Les chapitres de ce dossier :
- Généralités & « best of »
- New York, canal historique
Même si Edith Wharton immortalisa le "vieux New York" (rayonnant autour du quartier encore victorien et aristocratique de Washington Square), force est de constater que la littérature new yorkaise est jeune - comme la ville. Du moins si on la compare à la longue durée en vigueur en Europe. C'est avec Histoire de New York, de Washington Irving, que la Cité fait son entrée dans la littérature (1809) sous la forme d'une histoire totalement fictive et farcesque... Célébrée ensuite par Whitman, Melville ou Dickens, elle garde encore des couleurs européennes chez Henri James et E.Wharton. Elle connaît sa plus grande phase d'effervescence littéraire dans les décennies 1920-30 : une New York nerveuse et ambiguë, ville des "heureux" comme des "damnés", dixit Fitzgerald. Et c'est en 1925 qu'on fonde le célèbre New Yorker : Dorothy Parker et ses brillants amis critiques aiguisent leurs plumes à l'hôtel Algonquin...
- Romans New-Yorkais : une majorité de minorités ?
- Topo-graphies New Yorkaises
- Dernières nouvelles de New York
- New York "Bad City" (polars)
New York, depuis le commencement du monde… jusqu’à la fin du XIX°
| Histoire de New York depuis le commencement du monde jusqu'à la fin de la domination hollandaise, par Diedrich Knickerbocker Washington Irving, Amsterdam, 2006 |
21.00 € | |
Publié pour la 1ère fois aux États-Unis en 1809, ce texte qui marque l'entrée de New York dans la littérature américaine connut sur-le-champ un immense succès et valut à son auteur une renommée internationale. Selon ses propres dires, Walter Scott riait à s'en tenir les côtes en lisant le livre : c'est que cette très burlesque Histoire de New York, publiée sous le pseudonyme de Dietrich Kinckerbocker, un soi-disant érudit hollandais, est un roman comique exubérant, qui parodie le style pédant des historiens et caricature à traits vigoureux certaines grandes figures de l'époque. Irving y décrit avec verve une cité tout droit sortie de son imagination satirique et au fond bien peu new yorkaise. De lui vient le surnom « Gotham » (le « village aux idiots ») plus tard popularisé par Batman. Ironie de l'histoire, cette fantasmagorie historique, pour laquelle Irving avait, il est vrai, réalisé des recherches approfondies, fut au XIXe siècle l'une des sources majeures dont s'inspirèrent les... historiens de la New York hollandaise ! La présente édition est une version révisée de la traduction française de 1827, jamais rééditée depuis. Irving Washington (1783-1859) fut notamment l'auteur de contes et nouvelles dont les plus célèbres sont Rip Van Winkel et La légende de Sleepy Hollow. A la suite de ce livre, on parla à New York, dans les années 1840, d'une école littéraire dite « Knickerbocker » - qui compte, outre W.Irving, James Fenimore Cooper ou William Cullen Bryant.
Traduction de l'américain révisée par Jérôme Rosanvallon.
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9782915547153
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Voyage en Amérique Charles Dickens, Phébus, 1994 |
21.04 €
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Que les lecteurs de langue française aient été si longtemps privés de lire ce texte, dont tous les amoureux de Dickens ont salué l'importance, ne laisse pas de surprendre - l'auteur lui-même n'ayant pas caché que ce voyage avait marqué, dans sa vie comme dans son oeuvre, un tournant décisif. Lorsqu'il s'embarque en 1842 avec sa femme pour le Nouveau Monde, l'auteur d'Oliver Twist n'a pas 30 ans mais se trouve être déjà un écrivain fêté des deux côtés de l'Atlantique. Son périple le conduira dans tous les lieux-phares de la jeune Amérique : Boston, Philadelphie (l'évocation dantesque du pénitencier local est une grande page), Washington, les Etats du Sud, la remontée du Mississippi, le Niagara... et aussi, bien sûr, New York : prudemment escorté par deux policiers, il y plonge dans Five Points, un taudis permanent enkysté en pleine ville, avec notamment la taverne dansante de Peter Williams, Almack's, qui le fascine... De ce point de vue, New York a pour Dickens un effet de loupe : car, plus généralement, rien de ce qu'il voit en Amérique ne répond à ce qu'il attendait. Il espérait visiter le pays de la justice, de l'égalité, de la démocratie ; il découvre une société esclavagiste, brutale, cupide, monstrueusement inégalitaire - et, par-dessus tout, d'un conformisme qui l'atterre. Ces Notes américaines (titre original de Dickens) constituent sans doute le meilleur texte sur New York - mais sous la plume d'un anglais ! - dans ces années 1828-1855 certes si fécondes dans la littérature américaine (Emerson, Thoreau, Hawthorne, Melville) mais qui préfère placer son décor essentiel en Nouvelle-Angleterre, pas encore à New York. Traduit de l'anglais par Gérard Piloquet.
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9782859403256
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| Bartleby, une histoire de Wall Street Herman Melville, Amsterdam, 2004 |
13.50 €
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Melville était né à New York en 1819 et y reviendra en 1845, après son périple dans les mers du Sud. La présence de la ville dans son œuvre est éparse, mais intense. Le 1er chapitre de Moby Dick contient une description célèbre de cette « ville insulaire des Manhattes, ceinturée de quais comme les îles des Indes par des récits de corail », avec ses « sentinelles silencieuses » de « milliers et milliers de mortels » perdus dans des « rêveries océaniques ». C'est aussi le port d'où ses personnages, tel le jeune matelot de Redburn, peuvent espérer s'embarquer pour des voyages au long cours. C'est encore cette ville « minérale » où Pierre, dans un trio incestueux avec sa fiancée et sa demi-sœur, traîne son désespoir et consumera son destin (Pierre ou les Ambiguïtés). C'est enfin (surtout ?) cette ville où se font et défont les conventions et codes sociaux - comme le démontre Bartleby, copiste dans une étude de Wall Street, dont l'attitude singulière (toujours, il « préfère ne pas » !?) met à mal le fonctionnement bien rodé de ce cabinet juridique. Au grand dam de son infortuné patron (et narrateur de la nouvelle), qu'on voit prier chaque dimanche à l'église de la Trinité sur Broadway...
Lire aussi : Journal de voyage, de New York à Londres , Herman Melville, éd. Michel Houdiard , 2002 , 13.00 €. Et plus généralement, pour plus d'infos et une biblio exhaustive, se reporter à notre [portrait Web d'Herman Melville->http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/auteur/niv4.php?auteur=melville-herman&id_dossier=1407].
Nouvelle édition de Bartleby, illustrée par Jean-Claude Götting, trad. Jérôme Vidal.
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9782915547054
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| Walt Whitman hom(m)age 2005-1855 , Joca Seria, 2005 |
25.00 € | |
Le 5 juillet 1855, Walt Whitman (1819-1892), le barde de l'Amérique et fils de Brooklyn, publiait Feuilles d'herbe, qui fixe sans doute la première vision lyrique de « Manhattan ceinte de mâts... ». Le nom même de l'île invite pour lui au rêve : « Mannahatta (...) le nom indigène ... un mot liquide, sain, réfractaire, musical, hautain ». Il y chante le bac de l'East River, le spectacle de Brooklyn, les métiers du New York populaire, ou l'avenue oblique de Broadway, qui constitue à ses yeux un vrai axe de liaison planétaire, comme si New York pouvait s'exporter, s'extrapoler, sortir de son lit pour diffuser dans tout le cosmos... Pour saluer en juillet 2005 le 150° anniversaire de la parution des Feuilles d'herbe, c'est à dire rien moins que la naissance de la poésie américaine moderne !, les éditions nantaises Joca Seria ont rassemblé l'hommage de poètes tels John Ashbery, Stephen Rodefer, Andrew Zawacki, Tom Devaney, Robert Kelly, Ron Padget... Très beau recueil bilingue, sous la direction d'Olivier Brossard et Eric Athenot, édité simultanément en France et aux Etats-Unis.
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9782848090535
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Eté indien William Dean Howells, Mercure de France, 1996 |
24.39 €
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Publié en feuilleton dans la revue Harper's Monthly entre juillet 1885 et février 1886, ce roman dépeint les relations sentimentales qui s'installent entre trois protagonistes. Howells y déploie les ambitions et les cruautés sociales avec une précision qu'on ne saurait retrouver, dans la littérature américaine de cette fin de siècle, que chez Henry James et Edith Wharton. Traduit de l'américain par Patrice Repusseau, Préface de John Updike.
Mais c'est surtout A Hazard of New Fortunes (non disponible, hélas, en français), paru en 1889, qui brossera un des premiers grands portraits romanesques de New York - avant Manhattan Transfer.
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9782715219182
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Maggie fille des rues Stephen Crane, Aubier, 1993 |
18.29 € |
"J'étais près d'ma port'hier soir quand ta soeur et son mec sont rentrés, oh ! bien tard. Elle la mignonne, ell'pleurait comm'si son coeur allait s'briser. C'était drôl'ment marrant. Et là, tout contr'ma porte, ell'lui d'mandait s'il l'aimait pour de vrai, et la pauvr'ell'pleurait comm'si son coeur allait s'briser, oui, la pauvre. Et lui, j'pouvais voir à la façon qu'il le disait qu'c'était pas la premier' fois qu'elle' lui d'mandait. "mais ouais, ouais, bon Dieu !" qu'il faisait, comm'ça qu'il faisait. "Oh ! mais bon Dieu, ouais !""
C'est en 1893 que Stephen Crane (1871-1900) publie Maggie, fille des rues, court roman d'un très jeune homme qui devait, deux plus tard, connaître la notoriété avec la Conquête du courage. Crane est par tempérament du côté des écrivains qui dérangent. Réaliste et protestataire, il s'attaque à la réalité vulgaire, grise et meurtrière de la société américaine. Situé à New York, Maggie retrace l'histoire et la déchéance d'une jeune fille, victime de son milieu et de l'énorme machine à broyer l'individu qu'est la métropole.
A noter : le prochain roman d'Edmund White sera la « suite et fin » d'un projet littéraire abandonné par Stephen Crane - sur un gigolo croisé à New York vers la fin du XIX° siècle.
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9782700712957
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| Sister Carrie Theodore Dreiser, Joëlle Losfeld, 2005 |
15.90 € | |
Ce premier roman, publié en 1900, de Théodore Dreiser (1871-1945), enrichi par une puissante analyse sociologique et psychologique, propose un instantané de l'existence d'une jeune femme provinciale, issue d'une famille pauvre qui décide de tenter sa chance à Chicago. Elle prend un amant, puis un autre avant d'entamer une carrière théâtrale qui se révélera triomphale. Toute la seconde partie du livre se passe à New York - où le livre fut d'ailleurs écrit. Trad. et postface Jeanne-Marie Santraud.
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9782070789771
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Le "Vieux New York"
“Ne le ratez pas, ce concret, réel, nôtre, vôtre, et qui attend son romancier : faites New York ». Lettre de Henry James à Edith Wharton, 17 août 1902
| Washington Square Henry James, Liana Levi, 2002 |
10.00 €
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Quoi de plus délicat que les relations entre un veuf inconsolable et une fille qui ne ressemble pas à sa mère ? Dans le cadre du vieux New York d'avant la guerre de Sécession, l'implacable docteur Sloper vit seul avec son unique enfant, Catherine, l'être le plus tendre qui soit mais vulnérable. Une vieille tante écervelée papillonne entre eux. Un soir surgit un jeune homme au visage admirable mais au passé douteux : un coureur de dot, embusqué pour faire tomber la riche héritière dans ses filets ? Dans la vénérable demeure de Washington Square, le quatuor est en place pour jouer un morceau dissonant... Henry James naquit en 1843 dans ce même quartier de Washington Square, au cœur du vieux New York. Il habita New York entre 1847 et 1855. Mais ce grand romancier de Boston, Londres, Paris, Venise, a finalement peu écrit sur sa ville natale... Parmi les exceptions, ce roman de 1881, l'un de ses premiers, mais déjà merveilleux de finesse psychologique. Traduit de l'américain par Claude Bonnafont.
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9782867462955
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| Le coin plaisant, in Histoires de fantômes Henry James, GF Flammarion bilingue n°697, 1992 |
5.80 € | |
The Jolly Corner, cette belle nouvelle gothique de 1908, qui prend place parmi les 17 textes "fantastiques" d'Henry James, brosse le portrait d'une vieille maison hantée de New York... : « Bien des gens avaient eu la terreur des apparitions, mais qui, jamais, avait renversé les rôles et était devenu lui-même, dans le monde des fantômes, un sujet d'incalculable terreur ? »
Traduit par Louise Servicen, préface Tzvetan Todorov.
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9782080706973
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| Mémoires d'un jeune garçon Henry James, Rivages-Poche, 1990 |
8.40 € | |
Dans cette autobiographie de l'enfance, qui nous conduit jusqu'à ses 15 ans et qui sera publiée en 1923, à titre posthume, l'auteur de Washington Square ressuscite le monde d'avant. Avant la Guerre civile, avant les gratte-ciel et les automobiles : ce « vieux New-York » du milieu du 19° siècle - le même et pourtant si différent de celui d'Edith Wharton, sa cadette de vingt ans. Par la plume, il flâne ici inlassablement dans le quartier de la maison familiale de la 14e Rue, se risquant sur Broadway, « un des chemins de l'Eden, la joie et l'aventure de notre enfance » - entre Union Square au nord et « la chambre de torture » du dentiste familial à Wall Street, mais sans se risquer jusqu'aux « zones désertiques de la 29e Rue ». Il considère aussi avec une curiosité attendrie une demeure campagnarde de la 18e Rue... peuplée d'animaux ! Plus de 60 ans plus tard, il dit n'avoir « qu'à fermer les yeux pour les rouvrir intérieurement » et observer deux ou trois élégantes petites vaches, deux ou trois faons en train de brouter, des paons, des pintades... New York pour l'enfant James : une basse cour ?
Traduit de l'anglais par Christine Bouvart, Préface de Diane de Margerie.
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9782869303935
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| Chez les heureux du monde Edith Wharton, L'Imaginaire-Gallimard n°417, 2000 |
11.59 € | |
Réédition d'une des œuvres majeures de l'Américaine Edith Wharton (1862-1937), Chez les heureux du monde fut publiée pour la première fois en 1905. Orpheline ruinée, Lily Bart cherche à faire un riche mariage, bien qu'elle aime un avocat, Lawrence Selden. Trop honnête pour se vendre, mais d'allure trop libre pour garder sa réputation intacte, elle se voit fermer les portes de la haute société... Avec un art digne de son maître Henry James, Edith Wharton peint la haute société new-yorkaise, son éclat et sa richesse, mais aussi sa profonde corruption. Traduit de l'américain par Charles du Bos, Préface de Frédéric Vitoux.
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9782070758456
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| Le temps de l'innocence Edith Wharton, J'ai lu, 2003 |
6.40 € | |
Dans le New York flamboyant de 1870, Newland Archer est un jeune homme bien éduqué de la haute bourgeoisie. Promis à un avenir brillant, il est sur le point d'annoncer ses fiançailles avec la pure May Welland, quand, à l'Opéra, tous les regards se tournent vers une loge... L'apparition de la belle comtesse Olanska, la scandaleuse cousine de May qui a eu l'audace de quitter son mari et dont l'indépendance, en ce temps-là, est considérée comme impardonnable, va bouleverser sa vie. Comment, dans une société qui broie les êtres et sacrifie les amours, peut-on préserver l'innocence ?
La 5° avenue avec ses attelages qui défilent devant des maisons cossues aux grandes fenêtres, les marches de ses perrons, la perspective de ses rues perpendiculaires... Dès le début, Edith Wharton savait que « le petit New York où elle née - cette ville horizontale, quadrillée, entassée, sans tours ni portiques » était vouée à disparaître, avec l'avènement des grandes fortunes et des banquiers, « aussi complètement que l'Atlantide ». La majeure partie de son oeuvre traite des clans sociaux étouffants du vieux New York, autour de Washington Square, qu'elle dépeint d'une plume classique mais rageuse et d'une ironie incisive. Avec Le temps de l'innocence (1920), elle fut la première femme à obtenir le prix Pulitzer. Le roman a donné lieu à une somptueuse adaptation au cinéma, par Martin Scorsese. Traduit de l'américain par Claire Malroux, Préface de Diane de Margerie.
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9782290338902
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| Vieux New York Edith Wharton, GF-Flammarion n°614, 1993 |
6.60 € | |
Quatre courts romans (ou longues nouvelles, parues en 1924). Quatre décennies : 1840, 1850, 1860, et 1870. Un thème commun : les moeurs de la faune aristocratique new-yorkaise qu'Edith Wharton connaissait si bien, son aveuglement, son égoïsme, son arrogance. Du fils de famille qui revient de son voyage dans le Vieux Monde avec une inestimable collection de tableaux et ne récolte chez lui que rebuffades et mépris à la jeune femme qui, suprêmement fidèle dans l'infidélité même, se sacrifie pour son mari et se trouve livrée à l'ostracisme général, chaque personnage se heurte aux contraintes d'une société cruelle décidée à écraser tous les germes de la liberté individuelle, qu'elle soit de corps ou d'esprit. Satire dévastatrice d'un monde où la morale est sacrifiée à l'apparence, Vieux New York est un recueil éblouissant d'intelligence. Edith Wharton s'y attaque avec une ironie jubilatoire, mais pénétrée de compassion, à de vieilles mentalités qui, en Amérique comme ailleurs, n'en finissent pas de mourir. Traduit de l'américain par Claire Malroux, Préface de Diane de Margerie.
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9782080706140
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| Sur les rives de l'Hudson Edith Wharton, J'ai lu n°4932, 2003 |
7.80 € | |
Jeune homme sensible, Vance Weston a 19 ans et de grandes aspirations. En pleine rébellion, il tombe malade et veut mourir ou aller à New York... Ce sera New York, la grande ville et son effervescence littéraire ! Là, sur les rives de l'Hudson, il rencontre Halo Spear, son aînée de quelques années, sûre d'elle, cultivée. Leur communion d'esprit est immense, l'horizon s'ouvre pour lui : Vance voudrait être poète, elle l'y aidera peut-être... Intégrité, désillusions, sentiments étouffés... Edith Wharton décrit avec talent les débuts de la société moderne. Un roman cruel et subtil sur l'apprentissage de l'amour et de la création : affinités spirituelles et affectives peuvent-elles l'emporter sur la dictature des conditions sociales et de l'étiquette de la Nouvelle-Angleterre du XIXe siècle ? Trad. Jean Pavans.
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9782290338919
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| Les New-Yorkaises Edith Wharton, J'ai lu, 2001 |
6.80 €
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« Les programmes de Mrs Monford étaient immuables. On en venait à douter que la maladie, ou même la mort, puisse les désorganiser. Tenter de modifier la mosaïque complexe de ses rendez-vous aurait été comme chercher à démolir la pyramide de Khéops... » Pauline, riche New-Yorkaise du début du 20° siècle, mène une vie bien remplie entre les réunions du comité de contrôle des naissances, la relaxation avec de grands maîtres asiatiques et les séances de soins de beauté divers et variés. Elle refuse de voir les aspects tragiques et triviaux de l'existence et s'en remet à sa bonne humeur permanente ainsi qu'au compte en banque familial. Traduit de l'américain par Jean Pavans.
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9782290311462
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Les Années folles
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Le Pont : poésies complètes Hart Crane, Circé, 2006 |
0.00 €
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Réédition (enfin !) des oeuvres lyriques de Hart Crane (1899-1932), poète maudit, voyageur, alcoolique et homosexuel dont les vers inspirés par New York et les Caraïbes se situent entre post-romantisme et modernisme. Dans Le pont (1930), il tenta de réconcilier la poésie et la civilisation industrielle, le fameux Brooklyn Bridge inauguré en 1883 devenant sous sa plume un nouveau mythe reliant passé et avenir : son puissant envol d'acier destiné à l'autre rive était moins le symbole d'une Amérique ivre de son essor qu'une lumineuse agrafe posée, d'une lèvre à l'autre, au-dessus de sa plaie intérieure... Car Crane eut 33 ans d'une vie inapaisable, succession d'exaltations et de fureurs, de rêves démesurés et de lancinants vertiges, à la seule fin de se recomposer « un corps à l'Ere des modernes ». Mais ses efforts furent vains et, à l'image de son Pont, inachevables : cet « absolutist in poetry » finit par se suicider en se jetant dans les flots atlantiques de Brooklyn. Traduit de l'américain par Chantal Bizzini. Préface de Harold Bloom.
En complément : • L'élancement : éloge de Hart Crane , Gérard Titus-Carmel, Seuil, 1998, 13,60 € • Hart Crane : l'âme extravagante , Béatrice Pire, Belin, 2003, 18,50 €
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9782842422059
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Le marchand de glace est passé, in Théâtre complet vol. 9 Eugene O'Neill, L'Arche, 1965 |
20.00 €
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Freiné par les inhibitions puritaines et par une législation rétrograde, le théâtre américain ne s'est développé que très tardivement. Avant O'Neill, né à New York en 1888, prix Nobel en 1936, décédé en 1953, on ne jouait guère aux USA, en dehors du répertoire anglais, que des farces grossières, des mélodrames, ou, pour les auteurs les plus ambitieux, des pièces à thèse moralisantes, béatement optimistes. Par son abondance, sa variété, son intensité passionnée, l'œuvre d'O'Neill tranche : elle domine le théâtre américain, comme Shakespeare domine le théâtre anglais ou Strindberg, qu'il admirait, le théâtre suédois. Il travailla pendant plusieurs années en étroite collaboration avec de jeunes troupes d'acteurs, qui montèrent toutes ses pièces - notamment le Theatre Guild qu'il contribua à fonder à New York. L'éclosion de son théâtre coïncide avec un premier printemps de la bohème à Greenwich Village. La pièce Voilà le marchand de glace, montée sur scène tardivement (en 1946), se passe dans un bar sordide du West Side, à New York, parmi des ratés et des alcooliques ; mais ce drame en apparence naturaliste évoque symboliquement les illusions où se complaisent les hommes pour oublier la venue, à tout instant possible, de la mort.
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9782851811165
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| La boutique du tailleur Henry Miller, Folio n°3929, 2003 |
2.00 € | |
Cette nouvelle, inspirée d'un souvenir d'enfance de l'auteur dans son quartier prolétaire de Brooklyn, évoque le New York des années 1890. Traduit de l'américain par Henri Fluchère.
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9782070303847
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Aller-retour New York Henry Miller, Buchet-Chastel, 1977 |
12.20 €
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Ce récit est une longue lettre qu'Henry Miller adresse à son ami Alfred Perles. Une lettre qui tient du journal, du poème et du canular. L'auteur décrit à son ami New York tel qu'il l'a retrouvé en 1935 et l'oppose au Paris qu'il aime, celui de son souvenir. Tout le texte est un réquisitoire contre l'Amérique, ce « cauchemar climatisé », ses gratte-ciel, sa mécanique, son éternelle hâte et son cosmopolitisme. Et un hymne magnifique à la gloire de la France. |
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9782702015070
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| La toile et le roc Thomas Wolfe, L'Age d'homme, 1984 |
25.00 € | |
Le 3° roman de Thomas Wolfe, La Toile et le roc (The Web and the Rock, 1939), ne sera publié qu'après sa mort. C'est l'histoire de George Webber, de son arrivée à New York, de ses amours tourmentées avec Esther Jack. Il est aisé de découvrir derrière ces personnages Thomas Wolfe lui-même, lequel enseigna la littérature anglaise à l'Université de New York de 1924 à 1930, et d'y lire le récit de son aventure douloureuse avec Mme Bernstein qui dirigeait alors un théâtre à New York. Pris dans le filet du passé, de son environnement, de la famille et de la tradition, le héros cherche à s'échapper pour se raccrocher à la solidité du rocher : on peut y voir une quête du père, tailleur de pierre et lui-même solide comme un roc. |
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9782825123324
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| Les heureux et les damnés Francis Scott Fitzgerald, Folio n°1583, 2001 |
9.00 € | |
Antony et Gloria, beaux, jeunes et doués, forment un couple obsédé par l'argent qui aspire à recueillir la fortune considérable de leur grand-père, un milliardaire, ancien requin de Wall Street, qui essaie de les déshériter. Dans l'atmosphère insouciante du New York de 1914, l'amour et le mariage de ces deux jeunes dieux se dégradent lentement... Traduit de l'américain par Louise Servicen
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9782070375837
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| La sorcière rousse Francis Scott Fitzgerald, Folio 2 euros n°3622, 2002 |
2.00 € | |
Le libraire new yorkais Merlin Grainger est envoûté par une jeune femme qui apparaît toujours aux moments importants de sa vie pour semer le trouble. Quant à Evie Piper, elle reçoit un cadeau aussi dur, beau, vide et transparent qu'elle : une coupe, sur laquelle pèse une étrange malédiction. Nouvelle extraite de Les enfants du jazz. Traduit de l'américain par Suzanne Mayoux
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9782070422036
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| Gatsby le magnifique Francis Scott Fitzgerald, LGF Le livre de poche n°900, 1983 |
4.00 € | |
Dans le Long Island des années 20, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz. Car on ne peut en même temps jouir de la fête et l'organiser, s'en inquiéter, être à la fois "au-dedans" et "au-dehors", sans impunité. Seuls les aristocrates, les riches par naissance, survivent au spectacle. Les autres cotisent, ils n'émargent pas. C'est ce qu'illustre cette admirable fable moderne où scintillent la fascination de l'argent et les pépites de l'esprit d'aventure, dans une société new yorkaise en pleine compétition.
Traduit de l'américain par Jacques Tournier.
Lire aussi : • Les Enfants du Jazz, Francis Scott Fitzgerald, Folio n°1052, 1978, 6,80 € • La Fêlure et autres nouvelles, Francis Scott Fitzgerald, Folio bilingue n°124, 2004, 10 €,
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9782253007906
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Ecrivains du "New Yorker"
| L'extravagante Dorothy Parker Dominique de Saint Pern, Grasset, 1994 |
20.60 € | |
Princesse des Années folles et, de son propre aveu, « aide-soignante des damnés », Dorothy Parker a régné sur la vie mondaine et intellectuelle du New York des années 20-30 ; elle fut une légende vivante et l'un des meilleurs écrivains de sa génération ; scénariste de Cecil B. De Mille et de George Cukor, elle participa aussi à la création de Vanity Fair et du New Yorker ; elle eut deux maris et beaucoup de scènes de ménage. Mais l'autre face du personnage, c'est une Dorothy Parker féministe avant l'âge, fondatrice de la ligue antinazie, prenant fait et cause pour les réfugiés espagnols, pour Sacco et Vanzetti, pour Martin Luther King, son légataire universel à sa mort en 1967. Ses cendres reposeront 20 ans...sur l'étagère de son notaire, jusqu'à ce que l'Association pour le progrès des gens de couleur ne les réclame, et ne lui dresse un superbe mémorial à Baltimore.
De Dorothy Parker, conseillons notamment : • Hymnes à la haine , Phébus, coll. D'aujourd'hui étranger, 2002, 12 € • Mauvaise journée demain , 10/18, coll. Domaine étranger n°3203, 2000, 6 € • Articles et critiques , 10/18, Bibliothèques n°3462, 2002, 7,30 €
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9782246478911
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| Un air de New York Elwyn Brooks White, Buchet-Chastel, 2001 |
11.43 €
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Eté 1949. E.B.White, pilier du légendaire magazine The New Yorker et aussi auteur de livres pour enfants, revient de sa ferme dans le Maine pour passer quelques jours à New York. Ce court texte capte la quintessence d'une cité mythique que l'écrivain connaît comme personne. De ses jeunes années et de sa rencontre avec les célèbres écrivains du cercle de l'Algonquin Hotel, à l'ambiance de l'après-guerre où la nonchalance de New York se colore de tons plus sombres, E.B.White mêle la passion à la réflexion pour écrire, avec une grande finesse, un très beau, très personnel portrait de cette ville qui fascine le monde entier.
Traduit de l'américain par Martine Leroy-Battistelli.
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9782283018569
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| Petit déjeuner chez Tiffany Truman Capote, Folio bilingue n° 76, 1998 |
9.00 € | |
Truman Capote nous paraît un digne héritier, une génération plus tard, de l'esprit de Dorothy Parker, ce pourquoi nous l'évoquons ici comme en queue de traîne des Années Folles à New York... Breakfast at Tiffany's, nouvelle qui le rendit célèbre, est parue en 1958. Holly Golightly adore traîner chez Tiffany sur la 5° Avenue, parce que tout y est beau. Holly au pas léger, gracile comme un songe, comme une Audrey Hepburn moulée dans une robe noire devenue légendaire, traverse l'existence telle un chat qui, n'ayant pas de nom, s'en invente un. De son passé de Lulamae, il lui reste pourtant quelque chose de plus profond que la frivolité affichée avec impertinence, une absence de lest qui conduit à une existence de courants d'air. Des années après la disparition de la starlette, une photo vient raviver le souvenir de sa voix rauque et de sa silhouette de vent dans la mémoire du narrateur, qui lui fournira un hommage littéraire en guise de racines. Sur un ton tantôt léger et amusant, tantôt grinçant et poétique, maniant à plaisir l'ironie, il livre ses souvenirs de l'époque où l'amitié les liait tous et où gravitait autour de cet être libre et sauvage une myriade de personnages farfelus. Malgré son ambiance de fête permanente, ce texte demeure pourtant, comme d'autres oeuvres plus sombres de Truman Capote, le parcours désespéré d'une créature blessée, irrémédiablement marginale. Traduit de l'anglais par Henri Robillot, Préface de Geneviève Brisac.
Du même, lire ses chroniques romancées parues dans le New Yorker : • Les muses parlent , Truman Capote, L'Imaginaire-Gallimard n°469, 2002, 7 €,
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9782070403882
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