La librairie Ombres Blanches - Accéder à la vente en ligne des livres numériques

Recherche avancée

Recherche par mots clés










Tous les livres
indisponibles ou épuisés
disponibles
à paraître


Recherche par EAN


Ecrivains israéliens dans la tourmente

Au sein d'un jeune État mais dans une culture quatre fois millénaire, la littérature israélienne n'a pas eu le temps ni le conditions permettant l'éclosion de nombreux courants ou d'écoles. Il est d'usage de définir deux périodes qui se réduisent finalement au fait que les auteurs sont nés soit dans les anciens pays de la Diaspora (Russie, Pologne ou zones de peuplement sépharade), soit, plus jeunes, dans l'État d'Israël même.

Les chapitres de ce dossier

  • Les pères fondateurs : l'idéal sioniste tempéré

    Le rêve sioniste enfin réalisé! À partir de 1948, tout semblait possible dans une société fraternelle, ouverte, en expansion constante et relativement tolérante à ses débuts. Certains intellectuels voyaient bien le danger de la collusion, au plus haut sommet de l'État, entre religieux fondamentalistes, chefs militaires et politiciens adeptes du "Grand Israël", mais il fallait avancer, bâtir, vivre enfin. Le retour de la guerre, dès le début des années soixante, allait refroidir les illusions.

  • Les fils : la paix maintenant !

    «Cette génération a rompu brutalement avec toutes les idéologies majoritaires nées au sein des diverses mouvances du Sionisme en Diaspora ou en Palestine: nationalisme étatique, socialisme marxisant ou tolstoïsme, car pour eux l'Etat juif indépendant n'était plus un idéal exaltant, mais une réalité banale avec tous ses désenchantements. Tous ces poètes et romanciers ont substitué aux sujets nationalistes et socialistes des thèmes individualistes et existentiels: l'amour, le désir, le sexe, la mort, la quête de l'identité personnelle, le non-sens de la vie et l'absurdité de la guerre. Cet individualisme a poussé la plupart de ces écrivains à devenir, dès 1967, des apôtres ardents de la paix avec les arabes et à militer pour un dialogue urgent avec les palestiniens. En même temps, l'individuation de la littérature israélienne en a fait l'espace privilégié pour l'expression de toutes les voix des minorités de la société israélienne, juifs marocains exclus par l'establishment ashkénaze, arabes israéliens, druzes, palestiniens nationalistes, juifs francophones et laïques originaux tels les tenants du mouvement cananéen.» [Jacques Éladan->http://palestine.over-blog.net/categorie-566949.html] La République des lettres

  • Poésie, théâtre : descends Moïse !

    La poésie en Israël est emblématique de la condition de l'écrivain y travaillant. Elle est sous-tendue par un terreau culturel, une réserve de thèmes et d'images accumulée sur trente-cinq siècles; elle a à rendre compte d'une histoire unique dans la geste des peuples de l'humanité (exodes, métissages, shoah...), et cela au sein d'un tout jeune l'État, dans les conditions que nous connaissons. Le poète ne peut pas rester sur son rocher à tutoyer Yahvé; mais s'il descend dans l'arène il se brûle les ailes... Alors que faire? Voici quelques grands auteurs qui ont répondu: écrire de la poésie.

Dossiers thématiques