Les chapitres de ce dossier :
- Généralités & « best of »
Au titre des généralités préalables, inévitables sur la ville la plus célèbre du monde, on dira au choix, et au gré des anthologies, que New York est "une ville debout" (Céline), "une belle catastrophe" (Fitzgerald), le "centre de l'angoisse" (Saul Bellow), ou encore un "mythe littéraire français"... Après ces vérités générales, le jeu idiot du "best of" : et si, dans la montagne de romans écrits sur New York, on devait n’en retenir que… mettons… cinq ? (5 comme les doigts de la main, ou comme le nombre de bourgs, boroughs, qui composent le « Grand New York » réunifié depuis 1898 [[à savoir : Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens, et Staten Island]]) ? Réponse : au risque de l'arbitraire, on mettrait ici en exergue Dos Passos, Salinger, Auster, Millhauser et Don DeLillo – chez qui New York n’est jamais un décor, mais LE personnage central. A eux tous, ils ont écrit peut-être l'impossible « roman total » de New York.
- New York, canal historique
- Romans New-Yorkais : une majorité de minorités ?
- Topo-graphies New Yorkaises
- Dernières nouvelles de New York
- New York "Bad City" (polars)
Généralités
| Histoires de New York textes réunis par Gilles Brochard, Sortilèges, 1997 |
20.58 €
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« New York, c'est une ville debout », s'exclame Bardamu dans le Voyage au bout de la nuit. Cendrars y traîne comme un crucifié le jour de Pâques et Morand écrit que les rues du vieux New York sont « tortueuses comme le cerveau d'un Européen ». Alors que Charles Huard, au début du siècle, recense tous les clubs new-yorkais, du "Metropolitain Club" au "Progress Club", Saul Bellow se demande comment « Les Américains envisagent New York » et conclut que New York est « le centre des loisirs ou de la frivolité, de l'effervescence, de l'angoisse ». Claude Roy rappelant Le Corbusier estime que New York est « une belle catastrophe ». Jay McInerney et Francis Scott Fitzgerald nous montrent les drames de la frivolité qui s'y déroulent. Truman Capote, Dorothy Parker, Henry Miller et maints autres grands écrivains nous donnent leur vision de cette ville qui aura été la capitale du XXème siècle. Cette anthologie d'une quarantaine de textes (poèmes, contes, nouvelles, extraits de romans ou d'essais) contient un texte inédit en français de Mark Twain. Le titre général est peut-être un rien problématique : "Histoires à New York" eût été plus fidèle. Lire des histoires se déroulant à New York ne saurait suffire à saisir l'esprit de la ville... |
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9782251491233
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Guide littéraire de New York Christine Ausseur, Hermé, 1997 |
19.67 €
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Le principe de ce court guide littéraire (moins de 200 pages) est topographique : à travers les commentaires de l'auteur, et de beaux extraits de romans ou nouvelles, on déambule dans les différents quartiers de New York, de la pointe sud de l'Ile de Manhattan au quartier nord d'Harlem. Paul Morand et William Irish nous font découvrir la statue de la liberté, Henry James le charme villageois de Greenwich... Paul Auster, Jérôme Charyn, T. Capote, Chester Himes et bien d'autres animent cette promenade littéraire, révélant la profondeur d'une ville pourtant très jeune. On apprend ainsi que Manhattan signifie "île" dans le dialecte des Delaware (1ers Indiens à s'établir sur le site) ou encore qu'avant son annexion par la bourgeoisie, Washington Square avait tenu lieu de cimetière lors de l'épidémie de fièvre jaune de 1717, et fut par la suite transformé en lieu d'exécution pour les peines capitales : l'orme où l'on pendait haut et court est toujours debout dans le quartier ! |
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9782866651961
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New York, mythe littéraire français Chrystel Pinçonnat, librairie Droz, 2001 |
36.59 € |
Après Rome, Paris ou Berlin, New York s'est imposé comme véritable mythe littéraire. Par-delà les oeuvres fondatrices (Manhattan Transfer de Dos Passos, Amerika de Kafka, New York de Morand et Voyage au bout de la nuit de Céline), de nombreux romanciers français se sont également emparés de ce mythe, profitant de sa fluidité pour se l'approprier, le remodeler, le déformer. C'est l'ensemble de cette production littéraire, de 1945 à nos jours, que l'auteur se propose de parcourir ici. Textes encore très proches de l'essai, récits d'aventures à coloration exotique, genres et figures hérités de la tradition et transposés sur cette nouvelle scène, imitations de la para-littérature américaine, exploration de toutes les formes de marginalité urbaine, manipulations d'un matériau poétique avec le Nouveau Roman, la littérature française sur la Grosse Pomme offre, on le voit, un vaste éventail. Au sein de cette variété, souvent le référent urbain cède le pas à un répertoire new-yorkais, tant littéraire qu'iconographique, enrichi des apports du cinéma, de la bande dessinée et des arts plastiques. Chaos mythique de la modernité, New York devient l'horizon fabuleux du roman français. |
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9782600004947
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New York et ses écrivains, d'Edith Wharton à Don DeLillo Magazine littéraire n°443, , 2005 |
5.50 €
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Précieux dossier coordonné par Minh Tran Huy. A lire notamment : « Les romans d'une ville », Pierre-Yves Pétillon ; « La génération perdue », Béatrice Pire ; « Les hauts lieux de la beat generation », Gérard-Georges Lemaire ; « La Muse des poètes », Béatrice Pire ; « New York, terre promise », Rachel Grandmangin ; etc. Sans oublier deux inédits, de Bruce Benderson et Paul Auster ; et des « impressions de New York », par Rick Moody, Edmund White, Siri Hustvedt et Jonathan Lethem. Pour des infos complémentaires sur ce numéro spécial New York où nous avons glané nombre de pépites, voir le site Web du mensuel : [www.magazine-litteraire.com->http://www.magazine-litteraire.com/dossiers/dos_443.htm]
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Villes de papier : une anthologie de poétique urbaine Edition de Denis Caniaux, Confluences, 2004 |
24.50 € |
A travers une cinquantaine de romanciers et de poètes des XIXe et XXe siècles, Denis Caniaux propose un parcours dans l'univers urbain, de la ville rêvée à la ville cauchemardée, explorée ou industrieuse. Quelques beaux extraits d'œuvres sur New York. Préface du regretté Pierre Sansot.
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9782914240369
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Le « club des Cinq »
New York sur les doigts de la main : Dos Passos, Salinger, Auster, Millhauser et Don DeLillo.
| Manhattan Transfer John Dos Passos, Folio n°825, 1976 |
6.80 € | |
Tenu naguère, par Sartre, pour le modèle de la modernité littéraire, en raison de sa narration éclatée et multifocale (près d'une cinquantaine de personnages !), Manhattan Transfer apparaît aussi, rétrospectivement, comme le 1er « grand roman » de New York. Paru en 1925, il doit son titre au nom de la gare de triage qui, au XIX° siècle, en plein milieu du morne paysage industriel du New Jersey, permettait de « changer » (transfer) de train pour bifurquer vers Manhattan. Ce tempo ferroviaire ou musical (on est en plein âge d'or du jazz) scande tout le livre. Un trio de personnages capte surtout l'énergie romanesque : Bud, « hobo » baudelairien errant dans la forêt de poutrelles de fers quadrillant une Cité alors en plein chantier ; Elaine ensuite, tête d'affiche à Broadway, mais dépossédée d'elle même par son double médiatique, pauvre « poupée mécanique qu'on remonte » ; enfin, Jimmy Herf, jeune journaliste battant le pavé new yorkais (à travers lui, tout le roman semble vivre au rythme des rotatives !), et qui finira par partir vers l'Ouest, comme Jack Kerouac une génération plus tard, abandonnant Manhattan à sa destruction programmée... New York, nouvelle Babel euphorique et menaçante, est le personnage principal de ce texte-charnière qui ouvre la voie à la littérature sociale des années 1930.
Traduit de l'américain par Maurice-Edgar Coindreau. |
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9782070368259
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| L'attrape-coeurs Jerome David Salinger, Pocket, 2005 |
5.00 €
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48 heures dans la vie de Holden Caufield, 16 ans et beaucoup de mensonges, renvoyé de la pension où il ne fait pas grand-chose. Aussi désoeuvré que désabusé, il traîne dans les rues de New York au lieu de rentrer chez lui. Il raconte son histoire : la douleur qui a suivi la mort de son frère, ses difficultés d'adaptation et la grande tendresse qu'il voue à sa petite soeur. Il se fait traîner par la vieille Jane au Radio City Music Hall, s'inquiète du sort des canards de Central Park quand le lac est gelé... Trois ans avant le James Dean de La fureur de vivre ou le Marlon Brando de L'équipée sauvage, L'Attrape-cœurs (1953) inventait le « teenager », fait d'arrogance et de dégoût de soi, de doute et de frime - mythe tenace sur lequel tout New York, cette ville adolescente et menteuse, est fondé. Waouh !
Traduit de l'américain par Annie Saumont.
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9782266149860
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| La Trilogie new-yorkaise Paul Auster, Actes Sud Babel n°32, 2002 |
9.00 € | |
De toutes les qualités qui ont justifié dès 1987 le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute le plus déterminant. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la 1ère phrase d'un de ces trois romans (Cité de verre ; Revenants ; La chambre dérobée) où New York est sans conteste le protagoniste central, pour être emporté dans les péripéties de l'action et étourdi jusqu'au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant, ce thriller kafkaïen prend une allure de quête métaphysique - et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession. Né en 1947 dans le New Jersey, Paul Auster vit à Brooklyn. Poète, traducteur et romancier, il est l'un des écrivains les plus brillants de sa génération.
Traduit de l'américain par Pierre Furlan. |
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9782742737918
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| Martin Dressler ou le roman d'un rêveur américain Steven Millhauser, Livre de poche n°15309, 2002 |
5.00 € | |
Le destin mythique d'un self-made-man à la Citizen Kane, conté par un des romanciers les plus exigeants de la littérature américaine d'aujourd'hui. Le "rêveur américain", c'est Martin Dressler. Il a grandi dans le New York de la fin du XIXe siècle. La 1ère idée commerciale de ce fils d'immigrant allemand est modeste : installer un kiosque à cigares dans le hall du grand hôtel new yorkais où il est groom. Quelques années plus tard, doté d'un pragmatisme hors du commun, il sera à la tête d'une chaîne de restaurants et d'hôtels... Comment l'homme d'affaires va-t-il se muer en poète visionnaire et fou ? C'est toute l'affaire du Grand Cosmo, ce bâtiment démentiel, contenant un monde entier en miniature (tel New York ?), dans lequel Martin va engloutir sa fortune et ses rêves... Epopée de l'âge d'or new yorkais, vertigineuse métaphore d'un monde technique et urbain qui ne se connaît plus de limites (comme disait Morand, les buildings n'y « grattent » pas le ciel, ils le « défoncent » !), ce roman a valu à son auteur le prix Pulitzer 1997.
Traduit de l'américain par Françoise Cartano. Du même auteur : • Le musée Barnum, Rivages-littérature étrangère, 1996, 19,67 €
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9782253153092
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| Outremonde Don DeLillo, Actes Sud Babel n°580, 2003 |
14.00 € | |
De la chronique des vies ordinaires prises dans l'étau de la guerre froide jusqu'à la grande - et petite - histoire de la bombe atomique, en passant par le légendaire match de baseball disputé à New York en 1951, Outremonde couvre le dernier demi-siècle de l'histoire américaine. Il procède par nappes de mémoire, et par cercles entremêlés - du plus local (le Bronx déglingué d'un tagger de métro, par exemple) au plus mondial (l'épilogue crépusculaire en Asie centrale). Ce roman monumental en 6 parties fait revivre la fausse innocence, la joie de vivre rose bonbon, la jeune prospérité des années 50 à New York, pour mieux frapper ensuite par la vision de l'époque actuelle, apocalyptique, peuplée de SDF, d'affamés et de monstres victimes d'anciennes radiations. Il dissèque les terribles peurs et les émotions de tout un peuple, de l'après-guerre au troisième millénaire. Le tout placé sous le signe d'un tableau mythique, le Pont de Brooklyn peint maintes fois par l'italien Joseph Stella entre 1929 et 1939... Ce roman éblouissant, qui met en scène l'autre côté, obscur et souterrain, de l'humanité contemporaine, à travers une polyphonie d'intrigues, figures historiques et personnages de fiction que DeLillo orchestre jusque dans ses plus subtiles modulations, a reçu la Howells Medal of the American Academy of Arts and Letters.
Traduit de l'américain par Marianne Véron, collabor. Isabelle Reinharez.
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9782742742226
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