La librairie Ombres Blanches - Accéder à la vente en ligne des livres numériques

Recherche avancée

Recherche par mots clés










Tous les livres
indisponibles ou épuisés
disponibles
à paraître


Recherche par EAN


Accueil de la librairie > Dossiers bibliographiques > Littérature Poésie Théâtre > Littérature traduite > Liban, culture et littérature > Petit abécédaire des lettres libanaises : d'ADONIS à FALLACI...

Adonis

Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d'Adonis. Le choix de ce pseudonyme traduit la volonté de se dédoubler et d'accepter une tradition gréco-latine en même temps que la tradition arabe. Jeune homme révolté, il découvre très tôt Baudelaire et Rilke, voyage et rencontre à Paris en 1960 Michaux, Tzara, Prévert... Cette grande voix du renouveau poétique arabe embrasse un champ illimité, entre vastes odes lyriques, proférations inspirées et poésie métaphysique. Son oeuvre, considérable, a été publiée en France d'abord chez Sindbad-Actes Sud, puis au Mercure de France et chez Gallimard.

 

^

Conversations avec Adonis mon père
Ninar Esber, Seuil, 2006

20.00

« Crois-tu que l'on puisse survivre à un père comme toi? Surtout avec un monde arabe en grave crise sociale, politique, religieuse et intellectuelle? Un fanatisme bête et dévastateur? Tu représentes pour moi une sorte d'espoir et de rempart contre cette décadence du monde arabe, contre ce fanatisme islamique qui n'a pour but que le pouvoir. Si tu n'étais plus là, j'ai le sentiment que je prendrais cette violence de plein fouet ! »

Ninar Esber, artiste plasticienne née en 1971, interroge son père, le poète Adonis, au cours de 10 entretiens très intimes, sur sa formation, son rapport à l'Islam, à la poésie, à sa Syrie natale et au Liban, où ils ont vécu jusqu'à la guerre, sur les femmes, sur le voile, sur les monothéismes, sur le terrorisme. Adonis, très hostile à tout embrigadement religieux et, de manière générale, à tout fanatisme, parle avec simplicité de la sexualité, du désir, du mariage, de la fidélité, de l'amitié, de la sensualité et bien sûr de la création. Ninar, jeune femme provocante et sincère elle-même, est violemment critique par rapport à la façon dont les femmes sont considérées dans les pays musulmans. Une double leçon de liberté.

 

9782020853552

^

Commencement du corps, fin de l'océan
Adonis, Mercure de France, 2004

14.00

Un long poème d'amour où, chantre des quatre horizons, du déplacement, du métissage des chants, Adonis se fait aussi celui de la mouvance des corps. L'athéisme proclamé de l'auteur qui veut "païciser la culture arabe" ne l'empêche pas de lier intimement érotisme et mysticisme.

Traduit de l'arabe par Vénus Khoury-Ghata

9782715225244

^

Toucher la lumière
Adonis, Imprimerie nationale, 2003

25.00

« Poète de la métamorphose », Adonis est aussi « poète des lieux ». C'est le cas dans les 11 poèmes rassemblés ici, dans lesquels défilent des lieux parfois ancrés dans le mythe, comme Babel, ou à mi-chemin entre mythe et réalité, comme les ruines de Pétra et le paysage-personnage du Nil, ou encore dans une réalité plus tangible, tels le désert, Damas, Grenade, le Beyrouth de l'après-guerre...

Présentation Jean-Yves Masson. Traduit de l'arabe (Liban) et notes par Anne Wade Minkowski.

9782743304928

^

Histoire qui se déchire dans le corps d'une femme
Adonis, Mercure de France, 2008

15.00

Poète méditatif, Adonis est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est, pour Adonis, le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles. Adonis est non seulement le poète des quatre horizons, du déplacement, du métissage des chants, mais aussi de la mouvance des corps, de la dispersion des atomes, des poussières, des cendres sous le soleil.

Totalement inédit en français, traduit avec talent par Houria Abdelouahed, ce nouveau recueil poétique s'inscrit dans le prolongement de Commencement des corps, fin de l'océan paru en 2004 au Mercure de France.

traduction de l'arabe et postface de Houria Abdelouahed

 

9782715228283

^

Le livre, al-Kitâb
Adonis, Seuil, 2007

25.00

Datant de 1995, ce recueil se présente comme un manuscrit retrouvé du poète Al-Mutanabbî (915-965). C'est un voyage poétique à travers l'histoire arabe, depuis la fondation du califat, après la mort du Prophète au VIIe siècle, jusqu'à la moitié du Xe siècle.

«Al-Kitâb est un voyage à travers l'histoire arabe, depuis la fondation du califat après la mort du prophète au VIIe siècle (de l'ère chrétienne) jusqu'à la moitié du Xe siècle. Voyage qui renouvelle la traversée de Dante dans La Divine comédie. Toutefois, contrairement à Dante, Adonis opte pour une description non du paradis et de l'enfer célestes, mais de l'enfer d'ici-bas. Enfer où l'Arabe vivait, réfléchissait et écrivait.

Pour son odyssée, Adonis choisit al-Mutanabbî - le plus grand poète arabe - et tente de relater dans Le Livre-traversée, toute chose sur les Arabes en résonance d'une part avec les livres dits sacrés, de l'autre avec une vision mallarméenne.» Houria Abdelouahed.

traduit de l'arabe et préfacé par Houria Abdelouahed

9782020849425

^

Rachid el-Daïf

Né au Liban en 1945, Rachid El-Daïf est professeur de langue et de littérature arabes à l'université de Beyrouth. D'abord tournée vers la poésie, son oeuvre est depuis les années 1980 entièrement consacrée au roman. Textes traduits en français: L'Eté au tranchant de l'épée (poèmes, Le Sycomore, 1979) et chez Actes Sud: Passage au crépuscule (1992), Cher monsieur Kawabata (1998), Learning English (2002), Qu'elle aille au diable, Meryl Streep! (2004).

^

Fais voir tes jambes, Leïla !
Rachid El- Daïf, Actes sud, 2006

18.00

Sur son lit d'hôpital, le narrateur retrouve peu à peu la mémoire, il se rappelle que sa voiture a heurté un poteau électrique et que, au moment de l'accident, il téléphonait à sa petite amie, Leïla. Or, depuis qu'il a acheté une Subaru japonaise à son ami Rafic, celle-ci n'a cessé de lui attirer des ennuis de toutes sortes; il la conduisait avec le sentiment d'être à bord d'une voiture piégée.

Ses déboires ont en fait commencé le jour où il a appris que son père, âgé de soixante-cinq ans, allait se remarier et qu'il envisageait, pour satisfaire les caprices de sa nouvelle épouse, de vendre l'appartement familial. Cherchant alors à empêcher cette union, il n'a pas hésité à fomenter de petits complots, plus pervers les uns que les autres, et même à proposer à la douce et innocente Leïla -du moins le pensait-il- de calmer quelque peu l'appétit sexuel de son père.

Rachid El-Daïf explore la société libanaise d'aujourd'hui avec une rare férocité -sans jamais cependant se départir d'un ton neutre et faussement naïf. Si son héros ne parvient pas à se dépêtrer de ses problèmes, c'est que tout est piégé, la vie politique, les relations familiales, les liaisons amoureuses, et également la belle mais redoutable voiture que son meilleur ami lui a fourguée.

 

traduit de l'arabe par Yves Gonzalez-Quijano

9782742762743

^

Qu'elle aille au diable Meryl Streep !
Rachid El- Daïf, Actes sud, 2004

18.00

Un Libanais nommé Rachid regarde distraitement à la télévision un film dans lequel joue Meryl Streep, Kramer contre Kramer. Ne comprenant pas l'anglais, il parvient juste à deviner que la célèbre actrice est en train de se séparer de son mari.

Ce divorce le renvoie soudain à la réalité de son propre couple, dont le mariage avait été préparé par une tante. Le roman se présente comme une longue interrogation sur ses relations avec sa femme. Pourquoi va-t-elle assez régulièrement dormir chez ses parents, malgré l'achat d'une très belle télévision Sony? Comment se fait-il qu'elle en sache autant sur la sexualité masculine? Peut-il vraiment croire à la virginité de son épouse avant le mariage alors que les médecins savent maintenant très bien réparer les choses? Quelle a été, au fond, la vie de cette femme dont il ne sait finalement pas grand-chose et qui lui échappe chaque jour un peu plus?

 

traduit de l'arabe par Edgard Weber

9782742748006

^

Learning English
Rachid El- Daïf, Actes sud, 2002

17.90

Rachid El-D., enseignant à Beyrouth, se tient loin de son village et de ses célèbres vendettas archaïques, s'entoure des appareils et accessoires de l'homme moderne, apprend avec application l'anglais, cette langue indispensable à l'homme postmoderne. Il aurait même voulu être comme Dolly, la brebis artificiellement conçue dans la certitude de la science. Mais, après l'assassinat de son père, qu'il apprend par hasard en lisant le journal, le sentiment profond de solitude et la longue attente de condoléances qui ne viennent pas le renvoient brutalement à un passé hanté par une question dont il se refuse à entendre la réponse.

Il s'agit probablement du livre le plus achevé de Rachid El-Daïf, celui où se conjuguent avec bonheur le goût de la dérision et la lucidité dans l'approche de la réalité sociale, fût-elle médiocre ou dérisoire, voire sordide. En s'engageant une nouvelle fois dans les labyrinthes obsessionnels de l'autofiction, l'auteur de Cher Monsieur Kawabata ouvre des perspectives inédites sur les alliances subtiles de la tradition et de la modernité, de l'identité tribale et de la conscience individuelle.

traduit de l'arabe par Yves Gonzalez-Quijano

9782742735815

^

Hoda Barakat

Hoda Barakat est née à Beyrouth en 1952 et vit à Paris depuis 1989.

^

Le laboureur des eaux
Hoda Barakat, Actes Sud, 2003

7.50
Indisponible chez l'éditeur

Comme son père et son grand-père, Nicolas est un commerçant aisé du centre-ville de Beyrouth, où il possède un magasin d'étoffes renommé. Durant la guerre civile, le feu ayant ravagé la boutique, il se réfugie dans le sous-sol et décide d'y vivre. Enroulé dans ses somptueuses soieries, il se remémore les deux femmes de sa vie: sa mère, fantasque et infidèle, et Chamsa, sa maîtresse kurde, digne descendante d'un peuple insoumis, femme tant aimée avec laquelle il aurait pu échapper à son sinistre destin...

 

Lors de sa parution en langue arabe, en 2000, Le Laboureur des eaux a obtenu le prestigieux prix littéraire Naguib-Mahfouz.

Née à Beyrouth, Hoda Barakat vit à Paris depuis 1989. En France, elle a déjà publié La Pierre du rire (Actes Sud, 1996, prix Al-Nâqid) et Les Illuminés (Actes Sud, 1999).

 

 

Traduit de l'arabe (Liban) par Frédéric Lagrange.

9782742744657

^

La pierre du rire
Hoda Barakat, Actes Sud, 1996

17.99
Indisponible chez l'éditeur

Dans une ville en proie à la guerre civile, où est l'ennemi ? Un jeune homosexuel, Khalil, veut faire le pari de l'innocence et récuse la nécessité, pour survivre, de prendre parti. Réfugié dans sa petite chambre, il donne libre cours à une étrange frénésie ménagère et médite sur la décomposition du monde alentour. Inexorable, le " dehors " débusque cependant Khalil de sa retraite... En évoquant, à travers l'initiation de son héros, l'étrange logique que ces guerres aux invisibles champs d'honneur installent au coeur de toute existence, Hoda Barakat met en scène les mécanismes de la folie très particulière qui s'organise quand tuer et vivre deviennent synonymes... Bien loin de toute une littérature nostalgique du Beyrouth d'antan.

 

9782742705962

^

Mon maître, mon amour
Hoda Barakat, Actes sud, 2007

19.00

Un homme, Wadî', a aimé un autre homme, et c'est sa femme, Samia, qui lui désigne la nature de son attachement, elle qui lui en révèle la force.

Evoquant les premiers instants de sa rencontre avec cet homme, Wadî' se trouve bientôt replongé dans une enfance douloureuse, puis une adolescence haïe, au coeur d'un Liban en proie aux factions. Son récit s'interrompt une fois trouvé «son maître, son amour», mais Samia prend le relais, pour nous apprendre la disparition inexpliquée de son mari. Elle se débat, tente de comprendre, échafaude toutes les hypothèses et finit par rencontrer Târiq, l'homme dont Wadî' s'était épris.

Avec une écriture dense et précise, Hoda Barakat emprunte la voix de Wadî', puis celle de Samia à la toute fin du récit, pour tenter de reconstituer une histoire où alternent souvenirs et monologues intérieurs. Elle entre dans la passion et le délire de Wadî'. Les courts chapitres qui composent son récit s'assemblent peu à peu comme les pièces d'un puzzle qui restera à jamais inachevé.

traduit de l'arabe par Edwige Lambert

9782742766796

^

Andrée Chédid

Poétesse, romancière, auteur dramatique, Andrée Chédid est née en 1920 au Caire de parents libanais séparés. Elle apprend en pension, dès l’âge de 10 ans, l'anglais et le français, mais exprime sa tendresse en mots arabes. A 14 ans elle part en Europe, pour revenir ensuite au Caire et étudier dans une université américaine. Son rêve était d'être danseuse mais elle se maria à 22 ans avec un médecin. Souvent portée par une ferveur mystique, son écriture est d'une grande sensualité pour évoquer l'Orient et ses parfums mais se montre plus âpre pour dénoncer la guerre civile qui déchire le Liban.

 

^

L'enfant multiple
Andrée Chédid, J'ai Lu, 2006

3.50

L'exil parisien d'un petit garçon, dont les parents, un musulman égyptien et une chrétienne libanaise, ont été tués à Beyrouth en 1987 et son amitié avec le propriétaire d'un manège de chevaux de bois.

9782290129708

^

La maison sans racines
Andrée Chédid, Flammarion, 1985

11.43
Indisponible

Un roman tendre et tragique profondément enraciné dans la terre du Liban, qui se déroule sur deux plans et à deux époques se faisant écho : 1932 et 1975. Le Liban heureux et la terre déchirée.

Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances, ensemble, au Liban, pays de leurs ancêtres. Emigrées de plusieurs générations, leurs " maisons sans racines " - à part celles de l'esprit et du coeur - sont parfois plus passionnantes et plus ouvertes que les demeures immuables agrippées à leurs mottes de terre. Nous sommes en 1975. Rendez-vous à Beyrouth, à l'aube de la tragédie. Une marche dramatique le long d'une place de la ville ponctuera le roman. Elle ne durera que quelques minutes mais, dans cet espace refermé comme un piège où la mort est aux aguets, Kalya revivra ses propres vacances, en ces mêmes lieux, avec sa grand-mère Nouza. C'était en 1932, en des saisons plus insouciantes et plus frivoles.

 

 

9782080648099

^

Hassan Daoud

Hassan Daoud est né en 1950 à Beyrouth. Après des études de littérature arabe, il travaille en tant que journaliste pendant la guerre civile. Il est alors correspondant du quotidien arabe international, Al Hayat, publié à Londres.

 

^

L'immeuble Mathilde
Hassan Daoud, Sindbad, 1998

0.00
Indisponible chez l'éditeur

C'est l'histoire d'un immeuble, à Beyrouth, dans les années 70, faite de la somme des histoires de ses résidents, de sorte que les naissances, les mariages, les décès, les comportements quotidiens semblent concerner un seul et même être vivant. La guerre qui éclate n'apparaît que dans les comportements des gens de l'immeuble, jusqu'à l'explosion qui détruit la cage d'escalier et tue Mathilde...

 

Traduit de l'arabe par (Liban) Youssef Seddik.

9782742715688

^

Le Chant du pingouin
Hassan Daoud, Sinbad, 2007

19.00

Dans un petit immeuble au bout d'une route non goudronnée, à proximité de la vieille ville, habite un jeune homme handicapé physique, avec un père déjà vieux, et dont la vue s'obscurcit jour après jour, et une mère qui ne pense qu'à s'évader de ses tâches quotidiennes. En dehors d'eux, l'immeuble abrite une autre famille, à l'étage au-dessous, composée d'une femme et de sa fille. Ni le lieu ni le temps ne sont précisés, même si l'on devine qu'il s'agit du Liban, à la fin du XXe siècle. Nul personnage n'est désigné par son nom. Nul événement extérieur, hormis les travaux de construction qui transforment peu à peu le paysage, ne vient perturber «le chant du pingouin», le long soliloque du fils handicapé.

Reclus dans son tout petit monde, aucun détail -pas même le plus infime- de son environnement ou de lui-même ne lui échappe: son corps disgracieux, ses gestes maladroits, ses désirs refoulés -mais qu'il ravive sans cesse en épiant ses voisines. Marginal parmi des marginaux, oiseau étrange aux courtes ailes, il dit sa vérité et celle de son entourage, abolissant par le verbe la frontière entre le normal et l'anormal.

traduit de l'arabe par Nada Ghosn

9782742770823

^

Dominique Eddé

^

Lettre posthume
Dominique Eddé, Gallimard, 1989

9.91

Dans une lettre à une amie française, un vieil homme évoque en même temps la faillite de son existence et le naufrage de son pays, le Liban, nation jadis tellement insouciante qu'elle s'est désenchantée de la manière la plus cruelle. Les années n'ont pas de miséricorde, et la vie intime reste l'otage de l'Histoire. Aujourd'hui encore, au Liban, la patience du quotidien reprend parfois ses droits contre la promptitude de la violence et la célérité de la mort. Le narrateur invoque " ces heures qui s'éteignent en douceur autour d'une tasse de thé ". Et l'on dispute une partie de cartes avant de recommencer le jeu de massacre. Et l'on s'entre-tue avec des prévenances...

Dès son 1er livre, Dominique Eddé prêtait à son « vieil homme » toute sa passion du pays natal et son amour de la langue française : l'art de dire dans la langue de Voltaire « ce qu'ils ressentaient en arabe » ; de mettre les rigueurs du français classique au service des intempérances libanaises.

 

9782070780136

^

Pourquoi il fait si sombre ?
Dominique Eddé, Galllimard, 1999

15.00

Une libanaise revient à Beyrouth après la guerre et décrit une ville détruite et renaissant. Rachid, l'unijambiste, Alia, la prostituée et Abou Ali, son maquereau devenu son mari, Angèle qui meurt d'un cancer et son frère Antoine, et puis Nour, la princesse, Abou Roro, Simone l'ancienne déportée : tous portent les stigmates de la violence et s'offrent au roulis du temps.

 

« J'ai écrit ce livre sans savoir où j'allais, je me servais de moi-même comme on se sert d'un bois pour faire partir un feu. De cette tension est né un mouvement qui m'a guidée de bout en bout à la manière dont un son peut guider un aveugle. Les repères de l'espace et du temps se sont dissipés ainsi que les rêves; j'ai eu droit et accès à toutes les folies de la mémoire. Des gens en ont profité pour exister et moi pour les écrire. Leurs vies et la mienne se sont, plus d'une fois, croisées et séparées, jusqu'au moment où les leurs ont envahi les lieux et piraté le livre. Le monde brûlait et j'étais là. »

 

9782020350426

^

Hanan El-Cheikh

Originaire de la communauté chiite du Sud Liban, Hanan el-Cheikh est née en 1945. Elevée à Beyrouth, elle vit aujourd'hui à Londres après avoir séjourné au Caire et dans les pays du Golfe. Son oeuvre est traduite en français, en anglais et en allemand, et occupe une place de plus en plus importante dans le paysage littéraire arabe.

 

^

Histoire de Zahra
Hanan El-Cheikh, Actes Sud, 2005

8.50

Zahra - le mot signifie "fleur" en arabe - est une fille chiite du Sud Liban. Tout dans sa vie concourt à son écrasement : une mère à qui elle sert d'alibi pour ses rencontres avec son amant, un père brutal et autoritaire, une société aux lois implacables. Jusqu'à ce que, à la faveur de la guerre civile libanaise, elle réussisse à se libérer de son passé et à découvrir l'amour...

Quand elle finit d'écrire cette Histoire de Zahra, Hanan el-Cheikh est déjà l'auteur de deux romans. Elle publie celui-ci à compte d'auteur : aucun éditeur n'a voulu prendre le risque de cautionner un sujet aussi scandaleux. Dès sa sortie à Beyrouth en 1980, le roman connaît un important succès dans le monde arabe. Car, à travers cette histoire de femme, proie et victime d'un univers masculin, on peut lire l'histoire de tout Libanais, citoyen impuissant, spectateur et victime de son propre drame.

 

Traduit de l'arabe (Liban) par Yves Gonzalez-Quijano.

9782742756261

^

Poste restante, Beyrouth
Hanan el- Cheikh, Actes Sud, 1995

22.56
Indisponible chez l'éditeur

Quitter Beyrouth en guerre ? Esmahane, la trentaine, issue d'une famille de propriétaires terriens chiites, confie dans les lettres qu'elle adresse à des figures réelles ou imaginaires, ses tentations et ses hésitations.

Traduit de l'arabe par Michel Burési, Jamal Chehayed

9782742703197

^

Rachid El-Daïf

^

Learning english
Rachid El-Daïf, Actes Sud, 2002

17.90

Rachid El-D., enseignant à Beyrouth, se tient loin de son village et de ses célèbres vendettas archaïques, s'entoure des appareils et accessoires de l'homme moderne, apprend avec application l'anglais, cette langue indispensable à l'homme postmoderne. Il aurait même voulu être comme Dolly, la brebis artificiellement conçue dans la certitude de la science. Mais, après l'assassinat de son père, qu'il apprend par hasard en lisant le journal, le sentiment profond de solitude et la longue attente de condoléances qui ne viennent pas le renvoient brutalement à un passé hanté par une question dont il se refuse à entendre la réponse.

Il s'agit probablement du livre le plus achevé de Rachid El-Daïf, celui où se conjuguent avec bonheur le goût de la dérision et la lucidité dans l'approche de la réalité sociale, fût-elle médiocre ou dérisoire, voire sordide. En s'engageant une nouvelle fois dans les labyrinthes obsessionnels de l'autofiction, l'auteur de Cher Monsieur Kawabata ouvre des perspectives inédites sur les alliances subtiles de la tradition et de la modernité, de l'identité tribale et de la conscience individuelle.

 

Traduit de l'arabe par (Liban) Yves Gonzalez-Quijano.

9782742735815

^

Fais voir tes jambes, Leïla !
Rachid El-Daïf, Actes Sud, 2006

18.00

De fil en aiguille, le narrateur se souvient des événements qui l'ont marqué au cours des derniers mois. Ses déboires ont en fait commencé le jour où il a appris que son père, âgé de soixante-cinq ans, allait se remarier et qu'il envisageait, pour satisfaire les caprices de sa nouvelle épouse, de vendre l'appartement familial. Cherchant alors à empêcher ce mariage, il n'a pas hésité à fomenter de petits complots, plus pervers les uns que les autres, et même à proposer à la douce et innocente Leïla - du moins il le pensait - de calmer quelque peu l'appétit sexuel de son père...

Rachid El-Daïf explore la société libanaise d'aujourd'hui avec une rare férocité - sans jamais cependant se départir d'un ton neutre et faussement naïf. Si son héros ne parvient pas à se dépêtrer, c'est que tout est piégé : la vie politique, les relations familiales, les liaisons amoureuses - et pas seulement la belle mais redoutable Subaru que lui a fourguée son meilleur ami.

 

Traduit de l'arabe (Liban) par Yves Gonzalez-Quijano

9782742762743

^

Oriane Fallaci

^

Inchallah
Oriana Fallaci, Folio n°2604, 1994

9.50
Epuisé

Au fond, qu'est-ce que la guerre, sinon le seul événement qui oblige l'homme à regarder en face l'unique certitude : sa mort l'attend à chaque instant. Le seul événement qui révèle les sentiments profonds, exacerbe les attitudes les plus extrêmes : la violence, la vengeance, la lâcheté, le désespoir, mais aussi le courage, le dévouement, l'abnégation, l'espérance...

Véritable petite Iliade des temps modernes sur fond de Liban déchiré par une guerre qui symbolise et résume toutes les guerres, Inchallah entrecroise dans l'action les destins d'une centaine de personnages, tous étrangers au départ, tous frères dans le tourbillon de violence qui les confond et les emporte.

Dans cet immense roman choral où le destin de chacun est étroitement lié aux destins de tous, où l'amour et l'amitié sont littéralement à la vie - si ténue - à la mort - omniprésente -, Oriana Fallaci imagine l'aventure du contingent italien de la Force Multinationale d'interposition. De ces militaires venus combattre la guerre et qui très vite ne sont plus que des pions dans la lutte éternelle, impitoyable que se livrent la Vie et la Mort, mais dont l'issue cesse d'être évidente quand la force de l'amour se range du côté de la vie.

Mais Inchallah est plus qu'une grande fresque vigoureuse : riche de son expérience de correspondante de guerre, Oriana Fallaci y crie son dégoût de la violence, sa sympathie pour les victimes, toutes les victimes, son pessimisme toutefois tempéré d'une lueur d'espoir. Et s'interroge sur cette guerre du Liban qui aura peut-être préfiguré un grand affrontement entre l'Islam et la Chrétienté.

 

Traduit de l'italien par Victor France.

9782070388950

^