La librairie Ombres Blanches - Accéder à la vente en ligne des livres numériques

Recherche avancée

Recherche par mots clés










Tous les livres
indisponibles ou épuisés
disponibles
à paraître


Recherche par EAN


Les chapitres de ce dossier :

  • Grandeur et décadence du mythe insulaire
  • Îles, terres d'aventures
  • Chacun cherche son île

    Chacun porte le rêve d’un territoire préservé où l’on pourrait refonder une humanité débarassée de ses vieux démons. D’autres, et c’est encore plus terrible, en reviennent, ils ont connu ce paradis et l’on vu peu à peu être gagné par la corruption. Dans ce sens abondent les récits d’enfance, les aventures de héros en rupture, en révolte. Il en est aussi pour qui l'île est un recommencement : chaque histoire d'amour, on le sait, recommence le monde. L’appel au décor paradisiaque, édénique, suggère une relation affranchie des contraintes sociales. Les amants ne se voient plus dans leur déterminisme, mais chacun porte en lui l’étincelle divine, la marque toute fraîche de la création. Les corps sont beaux en eux-mêmes, libres.

  • Conséquences fictionnelles du huis clos

Pierrette Fleutiaux

^

L'Expédition
Pierrette Fleutiaux, Gallimard, 2000

8.00

Des individualités moulées dans la carapace du chercheur CNRS s'en déferont sous nos yeux et elles (et nous) toucheront du doigt que la spécialité dans laquelle elles s'étaient jetées n'avait pas été choisie au hasard : botaniste (belle, sensuelle et provocante), géologue (intellectuelle moralisatrice), anthropologue et chef de mission (la nostalgique et sa blessure secrète). La marche vers son propre noyau dur de chacune des trois héroïnes principales prendra des chemins qui les éloigneront progressivement, mais les feront aussi finalement s'entraimer, peut-être un peu tard. C'est un très beau texte inscrit dans une tradition que l'usage avait consacré aux hommes, auteurs et héros.

 

 

9782070414307

^

Jean-Marie Gustave Le Clézio

^

La Quarantaine
Jean-Marie Gustave Le Clézio, Gallimard, 1997

8.00

En 1891, deux frères, Léon et Jacques (double d'Alexis, le grand-père de l'auteur), voguent en direction de l'île Maurice, leur terre natale, dont ils ont été longtemps éloignés. Mais deux cas de variole se déclarent et tous les passagers de l'Ava, une poignée d'Européens et une multitude d'esclaves indiens, sont mis en quarantaine sur l'île de Plate à quelques encablures de Port-Louis. Là, on semble les oublier. Livrés à eux-mêmes, menacés par la maladie, confrontés à la peur, à l'incompréhension et à la haine, ils sont contraints de cohabiter. Mais Léon, l'adolescent, y découvre aussi l'amour auprès de Suryavati, une jeune indienne. Il quittera famille et terre pour disparaître avec elle vers une existence inconnue.

 

9782070402106

^

Le Chercheur d'or
Jean-Marie Gustave Le Clézio, Gallimard, 1988

6.80

Dans cet autre récit inspiré par les aventures du grand-père, on retrouve Alexis à huit ans, quand il assiste avec sa sœur Laure à la faillite de son père et à la folle édification d'un rêve : retrouver l'or du Corsaire, caché à Rodrigues. Adolescent, il quitte l'île Maurice et part à la recherche du trésor. Quête chimérique, désespérée. Seul l'amour silencieux de la jeune « manaf » arrache Alexis à sa solitude. Puis c'est la guerre, qu'il passe en France dans l'armée anglaise. De retour en 1922 à l'île Maurice, il rejoint Laure et assiste à la mort de Mam. Il se replie à Mananava. Mais Ouma lui échappe, disparaît. Alexis aura mis trente ans à comprendre qu'il n'y a de trésor qu'au fond de soi, dans l'amour et l'amour de la vie, dans la beauté du monde.

 

9782070380824

^

Elsa Morante

^

L'Île d'Arturo
Elsa Morante, Gallimard, 1979

7.50

Arturo grandit, solitaire et sauvage, sur Procida, petite île de pêcheurs et de paysans située dans le golfe de Naples. Il ne subsiste de sa mère, morte à sa naissance, qu'une photographie de jeune femme à laquelle Arturo s'adresse souvent. Il déteste particulièrement les femmes qui sont victimes d'une malédiction si elles pénètrent dans la maison des Gerace : la mère d'Arturo, la seule à y être entrée, ne s'y est-elle pas éteinte ? En attendant d'être assez grand pour accompagner son père dans ses périples, Arturo dévore des récits de voyages et passe ses journées à parcourir les chemins de l'île. Mais voilà que Wilhelm Gerace se remarie avec une toute jeune napolitaine, Nunziata, à peine plus âgée qu'Arturo. Face à cette jeune arrivante à la fois enfant, amante et mère, les yeux de l'adolescent fier et ombrageux se dessillent, et se lézardent les cloisons dans lesquelles il s'était construit.

 

 

9782070370764

^

David Herbert Lawrence

^

L'Homme qui aimait les îles
David Herbert Lawrence, Pardès, 1988

13.00
Indisponible

Propriétaire de trois îles de l'archipel écossais, Cathcart décide de s'y retirer. L'optimisme des premiers mois diminue lorsque les problèmes matériels l'assaillent et le contraignent à s'installer, en compagnie d'une communauté réduite à quelques individus, sur une deuxième île, plus petite, moins riche de flore et de faune. Accablé de dettes, il est en plus contraint d'épouser une jeune fille qui est enceinte de lui. Sa déchéance s'accélère au point qu'après quelques années, un troisième îlot d'un demi-hectare de rochers devient son ultime refuge. Les difficultés matérielles croissantes et l'îlot inhospitalier réduisent sa condition à celle d'un naufragé. Son unique satisfaction est d'être seul.

 

Traduction de l'anglais par Jeanne Fournier-Pargoire.

9782867140426

^

Île mon île
David Herbert Lawrence, Stock, 1985

7.62
9782234018358

^

Tomàs O'Crohan

^

L'Homme des îles
Tomàs O'Crohan, Payot, 2003

10.40

Tomás O'Crohan (1856-1937), pêcheur et paysan des îles Blasket (Irlande), écrivit L'Homme des îles vers 1925, sous forme de lettres à un ami. Témoignage précis et poignant de ce qu'était alors la vie des quelques cent soixante habitants de la dernière paroisse avant l'Amérique.

Rude et tendre, naïf et plein d'humour, il nous présente famille et voisins en traits inoubliables. On chante, on boit, on rame, on se bagarre, on souffre, on pardonne, on pêche le homard, on chasse le lapin, le phoque, la baleine, le requin, on découvre les sortilèges d'une civilisation baignée d'embruns, de whiskey, de bière noire et de musique. Et l'on rit. Beaucoup. L'Homme des îles chante la liberté, la dignité du travail, l'humilité de la condition humaine et sa grandeur. Le gouvernement irlandais a fait évacuer le Grand Blasket en 1953, mais l'île où Tomás O'Crohan, l'écrivain aux mains calleuses, vécut toute son existence, n'a pas fini de nous faire rêver.

 

Traduction du gaélique par Jean Buhler, Una Murphy.

9782228896962

^

John Millington Synge

^

Les Îles Aran
John Millington Synge, Payot, 2002

7.95
Indisponible

C'est Yeats qui, en 1896, conseille à Synge de se rendre dans les îles Aran (à l'ouest de l'Irlande), désireux de le tirer de sa morbidité et de sa mélancolie. Synge ne trouve pas seulement l'occasion d'améliorer sa pratique du gaélique, d'entendre de la bouche des îliens contes et légendes en voie de disparition, ni même de s'approcher d'un monde primitif que d'autres, à la même époque, partaient chercher aux antipodes ; le contact âpre et doux du milieu insulaire infléchit radicalement son approche - aussi généreusement qu'il soit accueilli, il se perçoit comme l'étranger et perd son statut d'observateur : c'est lui désormais qui se trouve sous le regard de l'île et de ses habitants. Là-bas Synge trouve la langue idéale à l'imagination populaire dont il allait devenir le chantre.

 

Traduction de l'anglais par Pierre Leyris.

9782228896115

^

Henry David Thoreau

^

Cap Cod
Henry David Thoreau, Impr. nationale, 2000

21.19

Dans sa présentation, le traducteur Pierre-Yves Pétillon rappelle la naissance de Thoreau à Long Island, avant de commenter l'obsédante fixation insulaire développée par l'auteur dans son refuge des bords du lac de Walden. Walden devient son île : « en anglais, la prononciation du mot island permet un jeu, que Thoreau exploite, sur I-land : la terre, le territoire du moi. » Il semble que, lorsque Thoreau quitte Walden pour parcourir à pied la péninsule du Cap-Cod, le monde des îles vienne à sa rencontre ; moins les îles voisines que des îles de tous horizons, proches ou lointains, comme en réponse à l'appel lancé aux premières pages, une citation du poète allemand Oehlenschläger :

Quittez ces rudes rivages : ils ne sont que de terre

Là-bas entre les nuages roses de l'aurore

Pointent les îles bienheureuses.

 

Traduction de l'anglais par Pierre-Yves Pétillon.

9782743303211

^

Malcolm Lowry

^

Ultramarine, Sombre comme la tombe, En route vers l'île de Gabriola
Malcolm Lowry, Denoël, 2005

29.00

Fuir là-bas, fuir... C'est ce que tente le couple Llewelyn (En route vers l'île...), épigone ressuscité du Consul et de Yvonne échappés de Au-dessous du volcan. Lui est un avocat relaps hanté par la condamnation à mort d'un adolescent qu'il n'a pu sauver. Elle est une femme qui a tout donné à cet amour par lequel elle tente d'échapper à une histoire familiale qui fit de son enfance un cauchemar. Tout Lowry, rien que Lowry dans ce couple alcoolisé, révolté par le puritanisme et le maccarthysme qui règnent sans partage en Colombie britannique dans l'immédiat après-guerre. Le salut leur semble être cette île merveilleuse au large de Vancouver, Gabriola, où la fin du récit les dépose dans une apothéose de beautés, de lumières qu'une nature sublime leur adresse. Leur première nuit sur l'île semble regorger d'heureux présages.

 

Traduction de l'anglais par Clarisse Francillon et Jean-Roger Carroy.

9782207256718

^

José Saramago

^

Le Conte de l'île inconnue
José Saramago, Seuil, 2001

9.00
Indisponible

Et pourquoi veux-tu donc un bateau, peut-on le savoir, tel fut en effet ce que le roi lui demanda quand il se considéra suffisamment bien installé sur la chaise de la servante. Pour me lancer à la recherche de l'île inconnue, répondit l'homme. (...) Sottise, il n'y a plus d'îles inconnues. Elles sont toutes sur les cartes. Et quelle est donc cette île inconnue que tu cherches. Si je pouvais te le dire, elle ne serait plus inconnue. Qui t'en a parlé, demanda le roi, à présent plus sérieux. Personne. Dans ce cas, pourquoi t'obstines-tu à dire qu'elle existe. Simplement parce qu'il est impossible que n'existe pas une île inconnue... (extrait de Le Conte de l'île inconnue.)

 

Traduction du portugais par Geneviève Leibrich.

9782020395472

^

Le Radeau de pierre
José Saramago, Seuil, 1990

24.40

(...) Le Radeau de pierre a séparé du continent européen toute la péninsule ibérique pour la transformer en une grande île flottante avançant sans rames ni voiles ni hélices en direction du sud du monde, (...) vers une utopie nouvelle : la rencontre culturelle des peuples péninsulaires avec les peuples de l'autre côté de l'Atlantique, défiant ainsi, telle fut mon audacieuse stratégie, la domination suffocante que les États-Unis de l'Amérique du Nord exercent dans ces parages... Une vision doublement utopique entendrait cette fiction politique comme étant une métaphore beaucoup plus généreuse et humaine, et suivant laquelle l'Europe, tout entière, devra se déplacer vers le sud et expier ses abus colonialistes anciens et modernes, contribuant ainsi à l'équilibre du monde.

(Extrait de son discours de réception du prix Nobel de littérature, Stockholm, 1998.)

 

Traduction du portugais par Claude Fagès.

9782020115414

^

Eugène Nicole

^

L'Œuvre des mers
Eugène Nicole, l'Olivier, 2004

24.50
Indisponible

En 1956, un jeune garçon de quatorze ans doit quitter son île natale : l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Et c'est curieusement cette période d'études en France, vécue comme un exil, qui le pousse, des années plus tard, à entreprendre un projet ambitieux : retraverser mentalement l'Atlantique, suivre les méandres de sa mémoire pour raconter ce pays de naufrages, de neige et de brouillard, de pêche à la morue. Les événements de la métropole arrivent toujours déformés, vagues ; et, tels de laconiques oracles lâchés au vol par un aéroplane, sujets à d'interminables interprétations dans le bistrot du grand-père. Foisonnant de personnages aux curieux destins, son récit est la perpétuelle « représentation » de ce microcosme sur la scène des îles et de son emblématique théâtre et cinéma paroissial, L'Œuvre-des-Mers.

9782879293998

^

Peter Matthiessen

^

Far Tortuga
Peter Matthiessen, Seuil, 1995

7.95

L'île de Far Tortuga est une bande de terre située au large du Nicaragua. A l'écart des couloirs de navigation, elle ne figure sur aucune carte moderne. Les pêcheurs de tortues de la mer des Caraïbes en ont gardé le secret pour eux. Jusqu'à ce que le capitaine Raib, qui a réuni des marins caraïbes éclopés, délinquants, édentés et alcooliques pour constituer un équipage décide de faire route vers cette île oubliée. On sent d'emblée que tout va marcher bancroche. Vivres, radio, matériel, météo... Pas tant un suspens que l'accomplissement d'un rituel sacrificiel agencé par une puissance cachée.

 

Traduction de l'américain par Brice Mathieussent.

 

9782020210706

^

Anna Maria Ortese

^

L'Iguane
Anna Maria Ortese, Gallimard, 1988

13.11
Indisponible

Voici un roman inclassable où le thème insulaire est dominant et recouvre plusieurs traditions liées à la littérature du genre. Un rêve, une utopie, une uchronie, une fantasmagorie aux allures de roman XVIIIe, un Candide sur une île. Daddo est un riche aristocrate milanais mécène en littérature qui promet à un ami éditeur de lui procurer un manuscrit susceptible de renouveler une littérature quelque peu endormie. C'est donc à la recherche d'un « trésor » que se lance Daddo. Le hasard le conduit à aborder une île au large du Portugal. Là vivent deux frères, seigneurs décadents, déconnectés du monde, qui pratiquent une forme de féodalisme « naturel » fixé dans un temps immuable qui racinerait dans la préhistoire : avec eux vit une servante durement exploitée, confinée dans les oubliettes, une âme noble et aimante, enfermée dans le corps squameux d'un iguane.

 

Traduction de l'italien par Jean-Noël Schifano.

 

9782070713714

^

Nicolas Bouvier

^

Journal d'Aran et d'autres lieux
Nicolas Bouvier, Payot, 1993

7.32
Indisponible

Que diable fait-il en hiver dans ces îles Aran, côte ouest de l'Irlande, battues par les vents, sombres, presque désertes ? C'est Nicolas Bouvier : son œil et son oreille accordés au génie du lieu, il regarde, il écoute. Ses hôtes, bourlingueurs, soutiers ou garçons de vestiaire dans les hôtels tapageurs de New York accueillent le voyageur en seigneur, comme on ne le fait plus : n'attendant de lui que des nouvelles, le présent le plus précieux qu'on puisse faire aux isolés. Ces gens-là descendent des moines planteurs de vignes et semeurs d'abbayes, navigateurs en auges de pierre, bourrés de foi et de santé, qui défrichèrent la moitié de l'Europe. Journal d'Aran... mais les « autres lieux » ? Une autre liasse de ces feuilles de route pour une autre île, presqu'aux antipodes : Chedju, cône volcanique surgi en pleine mer.

 

 

9782228886819

^

Le Poisson-scorpion
Nicolas Bouvier, Payot, 1990

12.96
Indisponible

Le Poisson-scorpion est un récit inspiré par un long séjour de Nicolas Bouvier à Ceylan au début des années 50. L'île à malices où débarque le voyageur est le séjour des mages, des enchanteurs et des démons. Il n'en sortira pas indemne.

 

^

Alain Gerbault (1893-1941)

^

Îles de beauté
Alain Gerbault, Hoëbeke, 2002

18.50
Indisponible

Îles de beauté est peut-être le plus beau livre d'Alain Gerbault, en tous les cas le plus heureux, le plus serein. Fin décembre 1933, après trois années passées en Europe et un an de voyage, le navigateur jette enfin l'ancre aux îles Marquises, première étape de ce qu'il appelle « la route du vrai retour ». Et c'est une libération, comme si, après des années de tourments et d'errance, Gerbault se retrouvait. Partageant la vie des insulaires, leurs pêches, leurs jeux, notant leurs légendes, explorant les îles une à une, il mène une vie libre, sans souci des conventions - et les premières pages de son récit rayonnent de ce bonheur émerveillé de la redécouverte.

9782905292797

^

Un paradis se meurt
Alain Gerbault, Hoëbeke, 1994

18.50
Indisponible

Ce dernier livre est son testament, son chant d'amour à la Polynésie et le plus terrible des réquisitoires. Il lui consacra ses dernières années, ses dernières forces : dresser une stèle, un mémorial à la culture polynésienne qui mourait sous ses yeux, sauver coûte que coûte la mémoire de ce paradis assassiné. Il y a dans ce texte tendu, âpre, bouleversant, traversé d'éclairs émerveillés, dont on se demande bien comment il avait pu si longtemps rester oublié, la même ambition que dans Les Immémoriaux de Segalen.

 

9782905292728

^

Jean Delabroy

^

Dans les dernières années du monde
Jean Delabroy, Verticales, 2005

22.00

C'est la vie d'Alain Gerbault, presque entièrement « visionnée », qui sert de fil conducteur à ce livre, mais il n'y est jamais nommé, pour éviter le malentendu, pour qu'on ne prenne pas ce roman pour une biographie. Un chavirement a fait de ce héros un homme sans feu ni lieu, un mendiant qui va mourir au fond de l'Océanie. C'est l'histoire d'une fuite, d'une perdition, loin d'un Occident honni, à la recherche, mortelle, d'une grandeur native de l'Humanité qu'il a cru trouver en Polynésie. Quand avons-nous commencé à être morts ou de quand date l'intolérable aujourd'hui ? Peut-être de ces lointaines et très proches trente années, entre les deux guerres mondiales, où les destinées chaotiques, l'ambition, l'illusion, le désespoir, font miroir à ce que nous sommes devenus.

 

9782843352256

^

Jean-Pierre Abraham

^

Armen
Jean-Pierre Abraham, Tout sur le tout, 1988

14.00

«Le phare d'Armen : sur cet arbre de pierre et de verre chahuté de tous côtés par l'océan, le naufragé volontaire a posé son baluchon, quelques vêtements, un cahier, des livres - trois, pas plus, pas moins -, et s'est amouraché d'un métier qui défie les heures : gardien de phare. Trois années longues et denses à faire vivre la lumière dans les ténèbres, à prendre soin de la lanterne et à écrire, à crever l'inutile, à faire flamber, la nuit, des mots qu'il retrouve, le matin, en cendres. De cette traversée sur un rafiot immobile naît, en 1967, Armen, le journal de bord de Jean-Pierre Abraham.» (Martine Laval, Télérama, 2004.)

9782865220274

^

Rachilde

^

La Tour d'amour
Rachilde, Mercure de France, 1994

14.60

Le phare d'Armen se dresse sur un roc à la pointe de l'île de Sein. Il est tenu par deux gardiens. L'un est un ancien, un très ancien, bourru, taciturne, obtus, un Breton comme on aime à se les figurer ; l'autre est un jeune débutant qui a choisi ce métier pour fuir une humiliation, se rend parfois à terre pour y passer son temps de récupération et tenter de renouer les fils distendus de son amour. Le vieux ne quitte jamais le phare et lâche au gamin qu'il aime mieux travailler seul. Tempêtes sur tempêtes, une violence qui fait trembler la maçonnerie jusque dans ses fondations. Quand revient la bonace, les deux hommes font de l'entretien ou nettoient le roc des espars que la tempête a lâchés. Parfois même ce sont des corps que la mer rejette ; et même des corps de jeunes femmes en parfait état.

 

 

9782715218499

^

Vagn Predbjorn Jensen

^

Le Phare de l'Atlantide
Vagn Predbjorn Jensen, Métailié, 2003

15.00
Indisponible

Un jour d'hiver de l'année 1900, les trois gardiens d'un phare isolé sur une petite île rocheuse aux confins de l'Atlantique ont mystérieusement disparu. Ils n'ont laissé derrière eux qu'un énigmatique livre de bord décrivant, entre autres faits étranges, une tempête d'une violence extraordinaire qui n'a pourtant pu être observée nulle part ailleurs. Que s'est-il passé sur l'île d'Eilean Mor ce jour-là ? Qui sont ces trois hommes, trois fugitifs poursuivis par leur passé et qui, un jour, croisent leurs propres traces ?

 

Traduction du danois par Bénédicte Bruun.

9782864244486

^

Leopoldo Brizuela

^

Angleterre
Leopoldo Brizuela, Corti, 2004

21.00

Au long des siècles et à bord d'un vieux galion, une troupe mi-cirque, mi-théâtre perpétue la tradition du grand Will en allant jouer dans tous les ports de l'Ancien et du Nouveau monde. Au tournant du XXe siècle, ils sont en Amérique du Sud, Panama puis la Terre de Feu. Leur bateau se naufrage dans l'archipel fuegien et les voici jetés sur une île habitée par des missionnaires anglais et quelques Indiens, avec qui ils entretiennent de bien étranges rapports. La gardienne du temple, l'esprit du vieux Will, est une vieille comtesse taciturne, endurcie dans sa foi qui est destinée à retrouver Caliban qui doit nécessairement avoir trouvé refuge dans les parages. Caliban, l'esprit de révolte, est encore palpable ici, c'est le drame du destin manqué de l'Angleterre qui se cache et se joue sur cette île.

 

Traduction de l'espagnol par Bernard Tissier.

 

9782714308450

^

Tony Duvert

^

L'Île atlantique
Tony Duvert, Minuit, 1979

11.43
Indisponible

Une bande d'enfants, sur une île, mène une série de cambriolages nocturnes. Confrontation de deux univers : celui des adultes et celui des enfants. La chair du roman est la question de la maltraitance à l'intérieur des familles. Quand l'un des enfants réussit à quitter l'île, c'est la liberté individuelle qu'il a conquise. Ce roman, porté à l'écran par Gérard Mordillat, sortira en salle à l'automne 2005.

9782707302502

^

Victor Alamo de la Rosa

^

L'Année de la sécheresse
Victor Alamo de la Rosa, Grasset, 2004

17.00

L'île en question ici est El Hierro, la plus petite des Canaries, où l'auteur naquit, ravagée par une année de sécheresse implacable et un régime fascisant. Efigenia et Aquilino se perdent dans une passion défendue. Tandis que les plaisirs de la chair embrasent les deux adolescents, leur communauté de pêcheurs se vide peu à peu : à la faveur de la nuit, des hommes confient leur destin à des rafiots de fortune, voguant vers l'Amérique, terre de tous les espoirs... Dans un monde où seule la pluie peut apaiser la terre et les âmes, l'amour et la volupté mettent à distance la loi étriquée de la communauté patriarcale.

 

Traduction de l'espagnol par François Rosso.

9782246623519

^

L'Île aux lézards
Victor Alamo de la Rosa, Grasset, 2005

20.90

Nous sommes en 1940, El Hierro toujours. La vie des îliens se passe dans le confinement, sous une canicule qui empêche la plupart d'imaginer autre chose, ne serait-ce que la situation de l'Espagne dans les années du franquisme triomphant, à raison de plus celle de l'Europe sous la botte nazie. Arrive un émissaire de Franco, l'Allemand Müll, dont les visées sur l'île sont tout sauf touristiques. Le héros natif est Campiro, un célibataire esseulé dont le besoin d'amour et de voluptés est taraudant. Au milieu, deux sœurs, dont l'une est une lascive beauté qui collectionne les conquêtes et à qui le jeune et naïf Campiro ne suffit plus. La voici bientôt dans les bras de l'espion Müll qu'elle ne quitte plus. Pour Campiro, la jouissance de l'autre est un enfer ajouté à un enfer. Et progressivement le romancier allonge sa focale : l'île, jusque-là préservée du séisme mondial, est rattrapée par la guerre et se dévoile la véritable raison de la venue de Müll. C'est à une contamination idéologique que les plus lucides des insulaires devront résister.

 

Traduction de l'espagnol par Alice Seelow.

9782246633211

^

Hernan Neira

^

Les Naufragés
Hernan Neira, Métailié, 2005

15.00

Un homme est envoyé sur l'île d'Ameland pour remplacer l'ancien gardien de phare disparu de façon mystérieuse. Il fait la connaissance de Mareika, la fille de l'ancien gardien de phare, qui semble frappée d'ostracisme par la communauté insulaire : les voilà bientôt amoureux. Ils ourdissent alors le projet de quitter l'île. Mais on ne part pas d'un lieu comme Ameland, on le porte en soi à vie, et, alors qu'ils ont atteint le continent, le couple fugitif reste encore prisonnier de l'île. Leur vie se déroule sur deux plans : la réalité ne peut être vécue comme telle et s'y superpose le passé insulaire tout en drames et en malédictions. Mareika s'enferme dans sa folie, peu à peu les drames survenus dans l'île sapent l'idylle : c'est elle qui aurait tué son père, le vieux gardien du phare.

 

Traduit de l'espagnol (Chili) par François Gaudry.

9782864245292

^

Martin A. Hansen

^

Le Menteur
Martin A. Hansen, Esprit ouvert, 1998

19.10

Prisonnier des glaces de l'hiver sur une petite île danoise où il exerce les fonctions d'instituteur et de diacre, Johannes Vig, pédagogue passionné et grand chasseur de gibier à plumes, vit, pendant les derniers jours de la débâcle, les idylles et les drames d'un monde clos. Au fil d'un journal qu'il destine à un confident symbolique, Johannes est à la fois le témoin ironique et tendre des aventures sentimentales d'Annemari, la rose de l'île de Sand, et le « menteur » désabusé qui esquive sans cesse la vérité sur son inclination pour Annemari et son attirance pour l'énigmatique Rigmor. Connaîtra-t-il enfin le bonheur ou sera-t-il, comme le dit la vieille ballade, celui qui a tiré « la male chance » ?

 

Traduction du danois par Eva Berg Gravensten et Vincent Fournier.

9782883290242

^