Les chapitres de ce dossier :
- Vers la naissance d'une littérature nationale
- Le modernisme brésilien
- Le régionalisme, un autre modernisme
- Un classicisme contemporain, le Brésil dans le concert des nations
- La scène littéraire brésilienne aujourd'hui: effervescence!
La production romanesque contemporaine se signale par une adhésion aux grands thèmes développés dans d'autres pays dits «émergents», mais ceci dans une forme qui reste déterminée par une histoire littéraire déjà plus que centenaire. Elle s’inscrit dans une période marquée par les séquelles de la dictature militaire (1964-1984) et par la transition vers un pouvoir civil qui n’a pourtant pas empêché l’explosion de graves convulsions sociales liées à la difficile insertion du Brésil dans le nouvel ordre mondial. Peu à peu, un Brésil urbain, mégapolique, se dessine et, si les thèmes abordés sont les mêmes que partout où fleurissent les concentrations urbaines (violence, délinquance, drogue, prostitution, etc.), cela s'exprime dans des formes éprouvées et façonnées de longue date. Méfions-nous cependant de ne pas y voir que des clichés, certes le Brésil s'y prête, mais moins que notre imaginaire n'a soif d'exotisme et de «primitive» vitalité…
Roberto Drummond (1939-2002)
«Dès ses premiers écrits, il est salué par la critique brésilienne à la fois comme un auteur engagé contre la répression militaire et comme un écrivain ayant recours à des techniques narratives novatrices. Se définissant comme un écrivain “ pop ”, à la manière des musiciens ou des plasticiens des années 60, ses textes sont des collages envoûtants juxtaposant Coca-cola, Tiers monde, répression et mystères de la vie créant ainsi une logique à la fois implacable et absurde.» (Isabelle Stroun)
| Sang de Coca-Cola Roberto Drummond, Fayard, 2008 |
22.00 € | |
Le 1er avril est un jour comme les autres. Mais, cette année, le Brésil semble se payer un mauvais trip. Le Caméléon Jaune est rédacteur de pub. Alors qu'il achève une campagne louant la Révolution du Bonheur, on lui supprime douze jours de salaire. Pour une fois, il va avoir le courage d'affronter l'autorité... L'Homme à la Chaussure Jaune est responsable des flashes d'infos et du direct sur la Chaîne du Bonheur. On lui a donné carte blanche et cet ancien chef du mouvement révolutionnaire rêve de déclencher une guerre des mondes... Tyrone Power est tueur. Aujourd'hui, il doit assassiner quelqu'un aux yeux verts. Alors il attend les ordres... Paru en 1980 sous la dictature militaire, Sang de Coca-Cola, livre devenu culte au Brésil, offre une vision carnavalesque du pays. Son intrigue déjantée, menée avec une rigueur implacable, témoigne avec humour de l'absurdité de notre monde.
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traduit du portugais par Michel Goldman |
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9782213630045
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Quand je suis mort à Cuba Roberto Drummond, Metropolis, 1999 |
9.90 €
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Fantasmes de la révolution, de Cuba et de l'amour, dans cette nouvelle. Histoire d'un Brésilien dans les nuits de la Havane, la salsa, les rencontres, le tout "enrobé" d'un érotisme sud-américain. On ne peut pas ne pas penser, en condensé (40 pages) au célèbre Trois Tristes Tigres du regretté Guilhermo Cabrera Infante. Version brésilianisée du Hot Show havanero... |
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traduit du portugais par Isabelle Stroun |
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9782883400672
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Inès est morte Roberto Drummond, Metropolis, 1998 |
17.60 €
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Sur la plage de Copacabana, un acteur, désespéré par l'échec de sa dernière pièce de théâtre, médite sur son suicide qu'il prévoit dans les eaux en furie de l'océan Atlantique. Mais au hasard d'une petite annonce, il se retrouve propulsé loin de ses désillusions, loin de ses rêveries hollywoodiennes, dans les dédales fantasmagoriques de la dictature militaire. Il goûtera aux fastes et aux vertiges du pouvoir, s'initiera aux faux-semblants et aux cruautés du régime. Mais comme l'histoire nous est relatée par une voyante, on est en droit de se poser des questions sur la véracité de son récit. Comme dans ses précédents ouvrages, La Mort de D.J. à Paris et Hilda Ouragan, Roberto Drummond situe ses personnages dans les années intemporelles de la dictature militaire brésilienne. Dans Inès est morte, au rythme des tambours afro-brésiliens, des amours folles, des fantômes de toutes sortes, nous nous faufilons dans l'intimité du dictateur. |
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traduit du portugais par Isabelle Stroun |
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9782883400597
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Hilda Ouragan Roberto Drummond, Metropolis, 1994 |
21.95 €
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Un jeune journaliste, inscrit au parti communiste, rêve de devenir célèbre et écrivain; son ami le Saint, prêtre dominicain, rêve de pureté; son autre ami, le Bel Aramel, donjuan de location, lui, rêve d'Hollywood. Nous sommes dans les années soixante quand une certaine jeunesse brésilienne regarde vers Fidel Castro, le Che, et rêve de refaire la “Sierra Maestra”. Les décors: Belo Horizonte, dans la région de Minas; l'Église catholique avec sa cohorte de bigotes, de miracles, de prêtres conservateurs et de prêtres socialistes; la dictature militaire avec la répression, les emprisonnements arbitraires et la torture. Et Hilda Ouragan? Un vrai mystère. C'est la Fille-au-Maillot-Doré, celle qui s'est installée à l'hôtel Maraviloso dans le Quartier Chaud, celle qui fait monter les hommes au septième ciel, la Cendrillon de Belo Horizonte qui la Nuit de l'Exorcisme venue perdra son soulier... |
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traduit du portugais par Michèle Finger-Stroun |
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9782883400313
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Antonio Torres (1940)
Publicitaire et journaliste, il a publié une douzaine de romans.
Le sertão constitue l’un des thèmes dominant de son œuvre romanesque, que marquent également une conscience sociale aiguë et un étonnement sans cesse renouvellé devant les mille et un pays qui forment cette terre appelée Brésil. Aux thèmes nordestins amplement développés par ses prédécesseurs, comme Graciliano Ramos et Jorge Amado, il apporte un traitement stylistique très personnel, marqué par de brusques ruptures d’action, de temps et de lieu.
| Cette Terre Antonio Torres, Métailié, 2002 |
8.00 € | |
«Cette terre m'appelle, cette terre me rejette. Cette terre me rend fou. Cette terre m'aime.» Que de contradictions dans le monologue convulsif de Totonhim, fils cadet d'une famille nombreuse nordestine qui se désagrège. Souvenirs, délires et cauchemars d'existences brisées par la sécheresse. Récit où le présent et le passé cohabitent avec le discours prophétique. Lutte entre les forces d'attachement à la terre et la séduction de la capitale industrielle, São Paulo. «Cri ou plainte, c'est un appel éperdu à une unité ou à une rédemption. Pour Antônio, entre le fantasme et le réel, il y a l'espace de l'écriture.» Libération.
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782864244448
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| Chien et Loup Antonio Torres, Phébus, 2000 |
18.14 €
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Le retour dans le Nordeste brésilien d'un fils qui a quitté son village pour Sao Paulo. Voyage dans l'espace mais surtout dans le temps, retour vers l'enfance pour cet homme qui retrouve intacts la campagne et les gens, et qui, troublé par le souvenir des amours enfantines, désire une femme oubliée depuis longtemps. Au centre du récit, l'impossible rencontre avec le père qui est resté à l'image de son village -et de ce Nordeste brésilien où l'on s'accroche si fort à la terre aride qu'on en vient à se confondre avec elle Vingt ans, c'est long (à Sao Paulo en tout cas). Mais au village, c'est à peine un clin d'œil dans la durée des jours, qui si peu changent sous le soleil qu'ils finissent par prendre un avant-goût d'éternité. |
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traduit du portugais par Cécile Tricoire |
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9782859406721
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Un Taxi pour Vienne d'Autriche Antonio Torres, Gallimard, 1992 |
18.29 €
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Vienne d'Autriche existe. A Rio de Janeiro. Dans l'esprit troublé d'un Brésilien, assassin supposé, alcoolisé et chômeur. Caché au fond d'un taxi, il assiste aux quotidiennes guerres civiles entre les bidonvilles et les bâtons de l'ordre. Heureusement il y a Mozart et la Messe en ut majeur. Il voudrait bien dormir. Mais il va devoir répondre aux interrogatoires de la police et de sa femme. Parler aux enfants. Chercher du travail, ou aller en taule. Il ne sait plus. A la frontière entre la peur du geste accompli et la séduction de la fuite dans le rêve et l'oubli, défilent dans sa tête des labyrinthes de souvenirs: toutes les musiques, toutes les images, toutes les phrases tracées par la vie. Des vies, dans le miroir déformant du rétroviseur d'un taxi, symbole de la délivrance dans un univers d'angoisse. Alors? Rendez-vous en Enfer? Non, dans l'imaginaire de Vienne d'Autriche, dans la réalité de Rio de Janeiro.
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traduit du portugais par Henri Raillard |
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9782070726318
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Joao Ubaldo Ribeiro (1941)
Après avoir été professeur de sciences politiques, puis journaliste, il se consacre essentiellement à la littérature depuis une vingtaine d'années. Auteur d"une dizaine de romans et recueils de nouvelles.
| Ô luxure ou La maison des bouddhas bienheureux Joao Ubaldo Ribeiro, Serpent à plumes, 2004 |
7.50 € | |
«Je trouve stupides ou faux-jetons ceux ou celles qui se scandalisent parce que j'ai forniqué, ils ont de ces mots, avec mon frère et mon oncle, sans parler des cousins, beaux-frères et collatéraux. Je me repens de ne pas avoir couché avec mon père, aujourd'hui je le regrette, je suis sûre qu'il aurait suffi d'un attrape-nigaud classique pour y parvenir, lui aussi était normal et je l'adorais et j'aurais parfaitement pu contrecocufier ma mère, ça aurait fait du bien à toute la famille tuyau de poêle, même à l'oncle Afonso, qui sait ?» Dans Ô luxure ou La Maison des bouddhas bienheureux, court roman dans l'œuvre-fleuve de João Ubaldo Ribeiro, l'auteur feint d'avoir reçu la confession dactylographiée, à partir de cassettes, d'une femme au crépuscule de sa vie, qui s'est adonnée sans restriction aucune aux plaisirs de la chair. Livre ludique, plein de santé et sans tabous, Ô luxure est une ode à une sexualité libre et joyeuse -à la brésilienne- où João Ubaldo Ribeiro mêle avec maestria lyrisme, ironie et réflexion. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782842614720
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| Sergent Getulio Joao Ubaldo Ribeiro, Gallimard, 2004 |
7.50 € | |
Sergent de la police militaire, fanfaron et roublard, Getúlio est aussi, comme la plupart de ces fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d'un grand propriétaire terrien. Le voici chargé de conduire un «prisonnier», indésirable aux yeux du propriétaire, d'un village à l'autre pour le livrer à la justice. C'est ce voyage en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici, comme une épopée, en un monologue hallucinatoire. À travers cette équipée riche en péripéties nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques et les vengeances personnelles qui se règlent à coup de cadavres. |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782070740536
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| Vive le peuple brésilien Joao Ubaldo Ribeiro, Serpent à plumes, 1999 |
25.76 € | |
Aussi sûrement que Dieu existe dans le ciel, tout est vrai dans ce récit. Parce que, au-dessus de la baie de Salvador, sur le «Perchoir des âmes», il se trouva un jour un témoin: au cours de plus de trois cents ans de réincarnations successives, une «petite âme» opiniâtre apprit à connaître et à aimer le peuple brésilien qui est le héros de ce livre. En 1647, pendant l'occupation hollandaise, cette âme était celle du caboco Capiroba, cannibale de son état, friand de la chair blanche et tendre de l'envahisseur. Après bien des aventures, elle remontera au «Perchoir des âmes» lorsqu'en 1939 le général Tico Macario, centenaire, rendra son dernier souffle. Au cours de ce périple, passant du moulin à sucre aux salons de Lisbonne ou de Rio, d'une partie de chasse au tatou à une cérémonie païenne, le lecteur rencontrera des maîtres et des esclaves, des poètes phtisiques et des banquiers, le perfide baron de Pirapouama, le vieil anarchiste Stalin José, les Noirs de la grande Fraternité, et surtout la très belle et légendaire Maria da Fé. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782842611088
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| Le Sourire du lézard Joao Ubaldo Ribeiro, Serpent à plumes, 1998 |
24.24 € | |
Alors qu'Angelo Marcos Barreto, médecin et politicien corrompu, apprend qu'il est atteint d'un cancer, sa jeune femme. Ana Clara, confie à son amie Bebel ses frustrations sexuelles et se lance dans une équipée amoureuse avec Joao Pedroso, biologiste devenu pêcheur. Cependant, le docteur Lucio Nemesio est soupçonné de s'être livré à des manipulations génétiques sur des embryons humains. Roman prophétique, roman total. Le Sourire du Lézard pose la question de l'homme et de son avenir, des turpitudes morales et sexuelles, mêle de brillantes considérations sur la foi et sur la science, et s'inscrit dans la lignée des grands romans latino-américains.
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traduit du portugais par Jacques Thieriot |
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9782842610517
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Tabajara Ruas (1942)
tudiant en architecture, militant contre la dictature militaire, il est contraint à l’exil au Danemark, puis en France à partir de 1971. Scénariste et metteur en scène de cinéma, il a publié un récit, une demi-douzaine de romans depuis le premier en 1985 (O amor de Pedro por João) et quelques essais.
| La Fascination Tabajara Ruas, Métailié, 2005 |
14.50 € | |
Un entrepreneur au bord de la faillite hérite d'une grande propriété dans le sud du Brésil. Ce qui aurait pu être sa chance se révèle être sa perte. Au cours d'un séjour dans la vieille maison, fasciné par la violence qui marque l'histoire de sa famille, en proie à des sensations étranges, il se laisse aller à l'ivresse du pouvoir des assassins. Dans un paysage qui a été témoin de guerres fratricides et d'impitoyables massacres, l'auteur construit avec une grande économie de moyens une ambiance étouffante qui aboutit à l'incarnation moderne et neo-libérale de cette violence démoniaque. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782864245322
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Maria Valeria Rezende (1942)
Elle est entrée en 1965 dans la Congrégation de Notre-Dame et s’est dès lors consacrée à l’Éducation populaire, d’abord dans la périphérie de São Paulo et, à partir de 1972, dans le Nordeste. Elle a défendu la théologie de la Libération aux côtés de Frei Betto et n’a jamais cessé de lutter contre les injustices et la pauvreté.
| Le Vol de l'ibis rouge Maria Valeria Rezende, Métailié, 2008 |
18.00 € | |
Une prostituée atteinte du sida et un jeune manœuvre analphabète qui transporte un coffre plein de livres se rencontrent par hasard. Il a besoin que quelqu'un l'écoute. Elle a besoin d'exister pour quelqu'un qui la désire avec sincérité. Anonymes et invisibles, ils joignent leurs misères et s'évadent dans un autre monde où l'imagination change la réalité et rend la vie un peu plus supportable. Maria Valéria Rezende construit une narration à la fois simple et raffinée, mêlant éléments de la culture populaire (les romans de Cordel) et de la culture érudite (les Mille et une Nuits ou le Quichotte), dans un style musical et travaillé jusqu'à atteindre une extrême limpidité. |
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traduit du portugais par Léonor Baldaque |
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9782864246466
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Frei Betto (1944)
Frei Betto en religion est dominicain. Il est une des grandes figures de la théologie de libération, et il a connu à plusieurs reprises la prison, déjà au temps où il dirigeait le mouvement catholique étudiant puis en tant que journaliste et syndicaliste. Cofondateur du syndicat CUT avec Lula da Silva qui en a fait son conseiller depuis qu"il est devenu président de la République brésilienne. Outre ses témoignages et ses essais, il a publié en 1999 un premier roman policier, Hôtel Brasil.
| Hotel Brasil Frei Betto, l'Aube, 2004 |
20.00 €
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Dans une pension de famille tenue par une vieille dame éminemment respectable, se croisent des hommes et des femmes dont la personnalité forme un étonnant kaléidoscope -une certaine image de la société brésilienne d'aujourd'hui. Mais bientôt, des têtes tombent. Au sens propre de l'expression, puisque les pensionnaires, assassinés les uns après les autres, sont chaque fois retrouvés avec la tête... délicatement posée sur les genoux! Rio de Janeiro, théâtre du crime, se prête volontiers au mystère: le quotidien y semble souvent plus tragique que la mort, et la réalité sociale dénoncée par une encore petite fille nous dévoile un monde bien loin de toute morale... Mais nous sommes dans un roman policier. Et même si la police est totalement pervertie, elle n'ira pas jusqu'à empêcher le bien de triompher! Comme l'écrit Richard Roux, «Hotel Brasil est un roman policier à double détente: entre deux tranches d'histoire traditionnelle à base de crime mystérieux et d'enquête difficile, se trouve une tranche de Brésil -cru et saignant- peut être pas des plus faciles à avaler mais d'une saveur incontestable.» |
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traduit du portugais et introd. par Richard Roux |
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9782876789739
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Aguinaldo Silva (1944)
Journaliste criminel, éditeur d’un journal (O Lampião), romancier (une vingtaine de titres), il a écrit de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision.
| La République des assassins Aguinaldo Silva, Gallimard, 2003 |
8.50 € | |
Mateus Romeiro, flic réputé de Rio, est accusé du meurtre de Carlinhos, un petit voleur de voiture retrouvé mort dans un fossé, les mains liées par du fil de nylon. Mais la justice sait-elle que Carlinhos fait partie d'une vaste organisation de trafic de drogue où des grosses huiles sont impliquées, dont Romeiro? Qui est véritablement Mateus Romeiro? Un flic honnête? Un membre des sections spéciales qui formaient le groupe des «hommes de fer»? Un policier sanguinaire, tête de proue des escadrons de la mort? Mateus est en fuite mais grâce aux témoignages de personnes l'ayant croisé, se dresse progressivement le portrait d'un criminel appartenant à une sombre et vaste organisation. |
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traduit du portugais par Evelyne Jacobs, revu par Françoise Merle |
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9782070499397
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| L'Homme qui acheta Rio Aguinaldo Silva, Gallimard, 1997 |
7.65 € | |
Dans une station balnéaire proche de Rio de Janeiro, un jeune marginal à court d'argent cambriole une maison de vacances. Or la maison visitée appartient au grand patron des jeux clandestins... |
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traduit du portugais par Ricardo Uztarroz |
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9782070494743
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Chico Buarque (1944)
Fils de l’écrivain Sérgio Buarque de Holanda. Auteur-compositeur-interprète de renommée internationale, romancier, poète et dramaturge, il s’est essayé au théâtre «total» par l’introduction du chant et de la danse dans des pièces fortement politisées, dont certaines furent interdites par la censure: Roda viva (1967), Calabar,, avec Ruy Guerra (1973), Gota d’água, avec Paulo Pontes (1975), A ópera do malandro, (1978), A bordo do Rui Barbosa (1981). En outre il a écrit les chansons ou la musique d’une quarantaine de films depuis 1964.
| Budapest Chico Buarque, Gallimard, 2006 |
6.80 €
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«Je me suis retrouvé à Budapest à cause d'une escale imprévue, alors que je volais d'Istanbul à Francfort, où j'avais une correspondance pour Rio. La compagnie a offert aux passagers une nuitée dans un hôtel de l'aéroport et ne nous informerait que le lendemain matin que le problème technique qui avait provoqué cette escale en fait avait été une alerte anonyme à la bombe.» Tout en étant le héros et le narrateur de sa propre vie, José Costa -a priori condamné par sa profession de «nègre» à rester dans l'ombre- en est aussi le spectateur impuissant. À partir d'un arrêt forcé dans la capitale hongroise, les événements semblent lui échapper, et son existence s'apparente de plus en plus à un jeu de piste linguistique et sentimental entre deux villes, deux langues, mais aussi entre deux femmes, loin de la vie tranquille et sans éclat qu'il menait auparavant. Ce troisième roman de Chico Buarque, hilarant tour de force littéraire qui nous mène des plages d'Ipanema aux bords du Danube, recèle une réflexion très originale sur les questions d'identité et de langue. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782070341344
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Court-circuit Chico Buarque, Gallimard, 1997 |
13.00 €
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Un homme sur le retour, pris dans les labyrinthes de sa mémoire. Dans des passions passées qui se confondent avec un présent fait de mensonges et de trompe-l'œil. C'est Benjamin Zambraia. Collé le dos au mur. Douze balles dans la peau. Pourquoi? Comment? Dans quelle galère s'est embarqué cet ex-mannequin ? Pourquoi au-delà de l'apparence, de l'existence lisse, dans les méandres de la vie, et de la ville, la violence est-elle toujours là? Les pouvoirs de l'ombre, maffieux ou militaires, sont aussi dangereux que les jeux de l'imaginaire. Benjamin en fait l'expérience. Après Embrouille, Chico Buarque poursuit, avec Court-circuit, son chemin dans un monde où le désir de fuir et d'échapper au réel se heurte constamment au quotidien. Les pièges sont invisibles mais ils sont là, à chaque coin de rue. On y tombe. Et on meurt. |
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traduit du portugais par Henri Raillard |
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| Embrouille Chico Buarque, Gallimard, 1996 |
5.30 € | |
«Pour moi il est trop tôt, je me suis couché à l'aube, je n'arrive pas à cerner ce type dans l'œil de la porte. Je suis moulu, je ne comprends pas cet individu planté là en complet et cravate, le visage dilaté par la lentille. Ce doit être important car j'ai entendu la sonnerie retentir plusieurs fois, une fois en allant vers la porte et au moins trois autres dans mon sommeil. Mon œil fait le point, et je commence à me dire que je connais ce visage d'un temps trouble et lointain.» Embrouille: embrouiller, imbroglio, brouillard, brouillon, débours, perturbation, turbulence, turbine, tourbillon, tourbe, trouble, trou, tourmente, tonnerre, tron, torpeur, stupeur, estourbi, étourdi, ébloui, embrouille... |
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traduit du portugais par Henri Raillard |
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9782070394838
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Caio Fernando Abreu (1948-1996)
Après des études de lettres et d’art dramatique à Porto Alegre et quelques publications en revues dès 1966, il s’installe à São Paulo en 1968 et travaille comme journaliste, notamment à la revue Veja puis au quotidien O Estado de São Paulo. C'est en 1969 qu'il publie son premier recueil de nouvelles, Inventário do irremediável, qui sera suivi de cinq autres jusqu'à 1989. Il est également l’auteur de deux romans, de chansons, de huit pièces de théâtre et de plusieurs scénarios. Mort du sida le 25 février 1996.
| Brebis galeuses Caio Fernando Abreu, José Corti, 2002 |
16.00 € | |
«Textes incomplets, fictions sans destin arrêté, fragments de journal, récits de rêves, chapitres exclus, dialogues sans partenaire, textes purement pornographiques, extraits de livres qui n'ont jamais existé, composent le troupeau de ces brebis galeuses errant dans l'âme de l'écrivain. Il s'agit d'une mise à nu, mais ici le risque de pornographie attaché au nu se change en audacieux abandon. L'amour extrême exige la nudité complète et Caio Fernando Abreu, sans les pudeurs de l'écrivain professionnel, de celui qui devrait préserver une image nette et protocolaire, s'expose tout entier. Ces brebis obscures, dénuées de grandeur et chargées d'incomplétude, offertes en place d'un lion arrogant, projettent une clarté inattendue. Caio nous livre ses brouillons spirituels : en eux, comme des traces millénaires, est inscrit le pouvoir des mots. Il n'est pas d'un écrivain quelconque de se permettre un tel saut dans l'obscur». José Castello, in Estado de São Paulo, 20 juillet 1995 |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714307859
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| Petites Épiphanies Caio Fernando Abreu, José Corti, 2001 |
14.48 €
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«J'ai beaucoup travaillé, sans doute est-ce pourquoi je pense à vous de cette manière. Des espaces azurés apparaissent quand je pense à vous. Dans ma pensée, vous ne me reprochez jamais d'être un peu fou, mélodramatique, et je pense alors gaze, nuage, château, parfum, brise, turquoise et brin d'osier. Et je pose ma tête sur votre épaule ou vous posez la vôtre sur la mienne, peu importe, et nous restons ainsi tellement longtemps que la terre tremble, des volcans explosent, des épidémies se propagent, et nous ne nous rendons compte de rien, nombril du monde. Je touche votre main, vous touchez la mienne. Cela dure si longtemps qu'il faut trois mille jours pour que je parvienne à bien vous regarder au fond des yeux ; alors je plonge dans des eaux vertes si cristallines que les algues de la surface se dessinent sur le sable blanc du fond. En apnée, je pêche des perles. Je sais que c'est un peu idiot, mais j'aime à penser de cette manière, et si je suis debout dans l'omnibus je lâche un peu la barre métallique afin que mon corps se balance comme s'il était à bord d'un navire, ou de vous. Je ferme les yeux, c'est si bon, vous n'imaginez pas. Je soupire beaucoup en pensant à vous; pleurer? il m'arrive de pleurer, aussi souvent. Je ralentis le pas, certain qu'au prochain coin de rue, qui sait... Je n'ai pas été très disponible, dernièrement, mais je pense tellement à vous qu'au moment de m'endormir quelquefois je souris et passe le bout de mon doigt sur le lobe de votre oreille et répète répète à voix basse je t'aime tant dors avec les anges. Après quoi c'est moi qui m'endors et qui rêve, qui rêve d'anges. Nuages, espaces azurés, perles au fond de la mer. Clac! comme si c'était vrai: un baiser.» C. F. Abreu. |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714307378
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L'Autre Voix Caio Fernando Abreu, Complexe, 1994 |
18.30 € |
«Sur Une petite plage de sable clair, là-bas au bord de la rivière, un drame s'est joué. Face à la mer ou en écoutant À l'occasion d'une grande peine -mélodie d'Erik Satie- le dialogue est malaisé. Impossible? Non, pas pour Ces deux-là, malgré l'hostilité qui les entoure. Dans la dépersonnalisation engendrée par le monde moderne et la vie urbaine, les Photographies remplacent la chaise vide. Un goût de Fraises moisies persiste jusqu'au lever du jour. Quelque part dans Rio de Janeiro, un couple, en proie à la médiocrité de son quotidien professionnel, affectif et sexuel, joue Les survivants. Dans un bar évoquant un aquarium aux eaux sales, un homme de presque quarante ans rencontre un garçon de presque vingt, Le garçon le plus triste du monde. D'où vient la tristesse ? Peut-être d'une lointaine culpabilité que la chanson Feuilles mortes vient ressusciter. Alors, emmuré, dans l'effroi de l'âme, on entend, à cinq heures et quart de l'après-midi, la sonnerie du téléphone et L'autre voix. Ainsi vont les histoires du deuxième recueil de nouvelles de Caio Fernando Abreu. Même univers aussi peu tropical que possible pour ce Brésilien qui ne connaît plus que le monde déshumanisé de l'asphalte et revendique, avec une violente douceur, l'affirmation de l'identité hors des conventions, dans l'exploration des profondeurs, et jusqu'à la "folie”.» (Claire Cayron) |
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traduit du portugais par Claire Cayron et Alain Kéruzoré |
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9782870275177
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Qu'est devenue Dulce Veiga? Caio Fernando Abreu, Autrement, 1994 |
13.95 €
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Ceux qui l'ont connue parlent encore d'elle au présent : elle, la grande Dulce Veiga, qui un beau soir a quitté la scène sans explication. Qu'est-elle devenue ? Est-elle morte, s'est-elle transformée en l'une de ces idoles déchues qui n'intéressent que les rubriques de faits divers ? Mais qu'importe : vingt ans ont passé et les Dulce Veiga d'autrefois ont cédé la place à des stars plus agressives, dans une cité infernale où les secrets trop bien gardés explosent au visage de ceux qui veulent les désamorcer. Le narrateur chargé de l'enquête n'y croit guère au début, même si les coïncidences le guettent. Plus l'énigme se dévoile, plus la vérité se joue de celui qui la cherche, obstiné, à travers l'ombre dorée des émotions perdues. |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782862604879
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Les dragons ne connaissent pas le paradis Caio Fernando Abreu, Complexe, 1991 |
10.50 € |
«Les fruits de l'œuvre de Caio Fernando, hors des paradis tropicaux au goût des appétits européens sont ceux d'un Brésil en décomposition, de carnavals macabres masqués par le Carnaval. Les fruits des gigantesques centres urbains tels que Sao Paulo: anonymat, solitudes, précarité, violence, prostitutions; intoxication par toutes les drogues dont on se pique, au propre et au figuré. L'écriture est impressionnée par ce regard, comme une plaque photographique: elle ne décrit pas, elle est violence, clichés, laideur, solitude, abandon, folie. Mais sa lecture, par un effet de paradoxe hautement littéraire, parle maîtrise, poésie, beauté, solidarité, lucidité, et une histoire horrible devient belle. Des enfers de Caio Fernando on sort, béant. La nouvelle, forme par excellence du monde latino-américain, est le terrain naturel de son univers fragmenté. Ici, rien ne dure, rien ne s'affirme, tout lasse, casse et passe. L'illusion comme son contraire. Dans l'ironie mortelle et la vivante simplicité.» Claire Cayron
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traduit du portugais par Claire Cayron et Alain Keruzoré |
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9782870273906
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Milton Hatoum (1952)
Né dans une famille d'origine libanaise. Diplômé de la Faculté d'architecture et d'urbanisme de l'université de São Paulo, il est aussi titulaire d'un doctorat de troisième cycle, réalisé au début années quatre-vingt au département de Lettres de l'université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Après avoir enseigné un temps la littérature française à Manaus (1984-1988), il vit aujourd'hui à São Paulo où il se consacre entièrement à l'écriture.
«Héritée, reçue et recherchée, cette situation, au carrefour de diverses cultures, amazonienne, brésilienne, européenne, arabe… marque son univers à plusieurs titres. D'une part, elle fonde un certain relativisme invalidant un strict sentiment d'appartenance communautaire. Même s'il cultive les références des ancêtres, Milton Hatoum refuse de se définir par le seul critère de l’«amazonité», de la «libanité» ou autre. Plus encore, le télescopage d'exotismes divers, de l'orient, du sauvage… s’entrechoquant, s'émerveillant et se nuançant l'un l'autre, est très souvent, dans source d'un conflit ou d'une fascination qui mettent en mouvement les personnages, voire d'un statut de témoin qui tient la réalité à distance, comme c’est le cas du photographe allemand de Récit d'un certain Orient par exemple, à la fois partie prenante et en marge de l'histoire.
[…] Milton Hatoum manifeste un grand attachement à l'histoire, à la construction de ses êtres imaginaires, un grand respect pour le travail du conteur, dans la continuité d'une forme élaborée aux XIX° et XX° siècles. Mais ce jeu est aussi une voie détournée pour redonner par l'allégorie consistance et valeur à des espaces symboliques menacés par le stéréotype et le simulacre. Comme si la littérature, non-réponse ou clôture mais acte de décalage, de déplacement, se révélait en fin de compte le plus sûr biais pour prendre le monde au sérieux. » (Michel Riaudel, Europe, 2005) .
| Cendres d'Amazonie Milton Hatoum, Actes sud, 2008 |
21.50 € | |
Manaus: une île fiévreuse et tragique fichée au cœur de l'Amazonie. Luxe tapageur pour les héritiers du caoutchouc et dénuement endémique pour les damnés de cette terre détrempée. Deux garçons s'y voient obligés de choisir à l'âge d'homme entre l'obéissance et la révolte: un orphelin méritant espère trouver dans le droit la justice sociale, quand le fils rebelle d'un propriétaire terrien cherche dans l'art le salut du monde. Ils sont amis à la vie à la mort, et c'est la nécessité de la différence de l'autre qui cimente leur relation. Le fils bohème est en lutte contre le père, l'épais humus de la province, la morale dominante; autant de positions radicales que lui envie un ami certes libre de toute autorité parentale, mais qui n'a pas été éduqué à choisir. Ils sont les deux visages d'une génération élevée sous la chape de la dictature. Chacun poursuit des chimères, incapables qu'ils sont tous deux de desserrer les mâchoires d'un étau familial et géographique anthropophage. La modernité ronge l'identité des espaces primitifs symboliques de l'Amazonie, en écho à leurs blessures intimes. De leurs rêves d'avenir ne restent que des cendres, charriées par le fleuve-mer.
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782742772315
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| Deux Frères Milton Hatoum, Seuil, 2003 |
19.50 € | |
Fils d'une Indienne au service d'une famille libanaise installée à Manaus, le narrateur tente de reconstituer le passé et de savoir qui est son père. Partagé entre l'admiration et le dégoût pour Yaqub et Omar, jumeaux condamnés à répéter le mythe de la haine fraternelle, lui, le bâtard, le domestique, entreprend de raconter la chute d'une famille qui a lieu parallèlement à la disparition des valeurs traditionnelles de Manaus. Au delà de la mémoire, dans les témoignages des uns et le silence des autres, le doute et l'ambiguïté des sentiments tantôt tempèrent, tantôt exacerbent un quotidien feutré où se dissimulent la passion, la vengeance, l'inceste. Milton Hatoum poursuit, dans son second roman avec une admirable subtilité, l'exploration d'un monde à part, perdu entre l'Orient et l'Amazonie, à la recherche lui aussi de son identité. |
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traduit du portugais par Cécile Tricoire |
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9782020491976
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Récit d'un certain Orient Milton Hatoum, Seuil, 1993 |
19.00 €
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Après une longue absence, une jeune femme revient à Manaus, la ville de son enfance, et relate à son frère, demeuré au loin, l'histoire de ce retour au plus intime du souvenir. Emilie, cœur et âme d'une famille émigrée du Liban, n'est plus. Et la maison, comme toutes les maisons de l'enfance est vide et abandonnée. Entre l'Orient et l'Amazonie, un monde perdu renaît dans les récits et les confidences de ceux qui ont aimé Emilie: Hakim, son fils, Dorner, le photographe allemand, Hindié qui fut son ami. Fondues en un récit unique qui abolit le temps, leurs voix évoquent l'entrelacs de passions et de drames de cette famille partagée entre deux religions et deux cultures qui voit les traditions séculaires céder peu à peu à la sensualité de la terre brésilienne. Au fil d'une composition parfaitement maîtrisée faite d'enchâssements et de jeux de miroirs, Milton Hatoum bâtit sa «recherche du temps perdu», et ce premier roman est sans doute une des plus belles lectures que la prose brésilienne nous ait données depuis longtemps. |
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traduit du portugais par Claude Fages et Gabriel Iaculli |
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9782020132275
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Luiz Schwarcz (1957)
Il est éditeur et après avoir travaillé dans plusieurs maisons, il a créé la Companhia das Letras, une maison qui pubie les auteurs les plus intéressants de la scène littéraire brésilienne d'aujourd'hui.
| Eloge de la coïncidence Luiz Schwarcz, Actes sud, 2007 |
15.00 € | |
Septième étage: un pauvre petit garçon riche observe le monde depuis la fenêtre de son luxueux jardin d'hiver où sa mère reçoit quelques amies pour assister à des cours d'histoire de l'art. A la synagogue ou à l'opéra, il meurt d'ennui, seuls viennent le sauver les jeux prémonitoires auxquels il s'adonne dans la contemplation des scènes de rues. Acapulco: le même (?) petit garçon feuillette l'album photo familial et se souvient du mois passé avec ses grands-parents lors du long séjour des parents en Europe, berceau d'une famille de juifs yougoslaves de la classe moyenne qui a fui les persécutions nazies et s'enracine au Brésil. La Bibliothèque: récit aux échos borgésiens, un père signe un chèque en blanc à sa fille, qui veut étudier la littérature, afin qu'elle remplisse sa propre bibliothèque. Mots croisés: la vie d'une vendeuse de confiseries dans un centre commercial qui croise le quotidien d'un professeur cinéphile littéralement obsédé par François Truffaut. Sur une trame apparemment simple, l'auteur compose dans ce recueil un panorama de rêveurs ordinaires. Pas ou peu d'action autre que l'imagination, le détail du souvenir qui enclenche la merveilleuse machine à fiction pour raconter une histoire. |
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traduit du portugais par Michel Riaudel |
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9782742771424
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Paulo Lins (1958)
Journaliste, scénariste et réalisateur. Écrit à la suite de plusieurs années de recherches sur le crime organisé dans les bidonvilles brésiliens, son roman La Cité de Dieu (1997) a obtenu un succès considérable et a été traduit en plusieurs langues. Diffusée dans le monde entier, son adaptation cinématographique en 2002 a été suivie d’une série pour la télévision.
| La Cité de Dieu Paulo Lins, Gallimard, 2005 |
9.40 € | |
«Les nouveaux occupants apportèrent les ordures, les boîtes de conserve, les chiens bâtards, les lambeaux de rage de coups de feu, la pauvreté pour vouloir s'enrichir, les yeux pour ne jamais voir, ne jamais dire, jamais, les yeux et le cran pour faire face à la vie, déjouer la mort, rafraîchir la rage, ensanglanter des destins, faire la guerre et être tatoué.» La Cité de Dieu ne se situe pas au-delà de la voûte céleste mais au Brésil, quelque part dans l'inconscient de Rio de Janeiro ; loin du Christ rédempteur, des plages de Copacabana et du Carnaval. À travers les destinées éphémères, intenses, violentes de Dam, de Zé Rikiki, du Canard, de P'tite Mangue, de Beau-José et de bien d'autres adolescents, Paulo Lins raconte l'évolution, sur trois décennies, d'une favela gangrenée par les trafics de drogue et la guerre des gangs. Lins se fait à la fois le photographe très précis d'un monde à part, mais aussi son poète et compose une tragédie urbaine d'une exceptionnelle puissance. |
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traduit du portugais par Henri Raillard |
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9782070306121
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Tony Bellotto (1960)
Tony Bellotto, star du rock dans son pays, est compositeur et guitariste du groupe Titãs. Il a cinq ouvrages à son actif : trois enquêtes de l'inspecteur Bellini, BR 163 et un essai sur la guitare.
| Bellini et le démon Tony Bellotto, Actes sud, 2007 |
20.00 € | |
Fils d'un brillant avocat, le détective Remo Bellini doit résoudre deux affaires insolites : retrouver un manuscrit inédit de Dashiell Hammett et le meurtrier de la belle Sílvia Maldini, assassinée dans les toilettes de son collège. Volontiers bougon, maladroit et misogyne, Bellini charrie ses problèmes d'oedipe, sa misère sexuelle, ses frustrations, son blues de "privé" avec beaucoup d'humour et on s'attache autant à l'évolution de l'enquête qu'aux "dommages collatéraux" qu'elle crée dans l'existence du détective, toujours dans l'ombre du jumeau mort, le fils préféré du père. Si ses recherches le mènent parfois à Rio de Janeiro, c'est surtout dans les bas-fonds de São Paulo qu'il opère, se frottant à tous les fléaux de la mégapole brésilienne : solitude, trafic, drogue, prostitution, et à un rythme proprement démoniaque. |
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traduit du portugais par Sébastien Roy |
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9782742768479
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Bernardo Carvalho (1960)
Correspondant à New York et à Paris du quotidien Folha de São Paulo. Critique littéraire dans ce même journal, il est l’auteur de nouvelles baroques, puisant leur inspiration dans l’histoire, le roman policier ou le fantastique et de romans très introspectifs, à l’univers sombre et à la langue travaillée (pour la plupart traduits en français). On lui doit aussi une pièce de théâtre (Onze. Uma historia, 1995).
| Neuf Nuits Bernardo Carvalho, Métailié, 2005 |
17.00 € | |
En août 1939, l'anthropologue nord-américain Buell Quain se suicide au cours d'un de ses séjours chez les Indiens Kraho, en Amazonie. Il avait vingt-sept ans, venait de recevoir une lettre qu'il a brûlée et en a laissé quelques autres. Les circonstances exactes du suicide n'ont jamais été élucidées. Obsédé par cette information, l'auteur commence une enquête. Un impressionnant réseau de coïncidences s'accumule autour de lui au fur et à mesure qu'il progresse, se mêlant au souvenir de son père qui commerçait avec les Indiens de ces régions où il emmenait le petit garçon pendant les vacances scolaires. En contrepoint, on peut lire les lettres d'un ami de Buell Quain, témoin de son désespoir. Il y révèle les contradictions et les désirs d'un homme seul sur un territoire étranger, confronté à ses propres limites ainsi qu'à une altérité absolue. Le lecteur ne peut éviter la référence au Conrad du Cœur des ténèbres. |
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traduit du portugais par par Geneviève Leibrich |
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9782864245506
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| Mongolia Bernardo Carvalho, Métailié, 2004 |
16.00 € | |
Comme dans beaucoup de récits de voyage, comme dans Le Coeur des ténèbres de Conrad, un homme est ici à la recherche d'un autre homme. Un diplomate est envoyé en Mongolie sur les traces d'un très jeune photographe disparu en plein hiver dans la région de l'Altaï. Surnommé "l'Occidental" par les guides mongols qui avaient baptisé le photographe "l'Inadapté", il suit l'itinéraire indiqué dans le journal de voyage abandonné par le photographe et écrit lui-même des carnets qui seront lus par un narrateur critique qui découvrira au lecteur la totalité du puzzle. C'est de la lecture des trois textes que naît le roman d'un voyage à l'intérieur d'un monde distordu, opaque et fermé sur lui-même, révélateur de la difficulté d'entrer en relation avec ce que l'on ne connaît pas. La Mongolie de Bernardo Carvalho n'est pas une réalité mais une hallucination, ses voyageurs ne sont pas des aventuriers mais des créatures littéraires qui avancent dans un monde totalement étranger. Malgré ou à cause de sa volonté de fiction, ce roman est aussi un magnifique récit de voyage dans un univers totalement exotique. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782864245056
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| Les Initiales Bernardo Carvalho, Rivages, 2002 |
4.95 € | |
Le narrateur, intrigué par des initiales gravées sur une boîte en bois, se lance à la recherche de personnes susceptibles de les déchiffrer; sa quête va devenir obsessionnelle. Hanté par la résolution de l'énigme, il va progressivement douter de la réalité et confondre réel et imaginaire. Sur une île où douze personnes sont réunies autour d'un dîner dans un vieux monastère, l'un des invités -le narrateur, qui est journaliste et écrivain- se voit remettre une petite boîte en bois dont le couvercle est gravé de quatre initiales. Dès lors, il vivra dans l'obsession d'en déchiffrer le sens, va progressivement douter de la réalité et confondre réel et imaginaire. Dix ans plus tard, à l'autre bout du monde, il croit reconnaître l'un des convives du monastère, celui qui, peut-être, détient la clef de l'énigme... Bernardo Carvalho s'amuse à brouiller les pistes. Il se livre à un jeu complexe d'identités et, en désignant tous les lieux et les personnages de ce roman par leurs initiales, il entraîne le lecteur dans un véritable labyrinthe. |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pétorelli |
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9782743609924
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| Les Ivrognes et les Somnambules Bernardo Carvalho, Rivages, 1998 |
16.77 € | |
Les Ivrognes et les somnambules est une grande allégorie morbide sur cette question éternelle : qui suis-je? Écrit sur le mode de l'introspection, il se déroule dans un monde périlleux, menaçant, en proie aux tornades et aux séismes, qui n'est évidemment que l'image symbolique, le décor approprié, d'une réalité plus inquiétante encore, celle de la perte de soi-même. “Le neurologue, écrit Bernardo Carvalho, m'a dit que la tumeur (...) allait modifier (...) mon comportement, ma personnalité; elle allait faire de moi une autre personne avant de me tuer.” Cette démence programmée sert de prétexte à une intrigue dense, toute en mouvements. Une des caractéristiques de ce livre bizarre est de prendre le contre-pied d'une tradition solidement installée dans la littérature, et qui consiste à décrire une initiation, un perfectionnement de son être intérieur. Mais au fond, cette dégradation inéluctable n'est-elle pas le lot de chacun? Je n'est-il pas déjà un autre, ou même plusieurs?» (Serge Sanchez, Magazine littéraire, mars 1998) |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782743603236
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| Aberration Bernardo Carvalho, Rivages, 1997 |
16.77 €
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Onze personnages à la recherche d'une vérité, emmêlant le passé et le présent à coup de coïncidences que l'on croit obscures. Bernardo Carvalho joue avec le lecteur au jeu du mensonge et de la vérité. À partir d'un événement apparemment quelconque, l'auteur et avec lui le lecteur ont à reparcourir les différents moments liés à cet événement et à en rétablir la logique. À chaque voyage, le cercle des personnages et des connaissances s'élargit et, quand le lecteur approche d'une révélation, c'est pour découvrir de nouvelles énigmes. Comme dans une cité parfaite, il existe un point aveugle, un vide, le moment où rien n'a plus de sens. Bernardo Carvalho nous propose alors un apprentissage de la solitude, une sorte de stoïcisme contemporain. |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782743602208
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Luiz Ruffato (1961)
Né dans le Minas Gerais. Il a publié des poèmes et des nouvelles. Son premier roman, Tant et tant de chevaux, a été accueilli par la presse littéraire brésilienne comme un grand livre novateur dans le panorama de la fiction contemporaine brésilienne.
| Enfer provisoire (Des gens heureux, vol. 1) Luiz Ruffato, Métailié, 2007 |
17.00 € | |
Une petite communauté italienne de l'intérieur du Minas Gerais: un père vindicatif et violent suit la lente désagrégation de sa famille; le remords et la maladie rongent une femme; une mère et un fils règlent leurs comptes avec le passé; un homme se sent coupable d'un crime qu'il n'est pas sûr d'avoir commis; un autre disparaît sans laisser de traces; un professeur garde un terrible secret... Luiz Ruffato nous propose par la structure même de sa narration des portraits minutieux d'une société à l'agonie. Ils nous font regarder sous toute une variété d'angles les comportements et la complexité des relations. Les protagonistes fonctionnent en une ronde de connexions et de vies. Le lecteur peut tenter d'y retrouver les liens familiaux, les fils conducteurs, mais il peut aussi se laisser emporter dans ce panorama social intense et cruel par le texte lui-même et les innovations narratives qu'y propose l'auteur. Celui-ci recherche en effet sa structure plus dans le vocabulaire de la création plastique que dans la tradition littéraire. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782864246084
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| Tant et tant de chevaux Luiz Ruffato, Métailié, 2005 |
16.00 € | |
Une journée dans la vie de la ville de Sao Paulo: des gens perdus dans l'anonymat de la mégalopole, des couples qui se défont, des enfants mordus les des rats dans des taudis immondes, des enlèvements, des meurtres, des camelots, des vagabonds, des chômeurs, des prêcheurs sur les places, des voleurs, des chauffeurs de taxi qui racontent leur vie à leurs passagers, tous plongés dans la nostalgie d'une vie d'avant meilleure mais abandonnée au nom de l'argent et de la survie. Les protagonistes se croisent sans se rencontrer et l'auteur, placé dans la perspective du personnage et non du spectateur, donne un aspect très singulier à cette fresque d'un immense troupeau perdu dans l'anonymat d'une vie frénétique, dont personne ne connaît plus rien. Les tableaux se multiplient, l'écriture déploie un kaléidoscope du rythme de la cité et le langage fragmenté reflète cette course à l'intérieur de la plus grande ville d'Amérique latine. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782864245339
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Patricia Melo (1962)
Elle a commencé par écrire des scénarios pour la télévision dès l’âge de dix-huit ans. Elle a publié deux récits en 1994, regroupés sous le titre Acqua Toffana. Outre ses romans (tous traduits en français), elle aussi écrit pour le théâtre et le cinéma, cosignant notamment en 2001, l’adaption du roman de Rubem Fonseca, Bufo & Spallanzani et celui de Jó Soares, O xangô de Baker Street.
| Le diable danse avec moi Patricia Melo, Actes sud, 2005 |
19.00 € | |
"Le diable danse avec moi": tels sont les cris de douleur qui griffent la partition de la Dixième Symphonie de Mahler, anéanti par la trahison de celle qu'il a soumise à son despotisme de compositeur. Ils offrent à cette polyphonie contemporaine de Patrícia Melo une ardente résonance. L'auteur sonde ici les ténèbres de la jalousie, mettant en scène l'amour pathogène d'un chef tyrannique pour une violoniste de son orchestre, de trente ans sa cadette. Dans un cycle névrotique, le doute s'installe, à la faveur de quelque vétille ou méprise, qui vient rompre une à une les écluses de la raison. L'art et la paranoïa scellent alors un pacte démoniaque. Conflit israélo-palestinien, psychanalyse, judaïsme, misère existentielle, solitude du pouvoir, vicissitudes du quotidien d'un orchestre sont autant d'harmonies dissonantes qui, sous la baguette enlevée de Patrícia Melo, finissent par trouver le même diapason. |
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traduit du portugais par Sofia Laznik-Galves |
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9782742755332
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| Enfer Patricia Melo, Actes sud, 2004 |
9.50 € | |
Tel un Enée moderne, ghetto blaster en main, aux portes de l'enfer, Petit Roi, enfant des favelas de Rio, cherche sa route dans un royaume qui n'a pas de chemin pour les vivants. Acides, hip-hop et violence à tous les étages. A la maison, la rage de l'amour maternel laisse quelques ecchymoses, la frustration fait son lit dans une pauvreté tyrannique, les feuilletons à l'eau de rose font le reste. Dans la rue, le code de l'honneur, l'odeur de l'argent, la voix des armes. Mais si, au faîte du pouvoir, Petit Roi se pose en trafiquant aguerri, il demeure un colosse aux pieds d'argile qui offre un temple à sa mère pour que, enfin, elle aime son fils. |
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traduit du portugais par Sofia Laznik-Galves |
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9782742751693
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| Acqua-toffana Patricia Melo, Actes sud, 2003 |
18.00 € | |
Au commissariat de Rio, une jeune femme vient déballer les déboires d'un couple en dérive, entré dans l'ère de l'amour "industriel". Parcourue d'un frisson érotique, elle établit d'effroyables similitudes entre un serial killer et son mari volage. Pendant ce temps, un rond-de-cuir tout droit sorti des romans de Courteline voit rouge quand on trouble sa routine et se convertit en dangereux psychopathe. Venue jouer les trouble-fête, l'imprudente voisine du septième lui devient biologiquement insupportable. Replète, cheveux d'un auburn démoniaque, cellulite en pagaille: tout en elle manifeste l'irrépressible envie d'être tuée par lui. Tout en lui exhale la volupté d'accéder à son attente. Si un poison Renaissance, l'Acqua-toffana, sert avec raffinement l'art de la mort violente dans lequel l'auteur excelle, ce roman de Patricia Melo fait le tour des innombrables variations de la violence urbaine.
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traduit du portugais par Sofia Laznik-Galvez |
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9782742742370
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| Eloge du mensonge Patricia Melo, J'ai lu, 2003 |
4.80 €
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Deux amants diaboliques, flanqués d'une secrétaire blonde et plantureuse, cherchent à se débarrasser d'un mari encombrant. La trame de l'apparent thriller semble simple, le crime évident, les intérêts communs. Mais, si l'auteur explore les ingrédients habituels d'un genre littéraire auquel elle rend hommage, c'est par le biais de la parodie. Le véritable protagoniste est ici le mensonge... Avez-vous déjà songé à utiliser un serpent venimeux comme arme du crime? José Guber, écrivain plagiaire, a, lui, trouvé mieux que Camus ou Dostoïevski pour son dernier synopsis. Et c'est ainsi qu'il rencontre une jolie nutritionniste pour serpents pleine de ressources... Commence alors un chassé-croisé amoureux où les plans diaboliques prolifèrent. Mais rien ne se passe tout à fait comme d'habitude dans ce drôle de thriller. Car avec un humour décapant, Patrícia Melo profite de ce jeu avec les poncifs pour nous offrir une description hilarante du monde contemporain de l'édition. Dans cette ronde meurtrière, quel scénario sortira vainqueur? |
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traduit du portugais par Marie M. Abdali |
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9782290323229
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| O matador (Le Tueur) Patricia Melo, J'ai lu, 1999 |
5.60 €
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«Neno m'a dit: pour l'amour de Dieu me tue pas. Mais moi je croyais plus en Dieu. Je croyais aux ulcères. Je vais se tuer, fils de pute, je vais te tuer, parce qu'à partir de maintenant, je suis le tueur. Je suis la grille, le chien, le mur, les tessons de bouteille tranchants. Je suis le fil de fer barbelé, la porte blindée. Je suis le Tueur. Bang. Bang. Bang.» Dans une extrême tension verbale -mais avec un humour noir abrasif-, Patricia Melo, retrace le parcours hallucinant d'un jeune homme de São Paulo, devenu à la suite d'un pari perdu un tueur à gages sans états d'âme, à la botte d'une classe moyenne gouvernée par la peur. Roman noir et sanglant de l'apprentissage de la haine, rythmé comme un vidéo-clip, O Matador entraîne le lecteur dans une course folle et sans filet, au cœur de la violence et du désespoir. |
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traduit du portugais par Cécile Tricoire |
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9782290053614
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Max Mallman (1968)
Romancier et scénariste pour la télévision (Coração de estudante, 2002).
| Le Syndrome de la chimère Max Mallman, Joëlle Losfeld, 2003 |
14.00 € | |
Accablé par une vie sans relief, Vito s'associe à un compagnon de beuverie, Bruno et ouvre une librairie-café, la Chimère, dont les clients ont chacun une particularité. Ainsi s'y rencontre Cyna, une jeune femme qui se nourrit de papier, un homme qui recharge ses batteries en mettant les doigts dans une prise électrique... «L'univers de l'auteur est un vertige de situations où le fantastique déjanté côtoie une bouffonnerie désabusée, Chez Mallmann, les vaguelettes du quotidien provoquent des cataclysmes et l'écume des jours ne manque jamais de sel. Vito, avec son serpent dans le cœur, une mère obsessionnelle et une sœur lilliputienne danseuse de boîte à musique, se découvre un père “mégasminthe”, à savoir “rat géant”, anthropophage, de surcroît. Mais tout n'est pas perdu, il est tombé amoureux d'une beauté nommée Phalène, aux yeux fluorescents.» (S.J.R., Le Monde, 2003)
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782844121738
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- Roberto Drummond (1939-2002)
- Antonio Torres (1940)
- Joao Ubaldo Ribeiro (1941)
- Tabajara Ruas (1942)
- Maria Valeria Rezende (1942)
- Frei Betto (1944)
- Aguinaldo Silva (1944)
- Chico Buarque (1944)
- Caio Fernando Abreu (1948-1996)
- Milton Hatoum (1952)
- Luiz Schwarcz (1957)
- Paulo Lins (1958)
- Tony Bellotto (1960)
- Bernardo Carvalho (1960)
- Luiz Ruffato (1961)
- Patricia Melo (1962)
- Max Mallman (1968)








































