Littérature Rio de la Plata de H à Z

Un panorama alphabétique des écrivains du Rio de la Plata (Argentine et Uruguay) du XXe siècle.

Les chapitres de ce dossier

  • Felisberto Hernandez (1902-1964)

    « Tout se passe comme si les expériences les plus banales de la vie quotidienne mettaient en branle les sarabandes mentales les plus imprévisibles, tandis que les caprices et les manies qui exigent une préméditation compliquée et une chorégraphie élaborée ne tendent à rien d'autre qu'à évoquer des sensations élémentaires oubliées », écrit Italo Calvino dans sa préface à l'édition italienne des œuvres de Felisberto Hernandez, écrivain uruguayen.

  • Leopoldo Marechal (1900-1970)

    Professeur de lettres et écrivain, Leopoldo Marechal est surtout l’auteur d'un triptyque romanesque considéré comme une œuvre maîtresse de la littérature argentine composé de Adan Buenosayres, Le Banquet de Severo Arcangelo, et Megafón o la guerra.

  • Sylvia Iparraguirre (née en 1956)

    Journaliste argentine, Sylvia Iparraguirre écrit des nouvelles et des essais critiques.

  • Roberto Juarroz (1925-1995)

    Sa discrétion et sa modestie ont valu à Juarroz, écrivain argentin, de disparaître comme il vécut, dans le plus strict anonymat, malgré la reconnaissance affichée de ses nombreux pairs plus en vue (Char, Octavio Paz, Cortazar...). Toute sa poésie est accrochée au concept de verticalité, par lequel il entend rendre compte du double mouvement vers le haut et vers le bas, celui-là comme une aspiration à la transcendance, celui-ci comme une inévitable plongée dans l'infiniment ténu de l'intériorité, dans cette dimension du haut et du bas, où tôt ou tard nous tombons tous.

  • Mario Levrero (né en 1940)

    Critique littéraire et écrivain uruguayen, il a collaboré à de nombreuses revues argentines et étrangères.

  • Carlos Liscano (né en 1949)

    Condamné par le régime militaire, l’écrivain uruguayen passe treize ans en prison, où il subit la torture. Libéré en 1985, il s'exile en Suède. Depuis 1996, il vit entre Montevideo et Barcelone. Liscano a commencé à écrire en prison : romans, récits, nouvelles, poésies, théâtre.

  • Pedro Mairal (né en 1970)

    Pedro Mairal, écrivain argentin, s'est fait un nom dès ce premier roman adapté au cinéma par Alejandro Agresti et salué à sa sortie en 1998 par deux grands écrivains : Adolfo Bioy Casares et Augusto Roa Bastos.

  • Eduardo Mallea (1903-1982)

    Il faut plus que de fantasques inventeurs pour faire une grande littérature, il faut aussi des témoins à ce procès qu'est la naissance d'une nation au sens moderne : Eduardo Mallea fut l'un de ceux-ci. Plus qu'un écrivain politique, il fut le défenseur de valeurs humaines bafouées par le monstrueux développement d'une société, d'une mégapole, la Buenos Aires des années 30 à 50.

  • Guillermo Martinez (né en 1962)

    Mathématicien et écrivain argentin, Guillermo Martinez l'auteur de deux romans, d'un recueil de nouvelles et d'un essai sur Borges et les mathématiques.

  • Tomas Eloy Martinez (né en 1934)

    Journaliste argentin à La Opinión, il s’exile en 1974 au Venezuela puis aux États-Unis où il enseigne. Il a publié des romans, des poèmes, des nouvelles, un essai sur les films de Fernando Ayala et ceux de Leopoldo Torre Nilsson et collaboré au scénario de films de René Mugica, Lucas Demare, Daniel Cherniavsky.

  • Juan Martini (né en 1944)

    Encore une œuvre trop incomplètement traduite : deux romans seulement, dont la pièce maîtresse, La Vie entière, parmi une dizaine d’autres de l’écrivain argentin.

  • Enrique Medina (né en 1937)

    Enfermé en maison de correction de six à seize ans, Medina, écrivain argentin, s'est imprégné de la violence subie puis rendue par une jeunesse passée de l'autre côté, celui dont on ne revient en principe pas. Mais dont lui est revenu avec la féroce envie de porter témoignage au procès que la postérité ne manquera pas d'instruire, concernant les années noires.

  • Eduardo Mignogna (né en 1940)

    Écrivain et cinéaste argentin.

  • Juan Carlos Mondragon (né en 1951)

    Diplômé de la Sorbonne, enseignant à Grenoble, l’écrivain uruguayen compose une œuvre qui mêle fictions et essais.

  • Silvina Ocampo (1906-1993)

    Écrivain argentin. «Silvina est venue à la poésie par le chemin lumineux du dessin et de la peinture, et l'immédiate certitude du visuel persiste dans sa page» écrit Borges dans la préface à Faits divers... Introduction au même livre, de Calvino: «Je me sentis transparente, d'une transparence à jamais douloureuse et obscure : cette phrase traduit bien son sens du monde, un monde que le regard parcourt dans la précise netteté des contours de sa surface, et qu'il traverse aussitôt, découvrant la béance d'une épaisseur de ténèbres illimitée.» Nous voici prévenus : l'objet, la perception de l'objet seront les clefs d'un univers de signaux annonçant une -au sens propre- métaphysique.

  • Juan Carlos Onetti (1909-1994)

    [Juan Carlos Onetti->http://www.ombres-blanches.fr/dossiers-bibliographiques/juan-carlos-onetti.html], écrivain argentin est traité dans la rubrique Auteurs.

  • Elsa Osorio (née en 1953)

    Écrivain argentin, elle enseigne l’écriture et la communication à Madrid et a également écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision. Luz est son premier roman.

  • Alan Pauls (né en 1959)

    Après avoir été professeur de théorie littéraire, scénariste, traducteur, critique de cinéma, Alan Pauls, écrivain argentin, est actuellement journaliste. Il a publié trois romans et différents essais dont un sur Borges.

  • Cristina Peri Rossi (née en 1941)

    La dictature militaire aura rappelé à Cristina Peri Rossi, écrivain uruguayen, que l'amour est improductif, asocial et sauvage : suffisant pour y gagner l'exil. On pourrait voir chez elle un Bataille au féminin. Au féminin, c'est à dire qu'il faudrait enlever le goût mortifère qui s'attache à celui-ci : la volupté est la vie-même dans son battement organique. Pas d'interdit, pas de limite dans le raffinement, dans la division à l'infini des moments, aucune partie de notre corps n'est inapte à nous faire atteindre la jouissance ou même accéder à une métaphysique, c'est à dire à un dépassement de la chair. Paradoxe : c'est par la viscère qu'on échappe à la viscère...

  • Ricardo Piglia (né en 1940)

    En deux romans, Piglia s'est imposé comme l'auteur majeur des lettres argentines contemporaines. Peut-être est-il encore un peu prématuré de tenter de le définir - les deux textes traduits sont totalement différents -, toutefois, on sent là des façons de grand.

  • Alejandra Pizarnik (1936-1972)

    Cette poétesse fut saluée par Octavio Paz et Julio Cortazar comme une grande voix de la poésie argentine.

  • Manuel Puig (1932-1990)

    C'est un scénariste argentin «raté» qui s'est converti au roman et a conservé pour le cinéma rancœur et amour. Le cinéma est dans son œuvre un simple levier qui permet de soulever la réalité humaine - la face «fleur bleue» qu’a toute vie- pour la mettre en question, I’occasion d’une double mise en abyme : de la littérature par le cinéma, et inversement. La présence du film est commune à tous les romans de Puig. Le film, nous dit-il, est devenu un élément de notre langage, nous nous exprimons par son truchement, c’est devenu un tic social que de se raconter des films, mais à chaque fois, c’est nous qui en sommes les protagonistes, nous avons opéré une substitution.

  • Horacio Quiroga (1878-1937)

    Sous l’anodine figure du conteur se sont bien souvent cachés des écrivains aux desseins bien plus inquiétants. Quiroga, écrivain uruguayen, est non seulement l’un d’eux, mais, pour l’Amérique latine, il en est le précurseur. Retiré au cœur de la forêt tropicale, en proie à une instabilité mentale chronique - il finira par se donner la mort - qui le fera parfois détruire certains de ses manuscrits, il s’est complu à cultiver l’hallucination en tant que moteur de ses créations fictionnelles.

  • Ernesto Sabato (né en 1911)

    Voici un auteur argentin qui ne représente aucun courant. Sans filiation, sans origine, Sabato a développé une œuvre étrange qui regarde plusieurs genres présents dans la littérature platense : le fantastique, la critique sociale assortie d’un engagement politique contre toutes les formes d’oppression, la fable amoureuse, I’autobiographie, le roman de formation... Homme d’une culture polymorphe, Sabato fut un physicien de renom dans le laboratoire des Curie, actif dans le groupe surréaliste autour de Breton, peintre, philosophe, essayiste, polyglotte, sa littérature s’est nourrie de toutes ces expériences.

  • Juan José Saer (né en 1937)

    [Juan José Saer->http://www.ombres-blanches.fr/dossiers-bibliographiques/juan-jose-saer.html], écrivain argentin, est traité dans la rubrique Auteurs.

  • Carlos Sampayo (né en 1943)

    Romancier argentin, Sampayo est par ailleurs scénariste de bandes dessinées et a publié une série d'albums en collaboration avec José Muñoz.

  • Pablo de Santis (né en 1963)

    Pablo De Santis, romancier argentin, écrit et édite de la littérature jeunesse, est scénariste pour la télévision et la BD.

  • Osvaldo Soriano (1943-1997)

    Il vécut à l’image de ses personnages : telle pourrait être l’épitaphe d’Osvaldo Soriano, ancien footballeur professionnel, éternel exilé, clandestin bourlingué de part et d’autre de l’Atlantique. Créateur d’un univers littéraire comme reflet de cette Argentine des années noires, il passa cette réalité au filtre d’un humour très portègne, et imagina de burlesques fictions qui dérapent facilement vers la tragédie.

  • Alejandro Tantanian (né en 1966)

    Auteur, acteur, metteur en scène et chanteur né en Argentine, Alejandro Tantanian a fait le choix de vivre et de travailler à Buenos Aires.

  • Hector Tizon (né en 1929)

    Ce qui frappe à la lecture des quatre romans traduits, parmi une œuvre d’une dizaine de livres, c’est la très grande unité thématique et stylistique. Littérature compassionnelle portant témoignage sur la condition d’une population abandonnée par les pouvoirs, celle qui vit sur les hauts plateaux désertiques du nord-ouest argentin, la province de Jujuy que Tizon ne quitta que pour un exil forcé en Espagne.

  • Javier Torre (né en 1950)

    Directeur à Buenos Aires du Centre culturel San Martín, il a publié des romans, des nouvelles et de nombreux articles critiques dans différentes revues et publications.

  • Noemi Ulla (née en 1940)

    Universitaire argentine, elle a publié des études sur Roberto Arlt, Jorge Luis Borges, José Hernandez, Juan Carlos Onetti, des essais sur Adolfo Bioy Casares et Silvina Ocampo et des nouvelles présentées ici.

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