Les chapitres de ce dossier :
- Généralités & « best of »
- New York, canal historique
- Romans New-Yorkais : une majorité de minorités ?
- Topo-graphies New Yorkaises
- Dernières nouvelles de New York
La dernière génération : petit alphabet des nouvelles voix New-Yorkaises - des années 70 à nos jours. Pour les infortunés (ou les veinards !) qui n'auraient pas encore entendu parler de Coover, Doctorow, Easton Ellis, McInerney, Vonnegut, Colson Whitehead. Ou qui voudraient les relire.
- New York "Bad City" (polars)
Bruce Benderson
| New York rage et autres récits Bruce Benderson, Rivages-Poche. Bibliothèque étrangère n°476, 2004 |
6.40 € | |
Une bande de fumeurs de crack reçoit la visite de Nancy Reagan, en ballade chez les travelos de Times Square, quartier interlope peuplé d'une "sous-classe sociale", méprisée ou ignorée par la société US... Un éditeur en vue imagine la vie d'un voyou mystérieux... Un père de famille banlieusard suit son fils adoptif dans la toxicomanie... Bruce Benderson, l'un des meilleurs écrivains underground de New York, brosse à travers cette dizaine de nouvelles, un tableau résolument moderne de la métropole américaine où cohabitent voyous, violeurs et faune homosexuelle accro de la drogue. On pense à Burroughs bien sûr, mais aussi à Pasolini et à Jean Genet. Nanti d'un humour ravageur, Bruce Benderson transcende le cauchemar américain et soumet le lecteur à une écriture hypnotique et drôle. Traduit de l'américain par Thierry Mérignac.
Du même auteur : • Autobiographie érotique , Rivages, 2004, 21 €, prix de Flore 2004 ; • Sexe et solitude , Rivages, 2001, 5,95 € ; • Le pire endroit de New York , éd. Dernier terrain vague, 1995, 15,24 €, épuisé.
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9782743612962
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Robert Coover
| Le bûcher de Times Square Robert Coover, Seuil, 2006 |
25.40 € | |
Robert Coover, un des écrivains américains les plus controversés de sa génération, a choisi de faire sonner plus vrai le discours fou tenu aux USA, du Maccarthysme et de la Guerre Froide au Watergate, en passant par l'exécution des Rosenberg en 1953 : pour ce faire, il mêle aux personnages réels (surtout Ethel Rosenberg et Richard Nixon) d'autres figures et événements qui, pour être le pur fruit de son imagination, sont révélateurs : ainsi, le combat des deux chefs de bande, Oncle Sam à la tête des Fils de la Lumière et Le Spectre qui conduit les Fils des Ténèbres. La fiction, entrant par effraction dans la " vérité " des historiens, fait qu'on entend mieux l'Histoire. A la sortie du livre, les critiques américains ont d'ailleurs parlé de " fact-ion ", hybride de " factuel " et de " fiction ". Imaginez Dos Passos porté à l'écran par Fellini, et vous aurez une idée du mal que Coover fait à l'Amérique, à son Droit et à sa Lettre ! New York est omniprésente dans le roman, comme l'attestent ces titres de chapitre : Pèlerinage au New York Times ; Le Bon Dieu Est de la Partie ; Le Parfum de la Ville... Aux Etats-Unis, les années 70 auront ainsi été marquées par 2 grandes « machines à fiction » : Rainbow, de Thomas Pynchon, et le Bûcher de Times Square, de Robert Coover.
Traduit de l'américain par Daniel Mauroc. Nouvelle édition.
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9782020831857
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Edgar Lawrence Doctorow
| Cité de Dieu Edgar Lawrence Doctorow, L'Olivier, 2003 |
23.00 € | |
Un écrivain, Everett, s'interroge sur un vol mystérieux survenu à New York, à la fin du XX° siècle : la croix d'une église épiscopale de l'East Village a disparu. Elle est retrouvée plus tard sur le toit d'une synagogue de l'Upper West Side ! Son enquête le conduit jusqu'au révérend Thomas Pemberton, puis à un couple de jeunes rabbins libéraux, Joshua et Sarah. A ces personnages se mêlent, au gré de la rêverie de l'écrivain, de grandes figures comme Einstein, Wittgenstein ou Frank Sinatra. Le carnet sur lequel Everett note ses pensées devient peu à peu le réceptacle des désastres de notre temps. Mais nous sommes à New York, la ville par excellence, et Doctorow ne cesse de la mettre en scène, comme avant lui John Dos Passos : cacophonie urbaine, symphonie de voix, celles de new-yorkais anonymes qui s'interrogent, s'appellent, se lamentent, condamnent ; voix qui éclatent en vers libres, racontent Brooklyn et le Bronx, portés par la mélodie récurrente du "Midrash Jazz Quartet", improvisant sur les standards du jazz américain, sans oublier Gershwin. Dieu est-il encore concevable à la fin du XXème siècle ? Oui, semble répondre E. L. Doctorow, mais à condition que ce soit le Dieu astrophysique de l'univers en expansion, débarrassé de la mythologie judéo-chrétienne...
Traduit de l'américain par Jacqueline Huet & Jean-Pierre Carasso.
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9782879292649
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| Billy Bathgate Edgar Lawrence Doctorow, L'Olivier, 2003 |
12.00 € | |
La longue limousine noire glisse tous feux éteints sur le quai obscur. Un bateau attend, lui aussi plongé dans l'ombre. Deux malfrats poussent à bord un jeune homme, élégant encore dans son smoking à peine froissé. Il sera moins chic tout à l'heure quand, les deux pieds dans une lessiveuse, il attendra que le ciment prenne avant d'être jeté à la mer. A quelques pas de là un gamin le regarde pleurer, chanter, crâner, appeler sa mère, prêter l'oreille aux bruits qui annoncent dans la cabine le viol de sa petite amie : ce gamin, c'est Billy Bathgate, enfant des rues qui, en jonglant avec deux balles et une orange dans ce New York des années 30 (notamment à Bathgate, une avenue du Bronx), s'est fait remarquer par le plus violent, le plus flamboyant des gangsters : Dutch Schultz. Première étape d'une éducation qui mènera loin, beaucoup plus loin que prévu, ce garçon capable et réfléchi, prudent et très, très ambitieux, petit voyou qui se cherche un parrain... Il fallait être né au pays de Mark Twain et Fitzgerald pour lancer à travers l'Amérique du crime, du luxe et de la misère, de la corruption et du jazz, ce roman d'une adolescence pleine de lumière et d'ombre qui file comme un train dans la nuit. Une version cinématographique est sortie en 1992. Traduit de l'américain par Michel Lederer.
Du même auteur : La machine d'eau de Manhattan , Flammarion, 1996, 20,58 €, épuisé.
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9782879294049
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Bret Easton Ellis
| American Psycho Bret Easton Ellis, 10/18, 2005 |
10.00 € | |
« Je suis créatif, je suis jeune, extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable à la société. » Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des années Trump, l'un des plus flamboyants golden boys de Wall Street. Comme ses associés de la Chemical Bank, il est d'une ambition sans scrupules. Comme ses amis, il rythme ses soirées-cocktails de pauses cocaïne. À la seule différence que Patrick Bateman est psychopate... La nuit, il dévoile sa double personnalité en violant, torturant et tuant de simples passants, des clochards, voire un ami. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque le scénario du crime ne se déroule pas exactement comme prévu...
Traduit de l'américain par Alain Defossé.
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9782264039378
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| Glamorama Bret Easton Ellis, 10/18, 2001 |
8.50 € | |
ça commence par 100 pages brillantes, drôles, méchantes, sur la journée de Victor Ward, un jeune Américain branché qui organise la soirée d'inauguration d'une boîte de nuit new-yorkaise. Mais une succession de fiascos l'oblige à partir vers l'Europe où il tombe entre les mains d'un groupe de tops models terroristes aux moeurs féroces. Glamorama devient alors un feuilleton excessivement violent, et c'est de cet excès feuilletonesque que le livre tire sa force, sa puissance, sa profondeur. Traduit de l'américain par Pierre Guglielmina.
A noter : de l'auteur, vient d'être traduit un nouveau roman, Lunar Park , Robert Laffont, coll. Pavillons, 2005, 20 €
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9782264031914
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Paula Fox
| La légende d'une servante Paula Fox, Joëlle Losfeld, 2005 |
20.00 € | |
Luisa de la Cueva, fille d'un grand propriétaire de plantation de canne à sucre et d'une domestique indigène, est née dans le petit village de Malagita sur l'île de San Pedro dans les Caraïbes. Elle y passe une partie de son enfance, mais son père, craignant la révolution, emmène sa famille à New York. Dans le barrio, le nom " de la Cueva ", autrefois puissant, n'évoque plus rien, et la famille est obligée de s'installer dans les sous-sols d'un immeuble. Pour Luisa, Malagita revient comme un rêve. Elle ne désire pas aller au collège comme son amie Ellen, ou être la gagnante de la loterie comme son père. Alors, elle trouve un travail de servante qu'elle conservera toute sa vie et gagne ainsi son indépendance. Elle se marie et plus tard élève son fils, seule... « A 82 ans, Paula Fox est une rescapée. D'abord, parce qu'elle a eu une enfance passablement miteuse, d'un orphelinat à l'autre, dans le New York des années 1930. Ensuite, parce que son oeuvre a bien failli tomber dans les oubliettes : sans l'intervention de quelques inconditionnels - Jonathan Franzen, notamment - elle n'aurait probablement jamais été rééditée dans son pays natal, où ses livres étaient devenus introuvables... En France, cette très grande dame des lettres américaines a été remise sur orbite grâce à Joëlle Losfeld et sa fréquentation est un véritable enchantement, même si sa plume brasse les eaux souvent troubles d'une humanité naufragée... » André Clavel - L'Express Préface de Melanie Rehak, Traduit de l'américain par Marie-Hélène Dumas.
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9782070789412
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A.M. Homes
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Mauvaise mère A.M.Homes, Belfond, 1997 |
0.00 €
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Que se passe-t-il quand une jeune fille adoptée rencontre une femme qui, 20 ans auparavant, a abandonné son bébé ? Et surtout, quand la femme en question est psychanalyste, et la jeune fille... sa patiente ? Avec une perversité redoutable, allégée par un bel humour, A. M. Homes construit un angoissant jeu du chat et de la souris dont l'issue hantera longtemps le lecteur. S'attaquant au passage à quelques-uns de nos grands mythes contemporains - la Psychanalyse, la Maternité, l'Adoption -, elle nous offre une critique cruelle, mais non sans humour, de la bourgeoisie nombriliste de New York. Traduit de l'américain par Arlette Stroumza.
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9782714434258
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Jay MacInerney
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Bright Lights, Big City : Journal d'un oiseau de nuit Jay MacInerney, L'Olivier, 1997 |
8.99 €
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New York, années 80. Un garçon de 24 ans tente d'oublier son chagrin et sa déception (sa femme vient de le quitter) à l'aide de diverses méthodes éprouvées : l'échec professionnel, la dope, les boîtes. Et la littérature. Entre un défilé de haute couture, une fête ratée et une orgie de coke dans les toilettes de l'Odéon, il lui reste peu de temps pour rassembler ses esprits. Heureusement, le Destin veille au grain... Traduit de l'américain par Sylvie Durastanti.
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9782879290935
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| Trente ans et des poussières Jay McInerney, Points-Seuil n°149, 1995 |
8.50 € | |
C'était à Manhattan, dans les années 80. Corrine était courtière en Bourse ; Russell éditeur. Ils avaient 30 ans et des poussières. Leurs amis les trouvaient beaux et spirituels. Mais... Mais Corrine a voulu des enfants et Russell n'était pas prêt. Jeff s'est remis à prendre de la dope, Trina Cox est arrivée, et soudain, tout s'est mis à déraper. Ce n'est pas grave, ont-ils pensé. Juste une petite erreur de script. Ils n'avaient oublié qu'une seule chose : dans la vie, on ne tourne pas une 2° fois les scènes ratées. Le 18 octobre 1987, les golden boys se jetaient du haut des immeubles, à Wall Street.
Traduit de l'américain par Jacqueline Huet & Jean-Pierre Carasso.
Du même, et toujours sur New York : Glamour Attitude , Points-Seuil n°752, 2000, 5,95 € ; Toute ma vie , Rivages-Poche. Bibliothèque étrangère n°229, 1997, 9 € ; La fin de tout , Jay McInerney, Points-Seuil n°1262, 2004, 6 €
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9782020220750
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Jamaica Kincaid
| Lucy Jamaica Kincaid, LGF. Le Livre de poche n°15381, 2002 |
4.50 €
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Echappée à sa famille, à son île et à son passé, Lucy devient fille au pair dans un foyer bourgeois de New York. Avec une froideur quasi clinique, elle observe et dissèque son nouvel entourage tout en se confrontant à ses propres fantômes : un père qui ne l'a pas aimée et une mère pour laquelle elle éprouve autant de haine que d'amour. Et si elle s'accoutume peu à peu à ce climat jusqu'alors inconnu, son sentiment d'extranéité demeure. Absente au monde, tout entière obsédée par son trouble intérieur, hantée par ses origines, son sexe et sa couleur, elle ne voit d'issue qu'en l'écriture : une tentative de se parler à soi-même, comme l'aveu d'une profonde solitude. Traduit de l'américain par Dominique Peters.
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9782253153818
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Tama Janowitz
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Esclaves de New York Tama Janowitz, Gallimard, 1989 |
20.58 €
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Toute une faune de personnages chamailleurs, fauchés et paumés, s'accouplant et se quittant au gré des rencontres, encombrés d'animaux, d'enfants à l'abandon, sont les héros dérisoires de ces 22 nouvelles, qui décrivent la bohème artistique new-yorkaise des années 1980, avec des intentions satiriques et sociologiques. Tous prisonniers de la grande ville inhumaine, étouffante, tous en proie aux affres de la solitude... Traduit de l'anglais par Janine Hérisson & Henri Robillot
De la même : • Cannibale à Manhattan , Tama Janowitz, Belfond, 1991, 14,94 €, épuisé.
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9782070715053
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Alice McDermott
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Charming Billy Alice McDermott, Quai Voltaire, 1999 |
20.58 €
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Après l'enterrement de Billy Lynch, ses amis et sa famille se réunissent dans un bar du Bronx. L'alcool ayant été le drame et le ciment de son destin énigmatique, ils se souviennent autour d'un verre des bons moments passés avec lui. Un roman sur la confusion de la réalité et de la fabulation. National Book Award 1998. Alice McDermott est née à New York en 1954. Traduit de l'américain par M.-Odile Fortier-Masek.
De la même : L'arbre à sucettes , Quai Voltaire, 2003, 19,10 € ; et à paraître en mars 2006 : La visite à Brooklyn , Quai Voltaire, 20 €
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9782912517111
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Ronald Sukenick
| Up Ronald Sukenick, Al Dante, 2005 |
24.00 € | |
Exposant les tribulations intellectuelles et affectives d'une bande de trentenaires à la fin des années 60 à New York, Up explore avec un humour vorace les modalités d'une écriture sans entraves. Salué aux Etats-Unis pour avoir exploré les limites des possibilités narratives, Ronald Sukenick parvient à constamment réfléchir sur le roman et ses modalités d'écriture, tout en restant immédiatement lisible et compréhensible. Ses expérimentations désarticulent le récit - Up déroule plusieurs fils narratifs qui s'entremêlent - sans qu'à aucun moment le lecteur ne soit perdu : que le propos se concentre sur un prisonnier attendant d'être exécuté ou sur tel importun exhibant ses connaissances en yiddish, qu'il peigne le milieu universitaire et la contestation balbutiante des milieux étudiants, ou le mal-être de certaines franges de la population juive new-yorkaise de l'après-guerre, le récit ne se détourne pas de son sujet, il se démultiplie, grandissant par ramifications. Proche de Philip Roth pour le portrait social et psychologique qu'il dresse d'une Amérique inquiète (Up a été publié aux Etats-Unis en 1968), Sukenick peut-être également rapproché de ce qu'on a appelé la Brooklyn Renaissance et d'auteurs tels qu'Henry Miller, Norman Mailer ou J.D. Salinger. Ronald Sukenick (1932-2004), auteur d'une dizaine de romans et essais critiques, reçut l'American Book Award (2000) et le Morton Zabel Prize de l'Académie américaine des arts et des lettres (2002) pour son œuvre novatrice. Traduit de l'anglais par Michel Pétris. Avec la collaboration de Richard Atkinson.
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9782847611014
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Nick Tosches
| Le roi des juifs Nick Tosches, Albin Michel, 2006 |
22.00 € | |
"Il était une fois, quand la ville de New York vivait et respirait, un homme destiné à la mort comme nous tous. Son nom était Arnold Rothstein, et lui-même était le seul dieu qu'il adorait, et il était un grand homme et un grand pécheur." Ainsi commence cette flamboyante méta-biographie d'Arnold Rothstein, car c'est bien plus qu'une biographie : une vaste saga, une élégie au New York d'autrefois, une histoire du monde revue et corrigée par le style inimitable de Tosches. Etonnant est un faible mot pour caractériser le nouveau brûlot de l'auteur-culte. Après une introduction-provocation où il dissèque la Bible et l'histoire du peuple juif, Tosches s'attaque à la vie du célèbre gangster des années 1920, de l'équipée de sa famille en Bessarabie jusqu'à la transplantation dans le Lower East Side de Manhattan, le tout assorti d'une chronique incroyablement précise du New York de la fin du XIX° et du début du XX° siècle. L'assassinat de Rothstein, jamais élucidé, est méticuleusement reconstitué. On se demande si l'auteur s'appuie sur une documentation sans faille ou s'il invente de toutes pièces, dans un jeu savant entre fiction et reportage. Avec de multiples incises où apparaissent des putes dévergondées, un Jésus Christ au sexe long et frêle, un éloge funèbre à son ami Selby Jr, des apartés de Tosches lui-même... Traduit de l'américain par François Lasquin.
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9782226169815
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Kurt Vonnegut
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Le cri de l'engoulevent dans Manhattan désert Kurt Vonnegut, Seuil, 1978 |
12.20 €
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Vonnegut définit ainsi son roman : "une histoire sur les villes à l'abandon et le cannibalisme spirituel et l'inceste et la solitude et l'absence d'amour et la mort et le reste". Il s'agit plus précisément d'un "essai-fiction" à mi-chemin entre la littérature d'anticipation (la politique-fiction) et le recueil de pensées, avec une forte composante autobiographique et une bonne dose d'humour new yorkais, noir et paisible. Hélas pour l'instant indisponible. |
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9782020048965
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Colson Whitehead
| L'intuitionniste Colson Whitehead, Gallimard, 2003 |
20.00 € | |
Lila Mae Watson inspecte les ascenseurs de New York, et elle ne passe pas inaperçue. Parce qu'elle est femme, parce qu'elle est noire, parce qu'elle se fie à ses intuitions. Et parce qu'elle ne se trompe jamais. Alors, quand l'ascenseur d'un gratte-ciel s'écrase, en pleine campagne électorale, Lila Mae ne croit ni à l'erreur humaine ni à l'accident. Fugitive et enquêtrice, elle s'aventure dans un monde de complots et de rivalités occultes. C'est ainsi qu'elle va découvrir le secret de Fulton, le génial inventeur dont le dernier projet pourrait révolutionner non seulement la technique des ascenseurs, mais la société tout entière... Sous des dehors de thriller philosophique au comique grinçant, Colson Whitehead développe l'utopie noire d'un univers parallèle. Mais au fil de la lecture, ce monde imaginaire, cette époque indéterminée rappellent de façon troublante un passé américain récent, aux enjeux encore brûlants. La puissance visionnaire, l'éclat d'un style novateur, la portée et l'ambition du propos font de ce premier roman l'une des révélations majeures de la jeune littérature américaine. Colson Whitehead est né en 1969 à New York, où il vit toujours. Après des études à Harvard, il a collaboré à bon nombre de revues. Son recueil d'évocations urbaines, Le colosse de New York, paraîtra bientôt chez Gallimard. Traduit de l'américain par Catherine Gibert.
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9782070755912
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Tom Wolfe
| Le bûcher des vanités Tom Wolfe, LGF, Le livre de poche n°6788, 1990 |
8.00 € | |
Sherman MacCoy, fleuron de la jeune aristocratie des boursiers de Wall Street, vit très luxueusement sur Park Avenue. Mais, un soir, tout bascule : perdu dans le Bronx avec sa maîtresse, il renverse un jeune Noir et prend la fuite. Un gros roman-choc écrit par un célèbre romancier qui, il y a quelques années, était un journaliste satirique apprécié d'une élite. Un hymne à New York, nouvelle Babylone, scandaleuse, raciste et corrompue.
Traduit de l'américain par Benjamin Legrand.
Du même : • Sam et Charlie vont en bateau , Gallimard, coll. Du monde entier, 1985, 13,26 € ; • Le Gauchisme de Park Avenue , Gallimard, coll. Du monde entier, 1972, 21,34 € |
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9782253053408
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Rafi Zabor
| Un ours à Manhattan Rafi Zabor, Denoël, 2004 |
24.39 € | |
Un ours de cirque, appartenant à une espèce protégée, traverse, en compagnie de Jones son gardien et ami, une série d'aventures à New-York. Signe particulier : l'animal est un virtuose du saxophone et suscite l'admiration des plus grands jazzmen. Intelligent et cultivé, citant Blake et Shakespeare, il est sujet à de profonds accès de mélancolie, ce qui ne l'empêche pas de vivre une idylle passionnée avec l'espèce humaine, incarnée par la belle Iris. Tel est le singulier personnage central de ce roman où, à travers une double psychologie, oursine et humaine, apparaît la magie d'un New York nocturne, jazzy et souterrain. Un roman exceptionnellement inventif et drôle, où l'on croise toutes les figures du jazz, de Eric Dolphy à Jacky Mc Lean, de Charlie Parker à Thelonious Monk. Une oeuvre couronnée par le prix Pen / Faulkner, qui puise dans le jazz sa structure même, conçue sous forme de variations et d'improvisations brillantes. Il est vrai que l'auteur est New-Yorkais, journaliste musical et percussionniste.
Traduit de l'américain par Philippe Rouard.
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9782207248737
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