La librairie Ombres Blanches - Accéder à la vente en ligne des livres numériques

Recherche avancée

Recherche par mots clés










Tous les livres
indisponibles ou épuisés
disponibles
à paraître


Recherche par EAN


La Pulpe
Jerzy Andrzejewski, Gallimard, 1989

24.39

L'œuvre maîtresse du grand écrivain. Il y fait part d'une très grande audace formelle et tente d'approcher quelque chose comme un roman total. Le livre marque une rupture, un point de non-retour par rapport à la première manière, le roman historique, ou plus exactement, historicisé, qui avait prévalu jusqu'à sa rupture idéologique avec le PC. Texte touffu, complexe, déroulant une fresque « muraliste » où se croisent des dizaines de personnages, principalement issus de l'intelligentsia et du milieu artistique de la Varsovie des années soixante. Ils sont affligés des faiblesses et des contradictions propres à des gens évoluant trop près de la sphère du pouvoir. Scènes hallucinantes, grand-guignolesques, magistralement écrites, où l'on assiste à tel concert, telle représentation théâtrale, telle réunion de l'Union des écrivains qui statue sur la littérature, celle qui doit se faire (dans ce cas, il opte avec humour pour une façon théâtralisée avec dialogues et didascalies) ; et, très régulièrement, l'histoire dramatique de la Pologne 39-45 s'invite, bien souvent sur le mode de la culpabilité. Chaque scène est entrecoupée d'un commentaire de l'auteur, comme s'il avait tenu un journal de la rédaction du roman. Il y fait part de ses doutes, nous livre la teneur d'une discussion qu'il a eu avec tel satrape de la nomenklatura culturelle. Cette masse protéiforme, ce matériau incernable, cette pulpe aux contours indéfinis portant témoignage de l'impossible envol de la fiction, cette chair du roman finit par envahir le lecteur, comme elle a balayé et emporté son auteur, dans un vertige, une ivresse, des émotions telles que les dispense en général la poésie et l'épopée, mais sa face burlesque (l'esprit « centre-européen ») en fait vite un cauchemar...

 

Traduit par Jean-Yves Erhel.

 

9782070711345

^

Les Portes du paradis
Jerzy Andrzejewski, Gallimard, 1961

4.71

Traduit par Georges Lisowski.

 

Sont hélas épuisés :

- Cendres et diamant Gallimard 1986

- Personne M. Sell 1990

- Les ténèbres couvrent la Terre Belfond 1991

 

 

 

9782070201358

^