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Les chapitres de ce dossier :

  • Faire confiance à la littérature
  • Confluences dans la Trieste italienne
  • Penser à travers Trieste

    Les productions des écrivains triestins sont à l'image de leurs auteurs: frontières brouillées, difficulté à se cantonner dans un genre donné. Le poète philosophe, le romancier de fait historien d'art, le philosophe verse dans la fiction, l'historien construit des utopies… On se reconstruit à Trieste, comme Joyce qui y trouva une patrie dans laquelle pouvait disparaître la sienne propre. La pensée politique prend du vague à l'âme et ne sait jamais épouser un système. Une ville où l'on ne peut choisir, où tout s'indétermine. Où est-on donc?

Dialogue de la santé et autres textes
Carlo Michelstaedter, l'Éclat, 2004

14.00

Le Dialogue de la Santé fait partie d'un ensemble d'écrits posthumes de Michelstaedter, dont les éditions de l'Éclat publieront l'intégralité prochainement. Construit sur le modèle du dialogue platonicien (ou leopardien), il met en scène deux jeunes hommes, amis de Michelstaedter, Nino Paternolli, et Enrico Mreule (dont Claudio Magris avait fait le personnage principal de son livre Une Autre Mer).

Au sortir d'un cimetière, le gardien salue les deux jeunes hommes d'un cri : «Que Dieu vous donne la santé.» C'est l'occasion d'une discussion âpre sur le sens des mots et le sens de la vie. En écho avec la Persuasion et la rhétorique, le Dialogue de la Santé résonne de tous les thèmes de ce livre inclassable, la sécurité, la nécessité de vivre, le langage et ses pièges, etc. Il en explicite également les thèmes, et pourrait être un élément de réponse au geste ultime de Michelstaedter, jusqu'à présent inexpliqué. Le dialogue est suivi d'autres petits dialogues moraux de Michelstaedter.

Traduit de l'italien et présenté par Antoine Parzy.

9782841620869

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La Persuasion et la Rhétorique
Carlo Michelstaedter, l'Éclat, 1998

31.00

La Persuasion et la Rhétorique est, on ne craint pas de l'affirmer, un cas unique dans l'histoire de la philosophie. Carlo Michelstaedter (1887-1910) l'écrivit à 23 ans et se donna la mort le lendemain même de l'achèvement de ce qui devait être sa maîtrise de philosophie.

«Moi, je sais que je parle parce que je parle, mais que je ne persuaderai personne.» C'est ainsi que Michelstaedter s'adresse à ses professeurs dans la préface de ce «travail universitaire» inconvenant, qui se proposait d'étudier les concepts de persuasion et de rhétorique chez Platon et Aristote. Il échappe ainsi a tout exposé systématique pour suggérer une «version du monde», et nous offre une œuvre absolument inclassable. Persuasion impossible du fait que la vérité pèse infiniment et que ce poids la rend dépendante. Rhétorique qui occulte, à travers un appareil de mots, de gestes, d'institutions, cette impossibilité d'atteindre la persuasion. Entre Platon et Aristote, la philosophie n'offrait pas d'autre alternative au jeune Michelstaedter que celle d'un revolver qui le figeait dans un instant éternellement présent, celui d'une œuvre brillante, brûlante même, et que l'Italie consacre comme l'une de ses plus extraordinaires réalisations.

exte établi et présenté par Sergio Campailla,

traduit de l'italien par Marilène Raiola.

9782841620302

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Appendices critiques à «La Rhétorique et la Persuasion»
Carlo Michelstaedter, l'Éclat, 1994

18.29

«L'homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même.» L'homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui, en son œil, une lumière dont il sait qu'elle le consumera. Cette lumière, en tant qu'elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l'écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l'écart de la lumière qui consume et se consume? Peut-on éternellement voir et dire que l'on a rien vu?

«Guerre aux mots avec les mots». Ainsi s'ouvrent ces pages qui complètent et approfondissent La persuasion et la rhétorique de Carlo Michelstaedter. Guerre aux mots, mais guerre aussi aux manipulateurs de mots. Et, à ce titre, elles se peuvent définir un « combat implacable contre le Stagirite », prince de la rhétorique, véritable initiateur de la rhétorique dans la vie, dispensateur éclairé d'un savoir coupé de la vie. «La langue n'existe pas -écrit Michelstaedter-, tu dois la créer: tu dois créer son mode, tu dois créer chaque chose pour que la vie soit tienne».

Traduit de l'italien par Tatiana Cescutti.

9782905372857

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Épistolaire
Carlo Michelstaedter, l'Éclat, 1990

15.00

«La correspondance [de Michelstaedter] éclaire en perspective l'oeuvre, la prépare peut-être, mais ne porte pas trace de "prolégomènes à une mort annoncée". Ce qui là, lentement, se fabrique c'est bien une énigme.»

R. Maggiori, Libération.

 

Traduit de l'italien par Gilles A. Tiberghien.

9782905372444

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De Trieste à Dubrovnik : une ligne de fracture de l'Europe
Gilbert Bosetti, ELLUG, 2006

26.00
Indisponible

L'implosion de la Yougoslavie a remis en mémoire, chez les riverains de l'Adriatique orientale, de vieux conflits ethniques. Depuis l'Antiquité, cette côte a été, de Trieste à Dubrovnik, une frontière mouvante entre les civilisations italienne, slave, germanique et hongroise; plus fondamentalement, c'est une ligne de fracture de l'Europe. Les lecteurs de cet ouvrage découvriront comment la cohabitation pacifique des nationalités sous l'Empire habsbourgeois et l'intégration italianisante des immigrés dans les grands ports de Trieste et de Fiume/Rijeka n'a duré que le temps des Lumières. La montée des nationalismes a abouti à des conflits meurtriers et à des ethnocides lors des deux guerres mondiales. Comment une pluriculturalité fructueuse a-t-elle pu dégénérer en exclusion intolérante et mettre en échec une intégration ? Cette réflexion sur un cas historique trop méconnu des Français est d'une grande actualité et devrait nous aider à mieux anticiper les conflits ethniques qui menacent la France et l'Europe.

 

9782843100802

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Le Goût de Trieste
Gérard-Georges Lemaire, Mercure de France, 2003

4.70
Indisponible chez l'éditeur

Propose de découvrir la ville à travers des extraits d'écrits littéraires, des journaux, des récits de voyages, des guides touristiques anciens d'auteurs d'époques diverses (E. Schiele, U. Saba, F.T. Marinetti, I. Svevo, C. Magris, etc.). Les textes sont accompagnés de commentaires.

«Cette ville, régulièrement bâtie, est située sous un assez beau ciel, au pied d'une chaîne de montagnes stériles ; elle ne possède aucun monument. Le dernier souffle de l'Italie vient expirer sur ce rivage où la barbarie commence.» Trieste vue par Chateaubriand n'a rien d'un lieu enchanteur. En Italie du Nord, la ville n'a pas connu le destin flamboyant et touristique de Venise. Malmenée par l'Histoire, Trieste a pourtant acquis un statut singulier, celui de mythe littéraire. Sans cesse alimenté par des écrivains comme James Joyce, Italo Svevo, Scipio Slataper, Giani Stuparich, Virgilio Giotti, Roberto Bazlen, Boris Pahor, Giorgio Voghera, Umberto Saba, Claudio Magris, et bien d'autres... Sur leurs traces, balade dans une ville sans cesse en train de se renouveler et qui continue à produire ses beautés et ses illusions...

 

Dirigé par Gérard-Georges Lemaire

9782715223950

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Ulysse est né à Trieste
Italo Svevo, Finitude, 2003

12.00
Indisponible

Trieste 1906. Italo Svevo décide, pour des raisons professionnelles, de prendre des cours d'anglais. Il s'adresse à un professeur attaché à la Berlitz School locale. Ainsi, un matin, un jeune irlandais de vingt-quatre ans sonne chez lui et se présente: «Je suis Joyce».

Vingt ans plus tard, dans une conférence prononcée le 8 mars 1927, au Convegno de Milan, Italo Svevo revient sur l'amitié née ce jour-là. Il veut faire découvrir l'oeuvre de James Joyce à ses compatriotes, une oeuvre qui doit tant à Trieste et à l'Italie.

Le texte de cette allocution, l'un des rares témoignages de cette amitié littéraire, était peu connu. Sa publication, accompagnée d'une éclairante étude de Dino Nessuno sur les rapports et les influences entre les deux hommes, révèle la puissance créatrice de Joyce durant les années passées à Trieste et son rôle dans la reconnaissance de l'oeuvre d'Italo Svevo.

Traduit de l'italien par et annoté par Dino Nessuno.

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La Longue Route de sable
Pier Paolo Pasolini, Arléa, 2004

6.00

À la fin de l'été 1959, Pasolini quitte Vintimille, au volant de sa Millecento, pour rejoindre Trieste par la côte adriatique. Il traverse alors des villes et des paysages italiens, dévoré par la splendeur et la fragilité des lieux et des hommes, dévoilant au gré des rencontres leur vérité, et la sienne.

 

Toute l'Italie des bords de mer nous est alors offerte par la magie du verbe de ce poète, ce touriste singulier qui entretient avec lui-même une longue réflexion sur la vie, la beauté et la mort.

Traduit de l'italien par Anne Bourguignon.

9782869596665

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