Ghassan Fawaz
| Sous le ciel d'Occident Ghassan Fawaz, Seuil, 1998 |
21.80 € | |
Années 80, deux jeunes Libanais d'extrême gauche font leurs études à Paris, hantés par les femmes. Une rencontre avec l'une d'elles va bouleverser leur vie. Hanté par le souvenir d'un amour perdu et par la destruction du Liban qui sombre dans la guerre civile, ce livre, sensuel et mélancolique, dissèque le passé jusqu'au vertige. Libanais, l'auteur vit en France. |
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9782020338424
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Les moi volatils des guerres perdues Ghassan Fawaz, Seuil, 1996 |
20.60 €
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Un village au Liban, en 1972. Les yeux fixés sur une frontière mythique, des hommes regardent scintiller les lumières d'en face. Avec espoir, avec curiosité, ils attendent la guerre. L'un d'eux, Farés, se retrouve projeté à Beyrouth, au milieu d'une autre guerre, civile celle-là. De toutes les guerres, c'est elle qui libère le plus totalement les moi, laminant les causes, pulvérisant l'Etat, les lois, la morale, la famille. Et c'est chacun sa cause, sa petite guerre personnelle, où l'on est à soi-même son propre général, sa propre troupe, sa propre raison d'exister. Les sentiments vivent une vie indépendante. La religion explose en sectes fanatiques. Le sexe pousse comme une fleur sauvage dans cette tourbe. Avec ça, d'étonnantes beautés dans le macabre, comme seuls l'absence de frein et un sens inconnu du goût de vivre peuvent en produire. De fait, les personnages ne sont-ils pas sortis de la plume d'un professeur que la guerre rendait fou et, plus tard, de la machine d'un journaliste français qui "collait" à son sujet au point d'en devenir un personnage ? Comme l'Allemagne d'Ernst von Salomon ou le Mexique de Malcolm Lowry, ce Liban-là est à la fois réel et imaginaire, accoucheur d'Histoire et de fictions. |
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9782020287647
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Kalil Gibran
Khalil Gibran est né au Liban en 1883. Le Prophète, recueil de poèmes philosophiques et mystiques qu'il publie en 1923, connaît aussitôt un retentissement mondial. À la mort de son auteur, en 1931, l'ouvrage est déjà considéré comme un classique de la pensée humaniste. De religion chrétienne, il fut élevé dans la tolérance religieuse et resta très marqué par l'islam et les religions de l'Inde. Pour fuir la misère, il émigra aux Etats-Unis où il fut d'abord peintre, puis se consacra à la poésie et l'écriture.
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Le Prophète Khalil Gibran, J'ai Lu, 2006 |
3.50 €
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Un livre de sagesse devenu l'évangile de bon nombre d'Américains depuis plus de deux générations. « Ne dites pas : "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt : "J'ai trouvé une vérité". Ne dites pas : "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt : "J'ai rencontré l'âme marchant sur mon chemin". Car l'âme passe par tous les chemins. »
Ainsi parlait, en sa ville d'Orphalèse, Al-Moustapha, le Prophète. Et le peuple accourait entendre son message d'espoir. « La vie n'est que ténèbres », scandaient les prêtres de toutes les religions. « La vie est lumière », leur opposait le Prophète. Et le peuple d'Orphalèse découvrait, transporté, la sagesse du monde, les vertus de l'amour, les bienfaits de la connaissance et la simplicité du rapport à Dieu.
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Traduit et commentaire Jean-Pierre Dahdah. |
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9782290040539
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| Mon Liban Khalil Gibran, Mille et une Nuits, 2004 |
2.50 € | |
Réunis pour la première fois, ces 6 textes ont été publiés par Gibran en revues. Tous ont pour trait commun sa révolte contre les pouvoirs religieux et politiques de son temps au Liban, ces derniers bafouant leurs idéaux spirituels et idéologiques au profit de bas intérêts immédiats.
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Edité et traduit de l'anglais par Thierry Gillyboeuf, préface de Richard Millet. |
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9782842058487
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| Œuvres complètes Kalil Gibran, Laffont, 2006 |
30.00 € | |
Comprend : La musique/Les nymphes des vallées/Les esprits rebelles/Les ailes brisées/Larme et sourire/Les processions/Les tempêtes/Merveilles et curiosités/Le fou/Le précurseur/Le prophète/Le sable et l'écume/Jésus fils de l'homme/Les dieux de la terre/L'errant/Le jardin du prophète/Lazare et sa bien-aimée/L'aveugle Recueil publié à l'occasion du 75e anniversaire de la mort de K. Gibran, connu surtout pour Le Prophète, écrit en 1923. Nous découvrons par ces textes une existence étrange, plus méditative qu'active, hantée par l'idée de la purification intérieure et dont les événements semblent s'enchaîner pour imaginer ce livre resté unique, Le Prophète (publié ici dans la magnifique traduction de Salah Stétié), construit comme un livre sacré. «C'est le plus grand pari de ma vie. Tout mon être est dans Le Prophète. Tout ce que j'ai fait avant n'était qu'une période d'apprentissage.» Le petit prince oriental en exil s'est glissé dans la peau d'un messie. Il est animé d'une puissance et d'une fraîcheur singulières. Ses mots ont baigné dans les eaux de deux sources, jaillies d'Orient et d'Occident, de l'écriture et de la parole, de l'exil et du pays perdu; et par ondoiements divers touchent la rive sans fin de l'universel. |
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édition de présentée par Alexandre Najjar traductions Jean-Pierre Dahdah, Salah Stétié, Rafic Chikhani, Alexandre Najjar |
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9782221105030
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Farjallah Haïk
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L'Envers de Caïn Farjallah Haïk, Stock, 1998 |
9.15 € |
Une parabole de l'amitié qui décrit aussi la révolte d'un homme contre son destin. Une allégorie biblique, reflet de l'âme du peuple libanais. Publié en 1955, ce livre fut très bien accueilli, notamment par Albert Camus. |
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9782234048737
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Joumana Haddad
Poète, journaliste et traductrice libanaise, elle est née à Beyrouth en 1970. Elle est rédactrice en chef des pages culture du quotidien libanais An Nahar, et a déjà publié 5 recueils : Le temps d’un rêve, Beyrouth (1995), Invitation à un dîner secret, Beyrouth (1998), Deux mains vers l’abîme, Beyrouth (2000), Je n’ai pas assez péché, le Caire (2003), et Le retour de Lilith, Beyrouth (2004), où elle retrace le mythe de la première femme. Joumana Haddad parle sept langues, prépare un doctorat sur le thème de la traduction poétique, et a publié plusieurs ouvrages de traduction, dont une anthologie de la poésie libanaise moderne en espagnol. Sa voix poétique ne s’encombre d’aucune négociation avec la langue et encore moins avec les convenances. Elle affiche l’impudeur et ne tombe jamais dans l’obscène, car l’obscénité s’étale dans les bons sentiments, dans la poésie fleurie de l’éloge et de la pitié.
| Le retour de Lilith Joumana Haddad, l'Inventaire, 2007 |
16.00 €
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Lilith, la première femme, la rebelle partie hériter sa vie, chante son retour. Dans ce recueil qui mêle chant, récit biblique, drame, ode, chaque avatar de Lilith - Néfertiti sa fille, Lilith elle-même, Dieu créateur de Lilith -, raconte Lilith à son tour et déploie la parole tentaculaire de la femme hydre aux mille visages, pouvoirs et désirs. La poésie de Joumana Haddad ne s'encombre pas de négociations avec les convenances, mais son impudeur et ses accents de défi ne la rendent jamais obscène. Au contraire, la voix de femme puissante et magnifique qu'elle fait entendre donne à ce chant un ton prométhéen qui transcende le mythe du monstre et du mal. |
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traduit de l'arabe par Antoine Jockey
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9782910490966
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Milton Hatoum
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Récit d'un certain Orient Milton Hatoum, Seuil, 1993 |
19.00 €
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Entre l'Orient et l'Amazonie, un monde perdu renaît dans les récits et les confidences de ceux qui ont aimé Emilie, disparue, coeur et âme d'une famille émigrée du Liban, partagée entre deux cultures et deux religions.
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Traduit du portugais (Brésil) par Claude Fages, Gabriel Iaculli. |
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9782020132275
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Yasmine Khlat
| Le diamantaire Yasmine Khlat, Seuil, |
14.00 € | |
Lila a 45 ans, elle s'est retirée dans la montagne libanaise, dans une maison que lui a léguée son père. Elle se demande si le temps des renoncements est déjà là, sans qu'elle l'ait senti venir. Dans la maison d'à côté vit un homme, un musicologue qui écoute en boucle les mêmes morceaux, des oeuvres de Pascal Dusapin auxquelles elle ne peut s'empêcher de prêter l'oreille et qui l'émeuvent infiniment. Le musicologue a des yeux bleus, mais il est peu loquace et tous deux se croisent à peine. Derrière lui, il y a l'ombre de ce compositeur avec lequel Lila vit une sorte de relation immatérielle et à distance, enquêtant sur sa vie sans qu'il le sache. C'est pour lui qu'elle écrit cette longue lettre, et c'est lui qui la sauve, à son insu, lorsqu'une maladie sévère la frappe et qu'elle refuse les traitements. A la fin, le musicologue s'en va et les morceaux tant aimés ne résonnent plus dans l'atmosphère, mais cela n'a pas d'importance, Lila aura appris à ne plus avoir peur du silence, de la nuit et de ses souvenirs de guerre. Ce livre aurait très bien pu ne pas exister et il n'aurait manqué à personne. Mais il est paru. Il est court, se lit en deux heures et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas spécialement gai... Rien, il ne se passe rien, sinon cette étrange musique d'écriture qu'écoute le lecteur, rapidement convaincu qu'il n'entendra aucune confession. On ne saura plus rien de cette femme. Mais on l'observe dans ce petit livre, plus ligne de fuite que roman, plus atmosphère qu'histoire, peuplé d'absences et de silences...
Gilles Heuré - Télérama du 15 février 2006
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9782020818483
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Elias Khoury
Né à Beyrouth en 1948, Elias Khoury est actuellement rédacteur en chef du supplément culturel du quotidien An-Nahar. Critique littéraire, essayiste et chroniqueur, il est l'auteur de 8 romans, dont certains ont été traduits en français chez Arléa.
| Yalo Elias Khoury, Sindbad, 2004 |
22.50 € | |
Yalo a grandi comme une bête sauvage dans le Beyrouth des années de la guerre civile. Etranger à tout, il se retrouve à défendre un pays qui n'est pas le sien, à l'instar de ses congénères, descendants de la minorité syriaque venue de la Jezireh. Intégré dans un gang sans foi ni loi, vêtu été comme hiver de son long manteau noir, le fusil en bandoulière, il surgit dans les bois parmi les couples qui s'y rencontrent à la faveur de la nuit. Les hommes, effrayés, prennent la fuite en toute hâte, abandonnant leurs compagnes entre ses bras. Jusqu'au jour où il tombe amoureux de l'une de ses victimes qui, lassée de ses assiduités, finit par le dénoncer à la police. Dans l'univers impitoyable de la prison, on torture Yalo pour lui faire avouer des crimes qu'il n'a pas commis. Acculé aux extrêmes limites de la souffrance au point de se dédoubler, il s'extrait de son corps sous la forme d'un aigle, puis d'un spectre qui se pose sur le bord de la lucarne pour assister aux séances de torture que subit son jumeau. Seule la confession qu'il est forcé d'écrire, mais qu'il ne cesse de récrire, lui permet enfin, devenu l'auteur de son propre personnage, de renaître à la vie sous les traits d'un autre - ou du véritable - Yalo...
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Traduit de l'arabe (Liban) par Rania Samara. |
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9782742746415
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| Le petit homme et la guerre : le voyage du petit Gandhi Elias Khoury, Actes Sud, 2004 |
7.50 € | |
Alice, ancienne prostituée devenue femme de service dans un hôtel de passe à Beyrouth, raconte au narrateur les multiples histoires qui font d'elle la gardienne d'une mémoire collective. Surtout depuis ce jour de septembre 1982 - juste après l'entrée des Israéliens dans Beyrouth - où elle a trouvé dans la rue le corps du cireur de chaussures Abdelkarim, surnommé "le petit Gandhi". Autour de cet homme, de son fils Hosn le coiffeur, de sa fille Soâd la "demeurée", du pasteur Amin qui devint fou, de l'Américain Davis, inconsolable depuis la mort de son chien, de la voluptueuse madame Noha, de l'impresario (le proxénète) Abou Jamil et de tant d'autres se tissent les mille et une nuits des passions humaines - quête de sagesse, mirages d'amour ou de fortune -, qui toutes confluent vers le chaos de la guerre promise. |
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trad. libanais Luc Barbulesco |
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9782742749270
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| La porte du soleil Elias Khoury, Actes Sud, 2003 |
12.50 € | |
A l'instar des contes de Schéhérazade, il est des histoires qui peuvent sauver la vie. C'est la thérapie mise en oeuvre par le narrateur pour tenter de tirer du coma son père spirituel, héros de la résistance palestinienne. Au chevet du malade dans un hôpital presque désaffecté du camp de Chatila, il raconte les événements de la guerre civile libanaise tout juste achevée, les épisodes marquants de sa propre existence et les itinéraires souvent douloureux d'une poignée d'hommes et de femmes happés par l'histoire après leur expulsion de Galilée en 1948. Dans sa fureur pour ranimer par le souvenir un corps végétatif, c'est tout un peuple qu'Elias Khoury fait vivre sous les yeux du lecteur, dans un roman ample et poignant, considéré unanimement comme le récit par excellence de l'exode palestinien. La Porte du soleil a obtenu le plus grand prix littéraire palestinien et vient d'être traduit dans plusieurs langues, dont l'anglais et l'hébreu.
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Traduit de l'arabe (Liban) par Rania Samara |
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9782742742288
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| Un Parfum de paradis Elias Khoury, Actes sud, 2007 |
8.50 € | |
Pourquoi le corps de Khalil Ahmed Jâber a-t-il été retrouvé, nu, au milieu d'un tas d'ordures, en plein centre de Beyrouth? Pourquoi ce modeste fonctionnaire avait-il quitté son domicile et disparu trois semaines avant sa mort abominable? Intrigué par ce fait divers, dérouté par les rumeurs qu'il suscite, un journaliste enquête et rassemble les témoignages. La veuve prend la parole, puis un ingénieur, une concierge, un éboueur, un médecin légiste, un étudiant fedayin racontent chacun à leur tour ce qu'ils ont sur le coeur, que cela ait ou pas un rapport direct avec le crime. Car qui pourrait affirmer qu'une atrocité n'est pas liée à une autre dans une ville où les guerres ne cessent de se succéder? Avec empathie, tendresse et douleur, Elias Khoury raconte la tragédie d'un peuple et écrit le roman de Beyrouth, ville martyre transformée en décombres sur lesquels plane le souvenir des temps de paix, comme un parfum de paradis. |
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traduit de l'arabe par Luc Barbulesco |
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9782742769278
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| Comme si elle dormait Elias Khoury, Actes sud, 2007 |
23.00 € | |
Une jeune femme beyrouthine des années 1930, Milia, a le don de voir en rêve ce qui est arrivé dans le passé, mais aussi de prévoir l'avenir. Durant trois nuits, ses rêves restituent son histoire d'amour avec Mansour, entre Beyrouth et Nazareth, et la mémoire de leurs familles respectives. On apprend ainsi des bribes de la vie de sa grand-mère, qui recouvre sa virginité après avoir accouché de l'un de ses fils, les aventures de son grand-père avec une Egyptienne, l'étrange mort de son oncle, qui se pend par mégarde à la corde de la cloche de l'église, sa relation à sa mère, entièrement sous la coupe d'une nonne aux nombreux « miracles ». En arrière-plan sont esquissées les transformations politiques et sociales que connaît le Proche-Orient entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle : l'immigration juive en Palestine, l'influence des missions chrétiennes étrangères, l'occidentalisation des moeurs... Elias Khoury fait une grande place à la langue parlée, mais ce texte frappe d'abord par ses références constantes à la poésie arabe classique et à la légende dorée des saints de l'Eglise d'Orient. |
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traduit de l'arabe par Rania Samara |
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9782742770182
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Vénus Khoury-Ghata
| Une maison au bord des larmes Vénus Khoury-Ghata, Actes Sud, 2005 |
6.50 € | |
Dans le Beyrouth des années 1950, une jeune fille grandit entre ses soeurs, sa mère et son frère, sous la férule d'un père violent. Rebelle et exalté, le frère écrit des vers qui lui valent la fureur du père, ses coups, ses brimades, sa haine. Bientôt chassé du toit familial, le gracieux jeune homme aux rêves immenses s'enfonce dans une déchéance qui le brisera, terrassant chez lui toute volonté, puis toute raison. Spectatrice impuissante de son martyre, la jeune fille, qui deviendra l'auteur de ce livre, y puisera la soif et l'énergie d'écrire. Ce très beau texte autobiographique est pétri d'une fidélité bouleversante à l'égard du frère adoré qui a transmis sa plume. Mais admiration et reconnaissance ne s'expriment pas sans une culpabilité douloureuse, que ce "roman" tente d'adoucir par un hommage déchirant au frère sacrifié. Khoury-Chata, née au Liban, vit à Paris depuis 1972. Romancière et poétesse, elle est l'auteur d'une oeuvre importante, que plusieurs prix littéraires ont récompensée.
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9782742752997
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| La Maison aux orties Vénus Khoury-Ghata, Actes sud, 2008 |
6.50 € | |
Paris, un été sous la canicule. La narratrice, une femme esseulée et veuve, soigne ses chats et cultive ses plantes. Mais dans l'intimité de son isolement, c'est une auteure qui retrouve son carnet de mémoire, remontant le cours de sa vie jusqu'à la maison aux orties de son enfance... Une improvisation sur la nécessité de l'écriture comme moyen de communication entre les vivants et les morts. |
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9782742773558
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La Maestra Vénus Khoury-Ghata, la Loupe, 2007 |
20.30 €
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C'est comme une somnambule qu'Emma Chattlehorse, malade et désespérée, quitte la luxueuse hacienda de son mari, traverse à pied Mexico, s'engouffre dans un car puis disparaît vers une destination qu'elle-même ignore. Au terminus, un Indien la prend sous sa protection et la conduit vers un groupe de masures accrochées à flanc de montagne. Commence alors la nouvelle vie de «la Maestra». Entre les mains de cette femme défaillante, toute une population fantasque, déguenillée, imprévisible, va désormais déposer ses espérances et ses désillusions... Ce petit roman si mexicain, Vénus Khoury-Ghata l'a écrit avec un bonheur qui jamais n'exclut la gravité : elle entraîne sa «maestra» dans un tourbillon de situations émouvantes où peu à peu prend forme une parabole sur la confrontation des cultures, les aléas de la civilisation, et le précaire scintillement des «vraies richesses». |
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9782848681740
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| Sept Pierres pour la femme adultère Vénus Khoury-Ghata, Mercure de France, 2007 |
15.00 € | |
A Khouf, Noor croupit en attendant son châtiment: coupable d'adultère et condamnée par la fatwa, elle doit être lapidée. Elle n'imagine pas une seconde se soustraire aux traditions ancestrales. C'est sans compter sur l'intervention d'une Française qui travaille au service d'une mission humanitaire après avoir quitté son pays suite à une histoire d'amour malheureuse. Noor se sent aussi sèche que les feuilles flétries qui collent à ses semelles, que son puits déserté par l'eau. Elle s'alimente le moins possible, ne fait plus de feu pour chasser le froid accumulé sous sa peau, s'attache à ne rien modifier autour d'elle. Ils viendront accompagnés d'enfants et de chiens teigneux qui s'en prendront à sa chèvre utile pour le repas traditionnel prévu d'avance. Ils mangeront après avoir lancé les sept premières pierres appelées les salvatrices. Sept, répète-t-elle en s'aidant de ses doigts. Sept, comme les jours de la semaine, comme les cailloux qui fixent le toit de la réserve. Sept pierres pour fêler sa tête comme une grenade mûrie au soleil de l'été.
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9782715227804
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