Les chapitres de ce dossier :
- Vers la naissance d'une littérature nationale
- Le modernisme brésilien
- Le régionalisme, un autre modernisme
- Un classicisme contemporain, le Brésil dans le concert des nations
Avec l'intégration d'une géographie et de grands phénomènes économiques et climatiques, mais aussi avec l'appropriation de la langue et de l'imaginaire populaires, la matrice littéraire régionaliste a continué à porter bien des fruits avant de progressivement s'intéresser au «tourment des âmes» et, à l'approche du milieu du siècle, le XXe, d'incorporer dans cette trame des récits d'introspection où il s'agira, de manière très subtile, de faire entrer dans le roman les échos des fractures et des troubles sociopolitiques tels qu'ils se réfractent dans la conscience des individus. Le grand roman classique-contemporain brésilien a produit dans ces années 1940-1980 de grandes œuvres originales, universelles, toujours colorées de cette brésilianité qui a fait sa marque de fabrique.
- La scène littéraire brésilienne aujourd'hui: effervescence!
Antonio Olinto (1919)
Conférencier, diplomate, professeur, critique littéraire, poète, c’est au Nigeria où il séjourne trois ans comme attaché culturel qu’il conçoit La Maison d’eau (1969). Ce premier roman, qui retrace le retour d’une famille africaine «brésilianisée» par l’esclavage à la terre-mère est suivi quelques années plus tard par Le Roi de Kétou (1980), qui a également l’Afrique pour thème, une Afrique entre l’histoire et la légende, entre le réel et l’imaginaire. On lui doit aussi de nombreux essais (Brasileiros na África, 1964) et des livres pour enfants.
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Le roi de Kétou Antonio Olinto, Stock, 1983 |
16.77 €
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Abionan est belle, sage, bonne et porte en elle un rêve obsédant: mettre au monde un fils qui serait le roi de Kétou, le chef spirituel, l'héritier et le gardien des traditions de la région de Kétou. Abionan est marchande. Quatre jours par semaine, elle tient un étal sur la place de quatre villes ou villages différents et la nuit, entourée d'autres femmes, elle va d'un marché à l'autre, à travers la brousse. Son mari, lui, a opté pour le changement et vend des vélos. Et il ne comprend pas l'attachement passionné de sa femme pour le passé. Abionan a été initiée elle-même par sa mère et nous revivons à travers ses voyages à pied d'aujourd'hui, ceux de son enfance, aux côtés de celle qui lui apprenait le passé, les légendes, les vieilles coutumes. Le roi de Kétou est un roman magique, initiatique, et il se déroule comme une admirable mélopée qui nous obsède, entrecoupée de scènes d'une somptueuse sensualité. Le présent et le passé s'affrontent dans ces Africains d'aujourd'hui qui marchent pieds nus dans la brousse - mais le transistor à la main. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich et Nicole Biros |
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9782234016590
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Clarice Lispector (1920-1977)
Clarice Lispector est née à l’écriture. Par-delà toute visée utilitaire, hors de tout souci esthétique et n’obéissant qu’à son intuition, elle va bâtir une œuvre qui échappe à toute classification comme a toute influence, qui n’a rien à envier à celle de V. Woolf ou de K. Mansfield à qui on la compare parfois et qui reste l’une des plus importante et surtout la plus authentique de la littérature brésilienne contemporaine.
D’origine juive, née en Ukraine, elle arrive très jeune au Brésil. À Récife où elle vit, elle s’éprend alors de la langue portugaise qui restera jusqu’à sa mort sa grande passion. Elle s’initie très tôt à la littérature en écrivant encore enfant de nombreux contes et elle publie son premier roman à dix-sept ans, Près du cœur sauvage (1942), qui reste encore aujourd’hui le livre d’une révélation. On retrouve dans la plupart de ses livres la question de Dieu sans qu’y intervienne la moindre religiosité: «Je sais que Dieu est le monde. C’est ce qui existe… Ce n’est pas dangereux de s’approcher de ce qui existe.» C’est au travers de l’écriture qu’elle va tenter pendant ces années de travail cette approche qui l’amènera à L’Heure de l’étoile (1977), livre-limite où l’auteur dissout les frontières entre la vie et la littérature, tant, une fois encore, elle s’est projetée au-delà de son art incomparable.
«Écrire est un acte compulsif», disait Clarice Lispector. Et lorsqu’on lui demandait pourquoi elle écrivait, elle répondait tout à la fois: «Par une fatalité et parce que je n’ai rien à faire au monde; je suis en trop et il n’y a pas de place pour moi sur cette terre des hommes; j’écris parce que je suis désespérée et que je suis fatiguée et ne supporte plus la routine que je suis pour moi-même. S’il n’y avait pas cette nouveauté toujours neuve qu’est l’écriture, je me mourrais symboliquement chaque jour.»
| Comment sont nées les étoiles : douze légendes brésiliennes Clarisse Lispector, Des Femmes, 2005 |
19.00 € | |
Ed. bilingue français-portugais Recueil de douze légendes brésiliennes qui correspondent aux douze mois de l'année. «Le destin de l'enfant, c'était de naître. On entendait, comme venue du coeur de la nuit silencieuse, cette musique aérienne que chacun de nous a déjà entendue et dont est fait le silence : extrêmement douce et sans mélodie, mais composée de sons qui pouvaient devenir mélodieux. Flottante, ininterrompue. Les sons comme quinze mille étoiles. La petite famille captait la plus élémentaire vibration de l'air - comme si le silence parlait.» |
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traduit du portugais par Jacques et Teresa Thieriot illustrations originales Heloisa Novaes |
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9782721005113
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| Le Bâtisseur de ruines Clarisse Lispector, Gallimard, 2000 |
11.28 € | |
Un ingénieur, Martin, a commis un meurtre et est en fuite. Il marche sans but, dans une plaine à peu près désertique, et sans cesse sa marche est interrompue par des rencontres: arbre, oiseau, ruisseau... Rencontres grâce auxquelles il commence à comprendre non pas qui il est, mais ce que fut sa vie jusque-là et ce qu'elle pourrait être, à comprendre notamment que son crime fut une libération pour lui. Sa fuite le conduit à une fazenda dirigée par une femme, Victoria. Il devient garçon de ferme, cède aux avances d'une jeune veuve, Ermelinda, et continue de réapprendre le monde. |
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traduit du portugais par Violante do Canto |
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9782070759354
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| Près du coeur sauvage Clarisse Lispector, Des Femmes, 1998 |
13.50 € | |
Ce premier roman, écrit à 17 ans, est l'aventure de Joana. Joana n'est ni forte ni belle : elle est femme. Sa recherche anxieuse est celle de l'être (ce que l'auteur va nommer dans les romans suivants : le Dieu). Elle habite son corps et c'est ce savoir-là qui lui donne la force de parler et de créer le monde autour d'elle. «Un jour viendra en moi la capacité aussi rouge et affirmative que claire et suave, un jour ce que je ferai sera aveuglément sûrement inconsciemment, marchant en moi, dans ma vérité, si intégralement lancée dans ce que je ferai que je serai incapable de parler, surtout un jour viendra où tout mon mouvement sera création, naissance, je briserai tous les noms qui existent à l'intérieur de moi, je prouverai à moi-même qu'il n'y a rien à craindre, que tout ce que je serai sera toujours où il y aura une femme avec mon principe...» |
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traduit du portugais par Regina Helena de Oliveira Machado |
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9782721004710
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| Un Souffle de vie Clarisse Lispector, Des Femmes, 1992 |
12.00 € | |
Dans ce livre-testament, les processus de création de l'auteur sont des matériaux presque bruts qui irradient toutes les questions angoissées que s'est toujours posées Clarice face à Dieu, au temps, au monde et à son histoire, aux êtres vivants ou inanimés. «Avec Un Souffle de vie s'achève la publication en français, entreprise par les éditions Des femmes depuis 1978, de l'œuvre de Clarice Lispector. Livre posthume, livre-testament certes, mais aussi contrepoint à tout ce qu'elle a publié de son vivant, dans la fulgurance de ses recherches existentielles et littéraires. Ici ce sont des matériaux presque bruts, analogues aux “ fusées baudelairiennes, qui irradient toutes les questions angoissées que s'est toujours posées Clarice face à Dieu, au temps, au monde et à son histoire, aux êtres vivants ou inanimés. Même si elle n'est pas saisie consciemment, l'approche de la mort aiguise ces interrogations: comment finalement résoudre l'énigme de toute création? Qu'est-ce que la mort? Imaginant un dialogue entre un auteur et la femme-personnage à qui il donne “un souffle de vie”, Clarice, entre ces deux miroirs, se dédouble à l'infini et, une dernière fois et à jamais, nous éblouît par tous les éclats de son écriture et finalement nous propose le mot “vie” comme réponse à nos propres questions. » (Jacques Thiériot) |
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traduit du portugais par Teresa et Jacques Thiériot |
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9782721004703
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| La passion selon G. H. Clarisse Lispector, Des Femmes, 1998 |
12.50 € | |
Dans son appartement de Rio, une femme commence sa journée, seule face à une tasse de thé. Sa bonne l'a quittée le matin même. Après avoir décidé de faire le ménage dans la chambre de la bonne, elle découvre qu'elle a vécu de longs mois à côté de quelqu'un resté totalement étranger. En s'interrogeant sur son ignorance de l'autre, elle essaie de comprendre son rapport à Dieu. «Ce livre est un livre comme les autres, mais je serais heureuse qu'il soit lu uniquement par des personnes à l'âme déjà formée. Celles qui savent que l'approche de toute chose se fait progressivement et péniblement -et doit parfois passer par le contraire de ce que l'on approche. Ces personnes, et elles seules, comprendront tout doucement que ce livre n'enlève rien à personne. À moi par exemple, le personnage de G. H. m'a peu à peu donné une joie difficile: mais son nom est joie.» (Clarice Lispector) |
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traduit du portugais par Claude Farny |
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9782721004727
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Un Apprentissage ou le Livre des plaisirs Clarisse Lispector, Des Femmes, 1992 |
15.50 € |
«Elle s'appelle Lori, elle est institutrice, elle vient de quitter sa famille provinciale et de s'établir à Rio de Janeiro. Il s'appelle Ulysse et il est professeur de philosophie. Leurs rencontres, leurs rendez-vous s'inscrivent dans un quotidien banal. Mais elle est Lori-Lorelei, une sirène, et lui est le sage Ulysse, voyageur immobile qui attend la femme, l'observe à chaque étape de sa quête du monde et d'elle-même. Un apprentissage, publié en 1969 au Brésil, est le récit d'une expérience menée dans un climat de rituel initiatique qui transfigure à tout moment le réel: à partir d'éléments autobiographiques évidents, Clarice Lispector tisse le fil d'une histoire d'amour insolite. Elle invite le lecteur à se dépouiller, comme son héroïne, de ses propres images, à faire lui aussi son apprentissage, et à gravir les degrés du sublime.» (Jacques Thiériot). |
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traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiérot |
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9782721004260
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Liens de famille Clarisse Lispector, Des Femmes, 1989 |
17.50 € |
Le matériau de ce recueil ne diffère pas fondamentalement de ce qu'elle nous avait donné dès Près du cœur sauvage: l'appartenace familiale est un ensemble de rituels où l'individu écorché revêt tour à tour différents costumes, du prêt à porter social qui fait de cette femme tour à tour une fille, une sœur, une amante (ça se fait), une épouse, une mère, mais par delà toujours une âme séparée d'une entité inatteignable lors du séjour terrestre. Choisissant la forme ramassée du conte ou de la nouvelle, Clarice Lispector a aussi trouvé l'intensité, l'acuité de chaque trait se répercute de part en part dans ce qui apparaît finalement comme un véritable roman. A chaque instant, la violence latente sourd, les regards se croisent comme des épées au cours des repas de famille ou dans la rue, avec les mêmes pulsions, les mêmes mouvements tétaniques de répulsion ou de haine, d'angoisse ou d'effroi, masqués par les convenances. L'écriture permet, elle, de rompre avec le convenu et de percer la vérité sous les masques. Les liens de famille sont un kaléidoscope où, de crainte de sombrer dans le vertige, les êtres se replient au sein de la famille. La révélation n'aura été qu'un fugitif éclair. Mais, cette révélation, Clarice Lispector, avec son regard cruel et attendri, ironique et tragique, la surprend et la livre dans un pétillement d'humour. |
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traduit du portugais par Jacques et Teresa Thieriot |
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9782721003843
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L'Heure de l'étoile Clarisse Lispector, Des Femmes, 1985 |
12.50 € |
Ici, c'est un homme qui est habité par une jeune fille, venue de la misère du Nord-Est brésilien, à Rio, où elle mourra. "Je jure que ce livre est écrit sans mots. C'est une photographie muette. Ce livre est un silence. Ce livre est une question", écrit-il. Et il est tout occupé d'elle : écrire sa vie, sa mort doit le délivrer, lui qui a échappé au sort sans futur qu'elle subit. Il l'aime, comme on aime ce qu'on a craint de devenir... S'il avoue être le personnage le plus important des sept que comporte son histoire, il ne dit rien de celui dont la présence s'impose progressivement dans ces pages; la mort qui efface le feu scintillant et fugace de L'Heure de l'étoile, l'heure à laquelle celle qui meurt devient, pour un instant, l'étoile de sa propre vie, désormais réalisée. |
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traduit du portugais par Marguerite Wünscher relu Sylvie Durastanti |
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9782721002709
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Agua viva Clarisse Lispector, Des Femmes, 1981 |
13.50 € |
Ce texte nous est donné sous la forme d'une longue lettre adressée à un être aimé. Ici, où il s'agit de l'accouchement d'une parole, d'une voix de femme naissant à la vérité profonde, à la vie et à la joie, l'écoute de l'écriture constitue l'œuvre elle-même. «Mon thème est l'instant, mon thème de vie. Je cherche à lui être pareille, je me divise des milliers de fois en autant de fois qu'il y a d'instants qui s'écoulent -fragmentaire que je suis et précaires les moments- je ne me compromets qu'avec la vie qui naît avec le temps et avec lui grandit: il n'est d'espace pour moi que dans le temps... La musique ne se comprend pas: s'entend. Entends-moi alors avec ton corps entier. Quand tu arriveras à me lire, tu me demanderas pourquoi je ne me limite pas à la peinture et à mes expositions, puisque j'écris rude et sans ordre. C'est que maintenant je sens la nécessité de mots - et c'est nouveau pour moi ce que j'écris parce que ma vraie parole, jusqu'à maintenant, n'a pas été atteinte. La parole est ma quatrième dimension.» |
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traduit du portugais par Regina de Oliveira Machado |
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9782721001931
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La Belle et La Bête suivi de Passion des corps Clarisse Lispector, Des Femmes, 1984 |
15.00 €
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Rassemblant diverses nouvelles composées entre les années quarante et les années soixante-dix, La belle et la bête révèle combien le génie de Clarice Lispector fut, d'emblée, accompli et jusqu'au bout, intransigeant. Génie d'introspection, et à ce titre, s'inscrivant dans la tradition littéraire occidentale, pour traquer sans pitié cet ennemi intérieur qui a pour nom paresse, inertie, défaitisme, aveuglement, goût de la mort. C'est précisément par cette volonté d'ouvrir les yeux sur tous les penchants morbides de l'âme, que se rapprochent La belle et la bête et Passion des corps, textes de commande à l'origine qui, par un retournement magistral d'ironie, explorent une double veine: celle d'un réel inventé, puisé dans les faits divers dont l'auteur aurait eu connaissance, et celle de l'imagination esthétique et ses “pouvoirs divinatoires”, au gré de laquelle ils se trouvent transcrits. |
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traduit du portugais par Claude Farny |
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9782721002631
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Où étais-tu pendant la nuit? Clarisse Lispector, Des Femmes, 1985 |
13.00 € |
Dix-sept textes -où l'auteur joue avec les saisissants contrastes de l'ombre et de la lumière, du capté et de l'insaisissable, tour à tour visionnaire du chaos ou humble narratrice du “compte rendu de la chose”- mettent ici en scène les grands orchestrateurs de nos “chétifs destins”: le temps, le vieillissement, la mort. Comment apprivoiser le temps, s'ajuster au vieillissement, concevoir la mort? Qu'opposer à ces incontournables abstractions, sinon nos indigentes vies? Et l'écriture n'en finit pas de hasarder une réponse: à cette angoisse de l'inconcevable, opposer la dérisoire mais salvatrice réalité quotidienne, et contre la pâle lueur du jour, laisser aussi se déchaîner les forces obscures de la nuit. Où étais-tu pendant la nuit ? questionne, interpelle, ordonne: " Qui es-tu vraiment?" Ose aller au bout de toi-même, car "Celle qui ne répond pas à l'appel de la nuit vivra sans anesthésie la terreur d'être vivante". |
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Traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782721002853
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La Ville assiégée Clarisse Lispector, Des Femmes, 1991 |
20.00 € |
L'histoire se passe dans les années 20. Une jeune fille, Lucrécia Neves, assiste au développement industriel du faubourg où elle habite et qui est encore plein de chevaux et de charrettes. Apprentissage de la ville et de soi, dans la recherche d'un équilibre qui ne se trouvera d'abord que par la domination des objets. Là où échouait l'héroïne du précédent roman de Clarice Lispector faute de maturité et de méthode, Lucrècia, du regard, affronte la réalité, assiège la ville avec la complicité des chevaux. Elle en épouse la forme pour réduire à merci les hommes dont le pouvoir n'est que professionnel. Devenue veuve, elle n'accepte de se remarier qu'avec celui qui d'abord aura aimé son image. Sans les objets, ville ou bibelot, qui captent nos regards, nous n'existerions pas car la pensée est fallacieuse, et vaine toute psychologie. La ville assiégée est un roman surprenant et maîtrisé, où l'apparente chronologie est constamment brisée dans la confrontation du passé, du présent et de l'avenir et où les tableaux d'époque sont transcendés par des visions mythologiques. Fable réaliste où la parole à la fois lente, obstinée et frémissante, permet de trouver l'épiphanie, l'instant de la litote, et de résoudre l'ambivalence où se débat tout être vivant, humain ou animal. |
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Traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot |
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9782721003522
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Le Lustre Clarisse Lispector, Des Femmes, 1990 |
23.00 € |
Paru au Brésil en 1946, Le lustre est le deuxième ouvrage publié par Clarice Lispector. Roman d'initiation, il décrit le parcours douloureux et bref d'une adolescente, Virginia, élevée à la campagne dans le silence d'une famille et d'une demeure décadentes et qui va faire son éducation sentimentale à la ville. C'est l'initiation au mystère des choses, à la difficulté d'être. C'est la découverte du monde dans ses plus intimes et fugaces manifestations, par la sensation et surtout le regard. C'est aussi l'initiation à la parole: à comment dire le monde, les êtres, les choses, comment leur parler. Pour ce tout jeune auteur, c'est l'apprentissage de son écriture propre. Le lustre est un livre fondamental dans l'œuvre de Clarice Lispector. Elle nous y donne presque à l'état brut les prémices de sa vision du monde, gangues et pépites, les péripéties du parcours de l'héroïne préfigurant l'itinéraire de la romancière. Dans ce livre matrice où l'écriture fixe la mouvance des choses tout en étant entraînée par elle, s'ébauchent des personnages, des scènes, des situations qui prendront des traits plus accusés dans les livres ultérieurs. |
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Traduit du brésilien par Jacques et Teresa Thiériot |
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9782721003904
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| La découverte du monde : chroniques Clarisse Lispector, Des Femmes, 1995 |
11.50 € | |
La découverte du monde rassemble les textes que Clarice Lispector a publiés chaque samedi dans le Jornal do Brasil, d'août 1967 à décembre 1973. Ces chroniques apparaissent comme le creuset, le laboratoire d'une partie importante de son œuvre. Sur un ton tantôt grave, tantôt primesautier, sont relatés les états d'âme, les choses vues, les rencontres, les lectures... Elles éclairent magistralement les œuvres de fiction que nous connaissons déjà. Elles s'interpénètrent dans la mesure où, soit les unes, soit les autres, sont des ébauches ou à l'inverse des réécritures. Un véritable “travail à l'œuvre” nous est présenté là. Voici le bonheur de rencontrer au quotidien Clarice écrivain, journaliste, citoyenne, moraliste, philosophe, visionnaire, femme et mère, Clarice avec ses lecteurs et ses lectrices, ses amis et ses amies, ses chauffeurs de taxi et ses grands hommes, ses animaux, ses plantes et ses pierres... et quelques insectes -telle qu'en elle-même. |
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traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot |
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9782721004529
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| La vie intime de Laura suivi de Le Mystère du lapin pensant Clarisse Lispector, Des Femmes, 2004 |
5.00 € | |
Deux contes pour enfants mettant en scène une poule et un lapin. La Vie intime de Laura «Il faut que je te dise une vérité. Cette vérité est que Laura a le cou le plus moche du monde. Tu t'en fiches n'est-ce pas ? Parce que ce qui compte, c'est la beauté intérieure. Toi, es-tu beau intérieurement ? Je parie que oui. Comment est-ce que je le sais ? C'est que je suis en train de te deviner.»
Le Mystère du lapin pensant «Tu sais, Paulo, tu ne peux pas imaginer ce qui est arrivé à ce lapin. Si tu crois qu'il parlait, tu te trompes. Il n'a jamais prononcé un seul mot de sa vie. Si tu crois qu'il était différent des autres lapins, tu te trompes aussi. La vérité, c'est qu'il n'était qu'un lapin. Tout ce qu'on peut dire de lui c'est qu'il était un lapin très blanc.» |
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Traduit du brésilien par Jacques et Teresa Thiériot |
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9782721004956
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Jaco Guinsburg (1921)
Professeur émérite d'esthétique théâtrale à l'université de São-Paulo. Journaliste, critique littéraire, éditeur, il est auteur de nombreux essais sur le théâtre et traducteur en portugais de Diderot, Nietzsche, Pirandello, Sartre... Il a été responsable d'une collection judaïque : biographies, introductions à la pensée philosophique, littéraire.
Il a reçu de nombreux prix, dont le Prix Molière et celui de l'Académie brésilienne des Lettres.
| Ce qui est arrivé est arrivé Jaco Guinsburg, Caractères, 2005 |
15.00 € | |
Dans cet ensemble de nouvelles, l'auteur relate, à travers des personnages originaux, la rencontre de la culture de l'Europe centrale avec le quotidien populaire brésilien. «Grimpant les côtes dans le flux de la poussière et traversant à gué les plaines dans le reflux des crues, il battait le sol des deux semelles de ses souliers, ce qui augmentait de façon croissante son intimité avec la géographie paulistienne et l'acuité de son oreille pour la compréhension de la langue commune aux gens du coin. Non qu'il eût appris le tupi-guarani, mais entre la lourde consonance lusitanienne, le cantabile toscano-calabrais, le sifflement hispanique, la mollesse dialectale rustique du caïpira et les modulations vocales paulistes authentiques, il s'en sortait bien avec les adaptations et les traductions en yiddish et avait grandement contribué à enrichir le glossaire des mots. Srulik, maintenant passé maître en barbarismes périphériques, décida que le moment était arrivé d'ennoblir sa prosodie en ennoblissant sa clientèle. Il abandonna Dona Maria aux nouveaux gringos qui arrivaient derrière lui...» |
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traduit du portugais par Monique Le Moing |
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9782854463842
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Almir Ghiaroni (1922)
Almir Ghiaroni est né à Rio de Janeiro où il oeuvre. Chirurgien de la cataracte bien connu du monde de l'ophtalmologie, plusieurs fois primé pour ses innovations médicales, il nous donne à lire son premier roman traduit en français.
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Sur le chemin d'Ithaque Almir Ghiaroni, Caractères, 2007 |
23.00 €
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Francesco Rinaldi, peintre de grand talent, rencontre un ophtalmologiste de renom qui doit l'opérer de la cataracte. Une amitié nait de cette rencontre, les talents artistiques de l'un rappelant la minutie du travail de l'autre. «Francesco Rinaldi était très heureux en regardant les tableaux abstraits de la salle d'attente du cabinet médical. Bien que ce ne fût pas sa peinture préférée, il se sentait bien dans cette atmosphère où l'on percevait que les gens aimaient l'art en général et en particulier la peinture à laquelle il s'était lui-même consacré depuis ses jeunes années. (...) Francesco avait toujours été attentif aux synchronicités et il pensait qu'un chirurgien qui goûtait la peinture devait être une personne sensible. Il considérait cela comme un bon présage. (...) Il croyait fermement que le fait de rester jeune, du moins mentalement, dépend de notre capacité et de notre disposition à apprendre sans cesse. (...). Il n'était définitivement pas pressé de jeter l'ancre à Ithaque. (...) Francesco entraîna son ami dans son histoire et partagea avec lui les émotions qu'il avait éprouvées. Quiconque les aurait vu si absorbés par leur conversation, si enchantés par la grande aventure qu'est la vie, aurait pensé qu'il y avait là deux amis qui savaient profiter du voyage» |
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traduit du portugais par Monique Le Moing |
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9782854464085
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Harry Laus (1922)
Originaire de l'Etat de Santa Catarina, au sud du Brésil. Il est l'auteur d'une cinquantaine de nouvelles, de plusieurs récits romanesques et du passionnant Journal absurde d'un artiste sous l'uniforme : écrivain, journaliste, critique d'art, Harry Laus a quitté l'armée brésilienne avec le grade de lieutenant-colonel, au moment du coup d'Etat de 1964.
| Les archives des bons morceaux Harry Laus, José Corti, 2001 |
7.53 € | |
Ces 21 récits et nouvelles, à dessein présentés dans l'ordre chronologique de leur écriture, ajoutent encore à l'étrangeté qui se dégage de l'ensemble de l'œuvre de Harry Laus. Une étrangeté sans rapport avec un quelconque exotisme tropical, issue de la vie même de l'auteur et de ses expériences d'enfant et d'adolescent, alimentée par un regard d'adulte qui se porte toujours sur l'insolite, la marge, l'écart, la faille, le manque. Déjà orphelin de mère, Harry Laus est tôt confronté à la déchéance et à la mort d'un père mis à l'écart (La Visite), puis à la panique dans le milieu inconnu où il a été transplanté (La Clef). Il découvre les hésitations de sa sexualité (Prélude, L'Adolescent). Et l'on assiste simultanément à la naissance puis à l'installation du sentiment de culpabilité (La Procession, Le Voyage, La Cage). Un sentiment qui a progressivement envahi l'autobiographie et la fiction, au point de devenir l'un des fils conducteurs de l'ensemble de l'œuvre, où le débat de(s) conscience(s) est maintes fois structurel. Devenu Cadet, puis militaire de carrière, Harry Laus expérimente notamment la dépersonnalisation (Perspective, En ligne droite) et la brutalité (Le Ministre). Un lieu à l'atmosphère un peu fantastique lui sert de refuge : c'est Le Joyau -un étrange bijou de nouvelle, où l'on peut lire aussi l'éveil de la sensibilité de l'auteur aux arts plastiques. |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714307576
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| Les jardins du colonel Harry Laus, José Corti, 2000 |
16.00 € | |
Le colonel a trois jardins. L'un, potager, pour cultiver des choses vivantes dont l'existence lui tient compagnie. L'autre, de papier, pour faire vivre une épouse et un fils. Le troisième est un jardin secret, condamné par l'intolérance d'un billet et hanté par le fantôme d'un motocycliste. «Harry Laus aura attendu d'avoir la soixantaire pour donner libre cours à des fantasmes longtemps retenus. Une notoriété grandissante, l'appui de la traductrice, admirable, Claire Cayron, l'ont encouragé. Et, comme le roman de Forster, Maurice, c'est à titre posthume que paraît cette brêve fiction qui exprime ce qu'il y a de plus secret chez cet écrivain si singulier. L'unique roman de Harry Laus ne se résume pas à la simple révélation d'une homosexualité qui transparaissait déjà dans son journal. La structure subtile de la narration met en écho le portrait d'un écrivain dillettante, double de l'auteur et lui-même militaire, et celui de son personnage. Par un troublant effet de miroir, Harry Laus montre son double doutant de lui-même et reportant toute son ambition sur son personnage.» René de Ceccatty, Les Silences du colonel Laus, Le Monde, 12 mai 2000.
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714307149
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| Sentinelle du néant Harry Laus, José Corti, 1998 |
13.72 € | |
«Un écrivain hanté par la question de son utilité et de sa liberté, revit à sa façon l'histoire de Blanchette, la chèvre de Monsieur Seguin. Un employé de bureau obsédé par le projet humanitaire d'arrêter le Temps, se tue à reproduire le paradoxe du philosophe d'Elée. La population d'un village côtier du Far South brésilien, visitée par une apparition, affronte le phénomène dans la naïveté, le délire, la fuite ou la stratégie. Et seul le mystère est gagnant. Harry Laus, écrivain, critique d'art, et militaire jusqu'au coup d'État de 1964, a écrit ces trois nouvelles réunissant quelques insomniaques de l'absolu à des périodes cruciales de sa vie : Les réveils de Zénon des Plaies est, en 1957, sa première publication, sous l'uniforme de capitaine de l'armée brésilienne ; Sentinelle du néant accompagne, en 1991, un diagnostic fatal ; Le Saint magique est la réécriture compulsive, dans le mois précédant la mort de l'auteur en 1992, d'un ouvrage antérieur de dix ans.» Claire Cayron |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714306296
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| Bis Harry Laus, José Corti, 1998 |
16.77 €
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Bis, qui réunit 20 nouvelles de Harry Laus (Brésilien, 1922-1992) dont 13 inédites en français, reprend le titre laconique donné par l'auteur à la réédition conjointe, en langue originale, de ses deux premiers recueils. Ces textes inaugurent, avec les trois nouvelles inclassables réunies sous le titre Sentinelle du néant, la publication complète, aux éditions Corti, de cette œuvre-témoignage d'un artiste peignant avec compassion la violence des milieux, des passions, des climats. Dans sa préface à la première édition française de Harry Laus, Jorge Amado écrivait: «Jamais je n'ai rencontré personne qui eût moins la vocation militaire que ce garçon de Santa Catarina, civil par nature et par conviction, né pour vivre libre et bohême, non pour marcher au pas.» |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714306302
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| Journal absurde : 1949-1959 Harry Laus, José Corti, 2000 |
23.63 €
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«Je cache aux autres mon grand rêve, en partie parce que je doute moi-même de ma capacité à devenir écrivain, mais surtout parce que j'estime qu'on ne comprendrait pas l'absurdité de mes ambitions. Quant aux cadets, peut-être faut-il considérer la hiérarchie militaire comme un facteur d'éloignement. Pourtant on sait que je m'emploie à abolir cette distance, en leur accordant la plus grande liberté de parole, afin de mieux sonder et comprendre leurs réactions. Mais je tiens la littérature si bien cachée, si bien à l'écart de ma vie active, en la refoulant au fond de moi - en partie pour cacher la timidité de mon approche -, que j'annule ainsi presque entièrement la possibilité d'être pris pour un écrivain. Aucun de mes collègues et futurs collègues n'associera le mot de littérature à mon nom. Le mot de libertinage, ou un autre plus vulgaire, restera lié pour toujours à la définition de ma personnalité. Car l'intempérance a été la seule solution que j'aie trouvée pour vivre moins en désaccord avec la vie militaire. Par malheur, j'y ai trouvé quelques satisfactions, tout en reconnaissant que ce n'était pas une solution intelligente car, pour éviter un comportement impossible, je tombe dans un autre parfaitement insolite. Telles sont quelques-unes des raisons pour lesquelles le titre de "Journal absurde" conviendrait bien à ces notes.» Harry Laus, 15 novembre 1951. |
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traduit du portugais par Claire Cayron |
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9782714307132
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Lygia Fagundes Telles (1923)
Après des études de droit, elle a occupé différents postes administratifs. Elle publie son premier livre de contes en 1944 et son premier roman en 1954. Elle a vécu une quinzaine d'année à Paris, lorsque son mari Paulo Emilio Sales Gomes travaillait à la Cinémathèque française aux côtés d"Henri Langlois. Présidente de l’Académie brésilienne des lettres, elle a reçu le prix Camões 2005.
Ses recueils de contes et de nouvelles ont été constamment réédités, leurs titres ont parfois changé. Certains ne figurent plus dans la bibliographie qu’elle propose au lecteurs, car un livre n’est vivant, écrit-elle, que s’il est disponible en librairie.
«Sa littérature est toute de légèreté et d'ironie. Dans ses romans, comme dans ses nouvelles, Lygia Fagundes Telles, qui se considère comme un écrivain engagé, propose, comme recours à l'"absurdité rigide et misérable de la vie” la force du rêve. Les faux héros existentiels de La Nuit obscure et moi se débattent dans une réalité cruelle et perverse, douloureuse, ambiguë, celle d'un monde où la cruauté tient lieu de mystique. Dans un entretien donné il y a plus de vingt ans, en un temps où elle passait par un “stade féministe strictement personnel”, elle attribua à l'écrivain une fonction qui reste d'actualité : “être témoin du monde où il vit".
Le Brésil de Lygia Fagundes Telles est implacable : derrière une face calme et lisse, inexpressive, tout n'est que cris, violences, débordements ; seul semble compter le combat pour la survie.» (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998)
| Les Pensionnaires Lygia Fagundes Telles, Stock, 2005 |
20.00 € | |
Publié pendant les années noires de la dictature militaire au Brésil, Les Pensionnaires met en scène le destin de trois étudiantes dans un foyer catholique pour jeunes filles de São Paulo au début des années 1970. Chacune incarne à sa façon les aspirations et les doutes d'une génération qui a grandi à une époque partagée entre censure politique, ordre moral et libération sexuelle. Leurs récits croisés, où réalité, souvenirs et fantasmes s'enchevêtrent, font la chronique d'une société en pleine mutation qui rêve de liberté. Mais ce roman d'apprentissage raconte également ce que c'est d'avoir vingt ans, d'aimer à la folie, sans limites ni raison, d'être prêt à mourir pour ses idées et d'avoir peur d'un monde dont on commence tout juste à percevoir le chaos. Lygia Fagundes Telles, en digne héritière de Virginia Woolf, signe ici une œuvre polyphonique, oscillant entre violence, sensualité et innocence. Considéré comme son chef-d'œuvre, Les Pensionnaires est devenu un classique de la littérature brésilienne.
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782234058231
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| L'Heure nue Lygia Fagundes Telles, Serpent à plumes, 2001 |
7.32 €
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Survient comme une mise à jour implacable de destins dont le lieu commun est un immeuble bourgeois de Sao Paulo. Sous le regard de son chat Rahul et dans le cabinet d'Ananta, la psychanalyste, Rosa Ambrósio effeuille ses heures nues, son passé d'actrice adulée et tous les êtres chers qu'ont éloignés d'elle peu à peu ses éclats et son égoïsme. Son mari Gregorio s'est suicidé après son séjour dans les prisons d'Etat, son amant Diogo s'est envolé, sa fille Cordelia s'éprend de vieillards. Jusqu'à Ananta elle-même qui se volatilise mystérieusement après une réunion de militantes contre la torture. Dans un Brésil propice aux disparitions, un roman intimiste, empreint d'une élégante nostalgie, sur les femmes, la mémoire et la vieillesse, sur les liens ténus qui retiennent les êtres au monde. |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782842612405
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La Nuit obscure et moi non plus Lygia Fagundes Telles, Rivages, 1998 |
15.09 €
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Recueil de nouvelles, faites de l'observation de personnages pris eux-mêmes dans des conflits insolubles. Le remords qui s'installe les pousse vers la folie, au milieu d'une société marquée par la peur, la violence et la solidarité. «Le souci esthétique et politique, Lygia Fagundes Telles en témoigne dans ces nouvelles, avec froideur et concision. Chez elle, rien n'est jamais banal et tout fait frémir. Les sentiments ne sont jamais simplement décrits, car l'être humain change trop souvent de peau. Les angles de vue multiples sont nécessaires à qui veut faire un portrait approchant de tant d'êtres inexacts, fragiles, peu protégés qu'ils sont par les bulles de savon dans lesquelles ils vivent. La littérature selon Lygia Fagundes Telles a peu de versants paisibles. Comme la vie, elle dérange, se montre incommode, fait découvrir des détails en apparence inoffensifs, mais qui rendent la vie d'autant plus inquiétante qu'ils semblent allusifs.» (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998)
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782743603243
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| Un Thé bien fort et trois tasses Lygia Fagundes Telles, Serpent à plumes, 1995 |
5.34 €
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Un saxophoniste regarde passer les amants de sa femme, une cantatrice se perd dans la nuit trouble de Shangai, une jeune fille se prépare pour le bal... Deux par deux, trois par trois, les êtres se rencontrent, s'aiment, s'affrontent, se tournent le dos, se déchirent et se tuent, sous le scalpel acéré et patient de Lygia Fagundes Telles. Avec une élégance que ne dément jamais le trouble qu'ils provoquent, les récits se déploient, à la fois très simples et construits comme d'implacables machines de mort. |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli |
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9782908957518
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Dalton Trevisan (1925)
Avocat. Essentiellement auteur de nouvelles, il a publié son premier recueil en 1945.
«Dalton Trevisan est le maître brésilien du récit court, du conte réduit à une seule et unique scène, un seul et unique paragraphe, parfois une seule et unique phrase - cri, plainte, juron. Rénovateur de la prose urbaine dans les années soixante, soixante-dix, il est sans aucun doute l'un des grands paradigmes pour notre littérature contemporaine et ce qu'il est convenu d'appeler la "Génération 90” –groupe assez hétérogène d'écrivains qui cherchent à saisir des moments de déliquescence du tissu social, drainant de façon renouvelée vers la scène fictionnelle les personnages sordides de la périphérie du capitalisme.» (Manuel da Costa Pinto)
| Le Vampire de Curitiba Dalton Trevisan, Métailié, 1998 |
7.50 € | |
A travers les déboires d'un vampire, la séduction d'une petite fille, un asile de vieillards, un pensionnat, la visite à une ancienne institutrice, le regard corrosif de l'auteur s'arrête sur les aternances du désir et de l'impuissance. Un humour noir venu des tropiques. «L'aliénation est au cœur de ses elliptiques story-board et de la doctrine brute de ses personnages, dont la violence s'accompagne toujours de quelque compassion larmoyante pour la victime et pour eux-mêmes. Coupable et victime sont enlacés dans des trames macabres où viols, trahisons, vengeances et perversions Semblent relever d'une irrésistible compulsion ou d'une damnation biblique. Ils sont invariablement dominés par une mécanique répétitive.» (Manuel da Costa Pinto) |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich, Nicole Biros |
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9782864242666
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Rubem Fonseca (1925)
Avocat spécialisé en droit criminel et administratif. Critique de cinéma et scénariste. Il a publié une douzaine de livres depuis son premier recueil de nouvelles, Os prisioneiros, paru en 1963 et son premier roman, A coleira do Cão, paru en 1965. Promoteur avec Joâo Antonio du «réalisme féroce», il donne dans ses récits une vision décapante de la société brésilienne (en particulier Un été brésilien, 1990), à travers des ouvrages à la limite du roman noir, parfois conçus comme des thrillers (Du grand art, 1983), avec des intrigues ravageuses mêlant le sexe, la violence, la folie autour d'un curieux personnage d'écrivain (Bufo & Spallanzani, 1985).
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Le Sauvage de l'opéra Rubem Fonseca, Grasset, 1998 |
19.70 €
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La reconstitution romancée de la vie d'Antonio Carlos Gomes, un musicien brésilien du XIXe siècle, compositeur d'opéra qui mourut dans l'oubli après avoir été adulé. Les dialogues sont des extraits de correspondance. Le texte est divisé en douze parties composés de brefs tableaux qui mettent en scène le musicien dans les instants mouvementés de sa vie. |
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traduit du portugais par Philippe Billé |
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9782246560210
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| Un Eté brésilien Rubem Fonseca, Grasset, 1993 |
16.80 € | |
Un Été brésilien, celui d'Août 54, est le récit d'une enquête policière autour d'un meurtre, puis d'un attentat manqué et de quelques autres morts violentes, dans le cadre des événements qui, en août 1954, conduisirent au suicide de Getulio Vargas, chef du gouvernement brésilien. Le commissaire Alberto Mattos qui mène l'enquête est un personnage très attachant, avec son incorruptibilité foncière dans une société de "ripoux", son ulcère à l'estomac... |
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traduit du portugais par Philippe Billé |
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9782246459613
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Vastes Émotions et Pensées imparfaites Rubem Fonseca, Grasset, 1991 |
15.30 €
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Quelle sensation ambiguë de peur et d'euphorie, que de se sentir poursuivi par un tueur ! Comme il est bon d'avoir une base réelle pour sa propre paranoïa !" A ce point de mon raisonnement, je me mis à élaborer un script : Un type obtient par hasard des bijoux qui sont le produit d'un crime et il est poursuivi par une bande de malfaiteurs. L'homme ne veut pas garder les bijoux, il n'a rien à en faire (ce qui n'est pas exactement mon cas), mais tant qu'il les garde en sa possession, les bandits le pourchassent. Et comme il ne veut pas que la poursuite s'arrête, il provoque ses poursuivants, etc. Au fil des pages, le lecteur devient chasseur, constamment provoqué, aiguillonné par Rubem Fonseca. De Rio à Berlin, des voleurs, des femmes, des diamants, des manuscrits forment sous la plume de ce grand écrivain brésilien un ballet frénétique et envoûtant. |
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traduit du portugais par Philippe Billé |
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9782246428619
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Bufo et Spallanzani Rubem Fonseca, Grasset, 1989 |
14.20 €
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Le sexe, la violence, la dérision et la folie sont les épices ordinaires des romans de Rubem Fonseca, et celui-ci ne fera pas exception. On y rencontre, en effet, un homme de notre temps, correctement névrosé, obnubilé par une sensualité compulsive, et qui essaie vainement de se libérer d'une histoire d'amour qu'il vit parfois sur le mode de l'idéal, et parfois sur le mode d'une vaste blague. A partir de l'apparent suicide de la richissime Delfina Delamare, Rubem Fonseca va donc construire un récit dont les arcanes n'en finissent pas de révéler de mystérieuses perspectives qui, toutes, se prolongent dans la géographie de Rio de Janeiro et dans de singuliers monologues intérieurs. Par son aptitude à magnifier le ridicule et le pathétique, par son art du court-circuit entre le drame et la farce, Fonseca atteint ici le rang -très peu fréquenté- des métaphysiciens du grotesque. |
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traduit du portugais par Philippe Billé |
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9782246401117
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Autran Dourado (1926)
Journaliste, homme politique, il fut notamment secrétaire de presse du président Kubitscheck (A Gaiola Aberta, 2000). Membre du groupe rassemblé autour de la revue Edificio (1945), il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et d’une dizaine de romans «faulkneriens» qui déploient une stucture narrative complexe, évoquant le climat de décadence du Minas.
«Son Brésil est gris, fermé, pathologique, en proie à la fatalité de la naissance et de la société dans laquelle on grandit. Il n'y a pas d'issue, le temps qu'on pense pouvoir arrêter ne fait que revenir infiniment sur lui-même, et le Brésil décrit dans les livres d'Autran Dourado est comme l'envers de celui que nous offrent les dépliants touristiques.» (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998)
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Le Portail du monde Autran Dourado, Métailié, 1994 |
18.50 €
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La maison du Pont, le monde fermé, le royaume défendu... Teresinha Virado en peignoir rouge, les cheveux défaits d'un blond lustré, l'enveloppait dans un parfum doux, nonchalant, pénétrant... Une odeur qui resterait à jamais une odeur de femme. C'est ainsi que Joao quitte le monde de l'enfance pour l'adolescence et sa découverte du monde des adultes. Un monde où des comportements déroutants aboutissent à la folie et au désespoir. Un monde où les tantes célibataires sont vertueuses et ambiguës, où les cirques amènent des trapézistes de quinze ans. Un monde d'hommes extraordinaires, bandits, voleurs de chevaux qui résistent à la douleur, mais ont d'étranges faiblesses. Et Joao va nous faire partager une vision très subtile des failles de la virilité. Un roman né au Brésil dans le Minas Gerais, la terre de l'or, des secrets, des poètes et des folies. |
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782864241713
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La Mort en effigie Autran Dourado, Métailié, 1988 |
19.80 €
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Au XVIII° siècle, au cœur du Brésil colonial, les cloches sonnent pour l'exécution de Januario, accusé d'avoir assassiné le représentant de l'autorité royale. Ce jeune mulâtre, bâtard d'un grand fazendeiro, avait osé aimer Malvina, l'épouse de sa victime... Dans ce grand succès de la littérature brésilienne, Autran Dourado évoque la société du Minas Gerais à la fin du Cycle de l'Or. Cette décadence exacerbe les fureurs et les silences du désir et de la passion qui traversent des personnages toujours prêts à dépasser leur nature et irrémédiablement voués à la solitude. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich, Nicole Biros |
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9782864240563
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Hilda Hilst (1930-2004)
Née dans l'état de São Paulo (Brésil), Hilda Hilst est morte en février 2004 dans le domaine où elle s'était très tôt retirée. Dès 1950, ses écrits ont fasciné et scandalisé. Poète avant tout, écrivain intrigant, exigeant et facétieux dont l'oeuvre a été couronnée par de nombreux prix, sa réputation ne fait que grandir. Elle est aujourd'hui reconnue comme l'une des voix les plus stimulantes de la littérature brésilienne contemporaine.
Auteur d'une œuvre d'une ampleur et d’une diversité rares, elle a publié une vingtaine de volumes de poèmes (premier recueil, Presságio, 1950), des essais (Provas de muito amor para um amado senhor, 1960), des proses (premier recueil, Fluxo-Floema, 1970), des romans (L’Obscène Madame D., 1982), des pièces de théâtre (O verdugo) et des chroniques.
| Rutilant Néant et autres fictions Hilda Hilst, Caractères, 2005 |
15.00 € | |
Recueil de courtes nouvelles poétiques et politiques, travaillées par des chants anciens et par la réalité la plus crue, qui parlent du silence, de la beauté et de la tyrannie. «Les sentiments vastes n'ont pas de nom. Pertes, éblouissements, catastrophes de l'esprit, cauchemars de la chair, les sentiments vastes n'ont pas de bouche, fond lugubre, égarement muet, obscures énigmes habitées de vie mais sans résonance, ainsi moi en cet instant devant ton corps mort. Inventer les mots, les briser, les recomposer, m'ajuster dignement devant tant de blessure, cela aurait été nécessaire, Lucas mon amour, mes trente-cinq ans de vie collés à un indescriptible bourreau, quelqu'un d'Humain, et il y a tant d'indescriptibles Humains faits de fureur et de désespoir, qui n'existent que pour nous faire connaître le nom de la bassesse et de l'agonie. Mais indigne et désespéré je me jette sur cette glace qui recouvre ton visage, et plusieurs mains, d'amis? de ma fille adolescente? de mon père? ou, qui sait, les mains de tes jeunes amis tirent sur ma chemise immonde pour me repousser en arrière et je colle ma bouche en direction de ta bouche et un filet d'écume voile cette scintillance qui a été ton visage.» Rutilant Néant est un ensemble de dix textes (Petit discours, Plus un Grand) publié en 1977, précédé de la nouvelle Rutilant Néant qui a obtenu en 1993 le prestigieux prix Jabuti, équivalent du Goncourt. |
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traduit du portugais et postfacé par Ilda Mendes dos Santos |
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9782854463866
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| Contes sarcastiques Hilda Hilst, Serpent à plumes, 1999 |
5.34 € | |
Baroque, souvent obscène, d'une drôlerie burlesque, cette suite de textes est un fourmillant mélange de plusieurs genres littéraires qui entraîne le lecteur dans l'imaginaire sud-américain et le surréalisme européen. Poétesse plus que célébrée dans son pays, le Brésil, c'est parce qu'elle a craint de se sentir vieillir que soudain - au grand désespoir de sa pauvre mère -Hilda Hilst c'est mise à écrire avec passion de furieux livres érotiques. L'écriture d'Hilda Hilst est crue, vibrante, et nous promène sans rupture du roman au théâtre et de la fable au conte. En suivant le héros de cette farce réjouie, le bon Crassus, un sexagénaire qui ne manque ni de souvenirs, ni de perspectives, nous découvrons les des sous de toute une confrérie de doux acharnés pour lesquels la quête du plaisir est à la fois la plus joyeuse des fêtes et la plus heureuse des métaphysiques. |
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traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Petorelli |
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9782842611187
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L'obscène Madame D. suivi de Le Chien Hilda Hilst, Gallimard, 1997 |
14.48 € |
Deux nouvelles, pour deux voix à bout de souffle, rongées par le même mal. Servie par une belle traduction, Hilda Hilst touche en plein coeur. Hillé, alias Madame D, est confrontée à la mort d'Ehud, son compagnon. L'événement déclenche en elle un cataclysme. Elle s'enfonce dans la folie, se perd dans une quête impossible du sens. Depuis un moment, déjà, elle vivait cachée sous l'escalier. Ehud assistait, impuissant, à sa descente aux enfers. Désormais, elle partage sa vie entre son refuge et la fenêtre, où elle apparaît, le visage convert d'horribles masques qui effraient les passants. Amos Kéres, dans Le Chien, pourrait être considéré comme un double masculin de l'héroïne de L'Obscène Madame D. Mathématicien quinquagénaire, il prend conscience, au terme d'une rêverie sur une colline, de la vanité de sa condition : "J'éructe, dis que non, enfoiré, je ne vais plus jamais, je l'ai senti, compris, là-haut, plus jamais travailler de ma vie, compris?" L'Obscène Madame D et Le Chien ne cessent jamais de se répondre. L'écrivain laisse la parole à ses deux personnages, qui se livrent à des monologues tenant de la cataracte. |
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traduit du portugais par par Maryvonne Lapouge-Petorelli |
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9782070743940
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Heloneida Studart (1932)
Une femme de lettres «subversive», elle est connue pour son activité militante et féministe. Elle a publié une dizaine de romans depuis A primeira pedra en 1953, ainsi que des essais (Mulher, objeto de cama e mesa, 1969).
| Le cantique de Meméia Heloneida Studart, 10-18, 2007 |
7.00 €
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Dans une petite ville du Nordeste règne un clan de femmes, les Carvalhais Medeiros, dirigé par une matriarche centenaire qui perpétue une tradition catholique rétrograde. Tous rampent devant elle, sauf deux petits enfants: Marina l'asthmatique et son cousin Joao le subversif. «Le moineau est un oiseau bleu.» Pour avoir griffonné sur un mur ce simple slogan à la poésie révoltée, João est jeté en prison. Il appartient pourtant à la famille des Carvalhais Medeiros, qui depuis des générations dirige d'une main de fer une petite ville du Nordeste brésilien. Mais sa grand-mère, une vieille femme brutale aux convictions archaïques, ne saurait tolérer le moindre écart avec l'ordre et la morale, surtout dans sa propre maison. Pourtant, l'arrivée en ville d'un mystérieux pèlerin et l'amour brûlant que porte la jeune Marina à son cousin prisonnier vont bouleverser le cours des événements... «Emporté dès la première page, on aime la brûlure de sa révolte, la puissance de la fable qu'elle met en scène, la couleur de ses images et surtout la beauté de sa langue, qui joue en funambule entre prose et poésie.» Michel Abescat, Télérama |
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traduit du portugais par Inô Riou et Paula Salnot |
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9782264042675
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Edilberto Coutinho (1933-1995)
Journaliste, auteur de contes (premier recueil en 1954), il aussi publié des essais et diverses anthologies, allant de l’érotisme à l’évocation des années 60.
| Onze au Maracana : onze histoires de football Edilberto Coutinho, Serpent à plumes, 1994 |
5.34 €
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Le Maracanâ, c'est le plus grand stade du monde, 220 000 places au coeur de Rio, l'emblème de la passion d'une nation toute entière. Le football: folie collective, "opium du peuple"? Points de vue des supporters, des journalistes, des joueurs, espoir et fièvre des victoires, lendemains qui déchantent dans la solitude et la déchéance des champions qui ne sont plus au top, amertume des compromis et des manipulations politiques: onze nouvelles démontent, avec la rapidité et la fougue d'un match, les mécanismes qui, chaque dimanche, attirent dans les stades d'Amérique latine des millions de fans.
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traduit du portugais par Jacques Thiériot |
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9782908957280
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Nélida Pinon (1935)
D'origine hispano-galicienne. Elle a obtenu le prix Juan Rulfo en 1995 et a été présidente de l'Académie brésilienne des lettres. Depuis ses débuts en 1961, elle a publié des romans, des recueils de contes et de nouvelles et des pièces de théâtre.
«Je ne saurais décrypter mon passé, lui donner une crédibilité suffisante, souligner les raisons décisives d'un quotidien dépassé, qui appartient déjà à ma mythologie personnelle.
Finalement, les aspirations humaines se confondent parmi tant de débris du passé. Nous connaissons si mal les instants qui ont façonné notre destin, au point qu'il nous est difficile de reconstituer un parcours correspondant à notre temps et notre espace intérieurs.
J'ignore donc à quel moment naquit l'écrivaine que je suis aujourd'hui, avide de comprendre, d'embrasser êtres et énigmes. Très tôt consciente de la difficulté de traiter la réalité, je m'efforçai d'aller au-delà du visible, du possible. De quel refuge est venue cette romancière prête à résister aux formes conventionnelles qui n'acceptent aucune retouche? À consolider, grâce à la réflexion et à l'expérience, grâce aux ruses, les attraits du métier de scribe?» Nelida Pinon.
| La Salle d'armes Nelida Pinon, Des Femmes, 2005 |
20.00 € | |
«Les personnages de La Salle d'armes, comme bien d'autres créatures romanesques, sont littéralement submergés sous le poids des engagements que je me suis fixés : je dois écrire, entendre des histoires pour que l'existence des êtres humains, généralement conflictuelle et sordide, devienne viable. [...] L'épicentre du langage de ces nouvelles est toujours le lieu d'une crise. Sous une telle étiquette, leurs personnages singuliers et énigmatiques, liés à l'action, disent qui ils sont, qui nous sommes finalement [...] Sous l'impact de tels effets, ces récits transmettent l'idée que l'interdit, l'illicite, est la matrice essentielle de leur raison d'être. Et chaque fois qu'ils expriment la tragédie du désir et de l'audace qui ronge l'esprit, le verbe et l'énigme impriment aux héros le courage de vivre, même dans des conditions contraignantes.» (Nelida Piñon) |
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traduit du portugais par Violante do Canto et Yves Coleman |
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9782721005175
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Fundador Nelida Pinon, Des Femmes, 2000 |
20.00 €
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Fundador -le fondateur d'une ville et d'une race -, Johanus, le jeune conquérant inconsistant et Joe Smith, le révolutionnaire en herbe, sont-ils les trois incarnations du même homme? Le cartographe Teodorico, qui réinventait le monde et distribuait les terres selon sa fantaisie, Stamponato, le vieil ermite, et Ptolomeu, le marchand de livres pornographiques, ne sont-ils qu'un seul et même homme doué d'immortalité? Monja, la supérieure du couvent qui demandait de l'or à son mari, Fundador, chaque fois qu'il voulait la pénétrer, et Monja, la prostituée vestale de la ville mythique sont-elles reliées, elles aussi, par un sang commun? A la manière d'un puzzle, récits objectifs, flash-back et monologues lyriques se succèdent et s'entrecroisent, et, lorsque le livre se referme, toutes les pièces viennent miraculeusement se mettre en place. Ni polar, ni roman initiatique, Fundador serait plutôt une légende médiévale dont les prolongements nous placent au cœur des problèmes très actuels de l'Amérique latine. |
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traduit du portugais par Violante do Canto et Yves Coleman |
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9782721004697
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La République des rêves Nelida Pinon, Des Femmes, 1990 |
30.50 € |
La République des rêves est une saga somptueuse, dominée par la haute figure de Madruga, immigrant espagnol devenu magnat de l'industrie. Fuyant la misère de son village de Galice, il s'est embarqué, à 13 ans, pour "les Amériques". Le village espagnol de Sobreira au début du siècle, le Brésil des années 30, avec la dictature populiste de Getulio Vargas, le Brasilia de Kubitschek, le Brésil des années 80 servent de toile de fond à la tumultueuse histoire d'une famille déchirée, partagée entre la nostalgie du pays natal et l'amour de cette nouvelle patrie, à la fois accueillante et hostile. Dans une atmosphère d'inceste, trois générations s'affrontent sous le regard de la jeune Breta, dépositaire de l'épopée familiale et de rêves ancestraux : rêves d'anciennes esclaves et mémoires de l'Afrique, rêves d'immigrants qui se ruent vers la fortune, rêves de puissance des classes dominantes, rêves des pauvres qui se réfugient dans la magie... |
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traduit du portugais par Violante do Canto et Yves Coleman |
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9782721003195
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Le Temps des fruits Nelida Pinon, Des Femmes, 1993 |
15.50 €
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«Le titre du livre évoque la venue du printemps. Pourtant, les créatures du Temps des fruits traversent un paysage rude, violent, découvert par l'homme depuis peu. Héritiers de mythes et de souvenirs épars, ils ne conservent, du paradis terrestre primitif, que des lambeaux de rêves, des traces d'un monde épique disparu. En leur qualité de pèlerins, ils explorent le désordre de la réalité, tout en aspirant à l'éloquence des gestes dramatiques, à des sentiments d'une densité archéologique. Quasiment aphasiques, privés du prestige du verbe et de la voix, des bruits polysémiques, il ne leur reste que l'héritage d'émotions funestes, passionnées, sauvages et de gestes subtils, distraits, parfois raréfiés.» Ainsi s'exprime Nelida Piñon à propos de ce recueil de nouvelles, écrites à l'âge de vingt-huit ans. Leur ton précis, que l'on pourrait qualifier d'anti-lyrique, contraste avec une thématique obsédante : celle du désordre instauré par le corps dans un monde aveugle, inerte, proprement insensible. |
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Traduit du portugais par Violante do Canto et Yves Coleman |
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978272100433
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Raduan Nassar (1935)
D’origine libanaise, philosophe de formation et journaliste de profession, à partir de 1984, il se consacre à l’élevage dans une fazenda de l’État de São Paulo. Méfiant à l’égard de la littérature, rétif à la publicité, il a travaillé en secret pendant dix ans au bout desquels il a publié deux livres courts et remarquables. Le premier, La Maison de la mémoire (1975), «version romancée de la parabole du fils prodigue, a un aspect archétypique, a-temporel, et un style précieux aux résonances coraniques et bibliques». Le second, Un verre de colère (1978), «sans autre histoire que l’affrontement érotico-politique d’un couple urbain, est très actuel par son sujet, brutal et argotique dans le style» (Alice Raillard). Son troisième livre, Chemins (1997), regroupe six nouvelles minimalistes, dont la plus ancienne, La petite fille sur la route, date du début des années soixante, et la plus récente, Les mains de soie, de 1996.
| Chemins Raduan Nassar, Gallimard, 2005 |
10.90 € | |
Raduan Nassar a écrit au début des années 60 son premier texte important, la nouvelle La petite fille sur la route dans le recueil Chemins et qui donne son titre original au recueil composé de six nouvelles. La petite fille du titre de ce texte à la hauteur des deux chefs-d'œuvre déjà traduits de Raduan Nassar n'est pas la narratrice de son cheminement, au sens où le texte n'est pas écrit à la première personne, mais la description de son itinéraire géographique est si précise qu'elle en vient à dire son itinéraire mental, La rage est présente, même si la petite fille ne fait d'abord que la traverser, toute la rage du monde. La sexualité est étouffante dont l'héroïne est ignorante, que ce soient les plaisanteries et les propos et gestes déplacés des garçons, cet organe gigantesque par lequel urine un cheval, les relations entre les êtres et jusqu"à l'objet de sa mission qui lui fait accomplir tout ce chemin et qu'on ne découvrira qu'à la fin. Le minimalisme apparent de Raduan Nassar ouvre sur des découvertes radicales. |
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traduit du portugais par Henri Raillard |
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9782070754243
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Un Verre de colère suivi de La Maison de la mémoire Raduan Nassar, Gallimard, 1985 |
15.00 € |
Voici en un seul volume les deux romans publiés par Raduan Nassar. Deux ouvrages distincts. Mais une unité de ton dans la modulation d'un thème; l'obsession des limites, aussi bien d'ordre moral que religieux ou simplement matériel. Et cela dans l'ambivalence de la protection et de la contrainte. La maison de la mémoire (1975) peut apparaître comme une version du Fils prodigue. Le rebelle est traqué par lui-même -son corps, ses mots- entre la chambre-utérus où il est réfugié et la parole fondée sur le langage de la tradition -d'une tradition dont les racines plongent de ce côté de l'Océan, sur les bords de la Méditerranée, au Liban. Et c'est contre cette limite qu'il bute et qu'il laboure son passé, remontant jusqu'à une violence primordiale, d'avant toute loi. En revanche, Un verre de colère (1978) met en scène le déchaînement verbal d'un homme, sa remise en question de lui-même et du monde après un mince incident -parce que des fourmis ont ouvert une brèche dans la haie vive de sa propriété, qui est en fait l'inviolable clôture où il vit... Comme la phalène dans la nuit zigzague, s'affole, s'exténue, c'est dans cet entre-monde physique et mental que se meut le narrateur, passant de l'inventaire à l'imprécation, de la notation laconique à la démesure.
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traduit du portugais par Alice Raillard |
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9782070703265
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Silviano Santiago (1936)
Il a enseigné aux États-Unis, au Canada, à la Sorbonne, puis à l’université catholique de Rio de Janeiro. Critique littéraire, poète, conteur, essayiste et romancier.
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Stella Manhattan Silviano Santiago, Métailié, 1993 |
18.50 €
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Stella aime les chansons populaires brésiliennes et le soleil, mais Stella est aussi Eduardo, jeune fonctionnaire du consulat du Brésil à New York. Dans les années 70, le Brésil à York ce sont des étudiants «révolutionnaires» procastristes, des petits fonctionnaires, des professeurs d'université idéologues de la dictature, et un colonel du service de renseignements. Tous ces personnages sont doubles, le professeur aime regarder sa femme se donner à d'autres, le colonel a été surnomme la Veuve noire, à cause d'habitudes étranges, les révolutionnaires sont paranoïaques. Et Stella/Eduardo ne se reconnaît dans rien de tout cela, de plus il est incapable de comprendre quoi que ce soit à la politique. Il est seul. Sa confrontation avec ce monde de faux-semblant se terminera très mal. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782864241478
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Luiz Alfredo Garcia-Roza (1936)
Philosophe et psychologue, il a enseigné pendant trente-cinq ans la théorie psychanalytique à l’université fédérale de Rio. Auteur de divers essais avant de publier une série de romans consacrés aux enquêtes du commissaire Espinosa de la police de Rio.
| Bon anniversaire, Gabriel ! Luis Alfredo Garcia-Roza, Actes sud, 2006 |
20.00 €
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Espinosa doit enquêter sur un assassinat qui n'a pas encore été commis, à la demande du futur assassin qui ignore le mobile du crime. Le vent de sud-ouest annonce toujours de fortes perturbations. Gabriel, adolescent attardé ou jeune homme refoulé, fonctionnaire tranquille en tout cas, vient expliquer à l'inspecteur qu'il craint de commettre un meurtre. C'est ce que lui a prédit un devin... Comment et de quoi inculper quelqu'un qui n'a rien fait? Espinosa, précautions obligent, s'attache à l'affaire, même si rien ne justifie une arrestation ou un interrogatoire en règle. Il rencontre ainsi Olga, collègue de Gabriel, et la belle Irène, amie de celle-ci, dont la compagnie ne lui déplaît pas. Gabriel devient nerveux, angoissé, et cela n'échappe pas à sa pieuse maman possessive qui décide de mener elle aussi son enquête pour s'opposer aux forces du mal. Et voilà qu'un premier cadavre, sans doute lié à cette affaire, apparaît dans le paysage de Rio de Janeiro que commence à balayer le vent de sud-ouest annonciateur d'hiver et de malaise.
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traduit du portugais par Vitalie Lemerre et Eliana Machado |
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9782742761593
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| Objets trouvés Luis Alfredo Garcia-Roza, Actes sud, 2005 |
21.00 € | |
Rio. Extérieur. Nuit. Un gamin des rues, qui dort sur le trottoir dans une boîte en carton, est réveillé par le tapage d'un couple éméché. Un portefeuille qui glisse d'une poche est aussitôt intercepté par un individu que le gamin prend en filature. Rio. Intérieur. Jour. Vieira, un policier à la retraite, se débat dans les brumes d'une amnésie éthylique quand le téléphone sonne. La voix d'un ex-collègue résonne à l'autre bout du fil: une prostituée à qui il assurait sa protection en échange de ses bons offices a été retrouvée morte. Vieira a perdu son portefeuille et c'est sa ceinture qu'il reconnaît bientôt autour des jambes du cadavre. Fraîchement promu commissaire, le flegmatique inspecteur Espinosa se transforme en homme d'action. Le voici, dans une nouvelle enquête, tiraillé entre les enfants perdus qui hantent les nuits et les rues de Copacabana, la parfaite plastique de créatures sulfureuses et une armada de collègues corrompus. |
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traduit du portugais par Valérie Lermite et Eliana Machado |
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9782742754618
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| Le Silence de la pluie Luis Alfredo Garcia-Roza, Actes sud, 2004 |
21.00 € | |
Dans un quartier huppé de Rio de Janeiro, un jeune cadre dynamique grimpe dans sa berline, dépose son attaché-case sur le siège et tire quelques bouffées d'une cigarette. Un peu plus tard, son cadavre gît dans le véhicule, une balle logée dans la cervelle. L'inspecteur Espinosa assemble les pièces du puzzle: une coquette assurance-vie, une veuve trop jolie pour être honnête, un truand à la petite semaine, une secrétaire aventurière, un ex-flic reconverti dans les assurances. Plus qu'elle n'élucide le mystère de cette mort inconcevable, l'enquête nourrit l'intrigue et les événements s'enchaînent, jusqu'à un meurtre torride commis menottes aux poignets entre des draps froissés. |
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traduit du portugais par Valérie Lermite et Eliana Machado |
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9782742749393
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| Une Fenêtre à Copacabana Luis Alfredo Garcia-Roza, Actes sud, 2008 |
18.00 € | |
Pas de repos pour l'inspecteur Espinosa. Tandis qu'une femme passe par la fenêtre d'un immeuble de Copacabana, l'enquête sur une série de meurtres de policiers débouche sur une affaire de flics ripoux. Et pour couronner le tout, un nouveau bouquiniste s'installe dans son quartier, au nez et à la barbe de ses rêves de retraite tranquille... Préférant traquer les bons livres plutôt que les malfrats, l'inspecteur Espinosa parcourt les rues de son enfance, médite face à la mer tant sur l'enquête que sur le cours de sa propre existence. Le policier partage la rigueur éthique et esthétique de son lointain homonyme et se tient à distance des passions de l'âme. Il a l'esprit d'un penseur, le cœur d'un romantique et assez d'expérience pour savoir que les choses sont rarement ce qu'elles semblent être. |
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traduit du portugais par Vitalie Lemerre et Eliana Machado |
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9782742775910
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Luis Fernando Verissimo (1936)
Fils de l’écrivain Érico Veríssimo. D’abord saxophoniste puis journaliste, il devient célèbre avec ses recueils de chroniques satiriques. On lui doit aussi des nouvelles et des romans policiers pleins d’humour ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision.
| Le Doigt du diable Luis Fernando Verissimo, Seuil, 2006 |
14.00 €
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Qu'est-ce qui retient à Manaus un jeune journaliste de São Paulo venu écrire un reportage sur les plantes hallucinogènes? La belle Serena, qui l'initie à l'amour et aux paradis artificiels, ou l'histoire invraisemblable que le Polonais, un certain Jósef Teodor, lui raconte jour après jour dans un bar? L'histoire d'une organisation criminelle qui l'aurait chargé d'assassiner un mystérieux Dr Curtis ayant mis au point au Congo un virus capable d'éliminer l'humanité, puis, qui, repenti, se serait caché au centre d'un triangle mystique formé par le Rio Negro, l'Amazone et l'équateur? Il y aurait même fondé une secte d'hommes sans pouces? Délires d'un ivrogne qui ne quitte jamais sa chaise et sa bouteille de cachaça ? Pas si sûr. Car la belle Serena, que l'on a amputée de ses pouces, a sûrement quelque chose à voir dans cette sombre intrigue. Et, à São Paulo, on semble tout à coup s'intéresser de très près aux propos du Polonais. Au point que le jeune journaliste se voit entraîné bien malgré lui dans une mortelle aventure. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782020822695
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| Borges et les orangs-outangs éternels Luis Fernando Verissimo, Seuil, 2004 |
14.00 € | |
Vogelstein, célibataire, la cinquantaine, vit à Porto Alegre en compagnie de ses livres et de son chat, Aleph. L'invitation de la Société Israfel à participer à un congrès sur Edgar Allan Poe est pour lui l'occasion inespérée de se rendre à Buenos Aires et de réaliser le rêve de sa vie : rencontrer Jorge Luis Borges. Mais, quelques heures avant l'inauguration, l'un des participants, Joachim Rotkopf, est sauvagement assassiné dans sa chambre d'hôtel dont les fenêtres sont closes et la porte, bien sûr, fermée de l'intérieur. Intrigué, Borges invite Vogelstein, unique témoin du drame, à lui raconter dans quelles circonstances il a découvert le corps, qui gisait à terre dans une mare de sang, appuyé contre un miroir et dans une étrange position. Vogelstein et Borges se livrent alors, dans la bibliothèque du maître argentin, à un jeu de déductions érudites et désopilantes, sous l'invocation de Poe, l'écrivain qui inventa «les histoires de détective, la parodie des histoires de détective et les anti-histoires de détective». |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782020551748
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Et mourir de plaisir Luis Fernando Verissimo, Seuil, 2001 |
15.00 €
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Ils sont dix. Pendant vingt et un ans, ils se sont retrouvés chaque mois autour d'une table pour déguster des mets de plus en plus raffinés, respectant la promesse faite dans l'adolescence de ne jamais faillir à ce rituel quoi qu'il arrive. Jusqu'à ce qu'apparaisse un mystérieux cuisinier pour qui la table, plus qu'un art et un plaisir culturel, est un défi philosophique: tout désir étant un désir de mort, la perspective d'une fin prochaine ne peut que décupler le plaisir de manger. Dès lors, les dîners s'apparentent à une variante gastronomique de la roulette russe et, mois après mois, le nombre des convives s'amenuise. A moins qu'une main criminelle n'ait organisé ces morts en série. Avec un humour corrosif, un sens aigu du suspense, Luis Fernando Verissimo nous offre une variante gourmande et jubilatoire des Dix Petits Nègres. |
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traduit du portugais par Geneviève Leibrich |
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9782020481335
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Moacyr Scliar (1937)
D’origine juive russe, médecin de formation, il est l’un des écrivains les plus novateurs apparus au Brésil dans les années 70. Son attrait pour la fable, son goût de l’humour le rapprochent parfois du courant des écrivains juifs new yorkais. Mais le monde qu’il met en scène vient de la rencontre de son imaginaire et de la réalité brésilienne.
«J’écris à cause d’une contradiction, à la fois conflit et source d’inspiration; ma double condition de Brésilien et de juif… Raconter des histoires a été ma façon de me dissoudre dans le grand peuple de ce grand pays.»
Il a publié plus d’une centaine de textes courts, contes inspirés par la Bible, l'imaginaire des bandes dessinées, ou tout simplement par des faits étranges surgis du quotidien de la vie, et une douzaine de romans d’envergure, notamment Sa Majesté des Indiens (1997).
| La Femme qui écrivit la Bible Moacyr Scliar, Albin Michel, 2003 |
18.00 €
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Un professeur d'histoire expérimente sur ses élèves amorphes la thérapie des vies antérieures. Une élève lui laisse le récit détaillé de sa vie antérieure avant de s'enfuir avec son bien-aimé. «La laideur est fondamentale, tout au moins pour la compréhension de cette histoire. Elle est laide, celle qui vous parle. Très laide. Laide convenable ou laide déchaînée, laide honteuse ou laide assumée, laide modeste ou laide orgueilleuse, laide triste ou laide joyeuse, laide frustrée ou laide satisfaite -mais laide, toujours laide...» Ainsi commence le récit de la jeune élève qui fut la fille d'un chef de tribu d'Israël, dotée par ailleurs d'un corps superbe, d'un tempérament de feu, et qui savait lire et écrire, privilège rare à cette époque. Appelée à la cour du roi Salomon pour y devenir sa 701e épouse, elle s'éprend immédiatement de lui, concevant moult plans tragi-comiques pour attirer dans son lit ce «serial husband» passablement surmené. Ce sont ses talents d'écrivain qui lui vaudront finalement les attentions de son célèbre époux. Mais trop tard... Tour à tour cocasse et poignante, cette relecture farceuse de la Bible est aussi l'occasion pour l'un des plus grands écrivains brésiliens contemporains de donner libre cours à une sensualité littéraire débordante de drôlerie et d'imagination.
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traduit du portugais par Séverine Rosset |
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9782226141798
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| Sa Majesté des Indiens Moacyr Scliar, Albin Michel, 1998 |
19.10 € | |
Le destin de deux juifs dont les familles ont émigré en Amérique du Sud. L'un passera la vie modeste derrière le comptoir de sa mercerie de Sao Paulo tandis que l'autre va devenir une légende, une célébrité du monde médical, connu dans le Brésil tout entier pour ses aventures et son action auprès des tribus indiennes. «Le narrateur, couché dans un lit d'hôpital, raconte sa vie à son docteur qui prend des notes, comme sans doute Moacyr Scliar, qui est médecin. Ce mourant, petit propriétaire d'une boutique à Sao Paulo, n'a vécu que par procuration, s'identifiant presque à Noël Nutels, le médecin des Indiens admiré et vénéré de tous, et dont il pouvait suivre l'existence dévouée et passionnée, le combat politique et humain, à travers les journaux. Le narrateur mêle donc au récit de sa propre vie celle de cet ami avec lequel il n'a jamais partagé qu'une traversée, celle qui les a menés, jeunes adolescents juifs russes, de la Bessarabie au Brésil où leur famille fuyait les pogroms. Le souvenir de ce voyage sur le Madère nourrit l'imaginaire du narrateur pendant tout le cours de sa vie dont les petites peines, les vrais malheurs (le départ de sa femme) le laissent presque indifférent : il vit dans les livres, et sa boutique périclite.»(Aliette Armel, Magazine littéraire n°363, mars 1998) |
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traduit du portugais par Séverine Rosset |
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9782226099754
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| Le Carnaval des animaux Moacyr Scliar, Serpent à plumes, 1998 |
5.34 €
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Où l'on se persuade, si ce n'est déjà fait, qu'il est peut-être souhaitable de préférer les animaux aux hommes... Voyez ce qui arrive à ces millions de lions qui errent à travers l'Afrique et qui vont jusqu'à « menacer » l'Europe et l'Amérique ! Il faut les détruire ! Une explosion nucléaire les tue presque tous... à l'exception d'un seul qui, dans un zoo, succombera aux coups de feu tirés par un fou. « Le lendemain, commença la guerre de Corée », conclut laconiquement l'auteur. Plus que la cruauté et la bêtise des hommes, Le Carnaval des animaux révèle, à la manière d'un fabuliste moderne, l'angoisse de l'holocauste. Avec une ironie digne de Swift, Scliar sait faire, des bourreaux comme des victimes, la cible de tous les rires. Sous l'humour noir, se dissimule une vertigineuse terreur en laquelle nous reconnaissons les périls les plus redoutables de notre temps. Vingt-cinq nouvelles, courtes, brillantes, par un maître du conte moral... |
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traduit du portugais par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo |
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9782842610463
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José Agrippino de Paula (1937-2007)
Il est l'auteur de romans, de nouvelles, de poèmes, de pièces de théâtre, scénariste de spectacles de musique et de danse mais aussi réalisateur de films - notamment Hitler 3° Mundo (1968).
| PanAmérica José Agrippino de Paula, Léo Scheer, 2008 |
18.00 € | |
Œuvre phare de la littérature brésilienne publiée pour la première fois au Brésil en 1967, PanAmérica est une somme psychédélique qui doit autant au pop art qu'à la beat generation. Une épopée ironique entraînant le lecteur dans un merveilleux comique et cruel. Écrit pendant la dictature et en réaction à l'idéologie nord-américaine dominante, ce récit d'un rythme trépidant met en question les rouages de la société à travers des allégories irrévérencieuses. Un labyrinthe narratif peuplé de figures mythologiques dessinant un monde absurde et chaotique. «José Agrippino de Paula a vécu ce qui a constitué la vie de la fin du siècle passé avec une telle froideur et une telle passion qu'il n'est peut-être pas au monde une oeuvre contemporaine de son PanAmérica qui puisse s'y mesurer. Le livre est (était déjà en 1967) une façon d'Iliade chantée par Max Cavalera (le chanteur de Sepultura).» Caetano Veloso
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traduit du portugais par Emmanuel Tugny |
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9782756101088
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- Antonio Olinto (1919)
- Clarice Lispector (1920-1977)
- Jaco Guinsburg (1921)
- Almir Ghiaroni (1922)
- Harry Laus (1922)
- Lygia Fagundes Telles (1923)
- Dalton Trevisan (1925)
- Rubem Fonseca (1925)
- Autran Dourado (1926)
- Hilda Hilst (1930-2004)
- Heloneida Studart (1932)
- Edilberto Coutinho (1933-1995)
- Nélida Pinon (1935)
- Raduan Nassar (1935)
- Silviano Santiago (1936)
- Luiz Alfredo Garcia-Roza (1936)
- Luis Fernando Verissimo (1936)
- Moacyr Scliar (1937)
- José Agrippino de Paula (1937-2007)








































