Les chapitres de ce dossier :
- Australie
- Nouvelle-Zélande
La lente et assez récente émancipation de «l'Île au long nuage blanc» de sa tutelle coloniale s'est accompagnée de l'émergence d'une littérature affranchie des styles et des thèmes propres à la sphère britannique. La valorisation des cultures indigènes a profondément réorienté les façons des écrivains «kiwis» qui ont réalisé que leur place était dans un ensemble finalement davantage tourné vers l'Asie du Sud-Est que vers l'«Occident». L'acte de repentance des Pahekas (les Blancs) de 1971 a inauguré une société multiculturelle où, même si de vieilles culpabilités demeurent, les différentes composantes de la société néozélandaise semblent s'articuler pour le bien de tous. Ce qui n'empêche pas la survivance d'inégalités contre lesquelles les écrivains, avec leurs armes propres, tentent de lutter. La liste ci-après suit un ordre alphabétique.
- La Nébuleuse océanienne
Geoff Cush
Geoff Cush est né en 1956 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Il est l'auteur de plusieurs livres et de pièces de théâtre, dont une adaptée du Passé simple de Driss Chraïbi. Il vit actuellement à Wellington. Un film s'inspirant de Graine de France est en cours de tournage.
| Graine de France Geoff Cush, Actes sud, 2004 |
22.80 € | |
Une Nouvelle-Zélande française où subsiste une enclave anglaise: telle est le fond de tableau de cette fantaisie quelque peu déjantée. Le lieutenant Verdier (il a tous les vices...) est chargé de ramener la nouvelle Citroen au Résident général, ce qui suppose la traversée de l'île du Nord. Amateur de hors-piste, Verdier fonce dans la steppe, lui qui après une décevante expérience de communication avec les indigènes au Maroc, aimerait avoir un meilleur contact avec les Maoris. L'occasion va lui être donnée de les approcher de près puisque, lors d'un arrêt pour la nuit dans une auberge, la voiture est volée, et Verdier, sans trop savoir pourquoi, s'enfonce dans l'intérieur du Parc national que les colons ont concédé aux indigènes. Il y rencontre Marama, institutrice câline puis révoltée, le père Claude, missionnaire qui ferme les yeux sur le paganisme latent, et, surtout, Totoko, ex-amant de Marama, mouton noir de sa communauté du fait de sa violence. En leur compagnie -et en celle du cannabis et de l'absinthe- il retourne lentement à l'état sauvage, avec des velléités rousseauistes sans illusion.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Pierre Furlan |
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9782742752447
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Alan Duff
Né en 1950 à Rotorua d’une mère maori et d’un père pakeha.
Après la séparation de ses parents quand il avait dix ans, Alan Duff a vécu chez un oncle et une tante maori à Whakarewarewa. Rebelle, expulsé de l’école, il se joint à une bande de jeunes et, après plusieurs délits, se retrouve dans une maison de redressement.
| Les Âmes brisées Alan Duff, Actes sud, 2006 |
8.50 € | |
Après le suicide de sa fille, dont il fut tenu pour responsable, Jake Heke n'est plus tout à fait comme ses frères maoris de la banlieue d'Auckland. Pour lui, l'ordre des choses semble avoir changé. Cet homme au passé violent, au caractère jusqu'alors méprisable, prétentieux et vulgaire, va tenter de donner un tout autre sens à sa vie en la fondant sur le respect de soi et la rédemption. Mais dans cette métropole de Nouvelle-Zélande demeurent les paumés, les tueurs et les dealers, les femmes soumises, battues ou calculatrices et les adolescents perdus. Tout un monde sous l'emprise du sordide, une communauté, une famille réinventée organisée et possessive, qui ne laissera pas si facilement l'un des siens s'échapper vers les rives salvatrices de l'intégration. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Pierre Furlan |
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9782742764952
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| L'Âme des guerriers Alan Duff, Actes sud, 2002 |
8.50 € | |
Portrait sans complaisance du peuple maori, L'Âme des guerriers décrit les convulsions d'une civilisation à l'agonie dans la sordide banlieue d'une métropole de Nouvelle-Zélande. Privés d'emploi et de raisons de vivre, cramponnés à l'alcool, les héritiers de l'épopée ancestrale vont de défis absurdes en sanglants affrontements - pitoyable caricature des héroïsmes de jadis. Femmes et enfants paient dans leur chair, et parfois de leur vie, des égarements où se joue l'"honneur" de mâles en plein désarroi. Contre cette fratricide communauté des bas-fonds s'élève alors, violente et rédemptrice, la voix d'une femme, Beth. Bouleversant hommage à une culture menacée et à des individus entraînés vers une forme de suicide collectif.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Pierre Furlan |
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9782742738182
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| Nuit de casse Alan Duff, Actes sud, 1997 |
21.04 € | |
Jube est une sorte de grand échalas qui apprécie la bière, les bastons, la bonne herbe et la vie facile. Son rêve? Etre dealer, plein aux as, draguer les filles et frimer au volant d'une belle caisse étrangère. Sonny, son meilleur pote, d'origine maori, partage les errances alcoolisées de Jube, les petits coups foireux et, de temps en temps, les cellules de la prison du coin. Deux paumés, deux losers, minables et méchants, qui traînent leur carcasse sur les chemins d'un enfer annoncé. Sur cette île, espoir d'une vie meilleure pour des milliers d'émigrants, Jube et Sonny affichent un no future glacial. Incapables de communiquer hors d'une violence endémique, les deux hommes tenteront de se séparer, l'un s'élevant, l'autre plongeant encore plus bas. Sorte d'opéra baroque et rugueux, Nuit de casse possède la force et l'âpreté d'un constat terrible, car sans issue. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Pierre Furlan |
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9782742713554
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Janet Frame
Le monde de Janet Frame ne fut pas que poésie et littérature. Née en 1924, delle s'est éteinte en 2004. Elle connaît très tôt l'asile psychiatrique où on lui administre, en huit ans, quelque deux cents électrochocs. L'écriture la sauve de justesse de la lobotomie, Quinze romans, quatre volumes de nouvelles et un recueil de poèmes font d'elle, après Katherine Mansfield, la romancière néo-zélandaise la plus célèbre.
| Le Lagon et autres nouvelles Janet Frame, Des Femmes, 2006 |
14.00 € | |
Contient un entretien donné fin 2002 par l'écrivaine, décédée en janvier 2004, un recueil de 24 nouvelles inédites en français et trois autres textes autobiographiques dans lesquels J. Frame explique son parcours, ses difficultés et ses expériences. Elle livre une écriture sensible, résolument attachée aux détails de l'existence, aux atmosphères des lieux, aux stigmates d'un monde près de verser dans le chaos et la folie. C'est particulièrement sensible dans Le lagon, son premier recueil salvateur, enfin traduit en français. Cette vingtaine de courtes nouvelles laisse voir un monde peuplé d'enfants ou de marginaux, dont l'imagination débordante est entravée par des adultes aux conventions sociales étouffantes. Jolie métaphore pour la jeune fille en proie aux souffrances de l'internement! (Julien Bisson, Lire.) |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Nadine Ribault avec la collab. de Jean Anderson.
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9782721005274
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| Visages noyés Janet Frame, Rivages, 2004 |
9.00 €
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Visages noyés est un roman aussi vaste, profond et inattendu que la folie elle-même. Janet Frame y décrit ce qu'elle a connu: l'enfermement dans les hôpitaux psychiatriques, la peur des «gens normaux» à l'égard des «fous», et les chemins qu'emprunte cette frayeur pour punir ceux qui se rebellent. Damnés de la terre et du monde, les fous au visage ici caressé n'ont pour se défendre de la cruelle réalité du monde qu'une seule possibilité: créer leur propre univers. De l'hôpital psychiatrique Janet Frame sait tout. Comment on y vit, comment on y crie, comment on y meurt. Dans les années 50 elle a connu le pavillon Sept et ses électrochocs pour dépressifs. Elle a connu aussi les fous en camisole, ses cadavres esquivés et ses infirmières sadiques qui organisaient pour tromper l'ennui des pugilats en fin d'après-midi. Qui sont ces êtres condamnés à vivre hors de chez eux et hors d'eux-mêmes? De cette confrontation entre des êtres vivants et le refus de les considérer encore de ce monde, Janet Frame a fait un chef-d'œuvre précis, humain, terrifiant à force d'être concret. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Solange Leconte |
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9782743612399
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| Le Jardin aveugle Janet Frame, Rivages, 2004 |
7.95 €
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Vera mène une existence solitaire. Sa fille, Elaine s'est recluse dans un mutisme total. Elle pleure et se tait, n'acceptant de confier ses terreurs silencieuses qu'à son seul ami, un scarabée qui gîte sur le rebord de la fenêtre. Son époux, un généalogiste, est parti depuis onze ans étudier une famille inconnue et ordinaire. Pour échapper à son existence et à sa culpabilité, Vera tente en vain de devenir aveugle et se livre tout entière au maelström de la seule sensation: «Je fermai la porte de ma vue, la verrouillai et écoutai; et le premier son fut le sang. Je ne pouvais échapper au sang propageant ses ragots, aux secrets recueillis à tous les coins des autoroutes faits de chair et d'os, aux prédictions des vers ornés de bracelets, vêtus de robes de dentelle blanche, qui dansaient autour des mâts de chaque os; circulation, pamphlets de mort, publications obscènes, rumeurs: le terrible babillage du sang.» Vera, pourtant, finira elle aussi par admettre, dans ce roman qui inquiète le langage jusqu'à l'alarme, que les mots peuvent se retourner comme une peau et que les avaler, c'est faire disparaître le monde réel.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Dominique Mainard |
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9782743612382
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| Les Hiboux pleurent vraiment Janet Frame, Rivages, 2002 |
8.40 €
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En Nouvelle-Zélande, la saga des Whiters, ballottés par la vie, dignes, pauvres et effarés. Un récit presque autobiographique, dans lequel les rites familiaux sont retracés dans les conflits et la chaleur des retrouvailles. Comme partout ailleurs, à chaque heure et sans fin, des êtres éperdus de patience ne se lassent pas de désespérer, avides de volupté, bousculés au sein d'une durée implacable où ils tentent de se bercer. Parmi eux, les Withers, dont Janet Frame nous conte la saga blême et sensuelle à la fois. Les Withers ballottés, coincés, pauvres et dignes, sans autre ressource face au vide, au chaos de l'existence, que celle de former une famille, les Withers, bloqués et frémissants, confrontés à la mort comme aux factures.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Catherine Vieilledent |
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9782743609405
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| La Fille-bison Janet Frame, Joëlle Losfeld, 2002 |
21.00 €
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Issu d'une famille américaine modèle où les apparences, les illusions et la propreté règnent en maître, Talbot Edelman est obnubilé par l'agonie et la mort. Mais l'ordre de sa vie -une belle fiancée blonde et une chienne borgne- bascule lorsqu'il rencontre dans les rues de New York un vieux poète, Turnlung, venu d'un pays lointain. Confronté à une disparition qu'il devine imminente, Turnlung éprouve le besoin irrépressible de fonder une famille. C'est dans un enclos de Central Park Zoo qu'il trouvera une fille adoptive insolite: le petit d'une femelle bison... Janet Frame évoque longuement le pouvoir magique du langage et des mots, et met en scène deux hommes qu'un amour profond, ambigu et charnel lie l'un à l'autre. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Dominique Mainard |
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9782844121226
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Poussière et Lumière du jour Janet Frame, Joëlle Losfeld, 1998 |
17.00 €
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Vingt-quatre textes choisis par Janet Frame parmi ses nombreux récits publiés en quarante ans composent ce recueil. Tous possèdent une indéniable valeur littéraire. Certains lui ont même permis de sortir de l'hôpital psychiatrique où elle était internée. Il n'est donc pas surprenant que ses personnages ressemblent à des funambules, cherchant l'équilibre sur le fil qui sépare la raison de la folie. Un rien peut les faire basculer. C'est un univers qui oscille entre fantastique et réalité, humour tendre et ironie grinçante. Les hommes et les éléments, les animaux et les plantes s'y mêlent pour traduire le monde fragmenté de l'écrivain. Le génie de l'écriture est, comme toujours chez elle, l'ombre portée de la folie.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Dominique Mainard |
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9782909906515
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| Ma Terre, Mon Île (Un Ange à ma table, vol.1) Janet Frame, Joëlle Losfeld, 2000 |
9.50 €
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Première partie, l'enfance. Janet est une petite boule rousse au physique non dénué de charme mais ingrat, victime de traumatismes affectifs en série, perte d'un frère jumeau qu'elle n'aura jamais connu et noyade d'une sœur aînée, pour s'en tenir aux plus marquants. Persuadée qu'elle est insignifiante et laide, Janet commence à se murer dans une solitude intérieure simplement meublée par la poésie.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle Zélande) par Anne Damour |
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9782844120526
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Un Été à Willowglen (Un Ange à ma table, vol. 2) Janet Frame, Joëlle Losfeld, 1998 |
18.50 €
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Deuxième partie, l'adolescence. A l'université, Janet, étudiante sérieuse et toujours aussi bloquée, fait une tentative de suicide. Pour la protéger d'elle-même, on l'interne comme schizophrène dans un de ces asiles psychiatriques de l'époque où il est très facile de devenir fou : promiscuité, électrochocs. La lobotomie expérimentale, décidée, n'est pas pratiquée que parce que certains de ses poèmes viennent de retenir l'attention (en voilà bien une que l'écriture a sauvé!).
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Françoise Robert |
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9782909906553
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| Le Messager Janet Frame, Joëlle Losfeld, 1996 |
18.50 €
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Troisième partie, l'éveil à la vie. Guérie, mais d'un équilibre mental encore précaire, d'une timidité maladive se traduisant par des réactions hyperémotives à la moindre agression, Janet parcourt l'Europe littéraire des années cinquante. A Ibiza, un bel Américain lui fait découvrir son corps l'espace d'un été avant de repartir vers de nouvelles aventures. Enceinte, elle avorte. A Londres, un dernier séjour en clinique lui permet d'apprendre qu'elle n'a jamais été schizophrène. A la mort de son père, elle rentre en Nouvelle-Zélande. Une nouvelle vie commence.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle Zélande) par Dominique Mainard |
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9782909906645
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Patricia Grace
Née en 1937, Patricia Grace est sans conteste l'ecrivaine maorie la plus connue. A travers de nombreux ouvrages, elle s'attelle à decrire en anglais les aspects socio-culturels du peuple maori d'hier et d'aujourd'hui.
Elle a écrit de nombreux romans et nouvelles mais aussi des histoires pour enfants.
| Electrique cité Patricia Grace, au Vent des Îles, 2006 |
17.00 € | |
Si le premier récit de ce recueil met en scène une vieille femme apparemment impotente, préoccupée par les détails banals de la vie quotidienne, il se clôt sur la révélation du mana (statut, rang) de Waimarie, à la mâchoire forte rappelant celle de l'ancêtre puissante de Maui, demi-dieu qui, armé de cet os, blessa le soleil et lui fit ralentir sa course à travers le ciel, acte qui permit à toute la race humaine de sortir de l'ombre pour mieux vivre. C'est sur ce fond de mythologie et de métaphore qu'il convient de lire les nouvelles d'Électrique cité. Les petits péchés de deux fillettes, la construction d'un mur, un après-midi de jeux, l'arrestation d'un jeune homme naïf, une journée de pêche, ou un séjour à l'hôpital, ce sont des aperçus de vies menées parfois dans les ténèbres, mais où perce malgré tout une chaleur humaine. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Jean Anderson et Anne Magnan-Park |
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9782915654134
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| Les Yeux volés Patricia Grace, au Vent des Îles, 2006 |
24.00 € | |
Un bébé meurt dans un accident de voiture. Son corps perdu est retrouvé dans une poubelle de l'hôpital. Mais il est sans yeux. Pour la famille réunie autour de la mère Te Paania qui vient de perdre son enfant et son mari, ce fait déclenche une réflexion troublante sur leur parcours historique et sur tout ce qu'on leur a volé : langue, terres, culture, histoire et même leurs gènes. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Jean Anderson et France Grenaudier-Klijn
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9782915654141
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Kirsty Gunn
Elle est née en Nouvelle-Zélande. Elle a fait ses études à l'Université Victoria et à Oxford. Elle a vécu à New York dans les années 80 mais en 1987, elle revient en Angleterre. Elle habite actuellement Londres et travaille en free-lance pour un groupe de presse.
| Pluie Kirsty Gunn, Seuil, 2005 |
5.50 € | |
Livrés à eux-mêmes, Janey, 13 ans, et son petit frère Jim passent l'été au bord d'un lac, terrain de jeu et d'exploration magique. Chaque soir, de retour à la maison, ils retrouvent la réalité, des parents négligents, trop occupés à boire des cocktails ou distraire leurs amis. Les enfants croient trouver refuge près du lac, mais le danger n'est pas loin. Dans son premier roman, Kirsty Gunn explore de manière très personnelle le thème du passage de l'enfance à l'adolescence et celui de la mémoire. Des enfants graves comme des grandes personnes, des adultes virevoltants comme des ombres, buvant, bavardant, jouant. Et la mort, qui envahit l'histoire, s'insinue dans le texte et la mémoire de Janey, laissant le lecteur lui aussi noyé de tristesse, mais subjugué par tant de talent et par une maîtrise qui rappelle Colette et Katherine Mansfield. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélandee) par Anouk Neuhoff |
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9782020618472
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| Featherstone Kirsty Gunn, Seuil, 2004 |
7.50 € | |
Featherstone est une petite bourgade comme il en existe tant d'autres, avec son école, sa banque, son bureau de poste, son école et son aire de jeux. À Featherstone, tout semble paisible mais Kirsty Gunn brosse le portrait d'une dizaine d'habitants pour qui la vie n'est pas aussi tranquille qu'il n'y paraît. Il y a tout d'abord Mary Susan, une gamine qui est en train de se transformer en femme et qui se sent à l'étroit dans sa ville où elle cherche des admirateurs pour son corps tout neuf; elle s'est mis dans la tête de devenir mannequin. Il y a Harland, le pasteur qui tremble d'avoir définitivement perdu la foi et dont le mariage infertile sombre lentement. Il y a Margaret la tenancière de l'hôtel et du bar, où se retrouvent les habitants de Featherstone le samedi soir, qui cache derrière une apparence trop soignée la brisure de la solitude. Il y a Ray Weldon, un jeune fermier séduisant qui attend maladivement le retour de Francie, femme aimée il y a des années. Il y a enfin Sonny, le vieil oncle de cette même Francie, qui croit que sa nièce est de retour en cette fin d'été et qui, sans le vouloir, met en branle le mécanisme qui va lier ces personnages le temps d'un week-end.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouk Neuhoff |
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9782020618489
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Le Pays où l'on revient toujours Kirsty Gunn, Bourgois, 1999 |
19.29 €
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On ne quitte jamais totalement les lieux de son enfance: les personnages ont atteint l'âge adulte, leurs jeunes années les rappellent, que ce soit à travers une chaumière, un village. Ils vivent un conflit familial, et tentent tant bien que mal de s'extraire de leur condition de mère, de père ou d'enfant. Kirsty Gunn illustre dans ces courtes histoires, justes et émouvantes, toute l'étendue du mot foyer, à la fois chaleur et maison, refuge et famille. Chacune des narratrices retrouve son village, une maison abandonnée, un champ. Elles éprouvent souvent une sensation de vide. Un homme qui regarde l'une d'entre elles la décrit ainsi: «Elle est comme une carte où aucune ville ne serait indiquée mais où il y aurait partout des frontières, des rivières et des mers.» L'oeuvre de Kirsty Gunn évoque un temps où les enfants grandissent à côté de parents qui ne le deviennent jamais tout à fait. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouck Neuhoff |
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9782267014884
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Histoire aux yeux pâles Kirsty Gunn, Bourgois, 1998 |
18.29 €
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Une mère, encore jeune, meurt d'overdose. À moins que ce ne soit d'avoir été abandonnée par l'homme de sa vie. A moins que ce ne soit de l'avoir trop aimé. L'enfant, une petite fille encore, reste seule au monde avec pour tout futur sa mémoire. Parce qu'elle fut un fantôme dans la vie de sa mère, l'enfant devenue adulte revient rôder dans la vie de celle qui la fit naître. Et se met à reproduire les mêmes terribles gestes: ceux de l'abandon, du désir et de la drogue. Etre comme elle, avec elle, défaite, humiliée, enchevêtrée dans la cruauté des liens du sang est alors sa seule raison de vivre. Pour se libérer des fantômes et des mots qui la possèdent, identifier ses propres souvenirs et commencer à vivre sa propre vie, l'enfant devenue femme doit revivre intégralement l'existence enfantine et déchue de sa mère qu'elle aime. Jusqu'au pire, jusqu'à cette scène où le père écorche un cheval et recouvre de sa peau le corps doré de la mère.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouk Neuhoff |
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9782267014419
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Fiona Kidman
Fiona Kidman, née en 1940 au nord de la Nouvelle-Zélande, vit à Wellington. Elle a publié plus de vingt livres, récompensés par de nombreux prix, et elle compte dans son pays comme un auteur de premier plan.
| Rescapée Fiona Kidman, Sabine Wespierer, 2006 |
26.00 € | |
Quand elle débarque à Sydney en 1834, après plusieurs mois de captivité chez les Maori, Betty Guard est accueillie comme une héroïne. Mais la ville bruisse de rumeurs sur sa miraculeuse survie et sa libération violente. On la soupçonne des pires abandons avec ses ravisseurs, qui n'auraient pas dû lui laisser la vie sauve... Betty avait épousé, alors qu'elle n'avait que quatorze ans, John Guard, un ancien prisonnier anglais déporté en Australie où il était devenu baleinier. John emmena sa femme en Nouvelle-Zélande : ils vécurent plusieurs années de la chasse à la baleine et du commerce avec les indigènes, heureux et solitaires, dans la baie où il avait construit leur maison. C'est au retour d'un voyage à Sydney que leur bateau fit naufrage et que Betty fut enlevée avec leurs deux enfants. Et quand enfin les bateaux de la marine anglaise venus les libérer accostèrent, les négociations se soldèrent par un massacre de Maori. En s'inspirant d'événements réels, Fiona Kidman donne vie au drame intime d'un couple au coeur de la tourmente tout en déployant une intrigue haletante avec, en arrière-plan, un pays en pleine construction. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Stéphane Camille |
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9782848050461
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Jane Mander
Taxés d'indécence lors de leur publication, les romans de cette journaliste féministe néo-zélandaise (1877-1949) lui valurent l'opprobre des bien-pensants. Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande date de 1920. Remanié par la cinéaste Jane Campion, il est plus connu sous le titre La leçon de piano (1992).
| Histoire d'un fleuve en Nouvelle-Zélande Jane Mander, Actes sud, 2002 |
24.90 € | |
C'est à l'embouchure d'un fleuve, au pied du mont Pukekaroro souvent dans les brumes, que s'est installé Tom Roland pour exploiter les richesses infinies d'une forêt inviolée. Alice, jeune veuve qu'il a épousée, le rejoint par bateau, deux bébés sur les bras et dans ses jupes, Asia, la petite fille qu'elle a eue d'un premier mariage. A la barre, rustre en apparence, se trouve Bruce, l'associé et contremaître du mari. Un homme que, d'emblée, Alice prend en grippe, mais probablement parce qu'elle sent, sous le puritanisme qu'elle affiche, qu'il ne lui est pas indifférent. Vingt années vont passer, égrenant les heurts et malheurs puis les premiers succès de la scierie, les joies et les drames, au fil d'une histoire d'amour qui se tisse entre Alice, délaissée par son énergique époux, et Bruce, associé parfait, gentleman, médecin à ses heures, humaniste et pragmatique.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Sophie Bastide-Foltz |
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9782742738458
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Katherine Mansfield
Kathleen Beauchamp (Mansfield était le nom de sa grand-mère) naquit en Nouvelle-Zélande en 1888 et y passa son enfance. A quatorze ans, elle part pour le Queens College de Londres. Très tôt se révèlent ses qualités de musicienne et de nouvelliste, art qu'elle cultivera tout au long de sa courte vie.
Mariée d'un jour et une nuit en 1909 avec un professeur de chant, épouse du littéraire John Middleton Murry en 1918 (après 6 ans de rencontres au sein du mythique groupe de Bloomsburry), la maladie l'éloignera sur la Riviera italienne, en Suisse, en France, de chambre en chambre. Elle écrit une abondante Correspondance et un Journal. En 1922 elle s'intéresse aux travaux de Gurdjeff, espère guérir, s'installe à Fontainebleau. Elle y meurt de la tuberculose à 35 ans.
| La Garden-party et autres nouvelles Katherine Mansfield, Gallimard, 2006 |
9.00 € | |
Le jour de la garden-party des Sheridan est arrivé. Laura, excitée et nerveuse, papillonne entre le fleuriste, le traiteur et les musiciens. Mais la mort bouleverse toute cette organisation. Quatre nouvelles qui célèbrent la vie, ses côtés noirs, la peur, la solitude, la mort, mais aussi ses bonheurs, une salle de bal, des fleurs, le soleil, un bébé, etc. Chez Katherine Mansfield, la délicatesse, la flamme de vivre, la gourmandise d'écrire, la soif de vérité se sont réunies. Le coeur volubile d'ardeur a envoyé mille abeilles butiner les fleurs, les arbres, et parfois piquer un humain s'il fait des grands gestes menaçants, et surtout recueillir le suc des heures. |
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Traduit de l'anglais Françoise Pellan |
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9782070308927
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| Les Nouvelles Katherine Mansfield, Stock, 2006 |
24.00 € | |
J'ai lu, une première fois, les nouvelles de Katherine Mansfield quand j'avais une vingtaine d'années, régulièrement désarçonnée par l'étrangeté des textes. Une gamine cachait sa robe déchirée derrière une armoire, une femme mariée avait des éblouissements en regardant un poirier. Au pire, un type assassinait une mouche. Katherine Mansfield découpait le réel en lamelles presque transparentes, et elle déployait pour cela des trésors de délicatesse et de cruauté. Mais qu'est-ce qu'elle racontait, au juste ? Je me dis que Katherine Mansfield a quelque chose de la physicienne, découvrant dans son labo les mouvements de l'âme qui oscillent éternellement du désespoir à la joie, équilibrent le monde, et font la matière de l'expérience. Rien d'étonnant à ce que j'aie échoué, toutes ces années, à mémoriser la trame des récits, les événements, les personnages. Rien d'étonnant à ce que j'aie gardé au fond de moi tout le reste, les arbres, les fleurs, la tristesse, l'éveil. (Marie Desplechin, préface) |
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Traduit de l'anglais par J.-G. Delamain, Marthe Duproix, Madeleine T. Guéritte, et al.
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9782234058729
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| Journal, édition complète Katherine Mansfield, Gallimard, 1996 |
9.00 € | |
Publié en 1927 par son mari, ce journal comprend la période qui va de 1914 à 1922, Katherine Mansfield ayant détruit elle-même la partie du journal qui traitait des autres périodes. «Le monde tel que je le connais ne m'est d'aucune joie et j'y suis inutile. Les gens n'y existent presque pas. Je vois ce monde comme un songe et ses habitants comme des dormeurs. Je n'ai connu que des moments d'éveil, mais c'est tout. Je veux trouver un monde où ces moments forment une unité. Y parviendrai-je ? Je ne sais pas. Je ne m'en soucie guère. Ce qui m'importe, c'est d'essayer d'apprendre à vivre - vivre vraiment -et en lien avec toute chose- pas isolément (cet isolement est pour moi mortel).» À la lecture de ce Journal, il devient plus clair encore que durant les années précédentes que son souci dominant n'était pas simplement de recouvrer la santé, mais d'évaluer l'expérience, de définir de façon satisfaisante sa propre réalité: « Il me faut guérir mon être avant d'aller bien.» |
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Traduit de l'anglais par Marthe Duproix, Anne Marcel et André Bay |
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9782070375059
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Owen Marshall
Nouvelliste, romancier et poète, Owen Marshall est né en 1941 à Te Kuiti en Nouvelle-Zélande. Ses livres sont publiés au Japon, en Chine, en Allemagne, aux États-Unis, en Angleterre et en Australie.
| Les Hommes fanés Owen Marshall, Rivages, 2006 |
21.50 € | |
Une nouvelle maladie, des symptômes étranges, un hôpital construit en pleine nature: David Stallman n'en sait pas plus lorsqu'il arrive, son sac sur l'épaule, pour occuper un poste de surveillant au Centre Slaven. Nul ne doit ébruiter ce qui se passe à l'intérieur des murs et menace l'ensemble de la population: les patients souffrent d'une maladie neurologique étonnante. Hypersensibilité, capacité musculaire décuplée, comportement violent, odorat surdéveloppé: c'est l'homme primitif qui ressurgit lorsque surviennent les crises. Réunis de façon improbable, David, l'ensemble du personnel et les malades organisent la survie. Certains se réfugient dans le passé, d'autres s'adonnent à l'amour, la plupart participent aux tournois de volley-ball avec un sérieux qui confine au désespoir. Pendant ce temps, à l'extérieur du Centre, la végétation persiste. Obsédante, foisonnante, obscène presque. Une œuvre d'imagination dense, lente et luxuriante. Une réflexion subtile sur la décomposition de l'espèce. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Céline Leroy |
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9782743615963
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Rowan Metcalfe
Rowan Metcalfe (1955-2003) est descendante directe de Mauatua, une des vahine que les mutins de la Bounty emmenèrent avec eux à Pitcairn en 1790. Elle a obtenu deux Prix Katherine Mansfield de la nouvelle, en 1977 et 1993.
| Passage de Vénus Rowan Metcalfe, au Vent des Îles, 2006 |
24.00 € | |
Ce roman historique relate des épisodes de l'époque des contacts à Tahiti entre les navigateurs anglais et les Polynésiens. Il raconte l'histoire de Mauatua, ancêtre directe de l'auteure, et montre une société polynésienne cruelle, plombée d'histoires de famille, d'intrigues locales nées du passage des Blancs. Tableau foisonnant, émouvant et souvent cruel de la vie de son ancêtre: petite fille, elle avait été fascinée par le capitaine Cook; adulte, elle sera séduite par Fletcher Christian qui l'emmènera jusqu'à «la limite des nuages» dans une terre promise où le bonheur n'aura qu'un temps. Mauatua ne reviendra à Tahiti qu'en 1831 pour y voir mourir une partie de sa descendance. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Henri Theureau |
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9782915654028
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Ronald Hugh Morrieson
Il est né en 1922, mort 1972 dans la petite ville de Hawera où il a passé l’essentiel de sa vie. Fils unique, il perd son père alors qu’il n’a que six ans. Musicien, il gagne sa vie en donnant des leçons et en jouant dans des bals. Ses contemporains le décrivent comme un charmeur et un conteur irrésistible. L’énigme que pose le destin littéraire de Morrieson, selon Maurice Shadbolt, c’est qu’un ermite qui ne quitta presque jamais sa ville natale se soit mis à écrire avec ce talent, et «qu’une vision d’une telle dimension comique, aussi exubérante et excentrique soit sortie de cette maison biscornue pleine de recoins obscurs à l’angle de Regent Street.»
| L'Épouvantail Ronald Hugh Morrieson, Rivages, 2006 |
8.50 € | |
Voici un chef d'œuvre étrange et prémonitoire. La petite ville néo-zélandaise de Klynham donne toujours l'impression de sommeiller dans la poussière. Seul Neddy, le narrateur adolescent, sait parfaitement ce qui se trame derrière cette apparente tranquillité. Il a été le premier à croiser le géant magicien et à suivre le croque-mort alcoolique. Morts, incendies, disparitions se succèdent, et Neddy n'en perd pas une miette, tour à tour observateur et acteur. Sur la trame du roman noir à serial killer (qu'il faut bien appeler sexual killers, puisqu'ils sont deux), l'Epouvantail est un roman burlesque, un conte noir et une chronique de la Nouvelle-Zélande pendant les années trente. Ce livre fit, plus tard, l'objet d'une adaptation cinématographique avec John Carradine. Découvrir enfin ce texte original est une formidable surprise. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Jean-Paul Gratias |
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9782743615758
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Vincent O'Sullivan
C’est à Auckland, où il est né en 1937, que Vincent O’Sullivan a fait ses études de lettres avant d’entreprendre une carrière littéraire où il excellera dans tous les genres.
La poésie, son premier amour, continue de lui valoir les prix littéraires néo-zélandais les plus prestigieux. Parmi ses pièces de théâtre, Shuriken (1983) est devenue un classique. Spécialiste de la Correspondance de Katherine Mansfield, O'Sullivan est également maître dans l'art de la nouvelle. Sans compter celui du roman, dont Les Lumières du bout du monde est le meilleur à cette date.
| Les Lumières du bout du monde Vincent O'Sullivan, Joëlle Losfeld, 2006 |
22.50 € | |
Kate Cooper est une jeune fille de la petite bourgeoisie anglaise. Lorsque sa cousine tombe malade, elle croise à son chevet «le docteur». Celui-ci est marié à une jeune femme, mais il tombe amoureux de Kate qu'il engage comme secrétaire. Cette rencontre décisive orientera leur destin. Mais, accusé de meurtre, il se suicide. Kate abandonne Londres pour Auckland où elle devient tenancière de bordel. Deux autres personnages vont l'approcher: Marie-Claire, une religieuse française, et Spicer, un garçon lourdaud et silencieux. Proche de Kate, Marie-Claire l'aide à surmonter la disparition d'une amie intime, tout en apprenant qu'elle est elle-même gravement malade. Ce trio improbable décide de partir en vacances. Mais ils sont pris en otage par un mystérieux gangster... Dans une prose régulière, cristalline mais passionnée, O'Sullivan trace les contours d'un monde habité par des personnages que la morale et l'hypocrisie communes ne concernent pas.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) parFrancis Kerline |
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9782070787319
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Emily Perkins
Emily Perkins est née en 1970 en Nouvelle-Zélande. Elle a déjà écrit un recueil de nouvelles et un roman. Elle est considérée par de nombreux critiques comme un des meilleurs jeunes écrivains de langue anglaise publiés en dehors de la Grande-Bretagne. Elle vit à Londres.
| La Nouvelle Amie Emily Perkins, Plon, 2003 |
19.00 €
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Julia, Chicky et Rachel, les meilleures amies du monde, s'apprêtent à passer l'été dans leur petit village, en attendant les résultats de leurs examens de fin de lycée. Julia sait qu'elle ira à l'université, qu'elle quittera ses deux amies et qu'une vie nouvelle l'attend là-bas, dans la grande ville. La perspective d'un long été désœuvré sous une chaleur insupportable, dans une atmosphère étouffante et oisive, est soudain interrompue par l'arrivée d'une jeune femme, belle et mystérieuse: Miranda. Celle-ci ouvre un atelier auquel participent les trois jeunes filles ainsi que sept autres élèves. Le but avoué de cet atelier est de permettre à chacun de se révéler à lui-même. D'abord sceptiques, les participants entrent progressivement dans le jeu. Les classes de Miranda deviennent de plus en plus aventureuses, à la recherche de situations nouvelles, voire perverses. Julia, particulièrement subjuguée par cette quête de soi, croit trouver en Miranda une nouvelle amie.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouk Neuhoff |
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9782259195362
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Elspeth Sandys
Née en 1940, elle est reconnue comme auteur de fictions historiques. Elle a une longue expérience anglaise d'écrivaine de fictions radiophoniques, d'adaptations théâtrales ainsi que d'actrice aussi bien en Angleterre qu'en Nouvelle-Zélande. Expérience traduite dans le roman par un sens du dialogue particulièrement affûté.
| Découvertes Elspeth Sandys, Actes sud, 1997 |
24.24 € | |
Dans une petite ville du sud de la Nouvelle-Zélande, l'arrivée d'un professeur bouleverse les habitudes d'une communauté tranquille, dévote et hypocrite, qui a bâti sa quiétude sur les décombres de la civilisation Maori. Le jeune enseignant tentera jusqu'à l'écœurement d'ouvrir les esprits de ces rustres Blancs au convictions indéboulonnables. Lassé il choisira de repartir en laissant au cœur de deux adolescentes une brûlure qui sera leur première expérience des difficultés de l'amour. À part ça, son passage aura tout de même ébranlé des convictions, juste le temps pour les moins obtus de se poser des questions sur la véritable appartenance de cette terre, avant que la routine ne comble à nouveau ces petites failles d'humanité. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Aline Weill |
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9782742710430
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Christian Karlson Stead
C. K. Stead vit à Auckland, il est marié, a trois enfants. Il a été professeur d'anglais à l'Université d'Auckland. Il se consacre maintenant à l'écriture. Il a publié neuf romans, deux recueils de nouvelles, onze recueils de poèmes et six ouvrages de critique littéraire.
Il a reçu le titre honorifique de CBE (Companion of the British Empire) en 1985 pour services rendus à la littérature néo-zélandaise.
Il a récemment écrit un scénario pour l'adaptation au cinéma de son roman Villa Vittoria pour le réalisateur Roger Donaldson.
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Je ne suis pas ce corps C. K. Stead, POL, 1993 |
21.34 € |
Un des trois héros est professeur de philosophie, sa femme s'est convertie au soufisme -la tension provoquée par cette divergence de voies sera révélée- sa maîtresse est aussi son assistante à l'Université. Le professeur de philosophie abordant «la dichotomie du Corps et de l'Ame» et le détective de la brigade des stupéfiants annonçant «Nous ramenons le corps» trouvent le moyen de se rencontrer quelque part. Le policier veut résoudre l'énigme du crime, le philosophe veut percer le mystère de la vie et de la mort. Tous deux parlent pour nous. Voilà le corps, coincé entre le rocher et le tronc du Manuka, les yeux au ciel, contourné et submergé par l'eau fraîche et claire du ruisseau. Le policier veut savoir comment c'est arrivé et qui est responsable. Le professeur demande comment cette chose qui était telle est devenue non telle, comment est-elle devenue cette masse silencieuse, biodégradable, en route vers le néant? |
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Traduit de l'anglais (Néo-Zélande) par Tony Axelrad |
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9782867443541
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Alice Tawhai
| Le Festival des miracles Alice Tawhai, Au Vent des îles, 2006 |
19.00 € | |
Ces nouvelles évoquent un univers néo-zélandais contemporain populaire, métissé, peuplé de gens simples aux origines diverses: maori, asiatique, européenne. Elles décrivent un quotidien dur, parfois sordide, où les gens vivent dans la pauvreté ou même le malheur, mais sans amertume, ni récrimination. Dans un style poétique et original, entrecoupé de langue mãori et de vie mãori, les personnages hétéroclites et souvent marginaux de Tawhai s'évadent de leur réalité par un imaginaire qui ne connaît aucune frontière, et n'est pas sans évoquer le «réalisme magique» de la littérature latino-américaine. Solidement ancré en Nouvelle-Zélande, ce recueil est forcément et parfois fatalement mãori, mais, comme le pays, il est peuplé de personnages d'horizons divers. Chaque nouvelle est habilement construite et truffée de variations subtiles sur un même thème.
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Mireille Vignol |
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9782915654011
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Chad Taylor
Né en 1964, Chad Taylor a grandi dans la banlieue sud d’Auckland avant d’entrer à l’école des beaux-arts de l’université d’Auckland.
| Salle d'embarquement Chad Taylor, Bourgois, 2006 |
24.00 € | |
Mark Chamberlain s'introduit chez les gens par effraction, visite les lieux comme s'il cherchait à s'en imprégner et y dérobe tout ce qu'il sera en mesure de revendre. Une extraordinaire découverte au cours d'une de ces visites nocturnes le replonge dans son passé, un passé dont le mystère s'épaissit lorsqu'un message énigmatique est déposé à son propre domicile. Qu'est devenue Caroline May, la blonde camarade de classe de Mark, disparue de chez ses parents sans laisser de trace? L'inspecteur Harry Bishop, à qui est confiée l'enquête, va-t-il, vingt ans après, déchiffrer tous les indices et trouver enfin la solution de cette énigme qui a contribué à faire de lui un alcoolique? La jeune fille disparue a-t-elle péri en Antarctique dans une catastrophe aérienne? Faut-il attribuer à ce traumatisme la vocation étrange de Mark Chamberlain, voyeur-cambrioleur? L'auteur s'est inspiré d'un fait réel, une des catastrophes aériennes les plus meurtrières de l'Histoire. Comparé à Russell Banks et Paul Auster pour ses personnages humains et ses histoires sophistiquées, Chad Taylor est un maître de l'atmosphère. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Isabelle Chapman |
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9782267018547
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| Shirker Chad Taylor, 10-18, 2005 |
8.50 €
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Un récit baroque qui mêle intrigue policière du polar contemporain et classicisme littéraire du XIXe siècle en un récit dans le récit. Tout allait plutôt bien dans la vie d'Ellerslie Penrose avant qu'un certain matin il ne croise, au coin d'une ruelle, des policiers affairés autour d'un homme fraîchement saigné à blanc. Mû par une impulsion aussi soudaine qu'irrésistible, il ramasse le portefeuille de la victime et, au nez et à la barbe de l'inspecteur, décide d'enquêter lui-même. Mais l'engrenage se met en branle, et son petit jeu va finir en véritable cauchemar. Cet objet le conduit jusque dans les bas-fonds sordides de la ville, obsédé par la résolution de ce crime crapuleux pour lequel il est soupçonné de complicité. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouk Neuhoff |
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9782264036124
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| Electric Chad Taylor, Bourgois, 2004 |
20.00 € | |
Samuel Usher est récupérateur de données informatiques. Se remettant difficilement d'un grave accident et du départ de sa petite amie, il noie son mal de vivre dans l'alcool et abuse des substances prohibées. Quand il rencontre Jules et Candy, deux mathématiciens chacun en quête d'une formule révolutionnaire et aussi accros que lui aux paradis artificiels, il se lance à corps perdu dans cette nouvelle amitié un peu singulière. Mais Jules meurt à la suite d'une violente agression en laissant à Sam un message sibyllin composé d'une étrange suite de chiffres et des mots mystérieux. Dans un Auckland caniculaire complètement désorganisé par une panne d'électricité gigantesque, Sam, encore sous le choc et désespéré par la fuite de Candy de qui il s'est entretemps désepérément épris, va tenter de résoudre l'énigme. Au fil de ses recherches, il se trouvera confronté aux individus les plus bizarres, aux lieux les plus incongrus et aux situations les plus psychédéliques. Un frileur jubilatoire, déjanté à souhait. |
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Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anouk Neuhoff |
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9782267017274
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Collectifs
| Douze écrivains néo-zélandais collectif, Sabine Wespierer, 2006 |
20.00 € | |
Cette anthologie réunit des textes inédits des douze écrivains néo-zélandais les plus représentatifs de leur pays, invités à sillonner la France à l'automne 2006 à l'occasion des Belles Étrangères : nouvelles, extraits de romans, essais, poèmes, bande dessinée, autant d'invitations à découvrir des imaginaires nourris par leur territoire lointain. Par-delà les clichés des bons sauvages en pagne vivant au milieu des moutons, des rugbymen lançant leur cri de guerre ou des vans psychédéliques sillonnant les deux îles qui constituent le Pays du long nuage blanc - traduction de son appellation maori, Aotearoa -, les textes ici rassemblés rendent compte de la diversité kiwi. Qu'ils soient maori ou pakeha (d'origine européenne), les auteurs de cette anthologie, qui tous écrivent en anglais, interrogent de manière passionnante leur identité dans un monde globalisé. Comme le dit Pierre Furlan en conclusion de sa préface, «la Nouvelle Zélande ne dispose pas d'un continent et d'un vaste marché intérieur qui mettraient ses livres à l'abri du reste du monde. La conscience de se trouver à la lisière de l'univers l'oblige à une confrontation et une recherche constantes, un déplacement perpétuel qui, en réalité, sont partie intégrante du territoire littéraire, territoire dont les frontières sont indécises puisqu'elles passent par chaque lecteur. Et qui est fait de ces longs nuages blancs et de ces rêves encore plus longs qu'aucune carte géographique ne pourrait fixer. Ils arrivent tranquillement jusqu'ici.» |
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9782848050478
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| Ecrivains de Nouvelle-Zélande collectif, revue Europe, n°931-932, 2006 |
18.50 € | |
Les statistiques placent la Nouvelle-Zélande au premier rang mondial pour la lecture - curieusement avec l'Islande, comme si les pôles étaient propices au commerce avec les livres ! Si Katherine Mansfield fut le premier écrivain néo-zélandais de stature internationale et si Janet Frame a déjà trouvé chez nous de fervents lecteurs, presque tout reste à découvrir de cette littérature. À travers des essais, des nouvelles, des extraits de romans et une anthologie de poèmes, c'est un riche panorama de la littérature néo-zélandaise qui nous est ici offert pour la première fois en français. Présentation d'écrivains de Nouvelle-Zélande et d'études de textes de P. Furlan, L. Wewers, G. O'Brien, M. Williams, A. Te Punga Sommerville, S. Tusitala Marsh, K. Mansfield, J. Frame, P. Grace, etc. |
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9782351500033
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