Les chapitres de ce dossier :
- Promenades à travers la ville et l'histoire
- 1900-1930 : la modernité barcelonaise en prise aux agitations ouvrières et artistiques
- Guerre civile (1936-1939)
- Dictature franquiste (1939-1975)
Barcelone fera le dos rond pendant près de quarante ans. Repli sur soi, demi-sommeil, règlements de compte, difficile cohabitation des vainqueurs et des vaincus, mais aussi fermentation secrète préparant l'après-franquisme : la jeunesse barcelonaise pressent la fin dès l'incendie mondial de 1968, et tout annonce déjà la vengeance de Barcelone : la résurgence du courant catalaniste.
- Barcelone contemporaine : success story
- Romans noirs, littérature policière
Romans
| L'Heure du choix Félix de Azua, Seuil, 2004 |
21.00 € | |
Avoir vingt ans à Barcelone au milieu des années 60, c'est chercher sa voie dans un pays éteint, soumis à l'ordre franquiste, où la tragédie de la guerre civile n'en finit pas de traîner sa cohorte de vainqueurs et de vaincus. Les héros se sont tus depuis longtemps. Certains n'attendent rien, sinon d'hériter de l'aisance de leurs parents. Alberto, lui, aspire à devenir un immense artiste. Sa famille est pauvre, ses amis distingués, ses camarades d'université partagent leur temps entre flirts et militantisme révolutionnaire. En ces années indéfinies, émerge cependant une société nouvelle où, peu à peu, s'opère une transformation radicale qui va bouleverser toutes les sociétés. Certains la sentent et sont poussés à faire des choix. Dans la vie d'Alberto, comme dans celle de tout homme, viendra un moment décisif qui, fatalement, infléchira le cours du futur en lui faisant prendre un chemin auquel il n'était pas préparé. Dans ce roman de l'apprentissage de l'artiste, la trame réaliste, l'abondance des personnages, le panorama social, politique et esthétique servent de décor aux thèmes qui jalonnent l'œuvre de Félix de Azua : la place de l'artiste moderne à l'ère de la barbarie des images et de la société du spectacle.
Traduction de l'espagnol par Eric Beaumatin.
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9782020481328
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Journal d'un homme humilié Félix de Azua, Gallimard, 1991 |
22.87 € |
Quelqu'un, à Barcelone, tient son journal. Un homme issu de la grande bourgeoisie et qui s'en écarte volontairement pour suivre son propre chemin de perfection. Ce chemin descend vers les enfers de Barcelone où grouillent rats, chats pesteux et truands naïfs. Son port d'attache est un bar louche où il noue de précieuses relations avec le Vautour, le Sage, Cucurella - poètes au destin incertain, parricides ou légionnaires - et surtout le Chinois, qui fera de lui son complice puis son esclave. La nuit barcelonaise défile en portraits tendres et monstrueux, saisis à la lisière tremblante de l'humain et de l'animal. Contre une société froidement organisée pour le crime sans traces, pousse ici le poème de l'être vivant, corps et âme inséparables, encore une fois sauvé par l'humour qui libère et émerveille.
Traduction de l'espagnol par Eric Beaumatin.
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À lire aussi : Histoire d'un idiot racontée par lui-même ou La recherche du bonheur, Seuil 2001 / 4,95€ |
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9782070719709
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| L'Ombre de l'eunuque Jaume Cabre, Bourgois, 2006 |
27.00 € | |
L'Ombre de l'Eunuque retrace l'histoire de la famille Gensana, installée depuis la fin du XVIIe siècle dans les environs de Barcelone. De leur montée en importance, grâce au développement de l'industrie textile au début du XXe siècle à leur décadence au lendemain de la guerre civile, le lecteur suit cette famille à travers deux destins entrecroisés : ceux de Maurici Sicart et de Miquel Gensana. Le premier s'est institué mémorialiste de la famille, chroniqueur pervers qui bouleverse l'arbre généalogique et déchaîne la catastrophe. Miquel, lui, se lance à corps perdu dans la lutte contre le franquisme puis réintègre difficilement la vie civile. Il est le dernier représentant de la famille Gensana et c'est par lui que le lecteur découvre la saga de cette dynastie. Jaume Cabré mêle les voix présentes et passées, enchevêtre les situations et son roman sert à merveille le dur désir de durer de ses personnages.
Traduction du catalan par Bernard Lesfargues.
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9782267018295
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| Petit à petit l'oiseau fait son nid Jaume Fuster, Tintablava, 2005 |
16.00 € | |
Fuster Jaume analyse les rouages de la société barcelonaise des dernières années du franquisme. Enric Vidal, son héros aux origines prolétaires embringué dans la haute bourgeoisie catalane, porte un regard amer sur les ouvriers. En toile de fond, la lutte sociale et les répressions policières qu'elle provoque.
Traduction du catalan par Anne Charlon.
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9782952027823
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| Nada Carmen Laforet, LGF, 2006 |
6.50 € | |
Ayant eu, au dernier moment, des difficultés avec mon billet, je n'arrivai à Barcelone qu'à minuit par un autre train que celui que je devais prendre. Personne ne m'attendait. C'était la première fois que je voyageais seule, mais je n'en étais pas impressionnée, au contraire. Cette profonde liberté dans la nuit avait un goût piquant d'aventure. Après le voyage long et fatigant, mon sang recommençait à circuler dans mes jambes engourdies ; je regardais avec un sourire étonné la vaste gare de France, les gens venus attendre l'express et nous, qui arrivions avec trois heures de retard. Andréa débarque à Barcelone pour suivre des études de lettres à l'Université. Elle loge dans sa famille rue Aribau et se heurte à une réalité aussi décadente que conventionnelle. Nada met en scène l'étouffante mesquinerie qui affecte la condition féminine dans l'Espagne de l'après-guerre. Nada remporte le prix Nadal en 1944 et est aussitôt salué comme le symbole de la renaissance romanesque espagnole.
Traduction de l'espagnol par Marie-Madeleine Peignot, Mathilde Pomès & Maria Guzman.
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Autre édition disponible : Bartillat 2004 / 20€ |
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9782253099390
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| Ombres du passé Francisco Gonzalez Ledesma, Atalante, 2005 |
21.00 € | |
Singulier roman et singulier destin que celui de ce Sombras Viejas (Ombres du passé), œuvre d'un écrivain de vingt ans, inaugurale d'une longue et féconde carrière littéraire. Ce livre écrit par un « rouge » (« irrémédiablement rouge » aux dires de l'un des censeurs qui ont fait interdire la publication du roman dans les années 1950) fait revivre une période de l'histoire de l'Espagne que la dictature franquiste voulait gommer ou, tout au moins, présenter de façon partiale et tendancieuse. Livre d'une génération qui a vu les espoirs qu'avait fait naître la République balayés par une terrible guerre civile et par une impitoyable et interminable dictature. Ce sont donc des années tourmentées que González Ledesma nous invite à (re)visiter, mais, au-delà, les itinéraires politiques, intellectuels et sentimentaux de jeunes gens entraînés, dépassés et bien souvent écrasés par l'histoire. Par là même, Ombres du passé témoigne éloquemment de la naissance d'une écriture et d'un écrivain, extraordinaire raconteur d'histoires. Un entretien avec l'auteur clôt le roman.
Traduction de l'espagnol par Jean-Jacques Fleury.
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9782841722853
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| Los Napoleones Francisco Gonzalez Ledesma, Atalante, 2001 |
19.67 € | |
« ... Ce roman est donc l'histoire de gens que j'ai connus ; j'ai été témoin de leurs manigances dans leurs bureaux et parfois de leur mort dans leur lit. Je les ai appelés los Napoleones car ils ne pouvaient se réclamer d'aucune légitimité, ils avaient commencé très bas et ils finirent par n'avoir comme credo que leur seule ambition. Ils estimèrent que leur pays et leur liberté étaient à jamais écrasés, ils perdirent leurs idéaux - pour autant qu'eux ou leurs pères en aient jamais eu - et ils firent de l'argent le bien suprême. Leur histoire est celle d'une gigantesque corruption morale, mais on ne peut nier qu'ils ont développé leur pays ; à mon grand regret, les ans m'ont appris qu'en général les bons écrivent des poèmes ou des paroles de chansons, alors que les méchants ouvrent des commerces, créent du travail et savent choisir la meilleure terre, non pas pour y mourir mais pour y planter leur semence... » Francisco Gozalez Ledesma. De 1934 aux années 60, à travers les destins croisés d'une douzaine de personnages de tous les horizons sociaux, voici l'âme et l'histoire de Barcelone par celui qui ne cesse d'en être le chantre passionné.
Traduction de l'espagnol par Jean-Jacques Fleury.
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9782841721832
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Le Gobelet d'argent Antoni Mari, Jacqueline Chambon, 1997 |
14.50 €
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Né au sein d'une famille d'intellectuels barcelonais de l'Espagne franquiste, entouré de l'affection des siens, Miquel connaît pourtant, comme tous les enfants et tous les adolescents, la solitude. Loin de la craindre, il la cultiverait plutôt. Il se plaît aux jeux secrets, aux pensées inaccessibles, aux sensations incommunicables. Ce sont ces moments, riches d'inquiétude et de secrètes jouissances, au cours desquels se cristallise la singularité de la personne, qu'Antoni Mari a choisi de nous faire revivre. Qui parmi nous n'a jamais fouillé dans des tiroirs pour y découvrir la vie cachée des objets, qui n'a connu la détresse devant la mort d'un ami, la bouleversante révélation de l'art, la honte d'être puni, qui ne sent encore le plaisir charnel d'une précoce matinée de printemps ? Oui, ce sont bien les lointains échos de sa propre enfance que chacun percevra dans ce récit d'une très subtile sobriété.
Traduction du catalan par Jacqueline Chambon.
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9782877111676
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| Adieu la vie, adieu l'amour Juan Marsé, Seuil, 2004 |
7.50 € | |
Après un accident de voiture, parmi les corps qui arrivent à la morgue, Nito, le vieux gardien alcoolique, reconnaît un ami d'enfance. Son passé remonte à la surface, mêlant ses souvenirs à ceux de ses amis d'alors, une bande d'adolescents naviguant dans les bas-fonds de Barcelone. Les figures de Java, le chiffonnier, de Juanita, l'orpheline, ou encore de Tite-Gale, Amen et Lolo ressurgissent. Avec leurs destins bouleversants se dessine le portrait d'une société en ruines, marquée par la misère, les horreurs d'une guerre fratricide et les contraintes d'un État policier. Ce récit cru et cruel est une dénonciation du franquisme tout-puissant encore entre 1968 et 1970, au moment où le livre fut élaboré.
Traduction de l'espagnol par Claude Bleton.
Voir le dossier consacré à [Juan Marsé->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=marse-juan&id_dossier=2553]. |
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9782020526500
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| Teresa l'après-midi Juan Marsé, Seuil, 1998 |
7.80 €
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Juin 1956, un surnommé « Bande-à-part », voleur de motos de son état, s'introduit dans une soirée où il rencontre Maruja et Teresa. Après avoir séduit la première, domestique dans une famille bourgeoise, et s'être servi d'elle dans l'espoir de voler des bijoux, il se tourne vers la seconde, jeune et belle étudiante : une « fille de bonne famille » qui lui réserve bien des surprises... Amour et ambition sociale, rêves et mensonges, avec pour toile de fond les révoltes étudiantes dans la Barcelone des années 60, mènent une danse à la fois tendre et cruelle dans ce grand roman de Juan Marsé.
Traduction de l'espagnol par Jean-Marie Saint Lu.
Voir le dossier consacré à [Juan Marsé->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=marse-juan&id_dossier=2553]. |
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Autre édition disponible : Bourgois 1993 / 24,39€ |
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9782020332910
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| Une Comédie légère Eduardo Mendoza, Seuil, 1999 |
8.50 € | |
Carlos Prullàs, auteur de comédies à succès, assiste aux répétitions de sa dernière pièce. Don Juan désinvolte, il séduit une amie de sa femme en même temps qu'il succombe aux charmes d'une nouvelle comédienne. Mais l'imbroglio sentimental se complique : un homme d'affaires est assassiné et Prullàs est désigné comme principal suspect. Pour brosser le tableau d'une bourgeoisie menant une existence frivole sur les ruines de la guerre civile, Eduardo Mendoza joue sur tous les registres de la comédie et fait apparaître, sous la futilité des sentiments, la noirceur d'une époque régie par la corruption et le mépris des vainqueurs pour les vaincus. Dans ce tourbillon d'intrigues, le glissement imperceptible du vaudeville à la tragédie repose tout entier sur la légèreté intentionnelle de la langue d'un grand maître.
Traduction de l'espagnol par François Maspero.
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9782020375399
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| L'Année du déluge Eduardo Mendoza, Seuil, 1995 |
4.95 € | |
Dans les montagnes de Catalogne, au cours d'un été marqué par des pluies torrentielles et des inondations, une passion violente et éphémère scelle le destin d'une religieuse et d'un propriétaire terrien. Attaques à main armée, enlèvements, disparitions ponctuent ce roman bâti autour du mythe de Don Juan et dans lequel les cataclysmes de l'amour se transforment peu à peu en une douce et amère mélancolie.
Traduction de l'espagnol par François Maspéro.
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9782020238342
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La Métamorphose de Walter Ana Maria Moix, Actes Sud, 1989 |
19.67 €
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Un homme fait retour sur son passé, visite les lieux de sa jeunesse, évoque ses plus ardentes émotions. Tout lui semblerait à portée de mémoire s'il n'était brusquement repris par le carroussel des images. Dans le kaléidoscope du souvenir, il évolue, juvénile et fantasque, parmi des silhouettes toujours plus familières, plus illusoires aussi... Par-delà son originalité narrative, ce roman, en captant les multiples reflets d'une adolescence au temps du franquisme, s'impose également comme l'impossible et dérisoire portrait d'une génération.
Traduction de l'espagnol par Dominique Salgas.
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9782868693037
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| La Lune et les Ténèbres Rosa Regas, Grasset, 2001 |
19.80 € | |
À Barcelone, en 1965, au chevet du patriarche moribond d'une famille catalane, la petite-fille du mourant, se livre, par la voix des femmes de la maison, à l'évocation de ses souvenirs d'enfance et de ceux de ses frères et sœurs : un véritable « travail de marqueterie » autour de la mémoire. Progressivement se tisse l'histoire d'une famille espagnole au lendemain de la guerre civile, ployant sous l'autorité destructrice de ce grand-père franquiste, obsédé par la conviction d'être un « envoyé de Dieu » dont la mission sacrée est d'établir l'ordre et la loi ici-bas, et ce jusque dans son plus intime environnement familial... Dans ce monde clos, hypocrite et violent, les antagonismes et les contradictions qui déchirent l'Espagne de l'après-guerre civile viennent se transposer, dans tout leur réalisme et leur cruauté. Deux camps se dessinent, celui des vainqueurs, celui de l'« envoyé de Dieu », et celui des vaincus, des maudits, des petits-enfants placés sous la tutelle du grand-père omnipotent qui renia leurs parents républicains, son fils - ce rouge - et leur mère - ange des ténèbres.
Traduction de l'espagnol par Claude de Frayssinet.
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9782246606116
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| La Moitié de l'âme Carme Riera, Seuil, 2006 |
21.00 € | |
Comment réagiriez-vous si, un beau jour, un inconnu vous apportait des lettres remettant en question votre filiation ? Et si une romancière connue et désespérée vous demandait votre aide pour retrouver les traces de sa mère disparue à la frontière espagnole entre le 31 décembre 1959 et le 4 janvier 1960 ? Que faisait à Port-Bou Cecília Balaguer ? Qui était cet amant mystérieux, destinataire de ses lettres ? Autant d'énigmes que la narratrice tente de résoudre en recherchant tous ceux et celles qui ont pu connaître sa mère, à Barcelone, Paris, Majorque. Mais à mesure que parle la mémoire le mystère s'épaissit. Dans les brumes de ce premier hiver des années 60, de multiples Cecília Balaguer résistent à livrer le secret de toute une vie tandis que se détache la silhouette d'un homme reconnaissable entre tous. Lecteur, vous qui avez peut-être connu les noires années du franquisme, ou qui connaissez des gens qui les ont vécues, quand vous aurez fini ce livre émouvant et intense, qui sait si vous ne pourrez pas contribuer à éclaircir définitivement l'énigme de la disparition de Cecília Balaguer.
Traduction du catalan par Mathilde Bensoussan.
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9782020823562
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Comme de la soie Mercè Rodoreda, Actes Sud, 1991 |
14.94 €
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Un soldat parle d'outre-tombe et raconte ses dernières étreintes amoureuses. Dans un camp de concentration allemand, des prisonniers attendent l'ultime épisode du cauchemar. Un soldat noir américain redevient un enfant terrorisé. Quant aux trois mondaines réunies autour d'une tasse de thé, elles quittent un salon douillet pour se diriger à leur insu vers la mort que le franquisme leur réserve. Les nouvelles de Mercè Rodoreda sont ainsi peuplées de funambules, d'exilés, de femmes inquiètes, séduites par la lassitude ou la mort tandis que se répand autour d'elles le parfum de fleurs vénéneuses. À égale distance du rêve et du cauchemar, du réalisme et de l'étrange, Mercè Rodoreda fait ici entendre les démons de l'histoire contemporaine.
Traduction du catalan par Christine Maintenant & Claude Bleton.
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9782868696861
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| L'Ombre du vent Carlos Ruiz Zafon, LGF, 2006 |
8.00 € | |
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y «adopter» un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.
Traduction de l'espagnol par François Maspero.
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9782253114864
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| Les Danseuses mortes Antonio Soler, LGF, 2003 |
6.50 €
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Barcelone, 1960. Une boîte de nuit enfumée, des rideaux de velours rouge foncé, couleur sang coagulé. On entend une drôle de musique, à moins que ce ne soit un bruit de tuyauterie... Il y a Trompette, l'artiste rebelle révulsé à l'idée qu'on le prenne pour un employé de bureau ; Alvarez, le serveur secrètement amoureux de Gregory Peck ; le boxeur Kid Padilla, un combat/une défaite ; Bonilla, dit Chin Lu, chinois et magicien à ses heures perdues ; Cosme Cosme, l'éternel suicidaire éperdument amoureux de la roulette russe ; Carlos del Rio, alias Ramon, chanteur de charme qui fait à son jeune frère fasciné la chronique épistolaire de sa vie... Et des danseuses qui meurent à la pelle, comme les rêves adolescents. Récit d'une initiation, d'une vie vécue par procuration, les Danseuses mortes met en scène un univers hypnotique hanté par l'énigme de la mort et du sexe.
Traduction de l'espagnol par Françoise Rosset.
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Autre édition disponible : Albin Michel 2001 / 19,80€ |
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9782253154518
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| Une Chaleur si proche Maruja Torres, Métailié, 2003 |
9.50 € | |
Dans les années 60, à Barcelone, le Barrio Chino est un quartier populaire aux rues chaudes. Manuela y vit chez son oncle et sa tante avec sa mère. Les deux femmes, malheureuses et aigries, se réalisent dans la déploration de leur malheur. Maruja Torres recrée une enfance dans un monde romanesque plein de vitalité, de personnages, de détails et de sensations justes. Elle écrit une histoire intense sur l'initiation à la complexité de la vie, l'apprentissage de l'amour et enfin les voies tortueuses et cachées qui conduisent à la compassion.
Traduction de l'espagnol par Jean-François Carcelen.
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9782864244592
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| La Joyeuse bande d'Atzavara Manuel Vazquez Montalban, Seuil, 1995 |
7.50 € | |
« Paco Gonzalez est chauffeur-livreur dans la banlieue de Barcelone. Montse Graupera est professeur d'histoire-géographie et l'épouse du très riche et très puissant industriel Carlos Baste y Linyola. Luis Millès est écrivain, plutôt médiocre, romancier reconverti dans les biographies grand public. Francisca Sans, dite Chesca, Sisqueta ou Paqui, fille de famille ruinée, est assistante sociale. Entre eux rien de commun, si ce n'est qu'ils se croisent pendant l'été 1974 à Atzavara, village devenu station balnéaire chic pour bourgeois éclairés. Franco est en train de mourir. Son agonie et la métamorphose prochaine de l'Espagne occupent les conversations sur la plage et durant les interminables soirées à l'immuable menu, salade de riz et rosé frais. Le microcosme d'Atzavara, dans lequel ces quatre personnages côtoient un bijoutier et son mignon, un architecte, un pianiste, plusieurs dames d'un certain âge et nombre de pique-assiettes, est alors pris d'une fureur désordonnée d'anticonformisme et de libération. Tout se libère, les mœurs, les mémoires, les langues. (...) Montalban a composé son roman en juxtaposant leurs quatre récits, qui décrivent et analysent ce qui se passe cet été-là à Atzavara.Chacun pense, juge et écrit selon ce qu'il est, selon ses origines familiales, sa place dans l'échelle sociale et ses convictions, s'il en a. (...) Ainsi Montalban tire-t-il le portrait de la société catalane à un instant décisif, conjuguant les méthodes de l'archéologue et celles du radiologue. » (Philippe Dagen, Le Monde, 17 janvier 1996.)
Traduction de l'espagnol par Bernard Cohen.
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9782020262033
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| Moi, Franco Manuel Vazquez Montalban, Seuil, 1997 |
8.50 € | |
Le portrait romancé à la première personne que, sous la plume de Manuel Vazquez Montalban, brosse de lui-même le dictateur Francisco Franco, révèle un usurpateur revanchard, plus rusé qu'intelligent, plus médiocre que cruel et qui se croit investi d'une mission purificatrice. La tragédie du XXe siècle espagnol est tout entière dans ces pages qui, de 1892 à 1975, retracent ce qu'a été véritablement le franquisme en recréant ce qu'aucun manuel d'histoire ne peut transmettre : le langage d'une dictature, la rhétorique cachée d'un régime qui se donna pour devise « Vive la mort ».
Traduction de l'espagnol par Bernard Cohen.
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9782020289634
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Essais
| Histoire désordonnée du MIL : Barcelone 1967-1974 André Cortade, l'Échappée belle, 2005 |
9.00 €
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Le MIL de 1973 (Mouvement Ibérique de Libération, ou 1000) reprend l'expérience là où les révolutionnaires espagnols de mai 1937 l'avaient provisoirement laissée. Il refuse de se limiter aux seuls objectifs antifranquistes. À l'origine, il y a ces groupes autonomes qui évoluent en marge du stalinisme, du gauchisme ou de l'anarchisme. Le MIL agit essentiellement dans un triangle Barcelone-Perpignan-Toulouse. La vie du MIL est faite de réseaux, de brochures distribuées sous le manteau, d'expropriations de banques pour alimenter les caisses de grève, de passages clandestins de frontières... S'y ajoute une longue pratique de l'illégalité, devenue chez les Espagnols une seconde nature. On a souvent réduit le MIL à une activité quasi terroriste, ou aux seules luttes de soutien à ses prisonniers menées à partir de 1973 - dont le plus connu est Salvador Puig Antich. On ne s'est pas livré au moindre examen critique, ce à quoi cet ouvrage s'emploie en mettant en perspective des textes internes et externes, en fournissant une chronologie détaillée et une bibliographie complète.
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9782915830019
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Le Groupe de Barcelone Luis Goytisolo, MEET, 1990 |
7.47 €
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S'éloigner pour mieux voir, comme il fut si justement écrit. Une invitation à Saint-Nazaire de la Maison des Écrivains et des Traducteurs, même si je n'ai pu pleinement en profiter, m'a facilité cet éloignement. (...) Je parle de la nécessité d'écrire un texte, ne serait-ce que ces quelques lignes, pour décrire un phénomène d'effervescence culturelle qui s'est produit à Barcelone au début des années soixante et qui risquerait, si on ne l'évoquait pas, de rester méconnu jusqu'à ce qu'un beau jour certain hispaniste français, nord-américain ou autre décide de se pencher sur la question. Le phénomène ayant été occulté entre-temps par ses protagonistes, on retiendrait alors, comme un fait isolé, qu'une poignée d'individus - poètes, éditeurs, romanciers - nés ou formés à Barcelone, avaient ouvré durant une période déterminée : voilà tout. Seulement voilà, ce n'est pas tout. À l'évidence, c'est bien ainsi que l'a compris Carme Riera en choisissant d'axer sa thèse de doctorat sur trois poètes - Jaime Gil de Biedma, Carlos Barral et José Agustin Goytisolo - appartenant à ce qu'elle dénomme l'École de Barcelone; une école qui, comme chacun sait, n'a du reste pas fait école, les éventuels disciples ayant plutôt pris le chemin de Byzance, Venise ou Alexandrie. Toutefois, les poètes de Barcelone ne représentent qu'une facette du phénomène. Outre les poètes étudiés par Carme Riera, il faut considérer les romanciers, les critiques d'art et de littérature, les éditeurs et mêmes les architectes. Un véritable holding culturel sans équivalent en Espagne; et, qui plus est, un phénomène sans lequel la culture espagnole de l'après-guerre n'aurait pas été ce qu'elle fut ni ce qu'elle est encore à présent. Goytisolo.
Traduction de l'espagnol par Christophe Josse.
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