odeurs de chou-fleur et de linge sale, ses sordides amours clandestines avec les images de la main d'Irène Dunne, des paupières d'Olivia de Havilland ou du manteau élégant et chaud de Charles Boyer. (...) Pour Marsé, le temps de l'enfance n'a certes pas été celui du bonheur, mais il demeure celui où l'on savait traiter le réel avec assez de désinvolture pour jouer la comédie et rendre acceptable l'insupportable. Aujourd'hui, l'illusion ne fonctionne plus ; c'est le deuxième fond de la boîte. Je suis un vieil imbécile nostalgique d'un passé qui n'a pourtant été que peur, faim et misère, répète, implicitement, et avec une sorte de rage, l'écrivain. Toute l'acuité de son humour, toute la richesse de son imagination, toute la saveur de son langage lui servent d'armes contre lui-même, minant son propre récit, interrompant par de brusques gifles de lucidité amère le cours de ses évocations. La tendresse, l'émerveillement, l'innocence, le pouvoir des jeux ne sont évoqués, convoqués, que pour être rejetés par le sarcasme, renvoyés d'une pichenette ironique et désespérée dans le royame des morts définitifs. Du cinéma Roxy, il ne reste même plus le fantôme, rien qu'un miasme délétère, une bouffée insupportable d'œuf pourri ! » (Pierre Lepape, Le Monde, 18 mai 1990.)

 

Traduction de l'espagnol par Jean-Claude Masson.

 

Voir le dossier consacré à [Juan Marsé->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=marse-juan&id_dossier=2553].

9782070717149

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Le Grand Roman de Barcelone
Sergi Pamiès, Jacqueline Chambon, 2003

14.00

Le Grand roman de Barcelone est un recueil de nouvelles. La réalité y est fragmentée en quinze récits dans lesquels la ville sert de combustible pour alimenter une machine narrative qui nous permet de voyager dans des territoires où abondent la peur, la solitude, la mort et autres chardons de l'existence. Cependant, fidèle à lui-même, Sergi Pàmies n'entend pas attrister son lecteur et il agrémente ses paysages de tendresse lucide et d'ironie alliés à une prose précise et élégante. Sa curiosité intacte à découvrir ce qui se cache entre les fissures du quotidien nous amuse et nous rend mystérieuse la soi-disant trivialité de nos vies.

 

Traduction du catalan par Edmond Raillard.

 

 

À lire aussi :

- On ne peut pas s'étouffer avec des vermicelles, Ed. du Rouergue - J. Chambon 2003 / 9€

- Sentimental, Jacqueline Chambon 1997 / 15€

9782877112444

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L'Amour sans elle
Cristina Peri-Rossi, Phébus, 1997

18.14
Indisponible

Un homme célèbre la beauté d'une femme, la perd, ne cesse de la désirer : il lui refait l'amour en songe, de mille façons - et marche à la mort (puisque ainsi lui apparaît l'amour sans elle) ou à l'impossible oubli, comme on voudra. Ce bref roman d'un érotisme minutieux, dévot presque, est déjà considéré de l'autre côté des Pyrénées comme un classique de la littérature amoureuse de notre fin de siècle. Simplement l'amour est ici décliné à la manière espagnole : avec ce goût marqué du beau détail, de l'effusion passionnée, qui est la marque du tempérament baroque. Ceux qui ont eu la chance de voir sur les écrans La Comédie de Dieu du Portugais Joao César Monteiro ne seront pas trop dépaysés.

 

Traduction de l'espagnol par Denis Tagu & Jean-Pierre Henry.

 

9782859404642

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Territoire ennemi
José Maria Riera de Leyva, Climats, 1994

19.82
Indisponible

Il avait du sang sur le visage. Il paraissait terrorrisé. J'ai pris deux photos de lui et je suis parti. Ce regard que Max, le narrateur, porte sur notre environnement urbain et sur les événements qu'il y surprend, est un regard implacablement froid : celui d'un appareil photographique. Tous les récits de Territoire ennemi nous montre un quotidien sous-tendu par l'obsession sexuelle qui noue les rapports entre les individus qui traversent la vie de Max. Lui-même n'échappe bien évidemment pas à ce lien, que ce soit dans sa vie professionnelle, avec sa voisine, sa belle-mère, etc. Sa sœur, ses amis, tous viennet le voir pour solliciter son aide pour vivre cette sexualité. Riera de Leyva nous raconte avec un talent extraordinaire ces récits troublants, vraisemblables, toujours à la limite.

 

Traduction de l'espagnol par François Trotet.

 

9782907563765

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Le Pianiste
Manuel Vazquez Montalban, Seuil, 1988

20.00
Indisponible

Barcelone, dans une boîte branchée des années 80 plusieurs générations se mêlent. Le roi de la soirée est Luis Doria l'extravagant, vieux musicien, célèbres dans le monde entier, qui n'a d'yeux que pour la silhouette chétive d'un petit homme mal fagoté, dont les doigts sur le clavier accompagnent les shows des travestis : Alberto Rosell, le pianiste.Tout a commencé quarante ans plus tôt, dans le Paris du Front populaire. Deux jeunes musiciens catalans, Luis et Alberto, sortent de chez Darius Milhaud. La guerre d'Espagne va éclater et leurs destins vont se séparer.

 

Traduction de l'espagnol par Michèle Gazier.

 

9782020102582

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