Les chapitres de ce dossier :
- Généralités & « best of »
- New York, canal historique
- Romans New-Yorkais : une majorité de minorités ?
Comme la ville elle-même, depuis toujours Terre promise des immigrés, la littérature New Yorkaise est un vrai "melting pot". On ne saurait exagérer l'apport des afro-américains (ainsi le mouvement nègre de la Harlem Renaissance dans les années 20-30, relayé par la 2° génération harlemite des Badwin, Ralph Ellison, Claude Brown). La ville joue aussi un rôle crucial pour les esprits dissidents, gays, nomades ou drogués, de la Beat Generation (Burroughs, Kerouac, Ginsberg). Sans oublier la veine italienne, ou surtout, bien sûr, les écrivains juifs-new yorkais. Ecritures minoritaires.
- Topo-graphies New Yorkaises
- Dernières nouvelles de New York
- New York "Bad City" (polars)
"Je suis noire mais je suis belle"
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"Cane", Jean Toomer, suivi de "La Renaissance de Harlem" Françoise Clary, Ellipses, 1997 |
10.00 €
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Cane, publié en 1923, exprime le conflit entre la négritude et la nationalité américaine et s'inscrit dans le mouvement intellectuel et artistique dit du « Nouveau Nègre », ou encore « Renaissance de Harlem ». Une 1ère approche, universitaire, de ce grand roman. |
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9782729857585
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| Une femme noire Zora Neale Hurston, L'Aube poche n° 28, 2000 |
10.50 €
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Retrace l'errance d'une jeune Noire voulant échapper à une vie toute tracée : car à l'époque, « les négresses, c'est les mules du monde »... Ce 1er roman initiatique de 1937 constitue la première oeuvre explicitement féministe de la littérature afro-américaine. Z. Neale Hurston a su comprendre et capter l'élément viscéral de l'art populaire noir, exprimé par exemple par les passages en "black English". De fait, Zora Neale Hurston, née en 1901 dans la bourgade noire d'Eatonville, obtint une bourse en 1925 pour le Barnard College et devint la première femme noire anthropologue. Sous la férule de son mentor, le grand anthropologue de Columbia Franz Boas, elle lança ainsi une étude ethnoscientique de la communauté noire de Harlem : mesurer la taille du crâne des passants, dresser un glossaire de l'argot des rues (« harlemese »), etc.
Traduit de l'américain par Françoise Brodsky.
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9782876782730
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| L'ingénu de Harlem Langston Hugues, La Découverte, 2003 |
13.50 €
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Ce roman se présente sous la forme de conversations entre deux Noirs américains (l'auteur lui-même et son héros Jesse Simple, un ouvrier venu à Harlem pour fuir le Sud raciste), qui se rencontrent tard le soir dans un pub de Harlem autour d'un ou plusieurs verres de bière pour aborder les sujets les plus divers. Tout d'abord la vie privée de Simple, ses amours... Mais ce sont aussi et surtout la ségrégation, la bombe atomique, le chômage, la jalousie, l'arrivisme et le jazz que l'on trouve au cœur de cet ouvrage haut en couleurs qui dessine la fresque de tout le petit peuple de Harlem et, au-delà, de toute la vie sociale des États-Unis. Cette succession de 70 vignettes teintées tout à la fois d'humour tendre et de tragédie a acquis un statut de classique depuis 1961. Pionnier de la renaissance littéraire de Harlem, père spirituel de Chester Himes, James Baldwin et tous les autres grands écrivains noirs, Langston Hughes (1902-1967), poète, écrivain, musicien, reste une légende de la culture afro-américaine. Sa vie, qu'il a racontée dans son autobiographie, Les Grandes Profondeurs, est elle-même un roman. Il fut chasseur dans une boîte de la rue Fontaine, plongeur à Pigalle, clochard à Gênes et, en 1925, connut enfin la gloire avec ses poèmes alors qu'il était bus boy dans un hôtel de Washington. Plus tard, il rencontrera un jeune photographe français du nom de Cartier-Bresson au Mexique, puis il sera correspondant de guerre en Espagne. Son Ingénu de Harlem fait partie des « cent livres du siècle » de la New York Library. Traduit de l'américain par F.-J. Roy
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9782707139658
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| Homme invisible, pour qui chantes-tu ? Ralph Ellison, Grasset, 2002 |
13.10 € | |
Un roman de légende. L'homme invisible, c'est l'homme noir dans la société américaine. Leur négro. Voilà trois siècles que là-bas, il vit, travaille, mange, parle, et pour l'Amérique il arrive même au Noir de se faire tuer... En quelque sorte pour rien. Car aux yeux de l'Amérique, le Noir est invisible. Ecrivain lui-même noir, chantre de la « 2° vague harlemite », Ralph Ellison a donné ce titre paradoxal, dérisoire et pathétique aux 600 pages racontant l'histoire d'un jeune Noir du Sud aux prises avec une société qui lui refuse sa place, et se terrant dans son trou de Harlem : « Mon trou est chaud et plein de lumière. Je dis bien : plein de lumière. Je ne pense pas que New York recèle un seul coin plus brillant, ni Broadway, ni l'Empire State Buildings, ces deux coins les plus sombres de notre civilisation ». Un des plus beaux et insupportables cris de solitude et de révolte de la littérature. Traduit de l'américain par Magali et Robert Merle.
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9782246323242
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| La Conversion James Baldwin, Rivages-poche. Bibliothèque étrangère n°479, 2004 |
7.95 € | |
Au soir de ses 14 ans, dans une boutique désaffectée de Harlem, au milieu des prières et des trépignements cadencés de ses frères, au rythme hallucinant des tambourins, John Grimes traverse sa " nuit noire ". Tourmenté par l'idée de péché, après être allé jusqu'aux racines de sa culpabilité, il lui semble à l'aube du dimanche avoir connu son moment de vérité : il découvre qu'il est marqué par un triple stigmate, être noir, laid et illégitime... Dans ce premier roman écrit en 1952, James Baldwin raconte, avec des accents d'une sincérité déchirante, à la fois son expérience et une odyssée collective, celle d'une famille aux attitudes violemment contrastées, celle d'un peuple venant du Sud rural dans un ghetto du Nord. James Baldwin est né à Harlem en 1924 et mort à Saint-Paul-de-Vence en 1987. Il a écrit 15 livres et collaboré à de nombreux essais comme défenseur de l'identité noire. Traduit de l'américain par Michèle Albaret-Maatsch.
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9782743613112
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New York, une ville "Beat"
| Le festin nu William Seward Burroughs, Folio SF n°93, 2002 |
6.80 € | |
L'Interzone. Un territoire qui ne figure sur aucune carte, situé quelque part entre New York et Tanger, dédale infini de rues semblable aux méandres du cerveau d'un drogué. Un lieu fantomatique, où se réfugie William Lee après avoir accidentellement tué sa femme. Persuadé d'être un agent secret au centre d'une gigantesque machination, Lee commence à rédiger des rapports pour le compte d'une mystérieuse corporation internationale, communiquant avec elle par l'intermédiaire d'une machine à écrire fort loquace qui se transforme volontiers en cafard... Vertigineuse descente aux enfers de la drogue - de toutes les drogues -, le chef-d'œuvre de William Burroughs est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable.
Traduit de l'américain par Eric Kahane. Préface de Gérard-Georges Lemaire.
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9782070422371
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| Junky William Seward Burroughs, 10/18 n°1904, 1988 |
6.00 €
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Publié aux Etats-Unis en 1953 sous le pseudo de William Lee, ce 1er livre de Burroughs décrit la trajectoire implacable d'un citoyen lambda au pays de la came, d'un héroïnomane en errance mû par son « algèbre du besoin » : le manque et les techniques pour y échapper, la prison et la fuite racontés à la première personne, etc. Burroughs décrit les mauvais lieux qu'il a fréquentés et dresse la carte de la New York codée des mauvais garçons et des camés. Le tout ponctué de remarques acérées et sarcastiques sur l'Amérique des années 50. Pour Burroughs, c'est elle, non pas la drogue, qui façonne le modèle du toxicomane. Car ce zombie n'a plus d'existence que celle qu'on lui prête. Du reste « si la came disparaissait de la surface de la Terre, il resterait sans doute des camés errant encore dans les quartiers à came, éprouvant un manque vague et tenace, pâle fantôme de la maladie du sevrage ».
Introduction Allen Ginsberg. Traduit de l'américain par Catherine Cullaz & Jean-René Major. Edition de Philippe Mikriammos.
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9782264011039
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| Kaddish Allen Ginsberg, Bourgois, 2005 |
15.00 € | |
Même si Ginsberg est né en 1926 à Newark, et non pas à New York, ses parents y ont vécu longtemps. Quand il écrit Kaddish, du nom de la prière juive des morts, à la mémoire de sa pauvre mère Naomi morte folle en 1956, il en voit logiquement le fantôme arpenter les rues Downtown. Du reste, tout le livre est une sorte de recherche du temps perdu dans les différents quartiers du New York de naguère, avec des escapades mnésiques et nostalgiques à Newark et Paterson : tel théâtre yiddish de la Première Avenue, un parent dans un bureau de Lower Broadway, le logement de sa tante dans le Bronx, etc. Outre la transcription hallucinée d'un flux de conscience charriant les éléments les plus disparates et les plus contradictoires, ce poème qui mêle l'amour et la rage, vraie danse endiablée avec la Mort au son d'un musicien de jazz, définit aussi tout « l'art poétique » de Ginsberg.
Traduit de l'américain par Mary Beach, Adaptation Claude Pélieu.
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9782267017465
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| Howl and other poems Allen Ginsberg, Bourgois, 2005 |
13.00 € | |
Un grand poème initiatique, qui commence par la représentation visionnaire d'un nouveau genre de héros puisant ses sources autant dans les vers de William Blake que dans la prose de Dostoïevski, un héros à la fois magnifique et pitoyable, angélique et satanique, un de ces pauvres hères brisés qui erre dans les bas-fonds de New York mais a des visions d'une beauté rimbaldienne. Ce cri de rage (« to howl » signifie « hurler » ou « mugir »), réquisitoire implacable contre l'Amérique, fut pionnier dès 1955 de tout le mouvement beatnik, initié depuis New York.
Traduit de l'américain par Robert Cordier & Jean-Jacques Lebel.
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9782267017458
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| Sur la route et autres romans Jack Kerouac, Quarto-Gallimard, 2003 |
28.00 € | |
Pour Kerouac, New York est devenu le point de départ ou le point d'arrivée de ses 5 grands voyages américains, périples de la côte Est à la côte Ouest (et retour). Les premiers chapitres de Sur la route, qui assura sa célébrité, narrent l'histoire du 1er groupe d'amis, noyau dur de la beat generation rencontré à l'université de Columbia - avec pour toile de fond Manhattan, le Bronx, la gare routière des Greyhounds. Visions de Cody suit un canevas similaire. Mais Kerouac a aussi consacré un livre entier à New York, Les Souterrains, librement inspiré de Dostoïevski. On y voit la petite bande d'amis fréquenter le bar du Masque noir, les cinémas de Manhattan, les hauts lieux de l'existentialisme du Greenwich Village, faire des virées sauvages dans les bars et boîtes de la nuit profonde du New York des fifties. Une écriture qui épouse avec passion le « beat » du jazz de Harlem... Dans ce coffret, qui comprend aussi Pic, Tristessa, L'écrit de l'éternité d'or, Les clochards célestes, Big Sur, Vanité de Duluos, Le dernier mot et autres textes, la traduction de Sur la route est signée Jacques Houbart, celle de Visions de Cody Brice Mathieussent, et Les souterrains reprend la traduction en 1964 de Jacqueline Bernard. Dirigé et préfacé par Yves Buin.
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9782070768455
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"Little Italy"
| Mensonges en couleurs Emanuel Carnevali, Rocher, 2004 |
16.89 €
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A l'instar de Dino Campana, Emanuel Carnevali a connu un destin de « poète maudit » : né à Bologne, en 1897, il était encore enfant lorsqu'il partit pour New York, qui devait devenir pour lui le lieu symbolique de la vie et de la littérature. Très jeune, on le retrouve dans le cercle d'Ezra Pound, William Carlos William et Sherwood Anderson, qui l'accueillirent comme un des leurs. Carnevali écrivait en anglais, sa seule langue étant celle de l'exil, et il apportait ainsi dans la poésie américaine un souffle sauvage, dont on sentit toute la nouveauté. Il connut un destin tragique : en 1922, frappé d'encéphalite, il dut regagner l'Italie. Il passa les dernières années de sa vie dans un hôpital proche de Bologne, où il reçut jusqu'à sa mort, en 1942, les lettres et les visites de ses amis d'outre-Atlantique. Ses proses poétiques, traduites ici pour la première fois en français, racontent la vie de tous les jours, avec ses joies et ses peines, dans la grande métropole de New York où les nouveaux immigrés cherchent à se bâtir une vie nouvelle et meilleure.
Précédé de Emanuel Carnevali par Sherwood Anderson. Traduit de l'italien par Oscar Fontaine.
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9782268052564
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| Amérique premier amour Mario Soldati, Gallimard, 2005 |
0.00 € | |
1929. Du paquebot qu'il a pris à Gênes, Mario Soldati voit surgir Long Island. Armé d'une bourse d'études à l'université Columbia, le jeune homme de 23 ans s'apprête à découvrir un pays vers lequel il est poussé par une ferveur irrépressible. Son parcours est celui de l'émigrant, désireux de couper tout lien avec une nation qu'il ne reconnaît plus, l'Italie du fascisme, et de se tailler une place dans une société neuve, vitale, fébrile. À son arrivée, c'est le choc de la modernité - gratte-ciel, avenues bondées, métro, ponts surélevés -, et bientôt tous les éléments se mettent en place pour composer cet ouvrage d'apprentissage sous le couvert du reportage : université, promenades à Manhattan, rencontres à Harlem, restaurants italo-américains, week-end d'amour à la campagne, fureur du jazz, misère et luxe, prohibition... Le rêve américain est partout, mais l'auteur ne parvient pas à le saisir. Histoire d'un amour déçu, ce récit d'une grande beauté stylistique fut qualifié par Pietro Citati de " dernière Île au trésor de notre époque ".
Journaliste et cinéaste prolifique, Mario Soldati (1906-1999) est considéré comme l'un des plus grands romanciers de l'Italie contemporaine. Traduit de l'italien par Nathalie Bauer.
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9782070773930
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L'écrivain juif new yorkais
| Ombres sur l'Hudson Isaac Bashevis Singer, Folio n°3670, 2002 |
10.00 € | |
New York, 1947. Un groupe de survivants de la guerre en Europe, venus de Pologne, se réunit régulièrement chez l'un d'entre eux, Boris Makaver, brillant homme d'affaires. Certains avaient réussi à fuir avant 1939, d'autres ont traversé l'enfer des camps. Tous ont perdu mari, femme ou enfants, parfois une famille entière. Alors ils sont saisis d'une folle envie d'agir, d'aimer, d'entreprendre, de réussir... Publié en yiddish sous forme de feuilleton en 1957. Toute l'œuvre immense de Bashevis Singer (1904-1991), prix Nobel 1978, tourne autour de 2 pôles : la vie dramatique dans les ghettos juifs polonais et les problèmes rencontrés par les émigrants arrivés à New York. Traduit de l'anglais par Marie-Pierre Bay.
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9782070420001
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| Meshugah Isaac Bashevis Singer, Folio n°2995, 1997 |
0.00 €
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En 1952, entre New York, Paris et Tel Aviv, l'histoire en quelques semaines d'une femme, Miriam, âgée de 27 ans, survivante de l'Holocauste, aux prises avec plusieurs hommes dont Max, survivant lui aussi, âgé de 70 ans, et Aaron, la quarantaine, journaliste dans un quotidien yiddish new yorkais. Un roman posthume qui, du vivant de l'auteur, avait été publié en feuilleton, en yiddish, entre 1981 et 1983. Traduit de l'anglais par Marie-Pierre Bay
Lire aussi : • Un jeune homme à la recherche de l'amour : une sorte d'autobiographie spirituelle, Isaac Bashevis Singer, Stock, Bibliothèque cosmopolite, 2001, 9,15 € ; • Isaac Bashevis Singer, Florence Noiville, Stock, 2003, 25 € ; et • Singer, paysages de la mémoire, Agata Tuszynska, Noir sur blanc, 2002, 23,50 €
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9782070403493
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| L'Or de la terre promise Henry Roth, Grasset, 2001 |
12.00 € | |
Quel est le chef-d'oeuvre de la littérature juive aux Etats-Unis ? Plus d'un million de lecteurs ont répondu : L'Or de la terre promise d'Henry Roth, un des plus grand succès de toute l'histoire de la littérature américaine (en anglais, Call it Sleep : "Autant l'appeler sommeil"). Henry Roth est né en 1906 dans l'ancien Empire hongrois. A 2 ans il part, avec ses parents, pour les Etats-Unis : Brooklyn, East Side, Harlem. Cette migration lui permet de se frotter aux formidables diasporas de juifs, d'Irlandais, d'Italiens, qui sont au coeur son roman publié en 1934, roman « prolétarien » (Roth est communiste) d'abord passé inaperçu, puis redécouvert triomphalement lors de sa réédition en 1960. On a pleuré au Nouveau Monde à lire l'histoire de David Schearl, petit garçon débarqué à New York avec ses parents juifs d'Europe Centrale, et plongé dans la vie sinistre des bas quartiers de la métropole. Tout le roman est vu à travers les yeux de cet enfant nerveux, angoissé. L'Or de la terre promise allie la description féroce du prolétariat cosmopolite à New York au lyrisme propre à une inspiration inquiète, qui tranfigure les événements les plus sordides en aventures merveilleuses ou terrifiantes. Protégé par sa mère, le petit David n'en fait pas moins l'apprentissage de la misère, méchanceté et sottise, entre un père morose et violent, une tante vulgaire, un rabbin répugnant et pitoyable, des camarades brutaux, obsédés par le sexe. Loin d'être la démonstration d'une idée politique ou le procès du paupérisme, c'est le cauchemar éveillé d'un jeune immigrant juif, roman qui allie, selon les mots du critique américain Irwing Howe, le « réalisme le plus froid à la fantasmagorie la plus débridée ». Traduit de l'américain par Lisa Rosenbaum.
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9782246160731
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A la merci d'un courant violent, vol 1 Henry Roth, L'Olivier, 1994 |
21.19 € |
New York, l'Irish Harlem, en 1914. Ira Stigman a 8 ans lorsqu'éclate la guerre, là-bas, dans cette Europe que la famille a fuie. Il vient de quitter, "pour son malheur", pensera-t-il toute sa vie, le Lower East Side, le quartier où s'entassaient les pauvres juifs, pour un secteur encore plus misérable, le Harlem de la 119e Rue, peuplé en majorité d'Irlandais qui se moquent de lui : "Les juifs, faire de l'argent, oï! oï!"... Il se sent victime d'une exclusion qu'il n'a pas méritée, se réfugie dans les livres et les contes de fées d'un autre monde. Mais, peut-être fabrique-t-il lui-même son exclusion et son malheur, honteux de sa différence, de cette mère qu'il adore, mais qui ne peut se faire comprendre et qui écorche même le nom de sa rue. Honteux aussi de ce père incapable de faire son chemin dans cette "terre promise". Honteux finalement d'être juif, méprisant les études commerciales, "du moins depuis que les non-juifs aussi bien que les juifs lui avaient fait prendre conscience que les juifs ne pensaient qu'aux affaires, le bizness". Le retour au judaïsme qu'il avait répudié, la prise de conscience au moment de la guerre de six jours de la menace qui pèse sur un pays qui ne lui est rien, pense-t-il, coïncidera avec le retour à l'écriture, autre "terre promise". Avec la volonté de mettre fin à la stérilité en se colletant avec un adversaire qu'il finit par maîtriser, son ordinateur, nommé Ecclesias, qui lui permet de mettre en perspective les deux personnages qui le représentent Ira et David, aux deux extrémités d'une vie qui a résisté au "vent violent". Henry Roth a publié ce deuxième livre - 1er tome de son autobiographie romancée - à l'âge de... 87 ans, après 60 ans de silence ! Traduit de l'américain par Michel Lederer
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9782879290638
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| Un rocher sur l'Hudson Henry Roth, Points Seuil n°465, 1998 |
8.50 €
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Deuxième volume de la biographie romancée d'Ira Stigman, que l'on retrouve, du collège Stuyvesant à l'université de New York, en passant par une série de petits boulots. Une fresque somptueuse du Manhattan des années 20, celles de la prohibition, et une catharsis qui s'opère sous les yeux du lecteur avec le récit violent des relations incestueuses qu'Ira Stigman entretient avec sa soeur. Trad. US par Michel Lederer Lire aussi les 2 autres tomes : • La fin de l'exil, Points Seuil n°702, 2000, 7,80 €, et • Requiem pour Harlem, L'Olivier, 2000, 21,34 €
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9782020334150
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Screeno Delmore Schwartz, Rocher, 2002 |
9.00 €
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New York, 1937. Jeune poète désoeuvré et désargenté, Cornelius entre dans un petit cinéma de quartier. La séance est précédée d'une loterie, le Screeno, ancêtre de nos jeux télévisés. Ce serait une fameuse aubaine pour Cornelius de gagner la mise, mais le cynisme et l'humiliation font déjà à l'époque office de règles du jeu... D. Schwartz, salué à 25 ans par la critique new-yorkaise lors de la parution de son premier livre, est mort en 1966, dans l'isolement total. Traduit de l'américain par Daniel Bismuth.
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9782268041322
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| L'enfant est la clé de cette vie Delmore Schwartz, Rocher, 2002 |
19.00 €
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Recueil de 6 nouvelles écrites entre 1937 et 1959, centrées autour de la chronique d'une famille juive new-yorkaise de 4 enfants, des années 1910 à 1940. Ce sont des nouvelles acerbes, ironiques, oniriques, à la limite du fantastique, qui se déroulent dans le milieu universitaire que l'auteur connaît bien. Tendresse et ironie légère de l'auteur se conjuguent ici. Traduit de l'américain par Daniel Bismuth
Du même auteur (1913-1966), lire aussi : • Le Monde est un mariage, Rocher, coll. Alphée, 1991, 19,82 € et • Hôtel Delmore, éd. Ombres, 1992, 14,64 € Enfin, pour faire mieux connaissance avec ce poète « maudit » de Brooklyn qui enseigna la littérature à Lou Reed, on lira : • Delmore Schwartz ou le Démon de l'origine, Daniel Bismuth, Rocher, coll. Les Infréquentables, 1991, 18,29 €
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9782268041315
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Pluie de printemps Bernard Malamud, Rivages, 1992 |
21.19 €
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A défaut de pouvoir lire Les Idiots d'abord, actuellement épuisé (il portait sur le quartier de Williamsburg, à Brooklyn), ces nouvelles, qui n'ont jamais figuré dans aucun recueil, ont l'avantage de retracer d'une manière originale l'évolution de la carrière de Bernard Malamud, une des plus grandes figures de l'école juive new-yorkaise (1914-1986). On y reconnaît la silhouette familière des immigrés de fraîche date à la poursuite de ce rêve américain que la Grande Dépression rend encore plus inaccessible, l'amertume des épouses et la résignation des maris... Trad. Hutchinson Martine Chard. Sur Malamud, lire : • L'écrivain des ombres, Philip Roth, Gallimard, coll. Du monde entier, 1981, 8,07 € et Bernard Malamud : la parole suspendue, Martine Chard-Hutchinson, Belin, coll. Voix américaines, 1999, 8,50 € |
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9782869305557
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Dieu sait Joseph Heller, Grasset, 1985 |
18.30 €
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Roman biblico-comique, dans lequel l'auteur de Catch 22 s'en prend au « Dieu-qui-sait » et initie le lecteur ordinaire "aux obsessions du peuple du Livre". Joseph Heller (1923-1999) s'attaque ici aux racines mêmes de l'angoisse qui le ronge : comment être juif (américain ?) dans le monde d'aujourd'hui. Pour ce faire, il prête à David, le plus illustre des rois de l'Ancien Testament, les propos d'un... titi de Brooklyn qui, revenu de tout, est néanmoins toujours prêt à s'émerveiller comme il faut. On ne s'étonnera donc pas que ledit titi ait tout lu - Ancien Testament, Milton, Shakespeare, Browning, Oscar Wilde et quelques autres - et s'amuse à remettre chacun à sa place : entre géants de la pensée, c'est la moindre des choses... Un "commentaire écrit par un exégète de Brooklyn, fanatique des Marx Brothers". Traduit de l'américain par Robert Pépin.
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9782246346418
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| L'élu Chaïm Potok, 10/18, 2004 |
8.50 € | |
" Avec L'Elu, Chaïm Potok (1929-2002) a écrit un des plus beaux romans de ces dernières années. II faut lire une centaine de pages pour entrer dans la magie de cette communauté juive new-yorkaise où hassidiques et sionistes vivent ensemble et se détestent. A l'occasion d'un match de base-ball, deux adolescents exceptionnels des deux communautés vont devenir amis et surmonter les obstacles. Tout y est : la tendresse du père, l'amitié plus forte que la mort, la connaissance source de vie. On se prend à se passionner pour les querelles théologiques du Talmud. " Le Figaro. Traduit de l'américain par Jean Bloch-Michel.
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9782264040848
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| L'arche de Noah Chaïm Potok, Ecole des Loisirs, 2004 |
8.50 € | |
A New York, en 1947. Noah, seize ans, arrive de Pologne. Il est le seul survivant des quatre mille Juifs de la ville Kralov, près de Cracovie. Il vit chez sa tante, à Brooklyn, et il cherche un professeur d'anglais. Noah a fait quelque chose d'extraordinaire dans sa vie, mais il ne peut pas encore le dire ; alors il dessine ses souvenirs et petit à petit il reprend confiance en lui. Traduit de l'américain par Jérôme Lambert.
Du même : • Le roi du ciel, Ecole des Loisirs, coll. Mouche, 2001, 7,50 € ; • Je m'appelle Asher Lev, Buchet-Chastel, 2002, 18,29 € ; • La promesse, Buchet-Chastel, 1997, 14,64 € ; • La harpe de Davita, Chaïm Potok, Buchet-Chastel, 1987, 14,64 €
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9782211065399
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| Pour soulager d'irrésistibles appétits Nathan Englander, 10/18, 2004 |
7.30 € | |
Un groupe de juifs s'enfuit du ghetto. Dans le train qui les emmène vers une mort certaine, ils se déguisent en saltimbanques pour échapper à ce destin... Un protestant new-yorkais découvre brutalement sa nouvelle identité : celle d'un juif orthodoxe. Son univers intime bascule au bord de la folie... Sa femme refusant obstinément ses ardeurs, Dov Binyamin obtient du rabbin une dispense afin de trouver un plaisir coupable auprès d'une prostituée... Mus par des sentiments contraires et des passions quelquefois insolites, tous les personnages de ces 9 nouvelles dessinent les contours d'une identité juive vivante et fragile. Nathan Englander est né à New York en 1970. Traduit de l'américain par Elisabeth Peellaert.
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9782264032713
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| Tout est illuminé Jonathan Safran Foer, Points Seuil n°1183, 2004 |
8.50 € | |
En Ukraine, un écrivain juif américain est à la recherche de ses origines, aidé d'un adolescent... De Jonathan Safran Foer, maître de la nouvelle génération, on attend aussi avec impatience la traduction française de Extremely Loud and Incredibly Close, sur le 11 septembre... Traduit de l'américain par Jacqueline Huet & Jean-Pierre Carasso.
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9782020638890
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