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Les chapitres de ce dossier :

  • Les pères fondateurs : l'idéal sioniste tempéré

    Le rêve sioniste enfin réalisé! À partir de 1948, tout semblait possible dans une société fraternelle, ouverte, en expansion constante et relativement tolérante à ses débuts. Certains intellectuels voyaient bien le danger de la collusion, au plus haut sommet de l'État, entre religieux fondamentalistes, chefs militaires et politiciens adeptes du "Grand Israël", mais il fallait avancer, bâtir, vivre enfin. Le retour de la guerre, dès le début des années soixante, allait refroidir les illusions.

  • Les fils : la paix maintenant !
  • Poésie, théâtre : descends Moïse !

Samuel Joseph Agnon (1888-1970)

Son œuvre a pour cadre d'abord sa Pologne natale puis la Palestine, et pour thème les difficultés rencontrées par une culture et une sagesse traditionnelles essayant de composer avec la modernité: ses romans et nouvelles racontent les tribulations du peuple juif aux XIXe et XXe siècles, de malheurs en malheurs, de la vieille europe à la terre promise, de l'observance au sionisme. S. J. Agnon a reçu le Prix Nobel de littérature en 1966.

 

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A la fleur de l'âge
Samuel Joseph Agnon, Gallimard, 2003

13.50

Nous sommes encore dans l'Empire autro-hongrois. La jeune Tirtza a vu sa mère Léa brûler une liasse de lettres, peu de temps avant sa mort, «à la fleur de l'âge». Inconsolable, Tirtza cherche à comprendre le destin de sa mère, sa mélancolie, sa mort prématurée, et le mystère des lettres. Elle se tourne alors vers Mintchy, la meilleure amie de sa mère, et, petit à petit, une autre histoire surgit: celle de l'amour de Léa pour Akavia Mazal, intellectuel viennois échoué dans cette bourgade aux confins de l'empire austro-hongrois, à qui le père de Léa a refusé la main de sa fille.

Traduit de l'hébreu par Laurent Schuman

 

9782070761968

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La Dot des fiancées
Samuel Joseph Agnon, Belles lettres, 2003

22.00

Rabbi Yidel, 'hassid voué à l'observance et à l'étude, consacrerait volontiers ses journées (et ses nuits) à la Loi et aux commentaires, mais voici : ses trois filles ont atteint l'âge du mariage. Rabbi Yidel est pauvre, et sans dot, pas de fiancé... Comment s'en remettre à la Providence, quand mener les filles sous le dais nuptial est un commandement ? Il lui faut quitter son shtetl, la méditation et la dispute savante, pour trouver l'argent nécessaire. Autre version : pour donner à d'autres Juifs, chacun selon ses ressources, la possibilité de participer à l'accomplissement d'un commandement. Et, un beau matin d'hiver, rabbi Yidel, nanti de la sagesse d'une Tradition plusieurs fois millénaire et d'une lettre de recommandation d'un grand tsaddik, s'en va par les routes de Galicie dans une carriole tirée par deux chevaux et conduite par Nouta le cocher.

Traduit de l'hébreu par Charles Leben et Michel Landau

 

9782251780115

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Aharon Appelfeld

Né en Bucovine en 1932, déporté à l’âge de 8 ans dans un camp dont il s’échappa en se cachant dans les forêts ukrainiennes avant de débarquer en Palestine en 1946: maints romans d’Aharon Appelfeld, aujourd'hui traduits dans le monde entier, veulent «réagir, par une série d’histoires discrètement prophétiques, à la disparition des Juifs d’Europe, dont ses parents». Il a pourtant toujours refusé l’étiquette d’«écrivain de la Shoah». Selon son ami et admirateur Philip Roth qui l’inscrit dans la lignée de Kafka et Bruno Schulz, Appelfeld serait plutôt, à mi-chemin entre la parabole et l’histoire, entre l’amnésie et la mémoire.

Un dossier complet sur Appelfed dans notre rubrique [portraits d'auteurs->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=appelfeld-aharon&id_dossier=2641]

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L'Immortel Bartfuss
Aharon Appelfeld, Seuil, 2005

6.50

Bartfuss est immortel.

Évadé d'un camp de la mort, il s'est caché dans les forêts voisines puis réfugié sur la côte italienne, avant de s'embarquer pour Israël. Il a survécu, dit-on, avec plus de cinquante balles dans le corps.

Mais aujourd'hui, à cinquante-sept ans, ce roi Lear persécuté par sa famille est incapable de se forger une nouvelle existence. Sa vie ne serait plus que le pâle reflet d'une époque héroïque révolue...

L'auteur d'Histoire d'une vie (Prix Médicis étranger 2004) propose ici une autre vision de la Shoah, dont il a été le témoin : celle de l'anti-héros, rescapé des camps mais curieusement nostalgique d'un passé qui le poursuit et l'empêche de prendre en main son destin.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen.

9782020844789

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Floraison sauvage
Aharon Appelfeld, Seuil, 2008

6.50

Les Carpates au milieu du XIXe siècle. Un frère et une soeur, Gad et Amalia, ont reçu un étrange héritage : ils sont depuis six ans les gardiens d'un cimetière au sommet d'une montagne, lieu de pèlerinage, où sont enterrés des Juifs ayant résisté lors d'un pogrom. Pour tromper la mélancolie de l'hiver, Gad et Amalia prennent l'habitude de boire. Le trouble s'installe entre eux.

traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti

 

9782757807309

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La Chambre de Mariana
Aharon Appelfeld, l'Olivier, 2008

20.00

Avant de fuir le ghetto et la déportation, la mère d'Hugo l'a confié à une femme, Mariana, qui travaille dans une maison close. Elle le cache dans un réduit glacial d'où il ne doit sortir sous aucun prétexte. Toute son existence est suspendue aux bruits qui l'entourent et aux scènes qu'il devine à travers la cloison. Hugo a peur, et parfois une sorte de plaisir étrange accompagne sa peur. Dans un monde en pleine destruction, il prend conscience à la fois des massacres en train de se perpétrer et des mystères de la sexualité.

Renouant avec le thème de l'enfant recueilli par une prostituée (présent dans Histoire d'une vie et Tsili), Aharon Appelfeld mêle l'onirisme et le réalisme dans ce roman doué d'une force hypnotique.

traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti

9782879295725

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Katerina
Aharon Appelfeld, Seuil, 2007

6.00

Katerina, simple paysanne chrétienne, retourne dans son village natal d'Ukraine soixante ans après son départ. Elle se remémore sa jeunesse, dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, du temps où elle servait chez des juifs. C'est là qu'elle s'ouvrit au monde, cruel et magnifique, et découvrit la chaleur d'un foyer. Appelfeld campe un personnage qui a assisté, impuissant, à l'horreur de la Shoah.

traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

 

9782757806203

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Badenheim 1939
Aharon Appelfeld, l'Olivier, 2007

17.50

Badenheim, une petite station balnéaire autrichienne, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Cette station thermale va petit à petit se métamorphoser en antichambre de la déportation vers la Pologne.

À Badenheim, le printemps est un moment de transition: les ombres de la forêt battent en retraite, la lumière se répand d'une place à l'autre et les rues s'animent en prévision de la saison estivale. Mais en cette année 1939, tandis que les premiers vacanciers déposent leurs bagages à l'hôtel, que Papenheim et son orchestre arrivent pour le festival de musique, que Sally et Gertie, les prostituées locales, flânent dans l'avenue, deux inspecteurs du service sanitaire passent devant la pâtisserie couverte de fleurs. «Qu'est-ce qu'ils nous veulent? demande un homme à un autre qui vient de s'enregistrer comme juif au service sanitaire. -C'est difficile à comprendre.»

Ainsi commence ce récit d'une sinistre métamorphose : celle d'une station thermale fréquentée par la bourgeoisie juive en antichambre de la «délocalisation» vers la Pologne.

 

traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782879294407

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Haïm Gouri (né en 1923)

Né à Tel-Aviv en 1923, sous mandat britannique, il est un témoin et un acteur des premiers pas du nouvel État. Une sorte d'âge d'or: "C'était le temps de l'innocence. Nous aspirions à changer le monde, à créer un homme nouveau, par le travail, par l'égalité. Je me souviens d'une inscription sur un mur: «Vous êtes la roche sur laquelle sera bâti le temple de l'avenir.» C'était un sionisme actif. À l'école, on nous enseignait le socialisme et la laïcité."

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L'Affaire chocolat
Haïm Gouri, 10-18, 2005

6.90

Deux amis se retrouvent à la soupe populaire un matin d'après-guerre, réunis par le hasard dans une ville anonyme. Sur eux pèse une même chape d'ombre, comme si, pourtant loin l'un de l'autre, ils avaient vécu les mêmes événements. Comme si leurs deux vies souffraient d'une même fêlure. Mais tandis que Mordi semble accablé par une réalité qui le dépasse, Robi a un plan pour faire fortune : affoler la population pour qu'elle ne veuille plus du chocolat distribué par l'armée, puis le revendre au prix fort, une fois la rumeur dissipée... Juifs, survivants. Ces mots n'apparaissent jamais. Mais on sait.

 

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782264039361

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Yehoshua Kenaz (né en 1937)

Né en 1937 en Israël, Yehoshua Kenaz est considéré comme un des représentants les plus éminents de la littérature israélienne contemporaine. Traducteur de Stendhal, de Flaubert et de Simenon, il vit aujourd’hui à Tel Aviv. En 1995, il obtient pour l’ensemble de son oeuvre le prestigieux « Bialik Prize ».

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Infiltration
Yehoshua Kenaz, 10-18, 2006

10.00

Retrace les destins d'appelés du contingent israéliens aux profils déficients et, à travers eux, la réalité de l'armée: les ordres, les exercices, les gestes répétitifs.

Ils s'appellent Micky, Zaki ou Alon. À dix-huit ans, malgré leurs origines sociales ou ethniques différentes, ils se passionnent pour les mêmes choses, la musique, les filles, le foot, la philosophie... Ensemble, ils vont vivre une expérience qui va bouleverser leur vie. Enrôlés pour quelques mois dans l'armée israélienne, ils vont subir les ordres, la fatigue, les rituels, pour apprendre la plus redoutable activité de l'humanité: la guerre.

Considéré comme un des livres majeurs écrits sur l'expérience militaire, Infiltration est une œuvre qui dépeint magistralement un sentiment universel, la perte irrémédiable de l'innocence.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782264040350

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Retour des amours perdues
Yehoshua Kenaz, Stock, 2004

20.50

Il se passe à la fois peu et tellement de choses dans cet immeuble de Tel-Aviv. Gabi, la trentaine, belle et solitaire, attend son amant dans un appartement loué pour leurs rencontres clandestines. De l'autre côté du mur, une oreille collée à la cloison, son voisin l'épie, à l'affût du moindre de ses soupirs. À quelques pas de là, un vieillard paralysé, voué au ressassement infini, reprend goût à la vie grâce à son aide-infirmière philippine, tandis que les parents d'un jeune déserteur se lancent à la recherche désespérée de leur fils.

Construit comme une fugue à plusieurs voix, Retour des amours perdues saisit à l'aide de détails du quotidien à la fois anodins et révélateurs, l'essence de la société israélienne d'aujourd'hui. Les antagonismes entre voisins d'origines culturelles différentes que Kenaz dépeint avec ironie et tendresse, rejouent à petite échelle les tensions qui agitent un pays d'immigrants en perpétuelle mutation.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

 

9782234057128

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Paysage aux trois arbres
Yehoshua Kenaz, Actes sud, 2003

21.90

Pendant la guerre du Golfe, une vieille dame meurt à la suite d'un incendie qui s'est déclaré dans la cage d'escalier d'un immeuble de Tel-Aviv. S'agit-il vraiment d'un accident ? Sur un canevas discrètement policier, Yehoshua Kenaz fait apparaître tous les motifs de la problématique modernité de Tel-Aviv. Au fil de rapports de voisinage que gangrènent à la fois le spectre de la délation et la suspicion endémique qui règne entre Juifs et Arabes, un immeuble devient la scène de l'affrontement entre générations et communautés diverses.

Comme ciselé en abîme dans le premier, le deuxième récit remonte le temps: à l'époque du mandat britannique, deux familles, l'une ashkénaze, l'autre sépharade, partagent un espace exigu et saturé auquel fait écho une gravure de Rembrandt qu'un soldat anglais s'applique à reproduire pour passer le temps. A la fois visibles et illisibles, l'espace pictural et l'espace de vie, enchevêtrés, se répondent dans un vertige qui superpose les lieux et le temps, la pointe précise du graveur et celle de l'écrivain.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

 

9782742744558

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Moment musical
Yehoshua Kenaz, Actes sud, 1995

15.24

Dans ces quatre nouvelles, des enfants découvrent la magie et la fascination du mal, au hasard des traumatismes que leur réserve l'existence.

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

 

9782742706068

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Vers les chats
Yehoshua Kenaz, Gallimard, 1994

21.34

Premier roman traduit en français, Vers les chats se passe dans le même décor "kénazien", un immeuble d'un quartier populaire de Tel Aviv où vit l'auteur. C'est un roman sur la vieillesse, l'emballement du temps, sur la perte des valeurs sur lesquelles se construit un individu et sur le vide qui s'ouvre à ses pieds quand d'autres les remplacent.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782070730476

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La Grande Femme des rêves
Yehoshua Kenaz, Actes sud, 2006

22.50

Par un été caniculaire, les habitants d'un vieil immeuble de Tel-Aviv, aux marges de la ville et de la société, vivent l'expérience d'une lente désagrégation physique et mentale. Shmoulik, sans travail et hanté par des visions étranges, aime Malka dont les fugues inopinées aggravent la folie qui l'habite; Tsion, chauffeur de taxi noctambule et séducteur vieillissant, délaisse une femme et des enfants qui sans cesse l'attendent; le Hongrois, un vieux célibataire, découvre avec son départ à la retraite l'étendue de sa solitude et l'imminence de la mort; le couple S., venu d'Allemagne et sans enfants, se sent persécuté par d'invisibles voisins; Rosa enfin, vieille aveugle lubrique juchée sur ses talons aiguilles, les yeux dissimulés par ses éternelles lunettes de soleil, se sent menacée par une ombre qui s'infiltre dans sa chambre.

Kenaz, fidèle à l'extrême économie et à la retenue qui caractérisent son œuvre, explore, une fois encore, la cruauté des rapports entre des individus terrifiés par la prise de conscience de la menace que font peser sur chacun les irréductibles instincts qui habitent tout être humain.

traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech

9782742762811

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Itzhak Orpaz (né en 1923)

Né en 1923 en URSS, Orpaz émigre en Israël en 1938 où il poursuit une oeuvre originale, sans compromis. Auteur d'une quinzaine de romans et de recueils de nouvelles, Orpaz a reçu de nombreux prix nationaux, dont le prix Bialik (1986) pour l'ensemble de son oeuvre.

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Une Marche étroite
Itzhak Orpaz, Liana Levi, 1993

14.94
Indisponible

Vous entendez un bruit inaccoutumé dans votre escalier : vous pointez votre nez et vous apercevez un petit bonhomme assez répugnant occupé à scier une marche. Une marche étroite sur laquelle votre voisine du dessous posera fatalement son pied... Et soudain votre vie bien ordonnée, rangée, tranquille, bascule. L'imprévu s'infiltre... Dans ce polar métaphysique et grinçant, Itzhak Orpaz met à nu, encore une fois, la médiocrité humaine.

Traduit de l'hébreu par R. Pinhas-Delpuech

 

9782867460944

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La Fiancée éternelle
Itzhak Orpaz, Actes sud, 1991

24.09
Indisponible

Deux vagabonds qui espèrent la fin de l'errance et de la misère. Une grand-mère et sa petite-fille qui ont entrepris une expédition punitive mais onirique contre les bourreaux du peuple juif. Ils se rencontrent dans cette mise en scène beckettienne de l'interrogation que leur culture et leur histoire posent aux juifs israéliens.

Traduit de l'hébreu par Guy Séniak

9782868697608

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La Rue Tomojenna
Itzhak Orpaz, Liana Levi, 1990

19.06
Indisponible

Un petit village de Pologne, une rue peuplée de chrétiens, de juifs, de rabbins et de prêtres, de prostituées et de mères de famille, de rires et de larmes. Le narrateur, un enfant, observe avec humour.

Traduit de l'hébreu par Michel Opatowski et Rosy Pinhas-Delpuech

9782867460647

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Fourmis
Itzhak Orpaz, Liana Lévi, 2007

8.00

Un couple dans un appartement au sommet d'un immeuble. Le couple est désuni et l'appartement trop petit. Rachel ne peut supporter la réalité. Elle, pure, virginale et intouchable comme une déesse de marbre, lui, éperdu d'amour pour son épouse mais impuissant devant ce corps de glace qui se refuse à lui. Tout l'éloigne d'un quotidien salissant, son corps est enveloppé dans des linges blancs. Et Yaacov son mari ne peut l'approcher tant elle craint les souillures de son corps d'homme. C'est une petite fourmi qui déterminera le changement d'attitude du couple.

Un jour, une fourmi fait son apparition dans l'appartement, grimpe sur le corps de la femme et lui arrache un soupir de jouissance. D'autres fourmis apparaissent, subrepticement, dans tous les coins, dans les fentes des murs...

traduit de l'hébreu par et préf. Rosie Pinhas-Delpuech

9782867464379

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Yacov Shabtaï (1934-1981)

Né en 1934, Yaakov Shabtaï a grandi à Tel-Aviv. Après son service militaire, il passe dix ans au kibboutz Merhavia puis, en 1967, regagne Tel-Aviv avec sa femme et ses deux filles pour se consacrer à l'écriture. Il succombe à un arrêt cardiaque en 1981.

De cet auteur de premier plan, dont l'oeuvre est traduite dans le monde entier, Actes Sud a également publié L'oncle Peretz s'envole (1989) et Et en fin de compte (1992). Pour inventaire a été adapté au cinéma par Amos Gitaï, en 1995

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Pour inventaire
Yacov Shabtaï, Actes sud, 2007

10.50

Polyphonique, alluvionnaire, élégiaque, le roman d'une génération, celle de l'auteur, disparu prématurément à l'âge de 47 ans en 1981, meurtrie par le naufrage des idéaux sionistes. Un témoignage désenchanté et un bilan inoubliable sous le signe de Proust et de Faulkner.

Dans les années 1970, Goldman, Israël et César, trois hommes de la même génération, s'efforcent, chacun à sa manière, de donner un sens à leur destin. Mais la première phrase de Pour inventaire annonce, en même temps que la mort du père de Goldman, le suicide de Goldman lui-même, neuf mois plus tard.

L'inventaire c'est celui, exhaustif, que Yaakov Shabtaï établit des motifs de ce drame. Et, tandis qu'il requiert, pour comprendre, le passé proche ou lointain de toute une communauté, il diagnostique son épuisement, le chaos où celle-ci se débat.

Cette somptueuse enquête romanesque roule dans son fleuve narratif les vivants et les morts -voix et corps mêlés. Et parce qu'elle déploie, d'un seul mouvement, le dedans et le dehors de Tel-Aviv et d'Israël, l'envers et l'endroit de l'histoire et du politique, en même temps qu'elle tient le compte exigeant des minutes de l'angoisse et de la mélancolie humaines, cette oeuvre, d'une singulière inventivité formelle, s'inscrit, sous le signe de Proust et de Joyce, parmi les romans majeurs du XXe siècle.

traduit de l'hébreu par Rosy Pinhas-Delpuech

9782742768424

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David Shahar (1926-1997)

David Shahar est l'auteur du cycle Le Palais des vases brisés et de plusieurs romans traduits en français. La plupart de ses écrits ont pour cadre principal la ville de Jérusalem sous le mandat britannique. Reconnu en France -il reçoit le prix Médicis étranger en 1981-, il trouve plus difficilement sa place chez lui, en Israël. Son irréductible individualisme et son apolitisme le maintiennent en marge du monde intellectuel israélien et le privent d’un grand nombre de lecteurs. Le rayonnement de son œuvre -pourtant considérable- et dont le style a pu être comparé à celui de Proust, reste limité.

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La moustache du pape et autres nouvelles
David Shahar, Gallimard, 2007

2.00

Comprend aussi La demande en mariage et La nécromancienne.

Ces nouvelles, extraites de La colombe et la lune, entraînent le lecteur dans une Jérusalem fantasque à la découverte de ses habitants et de leurs histoires.

Ce n'est pas le pape, mais Gabriel Louria, le séducteur, qui s'est rasé la moustache pour les beaux yeux d'une jeune religieuse anglaise. Et pourtant cette moustache, il y tenait ! Une vraie moustache de salon, soignée et bien taillée... Imaginez ce qui a pu se passer pour qu'il en arrive à la raser, sa moustache !

 

traduit de l'hébreu par Madeleine Neige

9782070346981

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Benjamin Tammuz (1919-1989)

Né en Russie en 1919, disparu en 1989, Benjamin Tammuz fut longtemps responsable des pages littéraires de Ha'aretz, puis occupa durant sept ans les fonctions d'attaché culturel auprès de l'ambassade d'Israël à Londres. De 1979 à 1984, il fut écrivain résident à Oxford. Son roman, Le Minotaure (publié en France chez Buchet-Chastel en 1982, hélés non réédité), figura par deux fois en Angleterre sur la sélection du Meilleur livre de l'année.

 

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Le Caméléon et le Rossignol
Benjamin Tammuz, Actes sud, 1993

22.87
Indisponible

Par delà les frontières et les siècles, le caméléon et le rossignol représentent, selon Benjamin Tammuz, les deux figures opposées d'un bestiaire symbolique de la culture juive. Entre les impératifs d'intégration (la stratégie du caméléon qui dissimule ses différences) et la sauvegarde des croyances religieuses (la tactique du rossignol qui, de son chant divin, exhorte la conscience à l'exil intérieur) se pose, loin de toute Terre promise, la constante nécessité de s'adapter au monde.

L'auteur souligne cette double ascendance en divulguant ici les archives privées (journaux intimes, lettres, testaments...) de la famille Abramsohn. Fragmentaires, tourmentés, ces récits reflètent tous les déchirements de l'histoire juive. Mais Benjamin Tammuz, se jouant des lois de la narration, bousculant la mythologie et s'attachant aux destinées de quelques protagonistes inattendus, choisit avant tout de placer ce "roman-mosaïque", entre dérision et tragédie, sous le signe de l'universelle condition humaine.

Traduit de l'hébreu par Laurent Schuman

 

9782868699886

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Dan Tsalka (né en 1936)

Né à Varsovie en 1936, Dan Tsalka arrive en Israël en 1957. Critique littéraire, directeur d'une revue d'art, professeur d'université, il est l'auteur d'une vingtaine de livres, dont six romans.

Sa renommée a pris une tournure internationale avec la publication de son roman Mille Cœurs, considéré comme un classique de la littérature hébraïque contemporaine. Il vit actuellement à Tel -Aviv.

 

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Sous le signe du lotus
Dan Tsalka, Denoël, 2005

28.00

Yotam Ninio, brillant universitaire et orateur reconverti en espion, est chargé par les services secrets israëliens d'infiltrer un groupuscule d'agitateurs dirigé par l'historien Yanaï Waldman. Celui-ci rêve de réinstaurer le royaume d'Israël en la personne de Gaïfni Avarbanel, descendant de la lignée de David, mais l'assassinat d'Yitzhak Rabin empêche son intronisation.

Récit picaresque, voyage initiatique foisonnant, où se côtoient rêve, légende, réalité historique et politique, dans une subtile alliance de romanesque débridé et de comédie tragique, Sous le signe du lotus aborde la réalité douloureuse d'un pays déchiré et divisé avec grâce et une très grande maîtrise de style.

Traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski

 

9782207255049

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Avraham B. Yehoshua (né en 1936)

Avraham B. Yehoshua, né à Jérusalem en 1936, est l'un des plus grands écrivains israéliens ; il est publié dans le monde entier. Couronné par le prestigieux Grand Prix de littérature d'Israël pour l'ensemble de son œuvre, il a su conquérir le public français.

Promeut des thèses fortes et personnelles, provocatrices. «La souplesse de l’identité juive encourage l’imaginaire, les fantasmes et les projections des non-Juifs sur les Juifs et explique l’antisémitisme au cours des siècles et sous toutes les lattitudes.»

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La Mariée libérée
Avraham B. Yehoshua, LGF, 2005

10.00

Yohanan Rivline, orientaliste de renom et membre du département d'études moyen-orientales de l'université de Haïfa, est convaincu que le divorce de son fils Ofer cache un secret. Il y a plus de cinq ans que sa femme Galia l'a répudié, après à peine douze mois de mariage, et Ofer n'a toujours pas surmonté son chagrin. Pourquoi le jeune homme tient-il encore autant à elle? Quelles sont donc les causes de toutes ses souffrances?

Commencent alors visites et enquêtes dans la propriété du défunt, un hôtel à Jérusalem, où la soeur de Galia, la sombre Tehila, a repris les choses en main. Mais Yohanan Rivline ne réussira pas à résoudre seul le mystère. Ce sont les Arabes, craints mais respectés, qui vont lui venir en aide. Il rencontre Rashed, le chauffeur-messager, et Fouad, le majordome-poète, qui s'efforceront de rendre justice au malheureux Ofer.

La Mariée libérée est une saisissante allégorie du destin de deux peuples, et confirme encore une fois la maîtrise narrative et poétique de l'auteur, un des romanciers majeurs de la littérature mondiale.

 

Traduit de l'hébreu par Francine Lévy

9782253108917

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Le Responsable des ressources humaines
Avraham B. Yehoshua, LGF, 2007

6.00

Attentat suicide sur un marché de Jérusalem. Une femme est tuée. Sur la victime, un unique document: sa feuille de paie, qui porte comme seule référence le nom d'une société. À l'hôpital, personne ne vient réclamer son corps. Un journaliste tente de déclencher un scandale en dénonçant le «manque d'humanité» de l'entreprise, qui ne s'est même pas inquiétée de l'absence de son employée. Mais qui est donc cette inconnue?

Sur l'ordre de son patron, c'est le jeune responsable des ressources humaines qui se lance sur ses traces. Peu à peu, l'image de cette femme s'insinue en lui et l'obsède.

Parti d'une chronique réaliste, ce roman, réflexion sur la condition humaine, se transforme peu à peu en voyage métaphysique rempli de symboles.

Traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782253117506

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Voyage vers l'an mil
Avraham B. Yehoshua, LGF, 2003

6.00

Nous sommes en l'an 999 : la « sauvage et lointaine Europe » est plongée dans l'attente de l'An Mil où, peut-être, le fils de Dieu reviendra sur terre. À Tanger, l'opulent négociant juif Ben-Attar s'embarque pour une aventureuse expédition avec ses deux épouses, son associé musulman et un rabbin. La nef du Maghrébin traverse l'océan et le mène, par la Seine, à une petite ville nommée Paris. Le but de ce périple : faire comparaître son bien-aimé neveu Aboulafia devant la cour de justice juive pour régler le litige qui les a séparés. Dame Esther-Mina, devenue l'épouse d'Aboulafia, a en effet exigé de lui qu'il rompe sa fructueuse association commerciale avec Ben-Attar, tant elle ressent de répulsion à l'égard de la bigamie de l'oncle.

Voyage vers l'An Mil est à la fois un roman d'aventures coloré, drôle et sensuel, qui peut être lu comme une parodie de récit picaresque, et qui met en lumière la double ascendance culturelle du judaïsme.

Traduit de l'hébreu par Francine Lévy

9782253156116

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Monsieur Mani
Avraham B. Yehoshua, Gallimard, 1995

9.00
Epuisé

Epopée familiale, chronique couvrant l'histoire de six générations, Monsieur Mani est composé de cinq conversations remontant progressivement dans le temps, du début des années 80 à la moitié du XIXe siècle.

Dans un kibboutz du Néguev en 1982, pendant l'occupation allemande de la Crète en 1944, en 1918 dans une Jérusalem contrôlée par l'armée britannique, dans un village polonais au tournant du siècle dernier, à Athènes en 1848, des conversations, des dialogues tournés en monologues - seule une voix est chaque fois restituée - se font écho à travers les années, les pays et les événements.

Au-delà de l'intrigue historique, le roman de A. B. Yehoshua renvoie constamment à une expérience présente, vivante et universelle: celle de la transmission entre les pères et les fils, hors de la simple procréation. Démission des pères, héroïsme des fils, ingratitude des fils, générosité des pères, c'est ainsi que Yehoshua scande le nom des Mani.

 

Traduit de l'hébreu par Arlette Pierrot

9782070388226

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L'Amant
Avraham B. Yehoshua, Gallimard, 1994

9.50
Epuisé

Un jeune homme arrive un jour dans la vie d'un couple de Haïfa, et, par sa présence, lui rend la chaleur qu'il avait perdue. Au-delà des barrières morales, Gabriel devient, en même temps que l'amant de l'épouse, celui qui, avant tout, donne et provoque l'amour. C'est pourquoi, lorsque la tourmente de 1973 va l'emporter dans les sables du désert, Adam, le mari, partira lui-même à la recherche de cet amant-là. Mais le garçon, pris au piège d'une guerre dont il ne ressent pas les motivations profondes, a disparu. Est-il mort, a-t-il déserté ? L'amour salvateur viendra aussi d'une autre source : Naïm, le jeune ouvrier arabe du garage que possède Adam, dont le cœur, comme celui de Daffy, fille du couple, sait avec une sagesse d'adulte triompher des conflits ancestraux. Et tenter de retrouver des racines que tous croient perdues.

 

Traduit de l'hébreu par Jacques Pinto

 

9782070388554

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L'Année des cinq saisons
Avraham B. Yehoshua, Calman Lévy, 1990

19.35
Indisponible

Molkho a pris soin de sa femme atteinte d'un cancer avec un dévouement rare. Lorsqu'elle meurt, leurs enfants sont grands et il se retrouve libre. Du moins le croit-il. Elle le dominait, était à l'origine des décisions importantes et Molkho a du mal à reprendre pied dans la vie. Ses diverses tentatives pour avoir des aventures féminines le mèneront à des situations parfois abracadabrantes... et se solderont par des échecs. Il faudra que cinq saisons se passent, qu'une deuxième mort survienne, pour que Molkho sente qu'il est prêt enfin à assumer sa véritable liberté.

Traduit de l'hébreu par Guy Seniak

 

9782702118085

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Trois jours et un enfant
Avraham B. Yehoshua, Denoël, 1994

19.82
Indisponible

Le moment : fin de l'été, vents brûlants du désert soufflant sur le pays, un enchevêtrement de nuages et de ciel bleu, l'attente vaine de la pluie.

Le lieu : Jérusalem, une ville paisible...

Mais ce ne sont pourtant pas des histoires "paisibles" que nous raconte A. B. Yehoshua. On y sent constamment sourdre une angoisse diffuse. Le professeur qui garde pendant trois jours l'enfant d'une femme autrefois aimée, le vieux poète qui voit éclore chez son fils arriéré mental une veine poétique qu'il ne peut comprendre, le gardien de prison qui prend le risque de se laisser noyer par les eaux avec ses prisonniers - chacun est un jour encerclé, pris au piège de la solitude, de la maladie, des autres... Silence, absence, attente indéfinie, autant d'éléments qui évoquent l'univers de Julien Gracq ou celui de Dino Buzzati...

Traduit de l'anglais par Claire Malroux

9782207241875

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Un feu amical
Avraham B. Yehoshua, Calmann-Lévy, 2008

21.90

Yaari, à la tête d'un bureau d'installation d'ascenseurs à Tel-Aviv, et sa femme Daniella, professeur d'anglais, forment un couple uni. Ils n'ont pas l'habitude d'être séparés, et un dialogue intime se poursuit dans la tête de chacun quand Daniella, à la mort de sa soeur, part en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère. Un roman d'amour conjugal dans un contexte plein d'incertitudes.

Sept jours de la fête juive de Hanoukka, sept chapitres du livre, dans lesquels alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella.

Le «feu amical», ce sont les bougies de la fête, les feux des campements de brousse en Afrique, mais c'est aussi le «tir ami»: le fils de Jérémie a été tué par le feu d'un autre soldat israélien, et cette mort pèse sur tous es protagonistes du roman, notamment sur son père qui, désespéré, veut se dissoudre dans un exil volontaire. Et les autres nuages sont nombreux, qui s'amoncellent autour de l'amour conjugal de Yaari et de Daniella: les difficiles relations avec leur belle-fille, l'énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d'incertitudes...

traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen

9782702138779

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S. Yizhar (né en 1916)

Né en 1916 à Rehovot, S. Yizhar appartient à une famille qui émigra de Russie en 1890 et qui s'illustra dans des domaines aussi différents que l'agriculture, l'écriture ou l'action politique. Soldat, enseignant, membre de la Knesset, professeur d'université, S. Yizhar a reçu les trois prix littéraires les plus prestigieux d'Israël.

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Convoi de minuit : nouvelles
S. Yizhar, Actes sud, 2000

18.14

C'est au moment où s'affaiblissaient les échos de la guerre d'Indépendance de 1948 que S. Yizhar écrivit l'un des textes fondateurs de la littérature hébraïque, Convoi de minuit. Cette longue nouvelle catalysa en effet un débat virulent qui devait mettre plusieurs années à s'apaiser. Convoi de minuit, qui donne son titre au présent recueil, évoque le déplacement des habitants des villages arabes et leur expulsion, au-delà de la nouvelle frontière, vers des camps de réfugiés. Comme dans nombre d'écrits de S. Yizhar, la narration se nourrit de l'intensité du retentissement de l'événementiel sur l'état des personnages qui ont à y faire face. C'est par le biais, notamment, du monologue intérieur, qui permet à l'écrivain d'épouser le rythme même du doute et du questionnement, que S. Yizhar prend ici en charge les affres du déchirement entre positions personnelles et souci de l'intérêt collectif face à une situation inédite et, sur un plan existentiel, d'une immense complexité...

Traduit de l'hébreu par Laurent Schuman

9782742725380

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Prémices
S. Yizhar, Actes sud, 1997

22.56

L'histoire d'une famille juive, émigrée de Russie, vers la Palestine, avec ses espoirs et ses désillusions.

C'est une ode aux premiers colons venus de Russie, inexpérimentés, pleins d'une foi inaltérable et comme possédés par la réalisation de l'utopie tostoïenne.

Traduit de l'hébreu par Ziva Avran et Arlette Pierrot

9782742713684

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