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Les chapitres de ce dossier :

  • Les pères fondateurs : l'idéal sioniste tempéré
  • Les fils : la paix maintenant !

    «Cette génération a rompu brutalement avec toutes les idéologies majoritaires nées au sein des diverses mouvances du Sionisme en Diaspora ou en Palestine: nationalisme étatique, socialisme marxisant ou tolstoïsme, car pour eux l'Etat juif indépendant n'était plus un idéal exaltant, mais une réalité banale avec tous ses désenchantements. Tous ces poètes et romanciers ont substitué aux sujets nationalistes et socialistes des thèmes individualistes et existentiels: l'amour, le désir, le sexe, la mort, la quête de l'identité personnelle, le non-sens de la vie et l'absurdité de la guerre. Cet individualisme a poussé la plupart de ces écrivains à devenir, dès 1967, des apôtres ardents de la paix avec les arabes et à militer pour un dialogue urgent avec les palestiniens. En même temps, l'individuation de la littérature israélienne en a fait l'espace privilégié pour l'expression de toutes les voix des minorités de la société israélienne, juifs marocains exclus par l'establishment ashkénaze, arabes israéliens, druzes, palestiniens nationalistes, juifs francophones et laïques originaux tels les tenants du mouvement cananéen.» [Jacques Éladan->http://palestine.over-blog.net/categorie-566949.html] La République des lettres

  • Poésie, théâtre : descends Moïse !

Gilad Atzmon

G. Atzmon, musicien et philosophe, a publié ce premier roman en 2001 en Israël. Il a quitté son pays pour s'installer en Grande-Bretagne et se déclare ouvertement anti-sioniste.

Il a entamé une carrière de saxophoniste sur la scène du jazz londonienne où il joue avec des musiciens palestiniens. Il a composé la musique du dernier documentaire de Simone Bitton "Le mur" qui a obtenu le Grand Prix du Festival international du documentaire de Marseille 2004 et le Grand Prix de la Mostra Del Nuovo Cinema di Pesaro 2004.

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Guide des égarés
Gilad Atzmon, Phébus, 2005

12.50

Soit l'aventure d'un jeune Israélien envoyé au front en 1973, à la veille de la guerre du Kippour, et qui joue les tire-au-flanc avec une telle maladresse qu'il finit bientôt dans la peau d'un héros national... L'histoire ne s'arrête pas là, car la grande affaire de ce nouveau Candide, on le devine très vite, n'est pas la guerre mais le sexe. On apprendra ainsi, à le suivre au fil des années dans ses tribulations, quel plaisir un Juif digne de ce nom peut éprouver à quitter son pays pour s'installer en Allemagne et goûter sans remords à la blondeur aryenne ; quels avantages représente, à l'époque du tout-virtuel, l'amitié voluptueuse d'une poupée gonflable ; quel danger enfin menace notre société avancée où perdurent contre toute raison les valeurs démodées de l'érotisme direct... quand tout conspire à faire de notre aimable planète un gigantesque peep-show...

Obsessions cochonnes ou macabres, inconvenance tous azimuts: la critique anglo-saxonne n'a pas hésité à voir dans ce Guide des égarés (au titre quasi blasphématoire) un nouveau Portnoy.

Traduit de l'hébreu par Laurence Klein

9782859409029

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Gabriela Avigur-Rotem

Gabriela Avigur-Rotem est née à Buenos Aires en 1946, d'un père avocat et d'une mère professeur d'anglais. Sa famille a immigré en Israël en 1950.

Elle a publié plusieurs ouvrages largement salués par la critique, dont un premier roman, Mozart n'était pas juif, qui a connu un très vif succès. Elle vit dans un village communautaire de Galilée.

 

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Canicule et oiseaux fous
Gabriela Avigur-Rotem, Actes sud, 2006

25.00

Hôtesse de l'air depuis de nombreuses années, Loya Kaplan doit revenir en Israël pour liquider un héritage. Célibataire, sans enfants, elle a passé sa vie dans les cieux, peu tentée de se trouver quelque patrie d'élection que ce soit et évitant soigneusement de nouer de lien durable avec quiconque.

De retour dans le quartier de son enfance, où Loya, orpheline de mère, a été élevée par son père, un érudit, et par l'un des amis de celui-ci, grand collectionneur de son état, l'impénitente voyageuse se voit inopinément acculée à reconstituer son histoire personnelle à travers la lecture du roman familial, dont les pages défilent alors sous ses yeux.

Ainsi confrontée à un demi-siècle d'histoire d'Israël -de l'utopie du projet collectiviste à une lucide désillusion-, Loya accomplit alors un retour involontaire vers une culture israélienne plongeant une partie de ses racines au plus profond de l'Europe occidentale et orientale, omniprésentes dans le roman

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot et Ziva Avran

9782742758807

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Benny Barbash

Dramaturge, écrivain et scénariste, Benny Barbash est né à Beer Sheva, capitale du Neguev dans le sud d’Israël en 1951. My first Sony, son premier roman, est paru en Israël en 1994 et connût immédiatement un grand succès. Il fut rapidement traduit en plusieurs langues.

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My first Sony
Benny Barbash, Zulma, 2008

22.00

Yotam, petit garçon d'une dizaine d'années, enregistre tout sur son magnétoscope Sony, habité par le désir de retenir une trace des siens et du monde qui l'entoure. Il reflète cette seconde génération pour qui l'héritage de la Shoah est au coeur de la vie familiale, à travers les récits de Maya, qui vit avec deux hommes, de Tsvi, le grand-père, ou de Noé, rescapé de l'holocauste.

En lisant ce roman, le lecteur découvre toute la société israélienne qui défile avec ses laïcs comme ses religieux, les partisans de deux pays et ceux qui ne le sont pas et enfin la génération de la guerre et celle dite de la «post-Shoah».

traduit de l'hébreu par Dominique Rotermund

9782843044342

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Amzi Bishara

Né en 1956 à Nazareth, Azmi Bishara a obtenu un doctorat en philosophie à l'université Humboldt de Berlin avant d'enseigner à l'université de Bir Zeit de Ramallah. Fondateur du Rassemblement national démocratique, un parti largue de gauche, il est depuis 1996 député à la Knesset. Il a publié une dizaine d'ouvrages écrits en arabe et en hébreu. Checkpoint est sa première œuvre littéraire.

 

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Checkpoint
Amzi Bishara, Actes sud, 2004

22.80

Checkpoint raconte un pays, la Palestine, désarticulé par les colonies de peuplement et les routes de contournement et, à présent, par le "mur de séparation". Un étrange pays qui ne ressemble à aucun autre, un archipel, où le seul point de repère incontestable est le barrage militaire, le checkpoint, qui précisément abolit l'espace et le temps. L'immobilité et l'attente aiguisent la mémoire qui, à l'image du lieu où elle est enracinée, vient restituer par bribes des saynètes fragmentées.

Alternant épisodes de la vie quotidienne et portraits, souvenirs de jeunesse et récits absurdes, dialogues et méditations, Azmi Bishara dénonce avec un humour décapant le sort réservé aux Palestiniens par les "Maîtres du checkpoint". Mais il égratigne aussi son propre camp, avec ses politiciens opportunistes, ses idéologues obtus et tous les autres profiteurs de "l'industrie de la Cause".

 

Traduit de l'arabe par Rachid Akel

9782742751891

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Orly Castel-Bloom

Orly Castel-Bloom est née en 1960 à Tel-Aviv, où elle a étudié le cinéma à l'université et où elle vit encore aujourd'hui. Elle est sans doute le chef de file incontesté de toute une génération d'écrivains qui, ces vingt dernières années, ont révolutionné la littérature hébraïque contemporaine.

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Parcelles humaines
Orly Castel-Bloom, Actes sud, 2004

22.00

Un froid polaire s'est brutalement abattu sur tout le Moyen-Orient. En Israël comme ailleurs, la population, désorientée, tente de faire face à la catastrophe climatique intervenue en pleine deuxième Intifada. Mais la neige incessante étouffe les bruits du monde et brouille les repères...

Pour exorciser une inquiétude aux multiples visages chacun s'en remet à la mécanique du quotidien qu'agrémente l'inoxydable magie télévisuelle dispensatrice de quarts d'heure de célébrité et garante des plus fabuleux destins.

Consommation d'images, de biens matériels, obsession de l'argent, vies atomisées ne se rejoignant qu'à la faveur d'un événement violent que le patient tissage du cocon personnel ne suffit plus à tenir à distance : c'est bien au coeur battant de notre temps sans frontières qu'Orly Castel-Bloom inscrit ce roman où, du riche héritier issu de l'élite ashkénaze à la simple concierge d'un immeuble des cités, de l'arrière-plan kurde à la jeune Ethiopienne devenue mannequin ou à la mère de famille divorcée tirant le diable par la queue, se trouvent représentés tout le spectre de la communauté juive israélienne et les inégalités sociales longtemps occultées par la problématique sécuritaire.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742751655

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Les Radicaux libres
Orly Castel-Bloom, Actes sud, 2003

18.00

De ces dix-neuf histoires, toujours pétries en profondeur de la réalité israélienne, Orly Castel-Bloom dit qu'elles constituent "des tentatives de l'individu d'appartenir à la communauté humaine et de se laisser entraîner par le quotidien, de se mêler presque chimiquement aux autres, tout comme les radicaux libres, ces molécules ou éléments mobiles chargés d'air, qui suivent un sujet pour se mêler à lui. Les personnages de ces histoires se meuvent au cours de leur vie sur un axe situé entre un arbitraire absolu et une signification momentanée. Et, dans chaque nouvelle, la mort les guette, exactement comme dans la vie réelle".

Oeuvre de la maturité, d'une force et d'une profondeur nouvelles, Les Radicaux libres est le neuvième livre d'Orly Castel-Bloom : l'auteur y atteint à une pleine maîtrise de son talent très singulier pour mettre en scène l'absurde en descendant jusqu'à "l'élémentaire" - comme pour cerner de plus près l'essentiel. C'est dans cet esprit qu'il faut lire ces textes graves, urgents, mais toujours aussi burlesques d'un écrivain dont l'oeuvre ne cesse de s'imposer au plan international.

 

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742741168

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La Mina Lisa
Orly Castel-Bloom, Actes sud, 1998

19.51

Flora, la grand-mère du mari de Mina, débarque chez eux. Pour survivre, la vieille dame doit manger les scénarios écrits par Mina. Ce conte fantastique aborde les sujets de l'écriture, l'argent, l'imagination et les diverses formes d'oppression des artistes.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742716623

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Textile
Orly Castel-Bloom, Actes sud, 2008

19.00

Quand elle ne dirige pas sa prospère entreprise spécialisée dans la fabrication de pyjamas pur coton, fort prisés par une fidèle clientèle de juifs orthodoxes, Mandy Gruber, la cinquantaine, a pris pour habitude de passer sous le bistouri de son chirurgien esthétique préféré: entre anesthésies et chocs opératoires, elle jouit d'heureux moments d'amnésie où ses angoisses incessantes -quant au sort de son fils en train de faire ses trois ans de service militaire - lui laissent enfin un peu de repos... Quand s'ouvre le roman, profitant de l'absence de son époux, Irad, éternel candidat au prix Nobel, parti aux Etats-Unis pour y mettre au point la formule d'une étoffe “anti-attentats”, Mandy entre en clinique pour subir une énième intervention. Le couple ayant ainsi déserté la scène, leurs deux enfants, Da'el et Lirit, se retrouvent face à eux-mêmes et à leurs impossibles choix de vie, dans un insolite état de flottement auquel va mettre fin le tragique dénouement du roman familial.

traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742773909

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Dolly city
Orly Castel-Bloom, Actes sud, 2008

7.50

Pour Dolly, tout est toujours possible - le pire surtout. De visions inquiétantes en scénarios cauchemardesques, le cours de la vie de cette jeune femme, médecin à Tel-Aviv, s'infléchit définitivement à partir du jour où elle recueille un bébé abandonné dans un sac de poubelle sur le bord d'une autoroute.

Mère malgré elle, Dolly panique, Dolly délire dans une mégapole frénétique, misérable, "mutante", dévorée par son anarchique vitalité.

Né de l'alliance d'un imaginaire extrémiste et d'un hyperréalisme très personnel, ce livre suscita, lors de sa parution en Israël, des controverses passionnées. C'est en vérité un roman inclassable où éclate sans conteste le talent d'une jeune romancière hors du commun.

traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742773527

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Lizzie Doron

Lizzie Doron est née en 1953 en Israël de parents survivants de la Shoah. Après ses études secondaires, elle s’installe dans un kibboutz sur le plateau du Golan. En 1973, pendant la guerre de Kippour, lorsque les syriens attaquent son kibboutz, elle revient vivre à Tel-Aviv.

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Pourquoi n'es-tu pas venue avant la guerre ?
Lizzie Doron, Héloïse d'Ormesson, 2008

18.00

Hantée par ses souvenirs, ceux d'une vie antérieure merveilleuse et ceux de la souffrance indicible infligée par ses bourreaux, Héléna a vacillé. Entre fiction et réalité, entre ombre et lumière, elle a effacé des preuves et inventé des faits pour se construire un monde à elle.

Par petites touches, sans pathos, au travers d'une série d'anecdotes intimistes et souvent drôles, se dessine le bouleversant portrait d'une femme rescapée de la Shoah. Une mère atypique et déconcertante, animée d'une farouche volonté de vivre.

À l'origine de ce roman, le sentiment profond de ne pouvoir raconter l'histoire de sa famille -sa fille l'interrogeant pour rédiger un essai sur leurs origines- qu'en l'écrivant elle-même.

Lizzie Doron appartient à la génération des filles et des fils des survivants qui éprouvent le besoin de transmettre autrement cette mémoire de l'indicible, avec un humour glacial, plus souvent près des larmes que du rire.

traduit de l'hébreu par Esther Ifrah

9782350870649

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Rina Frank

Rina Frank est l'écrivain israélien la plus populaire de sa génération. Son roman, largement autobiographique, s'est imposé comme un phénomène littéraire en Israël. Dans ce petit pays de 6 millions d'habitants, il s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires.

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Chaque maison a besoin d'un balcon
Rina Frank, Michel Lafon, 2008

20.00
Epuisé

On passait les longues soirées d'été sur le balcon. Papa y installait une lampe et une table et on tuait le temps à jouer au rummy et à bavarder avec les voisins d'en face. Le balcon était notre télévision en direct à nous, avec des acteurs en chair et en os. Disons que, dans notre rue, nous avions inventé la télé-réalité.

Au cœur de Wadi Salib, le quartier le plus pauvre de Haïfa, entourée par une famille aimante originaire de Roumanie, grandit une fillette aux yeux rieurs et au regard triste. La fillette deviendra une belle jeune femme, si belle qu'elle épouse un séduisant ingénieur, riche de surcroît. Le conte de fées, hélas, s'arrêtera trop tôt.

A travers ce récit autobiographique, R. Franck raconte la naissance difficile d'un pays, les humiliations de la pauvreté et les rapports de voisinage entre Arabes et Juifs.

traduit du hébreu par Sylvie Cohen

9782749907949

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Batya Gour

Batya Gour, surnommée la «P. D. James israélienne», née à Tel-Aviv en 1947 et décédée en 2005, a vu les six enquêtes de son commissaire Michaël Ohayon traduites en près de douze langues. Ancien professeur de littérature, remarquable observatrice des multiples facettes d'Israël, elle est également l'auteur de Meurtre en direct publié à la Série Noire.

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Meurtre en direct
Batya Gour, Gallimard, 2006

22.00

Le commissaire Ohayon est confronté à une série de meurtres dans le milieu des médias et de la télévision israélienne.

Quand Tirtsah Rubin, décoratrice en chef de la première chaîne de télévision publique israélienne, est retrouvée morte sur un plateau de tournage, le crâne écrasé par une colonne de marbre, tout le monde pense à la thèse de l'accident.

Mais lorsque, quelques heures plus tard, des meurtres sanguinolents se produisent parmi les membres de la direction, plus aucun doute n'est permis : un tueur sans pitié rôde dans les couloirs des studios.

Tandis que l'immeuble de la chaîne est bouclé et que la police investit les lieux, tous les journalistes se regardent en chiens de faïence. Meurtre passionnel ? Crime sadique ? Vengeance ? Il faudra toute la perspicacité et l'intelligence du commissaire Ohayon pour venir à bout de ce nouveau mystère.

Traduit de l'hébreu par Emmanuel Moses

9782070773503

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Meurtre sur la route de Bethléem
Batya Gour, Gallimard, 2006

7.50

Le commissaire Michaël Ohayon enquête sur un cadavre découvert dans les combles d'une maison du quartier Bakaa, dans Jérusalem Ouest. La victime, Zohara Bashari, luttait pour la reconnaissance de la culture juive yéménite.

Des ouvriers palestiniens qui travaillaient dans l'un des plus anciens quartiers de Bethléem trouvent, sous les toits d'une maison vide, dans la poussière, le corps d'une jeune femme défigurée à coups de planche. Plus de sac à main. Pas d'argent. Personne ne la réclame. Le quartier ne sait rien... Michaël Ohayon, sur fond de deuxième Intifada, de barrages incessants et de violences civiles, va découvrir au fil de son enquête l'un des secrets les plus enfouis de l'histoire d'Israël. Des faits inavouables qui marquèrent de leur indélébile sceau des familles entières. La haine se construit aussi sûrement que le reste. La victime en est morte. Elle était séfarade.

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782070308989

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Là où nous avons raison
Batya Gour, Gallimard, 2000

20.58

Ofer est tué pendant son service militaire à la suite d'un bizutage stupide et tragique. Plus encore que la douleur de cette mort, c'est l'hypocrisie de l'armée qui décide Rachel Avni à engager une bataille judiciaire pour obtenir réparation. Inspiré d'un fait divers survenu en Israël il y a quelques années, ce roman inscrit le personnage de Rachel dans la lignée des héroïnes tragiques.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070754656

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Meurtre au Philharmonique : un crime musical
Batya Gour, Gallimard, 2007

8.90

Adopter un enfant! Une fillette qui plus est d'à peine quelques semaines... Michaël Ohayon reprend progressivement son travail de commissaire à Jérusalem lorsqu'il trouve près de chez lui, sur un carton, une petite posée là comme un clin d'oeil du destin. Il faut la nourrir. Qu'elle cesse de pleurer. Contre toute raison, à l'insu de sa hiérarchie, Ohayon décide de former avec sa jeune voisine musicienne, Nita, un couple fictif permettant l'accueil du bébé. Ce qui n'était au départ qu'un arrangement devient un amour d'autant plus fort que tous deux sont des solitaires blessés. La mort étrange du père de Nita bouleverse leurs projets. Ohayon redevient flic, Nita est peut-être suspecte. Les fausses notes s'accumulent. Un cadavre s'ajoute. Ce qui devait être de plus en plus beau se complique des éclats baroques de la tragédie

 

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

Dans le même esprit on lira chez le même éditeur Meurtre à l'université, un crime littéraire, 1994 et Meurtre du samedi matin, un crime psychanalytique, 1993.

9782070339228

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David Grossman

«Pas plus que son allure fluette, ces scrupules-là ne sauraient masquer la vigueur d'un pacifiste engagé mais lucide, pionnier du dialogue avec les pairs palestiniens et auteur, à ses heures, de récits pour enfants. Natif, en 1954, de la Ville sainte, David choisit, à 13 ans, et au désespoir de sa mère, d'apprendre l'arabe, quand ses compagnons s'initient au français. Plus tard, la quête des racines juives l'incite à étudier le Talmud, à contre-courant. Qu'il consacre une longue enquête aux Arabes d'Israël ou qu'il explore les mystères de l'amour fou, Grossman se plaît à passer la plume dans la plaie.»

[Vincent Hugeux, L'Express->http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=3089/idR=5/idTC=4/idG=0]

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J'écoute avec mon corps
David Grossman, Seuil, 2005

22.00

Une jeune femme rend visite à sa mère, en fin de vie, pour lui lire une histoire : un épisode ancien vécu par la fille comme une trahison, lorsque la mère, professeur de yoga, avait par une initiation intense révélé à un adolescent refoulé sa vraie nature. Par le biais de la confession-fiction, les deux femmes engagent le dialogue et se réconcilient après des années d'incompréhension, acceptant la maladie de l'une, l'homosexualité de l'autre.

Dans la seconde nouvelle intitulée Délire, un homme confie son angoisse à sa belle-soeur : il souhaite surprendre sa femme qu'il soupçonne de le tromper.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen et Rosie Pinhas-Delpuech

9782020611268

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Quelqu'un avec qui courir
David Grossman, Seuil, 2005

8.50

Assaf, 16 ans, obtient un job d'été de la mairie de Jérusalem. Il doit retrouver le propriétaire d'un chien égaré. En voulant mener à bien cette mission, il est entraîné dans une aventure initiatique dont Tamar, une adolescente est la figure centrale. Autour de cette jeune fille gravitent plusieurs personnages : une nonne, une restauratrice transsexuelle, un imprésario mafieux...

Avec pour décor le monde cruel d'une certaine jeunesse israélienne, aux prises avec la drogue, la violence et la misère, David Grossman nous offre un roman d'apprentissage contemporain qui tient à la fois du récit de chevalerie et du conte de fées où Assaf et Tamar figurent, version plus actuelle, les Tamino et Pamina de La Flûte enchantée.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782020789905

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L'enfant zigzag
David Grossman, Seuil, 2004

8.50

Quand Nono Fayerberg, à la veille de son treizième anniversaire, monte dans le train pour se rendre chez son oncle, il ne se doute pas qu'il n'arrivera jamais à destination. Car dès l'instant où l'enfant rencontre le mystérieux et séduisant Félix Glick, l'inconnu l'entraîne dans une aventure fantastique, avec détournement de train, kidnapping à bord d'une fabuleuse Bugatti -la seule en Israël!- dîner en resquille, fuite nocturne pour échapper à la police, visite à la célèbre actrice Lola Chiperolla.

Mais qui est Félix Glick? Comment est-il si bien informé sur Nono et ses parents? Dans quel but secret l'embarque-t-il dans cette course folle à travers le pays?

Au terme du récit Nono parviendra à résoudre toutes les énigmes, à la majeure surtout, «Qui suis-je?»: il sera devenu un homme...

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782020638906

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Tu seras mon couteau
David Grossman, Seuil, 2000

21.40

Première lettre d'un inconnu à une inconnue: il lui propose une histoire d'amour épistolaire, limitée dans le temps, illimitée dans le pouvoir des mots qui veulent aller jusqu'au bout de ce chemin vers l'Autre. Cet Autre pour l'homme, c'est la femme. De ses réponses à elle, Myriam, nous ne savons que ce qui se dessine en filigrane dans ses lettres à lui, Yaïr. A mesure qu'avance ce monologue qui sert d'écrin à la voix d'une femme, l'homme qui en appelle à la complicité des lettres de Flaubert et de Kafka, se décompose et se défait. Rêves, orgueil, égoïsme, narcissisme, s'effritent pas à pas pour nous laisser découvrir à l'horizon le chemin qui mène un homme enfin nu vers la femme toujours nue et vulnérable.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782020360906

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Voir ci-dessous, amour
David Grossman, Seuil, 1995

8.50

Momik, fils unique de rescapés des camps de la mort, grandit à Jérusalem dans une famille traumatisée mais qui refuse d'évoquer le passé. Plus tard, devenu adulte, il va tenter de comprendre et d'accepter l'Holocauste en visitant la Pologne de ses ancêtres.

Devenu écrivain sous la lumière de Bruno Schulz, il recrée le destin de Wasserman, son grand-père, merveilleux auteur de livres pour enfants qui dût sa survie à son talent de conteur: enfant, le kapo de son block se régalait de sa prose et, telle une moderne Shérazade, Wasserman improvise pour lui la suite des aventures de son héros, enfin immortel.

Traduit de l'hébreu par Ami Barak et Judith Misrahi

9782020259071

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Le sourire de l'agneau
David Grossman, Seuil, 1995

22.80
Indisponible

Voici l'histoire de Shosh et d'Ouri, d'Ouri et de Katzman, de Katzman et de Shosh, d'Ouri et des parents de Shosh... Shosh est une jeune fille qui travaille avec des malades mentaux ; Ouri, un jeune soldat un peu naïf de Tsahal ; et Katzman, un soldat bourru et renfermé sur lui-même. Comme il se doit, Shosh aime Ouri mais le trompe avec Katzman. Jeux de miroir, idéalisme, culpabilité, un roman presque XVIIIe sur la toile de fond de la guerre et de l'occupation des territoires palestiniens.

Traduit de l'hébreu par Gisèle Sapiro

9782020159456

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Le Livre de la grammaire intérieure
David Grossman, Seuil, 1994

23.20
Epuisé

Voici l'histoire d'un jeune juif polonais et de sa famille, de 1965 à 1967, à Jérusalem, juste avant la guerre des Six Jours, en pleine dépression économique. Aharon, le jeune protagoniste ne pouvant vivre selon la "grammaire" que dictent aux hommes les choses de la vie, se crée sa "grammaire intérieure", indépendante de la réalité.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782020147231

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Amir Gutfreund

Amir Gutfreund est né en 1963 à Haïfa. Ancien colonel de l'armée de l'air, il vit en Galilée. En 2000 la publication des Gens indispensables ne meurent jamais fit sensation en Israël, et le livre est aujourd'hui traduit en plusieurs langues.

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Les gens indispensables ne meurent jamais
Amir Gutfreund, Gallimard, 2007

24.00

La loi de la compression est une merveilleuse invention des parents d'Amir et d'Efi: elle permet de transformer en grand-père ou en oncle n'importe quel adulte de leur entourage. Grands-pères Lolek, Heïnek, Yosef et Ménashé rejoignent ainsi grands-pères Shalom et Weil dans le cercle familial que la Shoah a failli anéantir. Mais ce sont surtout l'excentrique grand-père Lolek, ancien soldat de l'armée d'Anders, et son opposé Yosef, pétri de sagesse talmudique et si magnanime, qui veillent sur leur enfance.

En grandissant, Amir et Efi veulent comprendre ce qui s'est passé «là-bas», pendant la guerre. Mais personne n'en parle, et il leur faut inventer mille ruses et astuces pour pousser les membres de cette famille reconstituée à se confier. Petit à petit, devant leur insistance, notamment celle d'Amir pour qui cette quête est devenue essentielle, les barrières cèdent et les récits de ces survivants taciturnes, originaux ou fous, se déploient, bouleversants.

Les gens indispensables ne meurent jamais constitue une prouesse littéraire. Naviguant sans cesse entre la gravité et la drôlerie, le récit rend palpables ces existences placées sous le signe d'un génocide, de la mort, et en même temps si vivantes, si humaines et si banalement risibles. Le roman d'Amir Gutfreund marque sans le moindre doute un tournant dans la manière d'appréhender la Shoah.

 

traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

9782070773848

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Israël Hameiri

Né en 1948, il a commencé à publier des nouvelles pendant son service militaire et a étudié la littérature et le théâtre à l'université de Tel Aviv et à l'université de Haïfa, où il a obtenu un doctorat en Théâtre. Romancier, dramaturge et critique, Hameiri enseigne à l'université de Haïfa et à l'université de Menashe. Il vit à Amirim, dans le nord d'Israel.

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Symbiose
Israël Hameiri, Gallimard, 2003

16.50

Daniel est colonel de réserve dans l'armée israélienne, dirige une réserve naturelle en Haute Galilée et consacre sa thèse à une variété de guêpes très particulière. Il est marié avec la belle mais froide Orna, et sa relation avec Ruthi, une des soldates de la réserve, est destinée à satisfaire ses besoins sexuels. Une vie bien réglée, en apparence. Mais au fur et à mesure du récit et du flux de la pensée de Daniel, le trouble s'installe. La disparition de Ruthi réveille le souvenir de la mort d'un étudiant américain quelque temps auparavant dans la réserve, et l'agressivité de Daniel à l'égard de son fils, sous prétexte que ce dernier aime la musique et la danse, apparaît de plus en plus incompréhensible.

Qui est réellement Daniel? Un suspens savamment entretenu, une intrigue originale et habilement construite, mais surtout la manière dont la nature et bien entendu le motif des guêpes, sont utilisés pour créer une ambiance envoûtante font de ce roman un texte à part dans la littérature israélienne contemporaine.

 

Traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

 

9782070762453

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Yael Hedaya

Née à Jérusalem en 1964, Yael Hedaya, qui réside aujourd'hui à Tel-Aviv, a exercé la profession de journaliste et se consacre désormais à l'écriture.

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Trois histoires d'amour
Yael Hedaya, Actes sud, 2002

22.90
Indisponible

Une histoire qui finit mal ne commence pas forcément bien et n'advient, dirait-on, que pour mieux se défaire: tel est l'amour selon Yael Hadaya dans ces nouvelles où femmes et hommes en quête de l'amour ou du bonheur, s'illusionnant sur l'un et l'autre, appelant le naufrage en prétendant vouloir l'éviter.

Attentive à l'humain lorsqu'il est à la merci de son propre cœur, l'écrivaine se tient en embuscade en ces lieux et moments quotidiens où les affects vacillent.

A la manière des petits drames capturés par certaines toiles de Chardin ou de Vermeer, ces histoires, chargées du poids et de l'épaisseur de vies minuscules, métamorphosent l'évidence en intensité, la banalité en tragédie, l'insignifiance en traumatisme.

Traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

9782742737147

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Alon Hilu

Alon Hilu est né le 21 juin 1972 à Jaffra. Après des études d’Art dramatique à l’Université de Tel-Aviv, il écrit deux pièces : le Mariage et le Jour des Chiens dont le succès lors de festivals favorisera leur traduction en anglais et la reconnaissance de son travail par le club d’art dramatique Harvard-Radcliffe. De 1987 à 1988, Alon Hilu écrit des pièces pour la radio nationale israélienne. Quelques années plus tard, il publie deux nouvelles pièces : le Zoo Bliblique dans Jérusalem et Dernière vue dans des revues littéraires israéliennes.

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La Mort du moine
Alon Hilu, Seuil, 2008

23.00

C'est une interprétation originale de «l'Affaire de Damas», faits divers qui souleva l'indignation des juifs du monde entier en 1840 alors qu'ils furent accusés sans preuves du meurtre d'un moine. À la fois roman historique, histoire d'amours interdites et conte cruel, La Mort du moine met en scène des personnages hauts en couleur. Un vieux moine débauché, un père brutal et le grand rabbin de Damas, doux et héroïque, une chanteuse des bas-fonds et un enquêteur aux yeux bleus, dessinent une fresque humaine qui donne à ce roman son rythme haletant et sa vitalité.

Aslan Farhi, sur son lit de mort, dicte à un jeune moine sa confession: à l'age de 19 ans, alors qu'il est marié à une fille de rabbin, il découvre ses tendances homosexuelles et rencontre Tommaso, vieux moine italien qui l'initie aux plaisirs de la chair. Mais le vieux moine meurt et Aslan fait disparaître son corps. C'est le début d'une série de rumeurs et d'une période trouble d'antisémitisme.

traduit du hébreu par Emmanuel Mosès

9782020829878

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Shifra Horn

Née à Jérusalem, Shifra Horn est diplômée d'archéologie, d'études bibliques et de communication. Journaliste, elle est l'auteur de quatre romans, d'un recueil de nouvelles et de deux livres pour enfants. Chez Fayard ont déjà paru Quatre mères (2001) et Tamara marche sur les eaux (2004).

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Ode à la joie
Shifra Horn, Fayard, 2007

23.00

Par une morose journée de janvier 2002, la jeune et belle anthropologue Yaël Maguid, au volant de sa voiture, se dirige vers l'université de Jérusalem. Elle s'arrête à un feu rouge, la radio diffuse l'Ode à la joie, et par la vitre arrière du bus arrêté devant elle, une fillette de trois ans environ s'amuse à lui faire des signes de la main. Yaël a le temps de jouer avec l'enfant quelques instants lorsque l'autobus explose. Si la jeune femme sort de sa voiture indemne physiquement, le traumatisme psychique qu'elle a subi bouleverse son existence. Obsédée par cette petite fille dont elle ne retrouve pas la trace parmi les victimes, elle part à sa recherche tout en essayant de se reconstruire. Quête qui l'oblige à remettre en question son passé, ses rapports avec ses parents, son mari, son jeune fils, ses amies et ses professeurs.

Avec une lucidité servie par le style généreux et foisonnant qu'on lui connaît, Shifra Horn propose ici une sorte de coupe en profondeur de l'Israël de la seconde Intifada. L'influence du conflit qui perdure, de la sensation de menace permanente sur la société et sur l'individu - jusqu'au plus intime de lui-même - y est dépeinte avec l'intelligence d'un auteur qui sait se servir de l'Histoire comme toile de fond de l'histoire individuelle.

traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213626949

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Yoram Kaniuk

Né en 1930 à Tel-Aviv, Yoram Kaniuk a participé à la guerre d'Indépendance de 1948. De 1951 à 1961, il a vécu à New York. Peintre, journaliste, il a commencé à publier des romans et des nouvelles en 1962. Ses oeuvres sont traduites dans quatorze langues. Il vit à Tel-Aviv.

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Encore une histoire d'amour
Yoram Kaniuk, Fayard, 1998

16.80
Indisponible

Depuis le décès de sa femme Dina, Alex Tlallim vit replié sur lui-même. Le jour de son soixantième anniversaire, il émerge enfin et se rend, sous un prétexte professionnel, de Tel-Aviv à Hambourg, en passant par Berlin. Dans un restaurant, il rencontre par hasard une jeune Israélienne, Nily, qui le reconnaît alors que lui-même la voit pour la première fois. C'est le début d'une passion qui les conduira jusqu'aux limites d'eux-mêmes, dans une quête d'absolu destructrice comme l'on n'en connaît que lors du premier amour... ou du dernier.

Maître de sa force et de sa sensualité envoûtante, Kaniuk touche ici à des thèmes essentiels : la peur de la mort, la recherche du père, la destruction de l'idéal, et cela dans un souffle qui devient tornade et emporte tout sur son passage pour arriver à ce qui est, peut-être, un apaisement.

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213601137

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Mes chers disparus : in memoriam
Yoram Kaniuk, Fayard, 1997

20.00
Indisponible

Un récit qui fait revivre, dans un style précis et sobre et avec une cruauté impitoyable, une mère qui vient de mourir. Le narrateur décide de ne pas rentrer chez lui pour l'enterrement et vivra dans la solitude la semaine de shiva (le deuil imposé par la religion juive).

Souvenirs d'une famille juive d'Israël, immigrée d'Allemagne dans les années vingt; souvenirs d'une mère aimée et haïe, insupportable et pathétique, dont la mort tire de la tombe Moshé, le père, un homme froid, intransigeant et digne. De Tel-Aviv aussi, la grande ville-mère, décrite en filigrane comme un amalgame de cultures, de coutumes, de façons de concevoir la foi religieuse ou de la nier. Ces souvenirs épars, évoqués sur le ton d'une ironie aigre et corrosive et avec une cruauté impitoyable, finissent par constituer un véritable témoignage de réalités israéliennes volontairement ignorées.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782213599687

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Comme chiens et chats
Yoram Kaniuk, Fayard, 1996

16.80
Indisponible

Adar, vingt-sept ans, qui se partage entre son métier de photographe de presse et un mi-temps comme vendeuse dans une librairie, n'est qu'une jeune Israélienne comme les autres. Alors pourquoi est-elle soudain obsédée par le terrible et mystérieux attentat qui vient d'avoir lieu au café Péléous et a fait trois morts? Petit à petit, prise dans une spirale qui l'entraîne au bord de la folie, Adar va se retrouver au cœur de l'intrigue.

Autour de cette trame policière évoluent des personnages énigmatiques: un jeune homme amoureux, génial et incapable de vivre, un journaliste d'investigation cynique mais non moins amoureux, un gamin de douze ans qui ne rêve que des héroïques combats du Palmakh et finit par disparaître... Sur toutes ces destinées pèse l'ombre de l'Écrivain, personnage sans nom, minable, peureux, incapable d'aimer mais jouissant néanmoins d'un grand succès public, auquel se heurte l'héroïne tout au long de sa quête.

 

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213597652

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Adam ressuscité
Yoram Kaniuk, Stock, 2008

20.50

Adam Stein est un clown juif très célèbre dans l'Allemagne des années trente. Il échappe à la mort grâce à ses talents, acceptant de distraire le directeur du camp de concentration ainsi que ses coreligionnaires, afin qu'ils oublient le sort qui leur est promis.

Après avoir tenté de fuir son passé dans une Allemagne où la frontière est bien trouble entre coupables et victimes, il s'installe en Israël, ayant appris que sa fille y a survécu. Mais sa mémoire ne lui laisse aucun répit et Adam commet des actes qui lui valent d'être conduit dans un Institut de Réhabilitation et de Thérapie, construit en plein désert du Neguev pour accueillir les survivants de l'Holocauste. Dans une langue baroque et brillante, Adam ressuscité décrit le fracas d'une conscience dont les accès de folie absolue sont ponctués de grands moments de clairvoyance. Adam Stein tente désespérément de Jouir de l'existence et d'en saisir le sens après que le tragique a brouillé tous les repères. Mais a-t-on encore le droit de vivre quand on a laissé conduire à la mort femmes et enfants ? Quel destin peut connaître un pays, Israël, qui naît de l'agrégation de tant de douleurs ? Une vision infernale dont on ne sort pas indemne.

traduit de l'anglais par Jean Autret et Robert Fouques Duparc

9782234061125

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Sayed Kashua

Sayed Kashua est né en 1975. Il vit actuellement dans le quartier palestinien de Beit Safafa, près de Jérusalem. Il est critique de cinéma et éditorialiste à Ha'Ir, un hebdomadaire de Tel Aviv.

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Les Arabes dansent aussi
Sayed Kashua, 10-18, 2006

7.80
Epuisé

Début des années 1980, dans le village arabe de Tira, en Galilée, un jeune garçon, brillant élève, doit s'exiler pour poursuivre ses études.

Comment être à la fois arabe et israélien ? Pour le narrateur, ce n'est pas une question théorique mais une réalité quotidienne et déchirante. Élevé en Galilée dans une famille de combattants de la cause palestinienne, il va découvrir à l'occasion de ses études à Jérusalem un monde nouveau, où on parle hébreu, où on écoute les Beatles, où on sort avec les filles. Un monde qui le fascine, auquel il voudrait s'intégrer, mais qui le rejette cruellement, lui, le petit Arabe avec ses cassettes de Fairouz. Avec un terrible sens du détail tragi-comique, Sayed Kashua raconte dans ce premier roman inspiré de sa propre expérience la vie de ces Arabes israéliens, pris entre deux cultures et désespérément à la recherche d'une identité.

Traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

9782264038654

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Et il y eut un matin
Sayed Kashua, Seuil, 2008

7.00

Depuis quelque temps ce journaliste arabe, sans doute l'unique reporter à travailler pour la presse israélienne, ne se sent plus en sécurité. Relégué au rang de pigiste occasionnel par sa rédaction, découragé par les marques d'ostracisme qui envahissent son quotidien, il décide de retourner vivre avec sa famille dans son village natal, tout près de Jérusalem. Sans grande illusion.

Lorsque l'armée israélienne encercle le village, tous pensent que cette mesure est provisoire. Pourtant la situation perdure, le chaos s'installe : l'eau et l'électricité sont coupées, la pénurie alimentaire menace, les ordures s'entassent et les esprits s'échauffent. Et, plus inquiétant encore, aucune information ne filtre sur les événements.

Dans cette fiction née de sa propre histoire, Sayed Kashua explore l'impossible identité des Arabes israéliens. La singularité de sa vision des sociétés juives et arabes donne à ce roman, écrit en hébreu, une force saisissante.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen et Edna Degon

9782757807262

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Judith Katzir

Née à Haïfa en 1963, Judith Katzir a étudié la littérature et le cinéma à l'université de Tel Aviv. Elle travaille dans une grande maison d'édition israélienne et dirige des ateliers d'écriture à l'université de Tel Aviv. On lui doit deux recueils de nouvelles, trois romans et quelques livres pour enfants. Auteur très lu dans son pays, elle collectionne déjà les prix.

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La mer est là, ouverte
Judith Katzir, Joëlle Losfeld, 2003

22.50

Rivi, étudiante en faculté de Lettres, aime regarder les vieux films et arpenter les rayons poussiéreux d'une librairie de Tel-Aviv, tout en rêvant de devenir écrivain. Un soir, au détour d'une rue, elle est abordée de façon insolite par Igal, un homme marié, de vingt ans son aîné. Là commence une romance passionnée qui transportera les amants, en quête de beauté et de sensualité, à travers les grandes villes d'Europe et d'Égypte. En contrepoint de l'histoire de Rivi, celle de sa mère, femme charismatique, d'une grande beauté, consumée par la maladie. Ce récit, témoignage d'amour et de douleur, compose un tableau de famille poignant dans lequel les personnages évoluent avecjustesse et sensibilité.

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782844121523

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Etgar Keret

Romancier, auteur de bandes dessinées et réalisateur pour le cinéma, Etgar Keret est né à Tel-Aviv en 1967.

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Crise d'asthme
Etgar Keret, Actes sud, 2005

7.50

Minimalistes, fantastiques, provocateurs, ces quarante-huit "textes-clips" d'Etgar Keret sont autant de plongées dans un univers littéraire inédit. Ecrits en état d'urgence, le souffle coupé, ils se jouent de la vraisemblance, font exploser les représentations attendues, brouillent les pistes, et leur brièveté redoutable ne les rend que plus aptes à embrasser l'inquiétante absurdité d'un monde à la dérive. L'écrivain israélien le plus insolent et le plus salutaire de sa génération a inventé en littérature une écriture fort singulière : celle de la violence instantanée, quotidienne qu'accompagne toujours son antidote, son contrepoids d'humanité. Faut-il désespérer?

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742756537

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Un Homme sans tête
Etgar Keret, Actes sud, 2005

18.00

Recueil de nouvelles pleines d'étrangeté mettant en scène des jeunes adultes qui posent un regard désabusé sur le monde.

Une ambiance très BD impose un rythme de lecture rapide, il ne s'agit pas de se reposer entre deux clips, mais de considérer que le passage rapide de l'un à l'autre fait aussi partie de la lecture: alors le dosage entre fantastique, incongru, réel, critique sociale se révèle dans toute son ambiguité, entre humour et désespérance.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742756476

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La colo de Kneller
Etgar Keret, Actes sud, 2001

12.00

Peint avec humour et pertinence le tableau singulier d'une histoire d'amour dans un endroit particulier: une sorte de purgatoire qui abrite seulement des jeunes suicidés. Une colonie spéciale dans laquelle Hayyim, le narrateur, cherche son Eurydice, Erga, qui a voulu partir trop tôt de ce bas monde.

Ils ont tous mis fin à leurs jours -par désespoir ou par inadvertance, à cause d'un chagrin d'amour ou d'une over-dose, chez eux ou pendant leur service militaire- et les voici rassemblés en un lieu néodantesque qui ressemble presque trait pour trait au monde auquel ils avaient décidé de tirer pour de bon leur révérence. C'est ainsi que, dans cet au-delà étrangement familier, s'est même reconstituée une famille entière, chacun de ses membres ayant successivement eu recours à la solution radicale...

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742735488

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Pizzeria kamikaze
Etgar Keret, Actes sud, 2008

18.00

Peint avec humour et pertinence, le tableau singulier d'une histoire d'amour dans un endroit particulier : une sorte de purgatoire qui abrite seulement des gens, jeunes pour la plupart, ayant eu recours au suicide. Une colonie spéciale dans laquelle Hayyim, le narrateur, cherche son Eurydice, Erga, qui a voulu partir trop tôt de ce bas monde. Adaptation BD de La colo de Kneller.

traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742772353

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Alona Kimhi

Alona Kimhi, née en 1966 à Lvov en Ukraine, a eu une adolescence difficile, anémique, introvertie.

En 1972, sa famille immigre en Israël (elle vit aujourd’hui à Tel-Aviv). Si elle dit ne pas avoir souffert de l'exil et de son traumatisme, elle confesse son dégoût des événements qui ont marqué l'histoire récente au Proche-Orient. À gauche de la gauche, elle se dit même proarabe.

Ancienne comédienne, Alona Kimhi a quitté le théâtre pour la littérature: elle dit préférer ce travail solitaire qui convient mieux à sa nature.

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Lily la tigresse
Alona Kimhi, Gallimard, 2007

7.40

La jeune Lily, «112 kilogrammes de femme», vit seule depuis que son fiancé - effrayé par son poids - a annulé leur mariage à la dernière minute. Elle combat sa solitude et ses angoisses à coups de bains moussants et de gorgées de Porto.

Un soir, Lily décide de se rendre seule au cirque en taxi. Coincée dans un embouteillage, elle arrive après la fin du spectacle, et, dépitée, découvre que le dompteur de fauves n'était autre que Taro, son premier amant ! Aidée par l'ineffable Mikhaëla, la conductrice de taxi, Lily retrouve Taro qui lui fait don d'un bébé tigre avant de repartir au Japon. Un cadeau qui donne alors à sa vie un tournant inattendu.

Avec ses deux amies (qui se sont liées d'une amitié amoureuse), elles vont vivre en vase clos autour de l'animal, dans une idylle qui durera jusqu'à l'irruption du très jaloux Léon, un parvenu amant de sa compagne. Mais entretemps, lily est devenue elle-même une sorte de tigresse...

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782070346059

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Suzanne la pleureuse
Alona Kimhi, G, 2003

7.00

Suzanne Rabin est une grande fille d'une trentaine d'années, qui vit à Tel-Aviv chez sa mère, passe son temps à expliquer qu'elle n'est pas de la famille de l'homme politique du même nom.

Elle pleurniche, larmoie, sanglote le plus clair de son temps, sans raison apparente. «Émotionnellement instable» depuis la mort de son père, survenue lorsqu'elle était adolescente, elle a trente-trois ans, mais n'arrive toujours pas à quitter sa mère et leur petite vie dans la banlieue de Tel-Aviv. Les choses changent brutalement lorsque son lointain cousin Naor s'installe chez les deux femmes, séduisant chacune à sa manière, et troublant définitivement le fragile équilibre de leur existence.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782070304608

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Shulamit Lapid

Shulamit Lapid est née en 1934 à Tel-Aviv. Après des études de langues orientales à l'Université hébraïque, elle a dirigé l'Association des écrivains israéliens. Romancière, nouvelliste, dramaturge, elle a écrit depuis 1984 quelques-uns des meilleurs thrillers psychologiques israéliens. Toutes ses enquêtes ont pour décor Beershéva, la capitale du Néguev, et pour héroïne Lisie Badikhi.

 

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Tempête sur Beersheva
Shulamit Lapid, Fayard, 1999

18.60

Une tempête de sable comme Beershéva n'en a pas connu depuis des dizaines d'années vide les rues de la ville. Bravant les éléments déchaînés, la journaliste Lisie Badikhi décide de se rendre sur le site d'une usine de textile occupée, depuis l'annonce de sa fermeture, par les ouvriers licenciés. Elle trouve le lieu déserté, mais, s'aventurant jusqu'à l'autobus désaffecté qui tient lieu de logis à un vieil original surnommé «le Prophète», elle découvre ce dernier agonisant dans une mare de sang. Peu après, l'un des policiers de l'équipe d'investigation dépêchée d'urgence déterre non loin de là le cadavre d'un inconnu.

Cette enquête de Lisie Badikhi, en nous introduisant dans le milieu industriel de Beershéva, met en lumière les changements économiques qui vont (ou ne vont pas) résulter des accords de paix, ainsi que l'évolution de la société israélienne.

 

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213605098

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Le Bijou
Shulamit Lapid, Fayard, 1997

18.60
Epuisé

A partir d'une sombre affaire de meurtres dans une maison de santé où se repose sa mère, Lise Badikhi se retrouve plongée dans un épisode brûlant des débuts de l'histoire d'Israël : le démantèlement du réseau de résistance juif "Nili", alors que la Palestine se trouvait encore sous domination turque.

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213598499

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Alerte à Beershéva
Shulamit Lapid, Fayard, 1996

18.60
Indisponible

Janvier 1991. La guerre du Golfe vide les rues d'Israël dès la tombée de la nuit. C'est dans ce contexte que l'on retrouve l'inspecteur Avner Rozen et sa riche et belle maîtresse assassinés dans leur voiture...

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

 

On lira aussi avec plaisir le premier opus de la série consacrée à la "récurrente" Lise Badikhi, De notre correspondante à Beershéva, 1995, 18,60€

9782213596082

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Yaïr Lapid

Né à Tel-Aviv en 1963, Yaïr Lapid est une figure marquante de la vie culturelle israélienne. En parallèle à sa carrière de journaliste et d’écrivain (romans policiers, œuvres pour la jeunesse), il présente depuis quelques années une émission très populaire à la télévision israélienne. Son premier roman, Double Jeu, est paru chez Fayard en 2007.

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La Sixième Énigme
Yaïr Lapid, Fayard, 2008

20.00

Comment une fillette peut-elle être kidnappée un matin, en bas de chez elle, dans un quartier résidentiel de Tel-Aviv, sans que personne ne remarque rien de suspect? L'ombre d'un tueur en série planerait-elle sur cette disparition? Que sait la police et pourquoi n'a-t-elle pas alerté l'opinion publique israélienne?

Telles sont les questions qui assaillent le célèbre détective privé Yeoshua Sherman (Josh pour les intimes) depuis qu'il a eu la faiblesse d'accepter de mettre le nez dans le dossier que lui a apporté Agar, une belle divorcée de trente-huit ans à la recherche de sa fille disparue depuis deux ans. Aidé par différents «collaborateurs» (dont un détective religieux, spécialisé dans les enquêtes chez les ultra-orthodoxes), Josh s'engage dans une course contre la montre qui le mènera beaucoup plus loin qu'il ne se l'était imaginé et dont il ne sortira pas indemne.

Construit sans artifices inutiles, servi par un personnage haut en couleur et plein d'humour qui manie l'autodérision et le cynisme aussi bien que le sentiment, ce roman à l'intrigue pleine de rebondissements tient en haleine du début jusqu'à la fin.

 

traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782213624983

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Double Jeu
Yaïr Lapid, Fayard, 2007

19.00

Persuadée que son mari la trompe, Mme Tal, la femme d'un riche diamantaire de Tel-Aviv, vient tirer le détective privé Yeoshua Sherman (Josh pour les intimes) de sa nonchalance habituelle. Josh, dont les clients ne se bousculent pas au portillon, accepte de surveiller le mari volage. Ce faisant, il est le témoin d'un cambriolage et découvre une jeune fille inconsciente dont il comprend rapidement d'une part qu'elle a été violée, d'autre part qu'elle fait partie de la communauté juive ultra-orthodoxe. Pour lui épargner la honte que sa situation lui infligerait dans le milieu d'où elle vient, Josh décide de la ramener chez lui, sans se douter qu'il met le doigt dans une affaire où la logique se perd et les identités se brouillent. Réli, la jeune femme qu'il a recueillie, n'est autre que la fille du rabbin en charge d'une des plus importantes yeshivas de Bnei Brak. Des rapports de plus en plus opaques apparaissent entre le monde orthodoxe et ses ramifications à l'étranger, les boursicoteurs, la police, le service d'ordre des religieux qui manie plus facilement les poings que la Thora, la pègre...

traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

 

9782213624990

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Ron Leshem

Ron Leshem est né en 1976. Il est journaliste et éditeur pour le quotidien Yedioth Ahronoth entre 1998 et 2002 et pour Ma’ariv, le deuxième grand quotidien israélien entre 2002 et 2006. Il acquiert une réputation dans le monde littéraire avec premier roman, Beaufort. Adapté à l’écran par joseph Cedar, le film éponyme remporte l’Ours d’argent au festival de Berlin en 2007.

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Beaufort (si le paradis existe)
Ron Leshem, Seuil, 2008

22.00

Beaufort, citadelle médiévale construite par les croisées au sud Liban, est une enclave israélienne en territoire ennemi. Pendant les années 1999-2000 de la « sale guerre » au Liban commencée en 1982, un jeune officier commande une section de très jeunes recrues inexpérimentées envoyées en première ligne. Ce n'est pas tant un récit de guerre que celui d'une déroute. Ron Leshem nous entraîne au plus près de l'enfer des combats et de la routine de l'univers de garnison où l'ennemi, invisible, menace continuellement.

Traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche

9782020959650

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Eleonora Lev

Née en Pologne, sa famille a été entièrement anéantie dans les camps, nazis et staliniens, à l'exception de son père avec qui, enfant, elle a émigré en Israël. Critique littéraire et traductrice elle vit et travaille à Tel-Aviv. Pour Premier matin au paradis, elle a reçu le Bernstein Prize, le prix littéraire le plus important d'Israël.

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Premier matin au paradis
Eleonora Lev, Seuil, 2003

23.00

Dans un long monologue destiné au fils qu'elle porte en elle, la narratrice -la quarantaine célibataire- dresse le bilan de sa vie. Arrivée au terme de son neuvième mois de grossesse, elle a relaté tout ce qu'elle dira à son enfant et tout ce qu'elle lui taira, en bonne mère qu'elle se promet d'être. Et de cet «intrus» elle nous a révélé petit à petit le mystère de la conception.

Avec elle nous traversons l'État d'Israël des années soixante: l'enfance terne d'une petite immigrante, l'expérience décevante du service militaire, les pénibles débuts à Tel-Aviv, la grande ville hostile, laide, tentatrice. En bref, la difficulté de vivre avec son cortège d'épreuves, d'échecs. Jusqu'à cette naissance miraculeuse qui lui assure la rédemption, l'entrée au paradis.

 

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

 

9782020321044

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Sami Michaël

Sami Michael est né en 1926 à Bagdad. Jeune, il s'engage dans les réseaux clandestins de son pays, qu'il doit fuir. Il s'installe en Israël en 1949. Il étudie la littérature hébraïque et travaille comme hydrologue. Il publie ses premiers romans dans les années 70.

«Israélien, irakien, juif, arabe... Sami Michael est tout cela, dans l'ordre et surtout dans le désordre. Écrivain d'un entre-deux introuvable, d'une frontière transformée en front de bataille, d'un passé et d'un présent irréconciliables, il se sert de la littérature comme d'un creuset où viennent se fondre des personnages qui n'auraient jamais dû se rencontrer.»

Christophe Boltanski, Libération

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Une Trompette dans le Wadi
Sami Michaël, Calman Lévy, 2006

20.00

Huda, jeune Palestinienne chrétienne, vit dans le Wadi, quartier arabe de Haïfa, en Israël. C'est elle qui fait vivre sa famille : sa mère, veuve, dont les proches ont tout perdu lors de la guerre d'Indépendance ; son grand-père, un vieux sage amateur de narguilé ; sa soeur, plus effrontée, mais qui accepte un mariage arrangé. Jusqu'au jour où arrive Alex, le nouveau voisin, un Juif russe dont la trompette mélancolique résonne à travers le Wadi, et dont Huda tombe amoureuse. La vie rêvée d'Huda bascule alors, rattrapée par la réalité politique.

Une trompette dans le Wadi est une chronique familiale filée avec une parfaite justesse de ton et un humour ravageur. Un roman savoureux, écrit «caméra à l'épaule», plein de vie et de passions.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782702136546

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Victoria
Sami Michaël, Denoël, 1996

21.50
Indisponible chez l'éditeur

A travers l'histoire de Victoria, inspirée par le personnage de sa propre mère, c'est la saga des Juifs de Bagdad, une des plus anciennes communautés du Moyen-Orient, que nous raconte Sami Michaël. Mais qu'on ne s'y trompe pas: dans ce univers-là, pas de calife ni de princesse comme dans Les Mille et Une Nuits - la pauvreté, la misère, sont partout. Dans les cours fermées des maisons, sur les toits où l'on dort l'été, un monde coloré s'agite, des sages, des fous, des saints, des enfants et des femmes, des femmes souvent battues, humiliées mais aussi vengeresses et triomphantes, pour qui Sami Michaël est plein de tendresse et d'admiration. Et Victoria, l'amoureuse passionnée d'un seul homme, les symbolise toutes.

 

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782207244586

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Amos Oz

Sans conteste le plus grand des écrivains israéliens vivants.

Il naît en 1939 dans les quartiers pauvres de Jérusalem, alors sous mandat britannique. Ses parents, «vomis pas l’Europe», sont des Juifs d’origine russe et polonaise, contraints à l’exil au début des années 30. Sa mère se suicide en 1951.

Dès 1954 il rompt avec sa famille, dont il ne partage pas les opinions «sionistes de droite», il change son nom, Klausner, en Oz, terme hébreu signifiant «force, courage», entame des études de littérature et de philosophie, et rejoint le kibboutz Hulda. Deux de ses romans (Ailleurs peut-être et Une paix parfaite) auront pour cadre l’une de ces fermes collectives.

La terre des chacals, 1965, est sa première publication.

Enrôlé dans l'armée en 1973 il fondera «La paix maintenant», collectif international, militant pour «la reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant, ne mettant pas en danger le caractère juif de l'Etat d'Israël, pour le retour aux frontières de 1967 et l'évacuation de la quasi-totalité des colonies de peuplement israéliennes.»

Il vit actuellement dans le désert de Néguev.

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Une histoire d'amour et de ténèbres
Amos Oz, Gallimard, 2005

9.00

L'écrivain évoque son enfance à Kerem Avraham, quartier pauvre de Jérusalem, et le traumatisme lié à la mort de sa mère qui se suicide alors qu'il est adolescent. A l'âge de quinze ans, il quitte son père pour aller vivre dans un kibboutz. Plusieurs années plus tard, devenu romancier, il effectue un long voyage en Europe pour retrouver ses racines. Prix France Culture 2004.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070318551

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Seule la mer
Amos Oz, Gallimard, 2005

5.40

Albert Danon est seul. Sa femme Nadia vient de mourir d'un cancer, et son fils Rico est parti au Tibet. Bettine, une vieille amie, veuve elle aussi, s'inquiète pour Albert. Surtout lorsque Dita, la petite amie de Rico, emménage chez lui. Un certain Doubi Dombrov veut produire le scénario de Dita, mais il veut surtout Dita. Qui couche avec Guigui, en pensant à Albert, ou à Rico, lequel pense à sa mère, et ne veut pas rentrer du Tibet.

Un chassé-croisé de voix et d'histoires que le narrateur, affranchi de toute contrainte formelle, tisse pour serrer au plus près la quintessence de nos vies, le désir, la nostalgie d'un bonheur perdu, la mort qui nous attend.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070306039

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Une panthère dans la cave
Amos Oz, Gallimard, 2004

5.40

Jérusalem à la fin des années 40, au crépuscule du mandat britannique sur la Palestine. Un jeune adolescent surnommé «Profi» joue au résistant en lutte contre l'occupant anglais, en rêvant de prouesses militaires et de sacrifice héroïque. À l'été 1947, ce garçon fanatisé par la rhétorique guerrière se lie d'amitié avec le sergent Dunlop, comptable de la police britannique: une bonne pâte d'homme, timide, trop gros et éternellement distrait, qui aime la Bible, admire le peuple juif et partage la passion de Profi pour le langage. Le sergent lui donne des cours d'anglais en échange de leçons d'hébreu, lui apprend à démythifier les héros bibliques et à regarder d'un autre oeil les Arabes. Trahison... ou rédemption?

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070427918

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Toucher l'eau, toucher le vent
Amos Oz, Gallimard, 1997

6.40

Juif errant du XXe siècle, Elisha Pomerantz incarne toutes les fuites, toutes les quêtes d'une hypothétique Terre Promise. Son périple, poétique mais tragiquement circulaire, le mène des forêts de Pologne aux hauteurs du Golan.

Traduit de l'hébreu par Rina Viers

9782070389339

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Un juste repos
Amos Oz, Gallimard, 1996

9.00

Pour échapper à son existence étriquée, un homme se lève et s'en va, laissant tout derrière lui. L'histoire serait banale si ce départ n'avait pris les proportions d'une désertion. Car, en quittant le kibboutz où il est né, Jonathan Lifschitz, fils d'un des fondateurs de l'Etat d'Israël, lance une gifle à la face des idéaux sionistes et socialistes de la génération dont il est issu.

Traduit de l'hébreu par Guy Seniak

9782070389346

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Mon Michaël
Amos Oz, Gallimard, 1995

8.00

Hanna, déçue par son mari, par ses amis, par la vie, devient peu à peu étrangère au monde qui l'entoure. Tout lui paraît atteint d'une implacable érosion à laquelle elle-même ne peut échapper. Elle tient un journal, comme pour se prouver sa propre existence, mais fiction et réalité s'y mêlent. C'est à travers ces pages d'une langue admirable que nous la voyons s'enliser dans la nostalgie de son enfance en Palestine, dans des fantasmes où deux jumeaux arabes reflètent à la fois ses obsessions sexuelles et les terreurs d'un peuple qui ne peut vivre en paix. La guerre du Sinaï est proche. Labyrinthe de rues et de rocs, Jérusalem, que cernent d'imprécises menaces, étouffe. Hanna a peur. Elle va entrer dans la guerre comme on sombre dans la mer. Ce bouleversant portrait de femme est aussi une remarquable analyse d'un pays toujours entre guerre et paix.

 

Traduit de l'hébreu par Rina Viers

9782070389322

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Connaître une femme
Amos Oz, Calman Lévy, 1991

19.35

Raviv, agent des services secrets israéliens, décide de prendre sa retraite anticipée après la mort mystérieuse de sa femme Ivria. Cet homme qui n'avait cessé de parcourir le monde s'enferme dans le quartier résidentiel de la banlieue de Tel Aviv en compagnie de trois femmes: sa fille Netta, jeune adolescente épileptique, Lisa sa mère et Abigaïl sa belle-mère. Là, en congé de la vie, dans la lente dérive introspective d'une activité quotidienne rythmée par les tâches routinières et obstruée par la récurrence de souvenirs obsessionnels, il tente de déchiffrer l'énigme de son existence. Un parcours initiatique qui le fera tour à tour passer par les affres de la culpabilité, du questionnement philosophique, existentiel, pour déboucher sur un sentiment d'empathie avec tout ce qui "souffre et se meut".

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782702119419

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La Boîte noire
Amos Oz, Calman Lévy, 1988

19.80
Epuisé

La boîte noire, celle qui enregistre les dialogues des pilotes, restitue, sous forme de lettres échangées entre Alec et Ilana, après sept années d'éloignement et de silence, leur vie passée. Alec vit aux Etats-Unis; ses rapports exacerbés avec son ex-femme Ilana, révèlent un homme blessé, qui n'a pas su oublier. Ilana, agaçante, passionnée, s'écoutant écrire, n'aura de cesse d'espérer qu'Alec revienne. Michel Sommo, pied-noir, partisan du Grand Israël, deuxième mari d'Ilana à qui il voue un amour total, se laissera corrompre par l'argent d'Alec qu'il lui aura extorqué. Et Boaz, fils d'Alec et d' Ilana, graine de voyou, est le symbole d'une certaine jeunesse, lasse des guerres. C'est tout Israël contemporain dans une boîte noire.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782702117385

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Soudain dans la forêt profonde
Amos Oz, Gallimard, 2008

4.20

Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit: toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus.

Deux enfants de sa classe, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit...

Soudain dans la forêt profonde est un conte pour enfants et adultes. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance.

 

traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070355624

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Vie et Mort en quatre rimes
Amos Oz, Gallimard, 2008

13.50

En Israël dans les années 1980, un écrivain se rend dans un centre culturel afin de rencontrer ses lecteurs et de répondre à leurs questions. Il anticipe l'ennui de la soirée et laisse son regard se promener dans la salle pour s'emparer des visages et leur inventer un destin. Ce récit entremêle une farce tragi-comique et une réflexion sur les arcanes de la création littéraire.

Quand un grand écrivain ne parvient pas à rester concentré tandis qu'il se trouve sur la scène d'un centre culturel lors d'une soirée organisée en son honneur, les choses risquent de déraper. Il anticipe les questions du public, si prévisibles, si ennuyeuses. Alors pourquoi ne pas laisser son esprit divaguer, son regard se promener dans la salle ? S'emparer des silhouettes et des visages aperçus afin de leur inventer un destin, une biographie ou simplement une petite histoire d'amour ? Mais le jeu est dangereux, et la réalité se rappelle au souvenir de notre écrivain par la voix de Rochale Reznik, qui lit avec une sensibilité troublante des extraits de son dernier livre...

L'intrigue de Vie et mort en quatre rimes est dense, divertissante et riche en rebondissements, mais elle recèle avant tout une réflexion très mélancolique sur la difficile cohabitation de la sphère publique et de l'intime, et sur les malentendus qui menacent inévitablement l'écrivain, à plus forte raison s'il est célèbre. L'ironie mordante du texte semble nous mettre en garde contre une interprétation trop sérieuse de toute lecture, cependant Amos Oz n'aura peut-être jamais affirmé avec autant de brio la nécessité de l'imaginaire et la puissance de la littérature.

traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070785353

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Ailleurs peut-être
Amos Oz, Gallimard, 2006

7.40

L'histoire de Reouven Harich, poète et instituteur, et de sa famille dans un kibboutz israélien.

Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva, qui lui a préféré le luxe tapageur d'un Juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide.

traduit de l'hébreu par Judith Kauffman

9782070308804

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Dorit Rabinyan

D'origine juive iranienne, Dorit Rabinyan est née, en 1972, à Kfar Saba dans la banlieue de Tel-Aviv. Elle a publié à vingt et un ans ce premier roman, immédiatement salué comme la révélation de l'année (1995) par la critique israélienne et couronné par de nombreux prix littéraires. Poète, journaliste, elle est également scénariste.

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Larmes de miel
Dorit Rabinyan, Denoël, 2002

20.50

Flora, quinze ans, attend l'hypothétique retour de son mari parti faire fortune loin d'Ispahan. Nasié, onze ans, ne peut épouser l'homme qu'elle aime. Les traditions familiales pesant sur les rêves, les espoirs et les amours des deux jeunes Persanes mettent en relief la difficile condition des femmes d'Orient aux prises avec une société patriarcale.

En Schéhérazade moderne, Dorit Rabinyan a puisé dans la tradition familiale pour parfumer son conte de saveurs séfarades. Cruel et sensuel, Larmes de miel évoque un monde où se côtoient violence et plaisir, traduisant la difficile condition des femmes d'Orient. Sa prose fleurie et lyrique chante l'amour incandescent de ces Persanes aux prises avec une société patriarcale.

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782207253199

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Meir Shalev

Meir Shalev est né en 1948 au moshav (village coopératif) Nahalal et vit à Jérusalem. Il sera grièvement blessé pendant la guerre des Six Jours (1967). Après des études d'art et de psychologie à l'Université hébraïque de Jérusalem, il travaille comme journaliste et auteur pour la radio et la télévision. Il est également un chroniqueur régulier de journaux et de magazines, et ses articles politiques sont très lus. Parallèlement, il est l'auteur d'essais, de romans et d'ouvrages pour enfants.

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La meilleure façon de grandir
Meir Shalev, Seuil, 2005

9.00

Raphaël, 52 ans, vit et travaille dans le Néguev où il s'occupe de la maintenance des canalisations d'eau. Conscient que sa mort peut être imminente, il se réfugie dans le désert, avec sa touffeur, sa lumière, ses odeurs et sa solitude.

C'est de là qu'il adresse à sa sœur le récit d'une épopée familiale chaleureuse et drôle, teintée de nostalgie, de tendresse et de dérision. Il se remémore les quatre hommes de la famille, disparus dans des circonstances tragicomiques, et surtout les cinq femmes -sa mère, sa grand-mère, ses deux tantes et sa jeune sœur-, à l'ombre desquelles il a vécu.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782020668415

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Pour l'amour de Judith
Meir Shalev, Calman Lévy, 1996

21.65
Indisponible

En quatre parties articulées autour de quatre repas, au cours d'une période s'étendant de 1920 à 1950 dans un petit village au nord d'Israël, l'histoire d'amour entre un enfant, Zeidé, et sa mère, Judith, qui le laissera orphelin à dix ans, et ses trois pères putatifs.

Une nuit pourtant, chacun des trois hommes est persuadé qu'elle est venue à lui. Rêve ou réalité? Neuf mois plus tard, Judith met au monde un petit garçon curieusement uni par un trait de ressemblance à chacun de ses trois pères putatifs. Sa mère décide de le prénommer Zéidé, ce qui signifie «grand-père» en yiddish, car «si l'Ange de la Mort vient et voit un petit enfant qui s'appelle Zéidé, il comprend aussitôt que c'est une erreur et il s'en va ailleurs»...

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782702126240

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Le Baiser d'Esaü
Meir Shalev, Albin Michel, 1993

21.30
Indisponible chez l'éditeur

A travers une moisson d'histoires, c'est la vie d'une famille contée par Esaü, un des jumeaux de la troisième génération, qui se déroule sous nos yeux autour du personnage de la mère Sarah, fille de Russes convertis, établis en Galilée au début du siècle, et du père Abraham, modeste boulanger.

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782226062987

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Que la Terre se souvienne
Meir Shalev, Albin Michel, 1990

19.80
Indisponible

Dans les premières années de ce siècle, des pionniers venus de Russie s'installent en Galilée, dans la vallée de Jezréel, où ils commencent à défricher une nouvelle terre, une nouvelle vie. Ainsi naît l'histoire, déjà devenue légendaire, des origines d'Israël. Le narrateur de ce roman n'a pas connu cette époque. Mais Yaakov, son grand-père adoptif, maintenant enterré dans le cimetière qu'il entretient, lui a tout raconté, faisant de lui, selon sa propre expression, un tonneau d'histoires... Et c'est une prodigieuse aventure où la réalité côtoie le mythe, où se mêlent à chaque page l'humour et le lyrisme, le tragique et le dérisoire, qui revit au long de cette saga épique, foisonnante, inspirée.

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782226048028

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Zeruya Shalev

Née en 1959 dans un kibboutz de Galilée, Zeruya Shalev a fait des études bibliques. Elle vit à Jérusalem avec son troisième mari, l'écrivain Eyal Maged, leur fils et leurs enfants respectifs d'unions antérieures. Zeruya Shalev est éditrice aux éditions Keshet.

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Vie amoureuse
Zeruya Shalev, Gallimard, 2005

7.00

Plus que le récit d'une passion, plus que le portrait d'une femme que rien n'arrête dans l'exploration de ses désirs, au mépris de sa famille et de la société, c'est une plongée vertigineuse dans la conscience d'une femme décidée à aller au bout d'elle-même, au prix d'une douloureuse quête du passé et des blessures enfouies de l'histoire familiale.

Quand Ya'ara fait la connaissance d'Arieh, un ami de jeunesse de son père, elle ressent immédiatement une immense fascination pour lui. Ce sentiment se transformera pourtant très vite en une obsession qui éclipsera tout ce qui faisait sa vie jusque-là. Elle néglige ses cours, délaisse son mari pour suivre Arieh dans ses explorations sexuelles de plus en plus osées.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070305292

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Mari et Femme
Zeruya Shalev, Gallimard, 2004

8.00

Naama et Oudi, amis d'enfance, sont mari et femme. Un matin, Oudi se réveille les jambes paralysées. Les médecins diagnostiquent une maladie psychosomatique, résultat de la lente décomposition de leur couple.

Naama et son mari Oudi ne sont ni heureux ni malheureux. Une vie de couple bien réglée, une fille de dix ans, des métiers satisfaisants, guide touristique dans le désert pour lui et assistante sociale pour elle. Une vie ordinaire, en apparence. Jusqu'à ce matin où Oudi ne parvient pas à se lever. Ses jambes ne lui obéissent plus, ses membres inférieurs sont paralysés. Lorsque le verdict des médecins tombe -le trouble est de nature psychosomatique-, la mécanique de leur existence s'est déjà déréglée de manière irréversible.

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782070313839

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Théra
Zeruya Shalev, Gallimard, 2007

22.50

Ella a décidé de mettre fin à la lente décomposition du couple qu'elle forme depuis une dizaine d'années avec Amnon. Mais lorsque ce dernier quitte l'appartement familial à sa demande, la laissant seule avec leur petit garçon de six ans, la libération tant espérée ne se produit pas, bien au contraire. Confrontée à l'incompréhension de ses propres parents, paralysée par l'angoisse devant un avenir incertain et dévorée par un sentiment de culpabilité à l'égard de son fils, Ella ne sait plus vers qui se tourner. Son travail d'archéologue -elle poursuit des recherches sur la disparition de la civilisation de l'île de Santorin, anciennement nommée Thèra, engloutie dans une gigantesque éruption volcanique vers 1500 av. J.-C.- ne lui offre aucune échappatoire, car c'est précisément sur un lieu de fouilles qu'elle a fait la connaissance d'Amnon. La rencontre avec Oded, lui aussi en instance de séparation et père de deux enfants, paraît alors miraculeuse : elle se sent enfin aimée et comprise. Mais ce nouveau désir dessine une géographie familiale dans laquelle la peur de chacun de ne pas y trouver sa place semble bien prendre le pas sur l'amour naissant.

 

traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

9782070780822

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Yossi Sucary

Né en 1959 à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv, Yossi Sucary a grandi dans le quartier pauvre de Pardes Katz. Il a étudié la philosophie à l'université de Tel-Aviv et l'enseigne depuis 1996 à l'académie des arts Camera Obscura.

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Emilia et le sel de la terre : une confession
Yossi Sucary, Actes sud, 2006

16.00

En forme d'autobiographie sous influence, le récit de Yossi Sucary met en scène un narrateur tourmenté, qui n'est autre que le petit-fils d'Emilia, à l'existence confisquée par l'écrasante personnalité d'une grand-mère qui, d'outre-tombe, le poursuit encore de ses exhortations à faire sienne la lutte qu'elle ne cessa elle-même de mener contre tout formatage idéologique aboutissant à la dilution de l'identité.

Ni panégyrique du séfarade opprimé ni cri lancé par une minorité frustrée, cette confession dénonce à petites touches l'hégémonie d'une culture qui manifeste son essoufflement et son inadéquation par rapport à des réalités nouvelles. Empreinte d'une dignité qui ne la rend que plus subversive, elle signe la naissance, tant attendue en Israël, d'une écriture de l'altérité : celle des séfarades, aujourd'hui libres de leur parole.

Traduit de l'hébreu par Ziva Avran

9782742761210

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