Les chapitres de ce dossier :
- Vers la naissance d'une littérature nationale
- Le modernisme brésilien
- Le régionalisme, un autre modernisme
Dans un état aussi peu centralisé que le Brésil de la première moitié du XXe siècle, avec un matériau aussi divers, riche et coloré, l'expression des spécificités locales est aussi naturelle aux écrivains que la peinture du Faubourg Saint-Germain à un Marcel Proust. Parce que ce qui fait la modernité de ce pays ce n'est pas encore urbain mais est concentré dans l'extraordinaire métissage de peuples des cinq continents, dans l'extrême tension des rapports sociaux, dans la perception d'un espace géographique hirsute, cruel, contrasté jusqu'au délire. C'est pourquoi toute cette littérature issue des provinces, des plateaux, des déserts, des sertãos, pour régionale qu'elle soit, n'est jamais régionaliste au sens que nous donnons à ce terme (l'École de Brive par exemple). Elle éclôt dans une région, dans un contexte, mais elle est de suite universelle parce qu'elle n'est jamais l'incantation d'un «c'était mieux avant» mais plutôt -tendue vers le futur- la célébration du génie adaptatif de l'espèce humaine, capable de construire une société (aussi inégalitaire soit-elle) dans des contextes aussi extrêmes.
- Un classicisme contemporain, le Brésil dans le concert des nations
- La scène littéraire brésilienne aujourd'hui: effervescence!
Rachel de Queiroz (1910-2003)
À dix-sept ans, elle débute dans le journalisme et, à vingt, elle publie son premier roman: L’Année de la grande sécheresse (1930), qui, reprenant la leçon de Gilberto Freyre, marque avec éclat l’irruption du courant nordestin dans la littérature (la seconde phase du modernisme). Ce court récit, situé pendant la terrifiante sécheresse de 1916, est suivi de Jean Miguel (1932), roman des travaux et des jours d’un paysan à l’âme simple et entière, emprisonné pour avoir commis un meurtre pendant une crise d’éthylisme. Suivront une douzaine de volumes de théâtre, de chroniques, de traductions et de romans, comme Dora, Doralina (1975), chronique d’une vieille femme du sertão, humble et généreuse. Première femme à être élue à l’Académie brésilienne des lettres (1978), dans les années 30, elle fit de la prison pour activités communistes.
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Maria Moura Rachel de Queiroz, Métailié, 1995 |
24.00 €
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Héritière d'une famille de grands propriétaires terriens, Maria Mouria, après le suicide de sa mère, décide de prendre sa destinée en main. C'est ainsi que celle qui avait été élevée pour être une parfaite maîtresse de maison fait assassiner son beau-père et prend la tête d'une bande d'hommes armés qui rançonnent les nantis sur les chemins de Sertão... |
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traduit du portugais par Cécile Tricoire |
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9782864242048
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L'année de la grande sécheresse Rachel de Queiroz, Stock, 1998 |
7.62 €
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Publié sous le titre O Quinze (Le Quinze - L'année de la grande sécheresse), qui connaît un énorme succès dans tout le Brésil et qui reçoit le premier prix de la fondation «Graça Aranha» (le Goncourt brésilien). Ce roman témoigne la vie de la population du Sertão, retraçant l'épopée de deux cousins pris dans la tourmente de la terrible sécheresse de 1915. Tiré à seulement 1.000 exemplaires, il devient un classique de la littérature brésilienne. |
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traduit du portugais par Cécile Tricoire |
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9782234049918
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Nelson Rodrigues (1912-1980)
Nelson Rodrigues Falcão. L'un des plus importants auteurs dramatiques brésiliens du XX° siècle. Auteur de dix-sept pièces, on lui doit aussi des chroniques journalistiques, des feuilletons, des romans publiés sous le nom de Suzana Flag, ainsi que des nouvelles et des contes.
En rompant la censure de la conscience, en allant sans détour vers le fond de la misère existentielle, le théâtre de Rodrigues peut d'autant plus facilement choquer que, comme point de départ, il se fonde habituellement sur un fait divers ou une anecdote qui, dans leur banalité, nous sont familiers. Situés souvent dans un monde régi par l'absurde, en dehors de tout espace référentiel, les personnages procèdent en règle générale de façon obsessionnelle, paroxystique. Cependant, dans leur éternelle et douloureuse approche de l'interdit, soutenus par un langage cristallin, il émane de ses créatures aussi une force de séduction telle que certains critiques n'hésitaient pas à utiliser la métaphore de la maladie mortelle pour en décrire le potentiel de contamination. (Patrick Straumann, Infos Brésil n°148, juin 1999)
| Toute nudité sera châtiée Nelson Rodrigues, Actes sud, 1999 |
18.14 €
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Toute nudité sera châtiée est créée en mai 1999 au Studio-Théâtre de Vitry et reprise au festival d'Avignon 1999. Prostituée, Geni a rencontré Herculano qui l'épouse et la loge dans une maison à lui. La pièce commence: Geni fait remettre à son mari une bande magnétique. Elle a enregistré avant son suicide ce qu'elle veut qu'Herculano entende par sa voix: le récit de son désir d'être aimée toujours humilié. C'est donc de la voix d'une défunte que naît le théâtre qui est pour nous joué en flash back. Quelque chose d'inhabituel agit sur le théâtre de Nelson Rodrigues, et cette pièce en est sans doute l'exemple le plus cru, à savoir que ce qui inspire l'action dramatique et l'amène jusqu'à sa résolution c'est le comportement sexuel jamais dissimulé; et ceci dans une phrase de composition élémentaire, courte, sans ornement, sans image, sans métaphore, allant droit à son but, là où c'est “désagréable”. Donc jamais rien de baroque si ce n'est les voies qui conduisent à "l'obscur objet du désir". |
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traduit du portugais par Angela Leite-Lopes |
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9782742723096
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Ange noir : tragédie en 3 actes Nelson Rodrigues, Quatre Vents, 1996 |
11.00 €
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Ismaël est noir. Il a honte de sa couleur. Il a maudit sa mère et épousé une femme blanche, mais rien n'apaise sa haine, d'autant que son frère Elias est blanc. Aucune réconciliation n'est possible entre les deux races. Nelson Rodrigues refuse toute concession au problème du métissage, et pose dans cette pièce le problème fondamental du Brésil. |
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traduit du portugais par Jacques Thériot |
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9782907468572
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Jorge Amado (1912-2001)
Né à Itabuna dans l'État de Bahia, Jorge Amado arrive en 1931 à Rio de Janeiro pour y étudier le droit. Son œuvre, traduite en 40 langues, montre le plus souvent les bas-fonds des communautés noires et mulâtres de la province de Bahia où il a presque toujours vécu, si ce n'est, au début des années 1950, deux ou trois années d'exil politique à Paris, Prague et Dobříš, siège de l'Union des écrivains tchécoslovaques qui l'accueille dans son exil.
En 1956, il prend ses distances avec le parti pour se livrer entièrement à son travail d'écrivain. La publication, en 1958, de Gabriela, girofle et cannelle, marque un tournant dans son oeuvre. Un cycle romanesque nouveau s'ouvre qui, tout en conservant certains des thèmes et des personnages des premiers livres, introduit un élément nouveau qui manquait dans cet univers où le drame dominait : l'humour, qui deviendra dès lors l'ingrédient fondamental des récits qu'il publiera jusqu'à sa mort.
| Le pays du carnaval Jorge Amado, Gallimard, 2004 |
5.80 € | |
Premier roman de Jorge Amado, publié en 1931, décrivant la découverte du Brésil par un Brésilien de retour au pays. Si le roman commence par l'arrivée au Brésil en bateau, c'est à une autre époque que la nôtre, à la fin des années vingt. Parmi les passagers revenant de l'Europe prodigue en mirages et génératrice du complexe séduction-détestation, c'est un Brésilien, Paulo Rigger, qui va découvrir son pays. Le Brésil des contradictions, du métissage, des riches propriétaires terriens et des intellectuels, des femmes, de la vitalité populaire. Où est le visage, où est le masque dans cette population en quête d'identité? |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782070314379
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| Cacao Jorge Amado, Stock, 2000 |
7.50 €
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La vie de Sergipano, jeune paysan exploité, berné, trompé, qui refusera un faux bonheur et une relative aisance matérielle parce qu'il ne veut pas trahir sa classe et préfère partir pour la lutte le cœur propre et heureux. Dans ce roman court, violent et superbe, on trouve déjà l'ébauche de tous les grands thèmes de l'œuvre de Jorge Amado: le défrichement des terres vierges, l'épopée de leur conquête par le fer et le feu, la prospérité des grands capitalistes, la misère extrême des paysans, la saga d'un monde fécondé par la sueur et le sang des hommes.
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traduit du portugais par Jean Orecchioni |
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9782234052420
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Tereza Batista Jorge Amado, LGF, 1998 |
9.15 €
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Orpheline, chef de bande des gamins de son village, Tereza est vendue, à l'âge de 15 ans, à un homme riche, voleur, assassin et grand amateur de combats de coqs. Mais elle est une révoltée. Elle tue son bourreau. Plus tard, elle échoue dans une maison de prostitution. Un docteur l'y enlève et l'aime avec passion. Va-t-elle enfin connaître le bonheur? Son protecteur meurt. De nouveau la prostitution dans un monde où sévissent la famine et les épidémies. Mais Tereza n'abdique jamais... Tereza Batista? Une femme de chair mais aussi une légende. Tereza aux multiples appellations : «Tereza Coups de Couteau», «Tereza des Sept Soupirs», «Tereza aux Mains de Velours», etc. Avec elle, avec ce livre qui est sans conteste l'un des chefs-d'œuvre de l'écrivain, Jorge Amado nous enchante d'une magie, d'une féerie, d'une sensualité et d'un esprit d'insoumission qui sont la vie même de son Brésil tant aimé. |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782253933014
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| Navigation de cabotage : notes pour des mémoires que je n'écrirai jamais Jorge Amado, Gallimard, 1998 |
9.90 € | |
Ce livre d'une vie est surtout celui du goût de vivre d'un homme. La vitalité prodigieuse de Jorge Amado, sa passion de l'amitié, ses éclats de joie, le rire, l'amour, l'érotisme animent continûment ces pages. Ce ne sont pas les notes quotidiennes d'un journal, pas des mémoires, mais un ouvrage sans exemple: un livre fait de «nouvelles» où les grands de ce monde, ses familiers et nombre d'inconnus sont devenus les personnages d'un roman où l'on retrouve chez l'écrivain de quatre-vingts ans maître de son art les qualités qui lui ont valu son succès à l'Est comme à l'Ouest, selon les pôles de cette Histoire personnelle. Une histoire dont la mort n'est pas absente. Jorge Amado le dit simplement: «Je veux seulement conter quelques histoires, certaines drôles, d'autres mélancoliques, comme la vie. La vie, ah, cette brève navigation de cabotage!» |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782070404735
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Les pâtres de la nuit Jorge Amado, LGF, 1998 |
7.30 €
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C'est dans Les Pâtres de la nuit que Jorge Amado a le plus intensément chanté sa ville, Salvador de Bahia, ses vieilles rues, ses quais, son port et ses noctambules qui illuminent la nuit jusqu'au bout de leurs délires, de leurs désirs. En bref, jusqu'à l'aurore. Une foule de personnages fabuleux hante ce roman: le caporal Martim, élégant, raffiné, courtois, dont Amado nous raconte le mariage plein de complications; Curio, le sempiternel romantique toujours déchiré par quelque drame de conscience; Tiberia, la maternelle tenancière du bordel; Beatriz, la célèbre cartomancienne, ou Marialva, l'épouse très discutée de Martim... Toutes ces silhouettes composent les figures d'une comédie humaine que Jorge Amado fait vivre avec une frénésie étourdissante. On ne saurait être plus concret, plus précis, plus ethnologique que lui dans l'exploration par exemple des rituels magiques des Noirs de Bahia. Mais en même temps, il parvient sans effort à une forme de connaissance des hommes, chaleureuse et universelle. |
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traduit du portugais par Conrad Detrez |
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9782253933007
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| Du miracle des oiseaux : conte Jorge Amado, Le Temps des cerises, 1998 |
13.00 €
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Dans ce récit dont le titre complet est Du miracle des oiseaux survenus récemment sur les terres d'Alagoas, sur les rives du rio São Franscico,qui a pour thème une histoire d'adultère et de mari jaloux, on retrouve la saveur du romancier brésilien, sa truculence, son amour fou pour les gens de Bahia, son sens du merveilleux et son goût de la liberté. |
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traduit du portugais par Alice Raillard illustrations de Floriano Teixeira |
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9782841091386
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Suor Jorge Amado, Le Temps des cerises, 1998 |
12.00 €
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En plein cœur de la vieille Bahia, une ancienne bâtisse coloniale, apparemment comme les autres, au n°68 de la Montée-du-Pelourinho. Quatre étages. Un escalier obscur. Le bistrot de Fernandes sur le devant. Dans les cent seize chambres, plus de six cents personnes, sans compter les rats. Isaac, dona Risoleta, la douce Linda, le Noir Henrique, Artur dont la machine a broyé les deux bras, qui mendie et fait peur aux enfants, l'agitateur Alvaro Lima... c'est tout un monde prétendu sans hygiène et sans morale que Jorge Amado met en scène dans ce seul lieu qui évoque l'arène du théâtre antique et où s'élevait autrefois le piloris destiné aux esclaves. Un monde malade, révolté, misérable, qui sue de la suor des opprimés, dégage une odeur de chambre de défunt, mais qui aime et reste la vitalité même, et saura peut-être un jour bouleverser sa condition, pourtant la plus désespérée. |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782841090020
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| Le Vieux Marin Jorge Amado, Stock, 1998 |
8.40 € | |
Titre complet: Le vieux marin ou Toute la vérité sur les fameuses aventures du commandant Vasco Moscoso de Aragon, capitaine au long cours. Voici les fabuleuses aventures du vieux marin, Vasco Moscoso de Aragon, capitaine au long cours. Son brevet de capitaine, celui-ci l'a largement mérité, si l'on en croit les histoires qu'il raconte à ceux qui veulent bien l'entendre, à Periperi, dans les faubourgs de Bahia, et ils sont nombreux ceux qui aiment l'écouter, qu'ils croient ou non ce qu'il raconte. Et puis voici qu'un beau jour arrive à Periperi un navire dont le commandant est mort à bord. Notre capitaine breveté se voit obligé d'en prendre le commandement... Epreuve de vérité dont, non sans s'être un moment couvert de ridicule, notre capitaine sortira triomphant... Ce récit débordant d'inventions et d'entrain est mené de main de maître par le merveilleux conteur qu'est Jorge Amado. |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782234049260
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| La terre aux fruits d'or Jorge Amado, Gallimard, 1995 |
7.90 € | |
Ce roman et Les terres du bout du monde, qui lui est antérieur, ne forment qu'une seule histoire: celle des terres du cacao du sud de Bahia. Dans ces deux livres, j'ai essayé de retracer avec impartialité mais non sans passion le drame de l'économie cacaoyère, la conquête de la terre par les colonels féodaux au début du siècle, puis le passage des terres entre les mains avides des exportateurs il n'y a guère. Et si le drame de la conquête féodale est épique et celui de la conquête impérialiste seulement mesquin, la faute n'en incombe pas au romancier. Joaquim dit que l'étape à venir sera pleine d'héroïsme, de beauté et de poésie, et je le crois. Jorge Amado. |
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traduit du portugais par Isabel Meyrelles |
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9782070392902
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| Les Chemins de la faim Jorge Amado, Gallimard, 1991 |
10.50 € | |
Chassés de la plantation après sa vente, des colons entament un exode à travers le sertao aride vers le mythique Sao Paulo, parcourant les chemins de la faim, une singulière épopée. «Ils ne se lassaient pas d'admirer le fleuve [...] Non seulement Marta et Vicente, mais tous les autres, qui venaient de ces pays où, faute d'eau, la terre était desséchée et stérile, où seuls résistaient les animaux les plus farouches - et l'homme, le plus farouche de tous. Appuyés à la balustrade, ils parlaient peu. L'essentiel de la conversation consistait à faire des projets pour Sao Paulo. Personne ne s'attendait à ce que l'argent fût facile. Mais ce qu'ils espéraient, c'est qu'il existât, et que la terre ne fût pas aussi aride, aussi difficile à obtenir que celle qu'ils venaient de quitter.» |
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traduit du portugais par Violante do Canto |
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9782070383320
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| Capitaines des sables Jorge Amado, Gallimard, 1984 |
9.50 € | |
Dans un coin abandonné et désert des entrepôts de Bahia, grand port brésilien, vivent en marge de la société de nombreux gamins surnommés les «Capitaines des Sables». Vêtus de guenilles, sales, quasi affamés, lâchant des jurons et fumant des mégots, ils sont en vérité les maîtres de la ville, ceux qui la connaissent totalement, ceux qui totalement l'aiment, ses poètes. Ils volent, participent à toutes sortes de mauvais coups, et si habilement que la police ne peut jamais les prendre sur le fait. Leur chef s'appelle Pedro Bala. Ses lieutenants sont le Professeur (parce qu'il aime lire), Patte-Molle, le Chat, Sucre-d'Orge, Coude-Sec, etc. Un jeune prêtre, l'abbé José Pedro, s'intéresse à eux, essaie de les ramener dans une voie meilleure. S'il réussit à se faire aimer d'eux, il ne parvient pas à les amender et n'aboutit qu'à se faire très mal voir de ses supérieurs. C'est l'existence mouvementée, dramatique et poétique à la fois, de cette bande de petits chenapans qui unissent la ruse et l'audace des hommes faits à l'innocence et au charme des enfants qu'évoque le roman de Jorge Amado. |
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traduit du portugais par Vanina |
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9782070702374
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| Les Terres du bout du monde Jorge Amado, Le Temps des cerises, 1998 |
8.90 € | |
Un navire emporte vers les terres à demi barbares d'Ilhéus, au sud de Bahia, le capitaine Joao Magalhaes, Margot, Juca Badaro, Antonio Vitor et bien d'autres encore. Une chanson les accompagne, triste comme un présage de malheur, qui dit qu'ils ne reviendront jamais parce que, là-bas, la mort les attend derrière chaque arbre. Hommes, femmes et enfants, ils convergent de toutes les régions du Brésil, ils ont peu de traits communs sauf celui d'avoir tout laissé dans l'espoir de faire fortune avec les cacaoyers, en gagnant sur les impénétrables forêts de cette immense contrée bordée par l'Océan. Tout l'ouvrage de Jorge Amado est le récit - magnifique - des sanglantes rivalités qui opposent entre eux, dans leur lutte pour la conquête de terrains vierges à défricher, les fazendeiros, ces planteurs de cacao des terres du bout du monde. |
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traduit du portugais par Claude Plessis |
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9782070384259
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| Dona Flor et ses deux maris Jorge Amado, Stock, 2005 |
24.00 € | |
Jolie et rayonnante, cuisinière émérite, dona Flor est très aimée. On la plaint aussi parce qu'elle a épousé Vadinho, vaurien, joueur et coureur. Le roman s'ouvre au moment du carnaval et sur la mort inattendue de Vadinho, après sept ans de mariage. Dona Flor se console assez vite en épousant le très respectable docteur Teodoro. Mais cette existence calme et ordonnée prend fin le jour où dona Flor trouve Vadinho étendu nu sur le lit. Invisible à tous, l'homme s'est réincarné pour la seule dona Flor et entend bien jouir de ses droits de mari... À Bahia, terre des dieux, des danses et des résurrections, des transes et du candomblé, une telle aventure devient l'histoire d'une ville bien-aimée et de tout un peuple, une sorte de voluptueuse chronique. Ce roman truculent et irrévérencieux est un chef-d'œuvre d'humour qui prend la forme d'un pied de nez à la morale. Un plat aux aromates puissants, à la saveur et à l'exubérance toute tropicale cuisiné de main de maître. |
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traduit du brésilien Georgette Tavares-Bastos |
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9782234058118
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| La Boutique aux miracles Jorge Amado, LGF, 2001 |
6.75 €
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Pedro Archango, fils de Bahia, est un homme plein d'esprit et de charme, un amoureux des femmes (qui lui rendent bien son amour), un faiseur de miracles aussi redouté que le Diable. C'est aussi un écrivain, auteur d'un livre sur les aristocrates de Bahia, qui fit grand scandale, démontrant qu'il n'y a pas de sang pur et que le propre de la civilisation brésilienne, c'est le mélange des races et des croyances. Malgré son auréole de gloire populaire, Archango est mort dans le ruisseau. Mais si tout ce que Bahia comporte d'intellectuels s'acharne maintenant sur la vie d'Archango, que tous s'étaient empressés d'oublier, c'est parce qu'un Prix Nobel américain est venu à Bahia chanter la gloire de cet enfant du pays et l'inestimable valeur de ses écrits. |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782253932826
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La Découverte de l'Amérique par les Turcs Jorge Amado, LGF, 1994 |
2.75 €
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La Découverte de l'Amérique par les Turcs ou Comment l'Arabe Jamil Bichara, défricheur de terres vierges, venu en la bonne ville d'Itabuna pour satisfaire aux nécessités du corps, s'y vit offrir fortune et mariage ou encore les Fiancailles d'Adma: tel est le titre complet de ce qu'Amado appelait un mini-roman. Les Turcs: ainsi appelle-t-on, au début de ce siècle, dans l'Etat de Bahia, les immigrants venus de pays ottomans tels que le Liban ou la Syrie. Parmi eux, le jeune et entreprenant Jamil, qui rêve de fortune, et Raduan, philosophe de bistrot et joueur de cartes invétéré. Mais la fortune, inspirée par le truculent et malicieux romancier de Tereza Batista et le Yansan des orages, mettra dix ans à sourire à Jamil, en lui donnant l'occasion de reprendre le commerce du riche Ibrahim, compagnon de jeu de Raduan. A la seule condition qu'il veuille bien épouser sa très laide et très acariâtre fille... Jorge Amado, entrecoupant les descriptions réalistes par des embardées vers le merveilleux, nous fait voyager, une fois de plus, dans les malices, les misères, les sortilèges et les folies du Brésil. |
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traduit du portugais par Jean Orecchioni |
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9782253135838
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Lucio Cardoso (1913-1968)
Outre des romans, une série de récits sataniques, des poèmes et des pièces de théâtre, il a également publié son journal et écrit, réalisé mais laissé inachevé, un film (A mulher de longe). Gravement malade, il consacra ses dernières années à la peinture.
«L’un des tempéraments les plus forts et les plus singuliers de sa géneration, il a laissé une œuvre foisonnante, qui fait de lui un “expressionniste tropical”. Il est connu avant tout pour son chef-d’œuvre romanesque, Chronique de la maison assassinée (1959). Cardoso apparaît encore aujourd’hui, au Brésil, comme un auteur maudit, car pour ce visionnaire il n’est pas d’œuvre d’art sans obsessions, de celles qui conduisent à la folie ou à la mort.» (Mário Carelli)
| Chronique de la maison assassinée Lucio Cardoso, Métailié, 2005 |
14.00 €
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Ce roman composé d'un assemblage de lettres, de confessions et de fragments de journaux intimes raconte la longue et inéluctable décadence de la famille Meneses, la relation incestueuse d'une mère et d'un fils, l'incarcération d'un travesti apoplectique. Œuvre phare de l'auteur, cette chronique étudie la désagrégation d'une société et des individus. Nina est passée comme une tempête sur le domaine des Meneses, tout entiers attachés au maintien des traditions aristocratiques. La lutte entre Nina la séductrice et la famille va être mortelle et à tous fatale. Autour de ce vénéneux désastre, les regards s'épient, haines et soupçons mûrissent, les dénonciations font éclater les scandales. Tout baigne dans une ambiguïté qui explose en un coup de théâtre final. "Haines, soupçons, séductions, incestes, fatalités : un tumultueux feuilleton brésilien et l'histoire d'un désastre familial." Olivier Rolin, Libération. "Un huis clos tropical de violence et de mort. Avec une violence digne des Hauts de Hurlevent, Lúcio Cardoso a mis à mort le Domaine de son enfance." G. Coli et A. Seel, Le Monde. "Chronique de la maison assassinée est le chef-d'œuvre de Lúcio Cardoso, ce livre de l'amour fou, de l'amour haine, de la violation des tabous et aussi de la transgression des frontières du goût, est une suite haletante de secrets ténébreux." Clélia Pisa, La Quinzaine littéraire. |
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traduit du portugais par Mario Carelli |
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9782864245391
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Inacio Lucio Cardoso, Métailié, 1991 |
12.00 €
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Court roman expressionniste d'un grand de la littérature brésilienne contemporaine, mettant en scène la recherche d'identité d'un jeune homme dans les milieux louches du Rio de Janeiro des années 30. «Inácio est un de mes vieux cauchemars d'enfant» confia Lúcio Cardoso, et la force de ce personnage tient à ce caractère onirique. Dans un monde sans Dieu, orphelin miné par l'alcool, étudiant qui a renoncé à ses livres, Rogério est malade de la médiocrité humaine. Par-delà une révolte aux accents nietzschéens, il recherche la pureté et la joie. Créature cauchemardesque, Inácio, «bellâtre vieillot et inconséquent», hante les nuits des bas-fonds de Rio de Janeiro, il ensorcelle le jeune homme qui part à sa recherche comme on cherche un père. |
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présentation et trad. du portugais par Mario Carelli |
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9782864240969
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Herberto Sales (1917)
Journaliste, directeur pendant dix ans de l’Institut national du livre, attaché culturel de l’Ambassade du Brésil à Paris. Il est l’auteur d’une œuvre romanesque abondante où il conjugue avec bonheur le merveilleux aux thèmes régionaux (premier roman : Cascaldo, 1944; premier recueil de contes, Histórias ordinarias, 1966). On lui doit aussi des livres pour la jeunesse, ainsi que l’adaptation en portugais de nombreux classiques de cette littérature, notamment la comtesse de Ségur.
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Les Visages du temps Herberto Sales, Métailié, 1991 |
21.50 €
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A travers l'histoire de deux familles qui connaissent des fortunes diverses, Herberto Sales nous raconte la colonisation par les Portugais du Nord-Est du Brésil au 18e siècle. «Un livre dense et fort avec des personnages de chair et de sang, qui raconte la saga de la colonisation, le moment où Portugais, Noirs ; et Indiens se mêlent sur une terre sauvage, à une époque pleine de périls et de menaces. Une histoire d'amour belle et inoubliable : celle de Liberata et du capitaine Policarpo Golfaõ, maître du domaine de Cuia, d'Agua. Ils sont- entourés de tout un monde de personnages tirés de la matière même de la vraie vie, de l'émotion et de la force du destin.» (Jorge Amado). |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782864240914
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Darcy Ribeiro (1922-1997)
Anthropologue et spécialiste des tribus indiennes d'Amazonie. Il a été le premier à donner l'alerte alors que le gouvernement central les sacrifiait au nom de l'implantation des compagnies multinationales. Nommé recteur de l'Université de Brasilia lors de sa création, il fut ensuite ministre de l'Éducation et conseiller personnel du président Goulart. Exilé après le coup d'État militaire de 1964, il a enseigné dans divers pays d'Amérique latine et notamment au Pérou, avant de résider de nouveau au Brésil à partir de 1976. Outre ses nombreux travaux scientifiques, il a écrit des romans, dont le remarquable Maïra (1976), plongée sans précédent dans le monde indien et cela sur trois plans : celui des dieux, celui des Indiens, celui des Blancs.
| Maïra Darcy Ribeiro, Gallimard, 1997 |
13.42 € | |
A travers le destin d'Ava, devenu Isaïas en se convertissant au christianisme, et celui d'Alma, jeune Blanche qui décide de remonter le fleuve Amazone en quête d'un monde moins frelaté, nous pénétrons dans l'univers quotidien des Indiens du Brésil. «Anthropologue, je m'étais fixé un but on ne peut plus généreux: je voulais sauver les Indiens du Brésil. Rien de moins. Je m'y suis employé trente ans, sans succès. Je voulais les sauver des atrocités qui, rien que depuis le début du XX° siècle, ont entraîné l'extermination de plus de quatre-vingts peuples indiens sur un total de deux cent trente... Les sauver de l'expropriation de leurs terres, de la pollution de leurs eaux, de la destruction de leurs eaux, de celle de la faune et de la flore qui conditionnent leur mode de vie et dont le saccage et la dégradation transforment les Indiens en morts-vivants... Les sauver de l'amertume et du découragement que sèment dans leurs villages le comportement des missionnaires, des fonctionnaires supposément chargés de les protéger, des scientifiques de toutes sortes, mais surtout des propriétaires terriens qui déploient mille ruses pour les priver de leur droit le plus élémentaire : celui d'être et de rester ce qu'ils sont.» (Magazine littéraire, septembre 1982). |
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782070748877
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Utopie sauvage : souvenirs de l'innocence perdue, une fable Darcy Ribeiro, Gallimard, 1990 |
15.09 € |
Une fable consacrée aux Indiens d'Amazonie et à leur capacité mythique à vivre ensemble. Homme politique, anthropologue, D. Ribeiro donne à lire ses obsessions, sa révolte, ses lectures, dans le cadre d'une véritable alchimie littéraire. |
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traduit du portugais par Ana de Alencar |
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9782070718061
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José Sarney (1930)
José Sarney a toujours mené de front carrière politique et activités littéraires. Député à l’âge de vingt-quatre ans, gouverneur de son État natal, sénateur, vice-président, puis président de la république du Brésil (1985-1990) et président du sénat (2004), il a publié des poèmes, des nouvelles et plusieur romans.
| Capitaine de la mer océane José Sarney, La Table ronde, 2004 |
8.50 € | |
Dans ce roman, qui mêle légende et réalité, José Sarney évoque avec talent l'atmosphère du nord-est du Brésil: les pêcheurs du Maranhão, gens rudes et simples, entourent le héros Cristório, capitaine de la mer océane. Dès l'âge de six ans, celui-ci a connu, face à la tempête, le monde des vaisseaux fantômes qui hantent les ténèbres, les ombres et les mystères de la mer, son ami Querente, un revenant surgi de l'eau, en compagnie duquel il va affronter tous les dangers. À bord de Chita Verde, son canot, Cristório passe sa vie sur l'immensité des espaces marins, eaux de Dieu et du diable... Tout se déroule dans une atmosphère de fantasmagorie lyrique qui donne au livre sa force narrative et poétique. Comme l'écrit Jorge Amado: «En passant du conte au roman, José Sarney a su maintenir le haut niveau de l'écriture, mais en ajoutant une maturité de conception et de réalisation qu'on ne trouve pas si souvent dans la production littéraire de notre pays.» «Sous la plume de José Sarney, j'ai retrouvé la saveur, le langage imagé et surtout la qualité profondément humaine de la population brésilienne.» Claude Lévi-Strauss.
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traduit du portugais par Jean Orecchioni |
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9782710326724
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| Saraminda José Sarney, Gallimard, 2003 |
7.40 € | |
Saraminda est l'image féminine de cette somptueuse saga amazonienne qui se déroule à Amapá, à la frontière de la Guyane : ni femme ni esprit, ni vierge ni putain, ni végétal ni animal ; Saraminda est tout cela à la fois. Son corps hante les hommes comme les esprits de la forêt et des rivières qui les cernent de toutes parts. Mais l'autre héroïne est la «couleur», c'est-à-dire l'or, divinité cruelle, que les aventuriers s'entêtent à poursuivre dans un univers fruste, superstitieux et brutal. |
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traduit du portugais par Monique Le Moing préface de Claude Couffon |
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9782070425259
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Ariano Suassuna (1937)
Professeur d'esthétique et d'histoire de l'art dramatique, peintre, sculpteur, homme de théâtre, romancier. En 1946, il fonde en compagnie de Hermilo Borba Filho, le théâtre étudiant de Pernambouc pour lequel il écrit ses premières pièces. C'est dans les traditions et les coutumes du Nordeste où vivaient encore les populations les plus déshéritées, les plus assujetties à une féodalité contemporaine qu'il puisa les thèmes de son théâtre de contestation catholique qui tient autant de la farce médiévale ibérique que de la comédia dell'arte. On retrouve cette verve satirique et populaire dans un étonnant roman-mosaïque La Pierre du royaume (1971).
| La pierre du royaume Ariano Suassuna, Métailié, 1998 |
20.00 € | |
Un rovaume messianique, fondé sur deux pierres enchantées, a été établi dans le Haut Sertão de Paraiba puis il a disparu. Quaderna, poète-bibliothécaire d'une petite ville sertanèje témoigne devant le juge qui s'efforce de découvrir la dimension politique des luttes qui ensanglantent le Nord-Est du Brésil depuis un siècle. L'arrivée du Damoiseau Blanc sera le point de départ de la «quête» de Quaderna: quête de la vérité, recherche d'un trésor perdu, de sacrement qui fera de lui l'Empereur du Sertão. Ce roman inclassable et fascinant, érudit et populaire, participe du rêve et de la réalité, du rire et du drame. La critique enthousiaste a évoqué, lors de sa sortie, Don Quichotte et La Divine Comédie ou Tartarin de Tarascon, cette universalité de référence cache la perplexité devant un roman irréductible à son seul ancrage dans le Nord-Est brésilien. |
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traduit du portugais par Idelette Muzart |
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9782864242680
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Luiz Antonio de Assis Brasil (1945)
Avocat et professeur de littérature à l’université pontificale de sa ville natale. Il est l’auteur de contes(Anais da Província boi, 1997) et d’une quinzaine de romans parmi lesquels: (Um quarto de légua em quadro, 1976; , 1981 ; As virtudes da casa, 1985; Videiras de cristal, 1990.
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Bréviaire des terres du Brésil, une aventure au temps de l'Inquisition Luiz Antonio de Assis Brasil, Le Temps des cerises, 2005 |
14.00 € |
Francisco Abiaru, Indien guarani, est sculpteur. Il a appris à tailler dans le bois des figures saintes, dans une mission jésuite d'Amazonie. Parti en mer avec son maître pour livrer des statues, il fait naufrage et est recueilli par les Portugais. Bientôt, il va être déféré devant un tribunal du Saint Office, l'Inquisition qui sévit aussi dans le Nouveau monde... Un roman haut en couleurs, sur la vie aux premiers temps de la colonisation du Brésil par les Européens, roman historique où se croisent un Jésuite qui porte le nom de Moises Israël, un Hollandais volant, une reine Hécube, un Visiteur étrange qui a des comptes à régler avec sa conscience et où le réalisme côtoie le fantastique. Assis Brasil est un des principaux romanciers brésiliens d'aujourd'hui. De lui est déjà paru en français un autre roman : L'Homme amoureux.
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traduit du portugais par Celso Libanio et Dominique Olivier |
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9782841095858
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Marcio Souza (1946)
Directeur de la FUNART (au ministère de la Culture du Brésil). Ses travaux et ses recherches sont liés au mouvement qui lutte pour défendre la culture amazonienne. Critique de cinéma, romancier, dramaturge, scénariste et essayiste, il est le chantre des forêts immenses, imbibées d’eau où s’affrontent la tradition indienne et la modernité fiévreuse d’un pays avide de progrès.
| Mad Maria Marcio Souza, Métailié, 2002 |
13.00 € | |
En 1911, de puissants groupes financiers américains profitent de la corruption de certains gouvernements pour obtenir des concessions et exploiter une ligne de chemin de fer en pleine forêt amazonienne. Par l'un des plus grands auteurs brésiliens actuels. Mad Maria, la locomotive, avance lentement, ouvrant le chemin de la "civilisation" à travers la forêt amazonienne, elle roule au rythme de la construction de la voie ferrée qui va de rien à nulle part, la ligne Madeira-Maimoré. Autour de constructions aussi folles qu'inutiles gravitent des ingénieurs allemands, des financiers anglais, messagers de la modernité en cette fin de XIXe siècle, des politiciens de Rio et la douce Consuelo, qui va voir son piano à queue sombrer dans les eaux boueuses du grand fleuve en même temps que son mari. Entre épopée lyrique et satire féroce, Marcio Souza nous raconte la construction passionnante et réelle d'un chemin de fer dont le seul effet a été la destruction de la forêt et de ses habitants. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782864244110
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| L'Empereur d'Amazonie Marcio Souza, Métailié, 1998 |
8.00 € | |
Attiré au Brésil par la fièvre de l'enrichissement facile, Galvez vit dans la région d'où vient le meilleur caoutchouc de l'Amazonie, qui se transforme en comptes en Suisse, en saisons à l'Opéra de Manaus ou en bordels tumultueux. Dans une atmosphère apathique et impudique, Galvez s'adonne aux conspirations d'alcôve et conjure les mauvais sorts. Pour lui, embuscades, flèches, déluges ou malaria sont inoffensifs. Seule l'astuce de Sir Wickam le surpasse: pour le compte de la reine Victoria, 70 000 graines d'Hévéa; passent en contrebande vers la Malaisie. Adieu le monopole brésilien du caoutchouc, adieu la prospérité, adieu les grandes cantatrices! Reste l'Acre où, sur un air d'opérette, Galvez, conquistador burlesque, se laisse séduire par les pompes monarchiques. Un livre drôle, irrévérencieux et pourtant un des portraits les plus humains et véridiques de la grande épopée de l'Amazonie. «Vertigineux, hallucinant feuilleton, l'Amazonie s'y révèle dans la fureur et le danger. De la polémique entre l'auteur et son héros naît un fou rire désabusé, hurlant de vérité... Un roman neuf tonique qui refuse toute limitation... Accusation vibrante et crue, il dénonce les blessures d'où s'écoulent ensemble le sang des hommes et le latex.» (Jorge Amado) |
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traduit du portugais par Béatrice de Chavagnac préface de Jorge Amado |
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9782864242758
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