Les chapitres de ce dossier :
- Généralités & « best of »
- New York, canal historique
- Romans New-Yorkais : une majorité de minorités ?
- Topo-graphies New Yorkaises
Et si, reprenant les choses à zéro, on substituait à une vision linéaire-chronologique de la littérature New Yorkaise, une approche plus... géographique, plus disséminée dans l'espace ? La mégapole unitaire s'effacerait alors derrière une kyrielle de quartiers et de lieux dits - ou écrits... Brooklyn selon Paul Auster, Truman Capote, Hubert Selby Jr. ; le Bronx cher à Jerome Charyn ; Greenwich Village, arpenté par Grace Paley, William Gaddis ou... Bob Dylan. Vous avez dit mosaïque ?
- Dernières nouvelles de New York
- New York "Bad City" (polars)
Brooklyn
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Eté à Williamsburgh Daniel Fuchs, Joëlle Losfeld, 2001 |
22.00 €
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Au début du siècle, à Williamsburg, l'un des quartiers juifs les plus pauvres de Brooklyn (pire que le Lower East Side de Manhattan), tout le monde étouffe, l'été. Est-ce pour cette raison que Mr. Sussman s'est suicidé ? Philip, alias l'auteur lui-même jeune homme, ne comprend pas. « Si tu veux connaître la raison, lui explique Miller le cordonnier, tu dois mettre Williamsburg en pièces jusqu'à ce que tu aies tous les morceaux étalés sur la table devant toi. » De pièces de puzzle en pièces de puzzle, nous traversons Williamsburg. Sa misère. Ses cris. Ses habitants. C'est un monde de petites gens, de petits métiers et de commerces minables où la guerre des gangs sévit au milieu de la pauvreté générale. Mais dans ce livre qui peint un univers de démence, de désespoir, de suicide et de meurtre, l'humour est salvateur. Daniel Fuchs fut un des grands scénaristes d'Hollywood des années 30 et 40. Sa trilogie de Williamsburg - Summer in Williamsburg (1934), Homage to Blenholt (1936) et Low Company (1937) - inédite en français, est une oeuvre importante de la littérature juive américaine contemporaine, dans la lignée d'Henry Roth et de Nathanael West.
Traduit de l'américain par Bernard Hoepffner, avec la collaboration de Catherine Goffaux. Préface de Bertrand Tavernier.
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9782844120977
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| Les chiens aboient : souvenirs, sites, silhouettes Truman Capote, Gallimard, 1997 |
8.38 € | |
Alors qu'il était assis sur un muret sicilien en compagnie de Gide, Truman Capote reçut un courrier contenant une coupure de presse inamicale sur l'un de ses livres. « Les chiens aboient, la caravane passe », l'instruisit Gide. C'est le titre que l'Américain décida de donner à ce succulent recueil de silhouettes, impressions et vacheries diverses, une sorte d'atlas de géographie personnelle qui couvre trois décennies de sa vie d'écrivain, de 1945 à nos jours. Chacun des 20 textes rassemblés ici vient illustrer une conception toute intuitive de l'art dans sa relation avec la vie. Evoque, par opposition au Manhattan qui désarçonne, le paisible Brooklyn et ses « contradictions splendides », où vécut Truman Capote. Traduit (US) par Jean Malignon.
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9782070747818
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| Last Exit to Brooklyn Hubert Selby Jr., 10/18, 1993 |
6.90 € | |
Le désoeuvrement à Brooklyn. Le sexe et la violence comme passe-temps, parenthèses dans le déroulement d'une vie sans cours que l'on referme aux pissotières de Chez le Grec, un café sans intérêt si ce n'est qu'il est peuplé d'êtres semblables, humains même si l'on a du mal à le croire. Consacré à la violence qui déchire une société sans amour mais ivre de sexualité, sorte de descente aux enfers racontée dans une prose sténographique, ce livre a imposé d'emblée (dès 1964) Selby parmi les auteurs majeurs de la seconde moitié de ce siècle, et reste le point d'orgue de ce Céline américain acharné à nous livrer la vision apocalyptique d'un rêve devenu cauchemar. Outre le sujet, le style aussi est cru : peu de virgules, un jeu sur la typographie, très peu de mots, mais infusés comme en intraveineuse. Un ouvrage culte décrit par Allen Ginsberg comme « une bombe infernale et rouillée explosant au dessus de l'Amérique ». Trad. de l'américain par J.Colza.
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9782264018946
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| Retour à Brooklyn Hubert Selby Jr., 10/18, 2001 |
6.90 €
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Sara Goldfarb, mère juive veuve, vit seule à Coney Island dans l'attente d'être un jour invitée à son émission préférée. Son fils Harry, drogué, passe ses journées avec sa petite amie et son copain Tyrone, à rêver. Traduit de l'américain par Daniel Mauroc. Du même, sur New York : • Le Démon (1976), 10/18, 2001 ; et • Chanson de la neige silencieuse (1986), 10/18, 1997.
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9782264030542
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| Brooklyn follies Paul Auster, Actes Sud, 2005 |
0.00 € | |
Vivre le meilleur des choses à Brooklyn, être amoureux à 60 ans comme à 30, se marier, retrouver les siens, échapper aux sectes, marcher sous le ciel bleu à 8 heures du matin, s'enflammer pour Henry David Thoreau et Edgar Allan Poe. Etre heureux, encore, mais pour combien de temps en Amérique ?... Trad. de l'américain par Christine Le Boeuf. |
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9782742756483
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| Paul Auster's New York Gérard de Cortanze & James Rudnick (photos), LGF, Le Livre de poche n°30236, 2004 |
6.00 € | |
Naturellement, l'univers de Paul Auster ne saurait se confondre avec le seul Brooklyn, même si l'écrivain y vit depuis 1980 (à Park Slope, près du très verdoyant Prospect Park). On s'en convaincra avec cette synthèse de son biographe, dont chaque partie explore une zone précise du New York de Paul Auster. Du reste, celui-ci proteste même que New York n'a jamais cessé d'être, pour lui, "une ville mentale". Voir sa très claire mise au point : « New York est une ville trop vaste pour qu'on espère la connaître intimement. Il m'arrive de décrire des endroits que je ne connais pas. Je n'ai pas pour mission d'être l'historien de New York, ni l'archéologue en chef. D'ailleurs, je ne suis l'historien de rien du tout. Tout ce que j'écris vient de l'intérieur. » |
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9782702488744
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| Tout ce que j'aimais Siri Hustvedt, Actes Sud, 2005 |
9.00 € | |
Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d'artistes ont partagé les rêves de liberté de l'époque. De l'art et de la création, ils ont fait le ciment d'une amitié qu'ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n'a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies... Siri Hustvedt convie ici à un voyage à travers les régions inquiétantes de l'âme : Tout ce que j'aimais est le roman d'une génération coupable d'innocence qui se retrouve, 20 ans plus tard, au bout de son beau rêve. Née en 1955, compagne de Paul Auster, Siri Hustvedt vit à Brooklyn. Ses précédents romans, Les Yeux bandés (Actes Sud, 1993, et Babel n° 196) et L'Envoûtement de Lily Dahl (Actes Sud, 1996, et Babel n° 380), ont été largement remarqués. Trad. de l'américain par Christine Le Bœuf.
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9782742755400
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| Les orphelins de Brooklyn Jonathan Lethem, L'Olivier, 2003 |
22.00 € | |
Lionel Essrog a grandi avec ses copains à l'orphelinat de Brooklyn. Adulte, il est embauché par un "privé", Franck Minna, dont l'agence se livre à de louches activités. Les orphelins de Brooklyn raconte l'histoire de ce groupe de garçons, les "Minna Boys", de leurs arnaques et combines variées, du meurtre de Minna et de l'enquête rocambolesque qui s'ensuit. C'est aussi une merveilleuse ballade dans le Brooklyn de Jonathan Lethem, dont la poésie n'a rien à envier à Paul Auster. Mais le véritable intérêt de ce livre est ailleurs : en effet, Lionel Essrog est affligé d'une maladie rare, le syndrome de Gilles de la Tourette, consistant en une série de troubles obsessionnels compulsifs qui font de sa vie un enfer. Son principal symptôme se traduit par des éruptions verbales incontrôlées et il faut ici saluer le travail remarquable du traducteur, Francis Kerline, qui a su transposer en français des déformations linguistiques inouïes : on pense à Queneau, à l'Oulipo, à Harry Matthews. Du grand art. Dans ce roman noir en forme de comédie, Jonathan Lethem démontre que l'humour, et surtout la fantaisie, sont les qualités premières de cette génération d'auteurs qui succède aux « post-modernes ». Jonathan Lethem est né à New York en 1964. Il a fait ses études à Bennington College. D'abord considéré comme l'enfant prodige de la nouvelle S. F., il s'est imposé parmi les figures les plus prometteuses de la jeune littérature américaine. Il vit à Brooklyn.
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9782879292809
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| Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay Michael Chabon, 10/18, 2004 |
12.00 € | |
Brooklyn, 1939. Le jeune Sammy doit accueillir Josef, son jeune cousin, qui débarque de Prague, fuyant la dictature nazie. D'abord réservé, Sammy découvre vite les extraordinaires talents de dessinateur de Josef, et sa puissance créatrice s'emballe. À eux deux, ils vont révolutionner les comics ! Leur superhéros, l'Artiste de l'Évasion, va s'emparer de l'Europe et anéantir Hitler ! Commence alors une flamboyante fresque romanesque où le récit déploie des couches infinies de lecture. Le Golem, Prince Vaillant, et mille autres encore, viennent tonifier de leurs impétueuses courbes la prose d'un écrivain dont le talent reflète celui d'un autre maestro, Houdini. Comme lui, Michael Chabon est un maître de l'illusion romanesque. Prix Pulitzer 2001. Traduit de l'américain par Isabelle Delord-Philippe.
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9782264038739
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Harlem
| 30 minutes à Harlem Jean-Hubert Gailliot, éd. de l'Olivier, 2004 |
8.00 € | |
D'un séjour à Harlem, l'auteur a rapporté une vision singulière : celle d'une cité bouleversée par un nouveau mixage entre les cultures et les communautés, et par la pyrotechnie publicitaire, qui abolit toute distinction entre le dedans et le dehors. |
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9782879294759
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| Push Sapphire, Points-Seuil n°568, 1998 |
5.50 €
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Claireece Precious Jones a 16 ans. Elle est noire et vit à Harlem. Elle ne sait ni lire ni écrire. Precious attend son 2eme enfant. Elle se fait "exclure temporairement" de l'école qu'elle fréquente parce qu'elle est enceinte et est envoyée dans une école parallèle "Apprendre de chacun, Apprendre à chacun". Elle va y rencontrer d'autres jeunes filles rudoyées comme elle par la vie. Avec l'aide de Blue Avers sa prof, elle va partir à la reconquête de sa vie. L'écriture, réaliste, hachée, marquée par le rythme de la musique rap est un choc, mais était l'instrument idoine pour dire la misère, le ghetto, la haine, la drogue, le sida, la mort. Traduit de l'américain par Pierre Carasso. |
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9782020352901
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Le Bronx
| Poisson-chat Jerome Charyn, Points-Seuil n°630, 1999 |
6.95 € | |
Des années 50 jusqu'aux années 70, Poissonchat retrace une enfance pauvre et tumultueuse dans le quartier judéo-polonais du Bronx, puis les premiers émois érotiques, l'errance à travers les Etats-Unis, la pratique de toutes sortes de métiers, et le cheminement, enfin, vers l'écriture et la littérature... Et ces initiations, poussées à leurs plus intimes limites, forment le miroir déformant de la vie de Jerome Charyn, où la fiction vient subrepticement empiéter sur l'autobiographie, pour le plus grand plaisir du lecteur pris dans le tourbillon de ce foisonnant récit. Ce «Portrait de l'artiste en poisson-chat», qui ne manque ni d'humour ni d'une imagination riche et baroque, a révélé Jerome Charyn comme un écrivain de tout premier ordre. Traduit de l'anglais par Daniel Mauroc.
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9782020370318
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L'homme qui rajeunissait Jerome Charyn, Complexe, 1993 |
18.30 €
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Délaissant sa veine « auteur de polar » et les aventures de l'inspecteur Sidel, Charyn retrouve ici l'inspiration de Poisson chat (Seuil, 1982). C'est le gosse du Bronx, élevé à Crotona Park, l'enclave yiddishisante judéo-chrétienne, qui livre ses souvenirs. Cinq textes qui alternent humour et tendresse, réel et imaginaire. Traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch.
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9782870274729
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| La belle ténébreuse de Biélorussie Jerome Charyn, Folio n°3078, 1998 |
3.00 € | |
« Les temps étaient sombres et romantiques. Le Bronx était vulnérable, dépourvu d'une digue qui offrît une protection sérieuse contre l'océan Atlantique et, selon la rumeur, des commandos ennemis allaient débarquer d'un sous-marin insidieux dans de petites embarcations en caoutchouc, envahir les égouts, dévorer ma terre natale. Mais jamais je ne vis le moindre nazi au cours de nos promenades. D'ailleurs, quelle chance aurait bien pu laisser au moindre d'entre eux la scintillante silhouette de ma mère dans son manteau de renard argenté ? Elle était née en 1911, comme Ginger Rogers et Jean Harlow, mais elle n'avait rien de leur platine : elle, c'était la belle ténébreuse de Biélorussie ». Traduit de l'anglais par Marc Chénetier.
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9782070404391
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| Le cygne noir Jerome Charyn, Gallimard, 2000 |
15.00 €
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Deuxième volet, après La belle ténébreuse de Biélorussie, de ces chroniques d'enfance. Délogé des jupes de sa mère et de son rôle de bébé par l'arrivée de Marvin, son puîné, Jerome fuit l'école où ses grandes oreilles lui attirent moqueries et brimades. Il se perd dans le Bronx-Ouest, lieu de sa petite enfance, et se choisit une famille hors norme. Traduit de l'anglais par Marc Chénetier.
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9782070753857
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| Bronx Boy Jerome Charyn, Gallimard, 2004 |
21.00 € | |
« En 1950, l'écrivain américain Jerome Charyn avait 13 ans et il était un Bronx Boy. Il était aussi un as du mokacao. Le mokacao, c'est une crème glacée au café dont la mafia judéo-russe du Bronx raffolait. Et le petit Charyn gagna le concours du meilleur mokacao en défiant du regard l'Al Capone du coin. Il prit donc du galon. Il devint le secrétaire d'une prostituée, le conteur attitré d'une reine de la fourrure et le protégé d'un ex-taulard qui le véhiculait en limo. Enfance rêvée ou avérée ? Bronx Boy paraît dans la collection d'autobiographies « Haute Enfance » de Gallimard. On est donc enclin à croire Charyn sur parole. Du reste, deux volumes précédents, La belle ténébreuse de Biélorussie et Le cygne noir - consacrés à sa mère, ex-croupière de génie -, témoignaient déjà d'un début dans la vie assez brindezingue... les grandes plumes américaines ont souvent eu maille à partir avec le crime. A 13 ans, Charyn ne faisait guère de différence entre les films noirs de la Warner ingurgités au Paradise's Loew et sa vie quotidienne : « Le cinéma et la rue m'ont éduqué. Ces voyous m'ont appris le langage. Ils avaient une revanche à prendre. Moi aussi. Je suis un gangster avec les mots. Je tue avec des mots. »... Un Bronx Boy qui récite Joyce en anglais dans un appartement donnant sur le cimetière Montparnasse. Mais c'est là, depuis 1990, que Charyn se tient la plupart du temps. "New York m'étouffait. Ici, je suis redevenu un petit garçon qui part à la découverte".» François-Guillaume Lorrain - Le Point Traduit de l'anglais par Marc Chénetier.
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9782070763863
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| L'interprète Suki Kim, Calmann-Lévy, 2004 |
19.00 € | |
Suzy Park travaille comme interprète à la cour de justice de New York. Ses parents ont été assassinés cinq ans plus tôt dans leur épicerie du Bronx, un meurtre inexpliqué. Au cours d'un procès, elle apprend que ses parents étaient détestés par la communauté coréenne. Des pistes se dévoilent, révélant son enfance et sa brouille avec sa soeur Grace, mystérieusement disparue. Premier roman. Traduit de l'anglais par Marie Boudewyn.
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9782702134955
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Greenwich Village
| Le secret de Joe Gould Joseph Mitchell, Calmann-Lévy, 2000 |
13.60 €
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Joseph Mitchell (1908-1996) a été pendant plus de 30 ans, de 1938 à 1968, l'un des plus grands journalistes new-yorkais. Travaillant pour le célèbre New-Yorker, il écrivit d'extraordinaires portraits de rue, s'intéressant tout particulièrement aux marginaux : losers, ivrognes, artistes ratés, mendiants, dresseur de puces de cirque, vendeur de cafards de course et femme à barbe... Il bénéficiait d'une formidable réputation parmi les écrivains et ses ouvrages, longtemps introuvables, se négociaient à prix d'or. Par une étrange ironie du sort, son destin s'est trouvé inextricablement lié à celui de Joe Gould, ce clochard "intello", drôle, méchant et parfois génial, dont il brosse ici le portrait, en même temps qu'il se fait le scribe du bas New-York, théâtre d'un petit peuple miséreux, bohème et légèrement grotesque... Issu d'une famille aisée et diplômé de Harvard, Gould, après avoir abandonné une expédition archéologique dans le Dakota, devint une figure de Greenwich Village grâce à ses imitations du cri de la mouette ! Il mourra dans un asile psychiatrique en 1957. Réunit deux textes, parus dans le New Yorker en 1942 et en 1964. Traduit de l'anglais par Sabine Porte.
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9782702130995
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| Les petits riens de la vie Grace Paley, Rivages, coll. Rivages poche. Bibliothèque étrangère n°1, 1989 |
7.35 €
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Grace Paley est née en 1922 dans le Bronx, ses parents avaient fui la Russie tsariste parce qu'ils avaient des idées progressistes, et ils ont bercé son enfance de toutes sortes d'histoires et de discussions. Le tout en trois langues selon l'inspiration du moment, russe, yiddish et anglais. Bonne élève, elle fut virée de l'université pour absentéisme, elle n'avait que 15 ans, mais commençait déjà à ruer dans les brancards. Toute sa vie, elle a milité, contesté, revendiqué. Pas forcément dans de grandes organisations, mais dans l'East Village de New York, avec ses amis et les autres gens du quartier. Contre la guerre du Vietnam, la guerre du Golfe, la violence, le racisme, les dictatures ; pour l'environnement, pour l'alphabétisation, pour les femmes, pour les enfants. On retrouve un peu de tout cela dans cette douzaine de nouvelles, d'une lecture désopilante. "Avec Grace Paley, on ne saura jamais si le monde est un sujet de cafard ou de rigolade... Grace Paley, c'est Salinger au féminin." Traduit de l'anglais par Claude Richard
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9782869302440
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Les Reconnaissances William Gaddis, Gallimard, 1973 |
42.69 € |
L'Espagne, l'Amérique du Sud, l'Italie, Paris, le New York de Greenwich Village, centre de tous les arts, authentiques ou non... sont le cadre de ce roman cosmopolite, inventaire fabuleux de toutes les falsifications : faux tableaux, faux romans, fausses dédicaces, poèmes empruntés, fausse paternité, fausse monnaie, travestis, sans omettre un faux Hemingway. Seuls, deux personnages sont vrais : Stanley, le musicien, le dernier à disparaître sous les décombres de l'église où il joue enfin son œuvre ; et Wyatt, le héros, l'imitateur de génie, qui s'est approprié la manière et a renouvelé les procédés des grands peintres flamands. Il ne copie pas, il recrée, jusqu'au moment où, las d'être méconnu, dépersonnalisé au point de perdre jusqu'à son nom, il détruit son œuvre, et disparaît au sommet d'une montagne espagnole. Ce long roman, riche, touffu, baroque, est de ces œuvres qui dont date. Gaddis fait appel à toutes les cultures, littératures, mystiques, et dépeint un monde grotesque et fantastique proche de Jérôme Bosch, sans jamais se départir d'une grande rigueur de composition. Le lecteur reconnaîtra, chemin faisant, que ces méandres et digressions le mènent, à travers tant de destins, vers l'apothéose finale de la création authentique, celle qui détruit le créateur. Traduction de l'américain par Jean Lambert.
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9782070283828
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| Chroniques, volume 1 Bob Dylan, Fayard, 2005 |
20.00 € | |
Le chanteur de folks song retrace ici les grands moments de sa vie depuis l'année 1961 : âgé de 20 ans, il part pour New York et se produit dans les boîtes et les bars à vin. Puis suivent l'installation dans Vestry Street où il fréquente les milieux littéraires et artistiques, la mort de son père et Woodstock en 1968, l'enregistrement de Oh Mercy en 1987, et enfin le retour à New York en 1991. Portrait savoureux d'une Greenwich Village qui n'existe plus... Traduit de l'américain par Jean-Luc Piningre.
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9782213623405
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Chelsea (ou "L'Ecole de New York")
En référence aux peintres contemporains de l’école dite de New York (Pollok, Motherwell, De Kooning, etc.), on a pu parler d’une « New York School of Poetry », ou d’Action Poets, à propos du groupe réuni après guerre autour de la revue Art News. En vérité, parmi eux, seul sans doute Frank O’Hara (1926-1966), hélas à ce jour non traduit en français, fut vraiment poète DE New York (cette « ville agréable, entière et corrompue »), comme l’atteste son long panorama surréalistico-cubiste de la « Seconde Avenue ». Ses amis, Kenneth Koch, Barbara Guest, James Schuyler, furent plutôt poètes A New York. Tout comme John Ashbery – poète à Chelsea…
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Quelqu'un que vous avez déjà vu John Ashbery, POL, 1993 |
27.44 €
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"Parole plurielle, flux de discours et superbe vélocité de la langue"... Une anthologie de poèmes extraits de 11 recueils publiés entre 1957 et 1993. Le monde dans la multiplicité de ses voix, dans son désordre urbain et moderne, est rendu par ce grand poète américain qui vécut dix ans en France (1955-1966) et reçut le prix Pulitzer en 1976 pour Autoportrait dans un miroir convexe. Sa poésie est basée à la fois sur un usage suspendu de la narration et sur une pratique très réjouissante des ruptures, comme des associations d'images ou d'idées. Traduit de l'américain par Pierre Martory et Anne Talvaz.
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9782867443305
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« John Ashbery » Franck André Jamme Pierre Alféri, revue L'œil de bœuf n° 22, 2001 |
15.24 €
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Au sommaire notamment de ce numéro consacré au poète de Chelsea : un entretien avec Olivier Brossard, une biographie, des textes et poèmes en son honneur, des articles sur la traduction de la poésie ou sur la poésie comme regard critique sur l'Amérique, et une bibliographie. Traduit de l'américain par Pierre Martory et Anne Talvaz. Lire aussi : • John Ashbery, Antoine Cazé, Belin, coll. Voix américaines, 2000
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9782912121103
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| Changements d'adresses Kenneth Koch, Belin, 2002 |
16.00 € | |
Sous la forme d'adresse, d'apostrophes qui sont autant de poèmes - “A l'inadvertance”, “A la vie”, “Aux bonnes blagues”, « Aux orgasmes », « A la langue française », « Aux insultes », etc. - parfois parodiques ou burlesques, Kenneth Koch se livre à l'entreprise la plus sérieuse et la plus difficile qui soit : se regarder tel qu'il a vécu, s'adresser à lui-même. Chez ce poète qui disait haïr l'obscurité, la langue fait état de toutes les vibrations particulières dont l'homme a été le lieu. Kenneth Koch est né en 1925 à Cincinatti. Il est mort le 5 juillet 2002, tandis qui la traduction française de son recueil était sous presse. Très tôt, il a choisi de vivre à New York où il a connu John Ashbery et Franck O'Hara, avec qui il fera partie de ce que l'on appelle « l'école new-yorkaise ». Il connaissait admirablement la culture française, et l'Italie, où il vécut pendant un temps. Kenneth Koch a obtenu plusieurs prix aux Etats-Unis pour sa poésie. Il était aussi auteur de théâtre. Ses pièces et son opéra ont été joués à New York, à Florence, à Gènes et à Rome. Traduit de l'anglais par Jean-Paul Auxeméry, Précédé de À K.K., par Michel Deguy.
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9782701133003
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