Edgar Allan Poe (1809-1849)

^

Aventures d'Arthur Gordon Pym
Edgar Allan Poe, Gallimard, 1975

6.20

Le seul « roman » de Poe pourrait se lire comme un manuel du parfait naufragé. Pym enchaîne trois naufrages, découvre deux îles et s'enfonce toujours plus profondément dans l'horreur, jusqu'à sa disparition quelque part vers le pôle Sud. La marche à l'horreur s'accompagne d'une progression vers plus de fantastique. Comme tout roman initiatique, celui-ci enchaîne les épisodes selon le schéma révélation-transgression, chacun étant la répétition, l'annonce d'un autre à venir, plus terrible encore. Jusqu'à l'emboîtement en poupées russes, chaque aventure étant grosse de la suivante, l'enchaînement des épisodes trace une figure de gouffre de plus en plus profond, de plus en plus étroit.

 

Traduction de l'anglais par Charles Baudelaire.

9782070366583

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Herman Melville (1819-1891)

^

Les Îles Enchantées
Herman Melville, Mille et une nuits, 1997

2.25
Indisponible

Fin 1841, l'Acushnet, un baleinier sur lequel Herman Melville s'est embarqué, croise dans les eaux de l'archipel des Galapagos. Melville, toujours fasciné par les îles, tire de ce voyage dix esquisses qui, bien plus qu'une simple description des Galapagos, lui permet d'exprimer sa vision extraordinairement pessimiste de l'humanité. Boucaniers, ermites, naufragés, ces Iles enchantées «ensevelissent leurs propres morts, exactement comme le vaste monastère qu'est la terre enterre les siens».

 

Traduction de l'anglais par Bernard Hoepffner.

9782842051204

^

Taïpi
Herman Melville, Gallimard, 1984

8.00

Le mot Taïpi désigne à la fois une région de l'île Nuku-Hiva, de l'archipel des Marquises, et la population qui l'habite. C'est ce pays et ces hommes que le jeune matelot Herman Melville, évadé du navire baleinier la Dolly, fut, vers 1843, amené à connaître. Les Taïpis ont une horrible réputation : on les dit cannibales. Cela n'empêcha pas Melville et son camarade Toby de se réfugier chez eux. Contre toute attente, les deux fugitifs furent très bien accueillis et vécurent avec eux des mois merveilleux. Melville fait revivre la gentillesse et l'intelligence de ses hôtes, ses amours avec la belle Faïaoahé, ses nobles discussions avec le grand chef Mehevi, ses démêlés avec Kory-Kory son domestique...

 

 

9782070375264

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Omoo, récits des mers du Sud
Herman Melville, Flammarion, 1990

7.60

M.Omoo, comme l'appellent les polynésiens est une part de l'auteur, découvrant la réalité coloniale, voyant s'effondrer sur lui-même le rêve paradisiaque d'un peuple vivant au naturel, amour libre, sensualité, religion naturelle, communisme tribal, etc. Ce qu'il y trouve c'est une population déjà pervertie par les missionnaires et les traders ; c'est le colonialisme le plus destructeur, qui asservit et abêtit les naturels tout aussi bien qu'il réprime, emprisonne, châtie le petit peuple des marins occidentaux, tous les sous-fifres de la grande marche à l'impérialisme. Le narrateur est l'un d'eux, il s'est mutiné au cours d'une traversée et arrive à Tahiti pour tâter de la prison.

 

Traduction de l'anglais par Olivier Carvin.

9782080705907

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Mardi
Herman Melville, Gallimard, 1983

10.00

L'équipage du narrateur rencontre une pirogue à bord de laquelle un vieux prêtre polynésien mène au sacrifice une vierge blonde. Le héros, afin de sauver la jeune fille, Yillah, tue le prêtre. Le héros aborde à l'archipel de Mardi, où le demi-dieu Tadji s'empare de lui. Yillah disparaît. La quête devient l'événement central du roman. Yillah cesse d'être une femme pour devenir symbole de beauté, de pureté et d'harmonie.

 

Traduction de l'anglais par Charles Cestre.

9782070374977

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Joseph Conrad (1857-1924)

^

Freya des Sept-Îles
Joseph Conrad, Autrement, 1996

12.20

Un bungalow dans les îles, voici Freya et Jasper. À deux pas, leur brick qui tire son ancre à moins de quatre-vingts mètres de méchants récifs noirs et luisants. Il était pour eux le trésor, le foyer, la liberté dans le grand univers... Ces jours-là, tandis que les stores de rotin baissés battaient désepérément dans le vent et que le bungalow craquait de partout, Freya s'asseyait devant son piano et jouait une œuvre tapageuse de Wagner au milieu des éclairs aveuglants, de la foudre qui tombait partout alentour à faire se dresser les cheuveux sur la tête ; et Jasper restait sans bouger sur la véranda, en extase...

 

Traduction de l'anglais par Odette Lamolle.

9782862605821

^

Victoire
Joseph Conrad, Gallimard, 2004

6.20

Axel Heyst, isolé sur une île de l'archipel indonésien, arrache à la brutalité d'un propriétaire d'hôtel une jeune danseuse du nom de Lena. La vengeance de celui-ci se déploie de façon implacable, jusqu'à l'apocalypse qui termine le roman. Victoire est à la fois un récit d'aventures que parcourent des brigands à la recherche d'un trésor imaginaire, un conte colonial où les indigènes assistent aux piètres entreprises économiques des Européens, un roman philosophique enfin, qui oppose la position sceptique du personnage principal, et la nécessité où il se trouve d'agir. Réflexion métaphysique, où la profondeur de l'être, le sens de l'individu, la participation individuelle au destin universel de l'homme deviennent le véritable sujet de l'écriture.

 

Traduction de l'anglais par Paul Le Moal, Sylvère Monod.

9782070412709

^

Un Paria des îles
Joseph Conrad, Gallimard, 1999

6.20

Un Paria des îles est l'histoire nocturne, ténébreuse, d'un homme qui a failli, Willems, et que son maître, le capitaine Lingard, condamne à rester captif de la forêt équatoriale, à une cinquantaine de kilomètres de la mer. Un roman de jeunesse qui préfigure déjà l'impitoyable Cœur des ténèbres.

 

Traduction de l'anglais par Georges Jean-Aubry.

9782070410897

^

Robert Louis Stevenson (1850-1894)

^

L'Île au trésor
Robert Louis Stevenson, Gallimard, 2000

4.09

L'ironie et le paradoxe façonnent ce singulier roman d'éducation, devenu un classique de la littérature enfantine, alors qu'il est bien plus que cela. Un enfant de quatorze ans, Jim Hawkins, y fait l'apprentissage de la maîtrise, avec pour mentor le plus faussement débonnaire des boucaniers. Sa folie s'avère bonne conseillère, et ses nombreux écarts de conduite sauvent le clan des adultes, gardiens d'une loi décidément trop sage. Quant au trésor, escamoté au nez et à la barbe des pirates, il est aussitôt dépensé, comme s'il brûlait les doigts, comme si à l'appel de l'or avait succédé sa malédiction. Nourri d'émotions élémentaires, entre émerveillement et terreur, rêve et cauchemar, ce récit consacre le plus subtil des écrivains, en élevant l'aventure au rang d'art majeur.

 

Traduction de l'anglais par Marc Porée.

9782070412884

^

Robert Graves (1895-1985)

Le grand poète, romancier et mythologue anglais eut une passion pour les îles. Il vécut et mourut à Majorque.

 

^

Les Îles de la déraison
Robert Graves, Stock, 1995

22.87
Indisponible

Alvaro de Mendaña quitte le Pérou en 1595 avec sa femme, doña Ysabel Barreto, et trois bateaux de flotte pour aller coloniser les îles Salomon découvertes un quart de siècle plus tôt. À bord des quatre navires se nouent dès le départ les fils d'une intrigue qui ébranlera tous les protagonistes, semant les cadavres par dizaines. Cruelle, doña Ysabel recueille les fruits du rêve de son mari. Après l'avoir enterré sur l'île de Santa Cruz, elle prend la tête du petit groupe des survivants pour rallier les Philippines où elle est accueillie avec égards pour la découverte en chemin du groupe sud de l'archipel des Marquises.

 

Traduction de l'anglais par Claude Seban.

 

9782234044883

^

Daniel Defoe

^

Vie et Aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé, de York, marin
Daniel Defoe, LGF, 2003

5.00

Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d'York, s'embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659. Mais le bateau essuie une si forte tempête qu'il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil. Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l'Orénoque où il va peu à peu s'assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d'abord seul, puis accompagné d'un fidèle indigène qu'il baptise Vendredi.

 

Traduction de l'anglais par Pétrus Borel.

9782253161158

^

William Golding

^

Sa Majesté des Mouches
William Golding, Gallimard, 2002

5.20
Indisponible

Dans son terrible roman, Golding règle définitivement leur compte au mythe du bon sauvage, à Rousseau, à Defoe, à moins que ça ne soit à la civilisation occidentale dans son entier. Un groupe d'enfants se trouve jeté sur une île du Pacifique suite à un accident d'avion. Les enfants ça joue à imiter les adultes, ça a la tête farcie de romans d'aventures. Quel terrain de jeux extraordinaire que cette île paradisiaque. D'abord, il faut se choisir un chef, s'organiser en vue de survivre. Mais la chasse ensauvage. Il est tentant de tourner le dos à la raison. Et l'espace du jeu, sans plus de limites, induira la descente dans les délices de la barbarie. Avis : par la puissance du style et la simplicité de l'argument, aucun lecteur normalement constitué ne pourra lire ce texte en plus d'une journée.

 

Traduction de l'anglais par Tranec.

 

9782070421787

^

J. M. Coetzee

^

Foe
J. M. Coetzee, Seuil, 2003

5.95

Les marins portugais du navire où avait pris place Susan Barton se mutinent. Elle est abandonnée sur une île au milieu de l'Atlantique. Là, elle découvre qu'elle vient de pénétrer dans l'univers de deux hommes. L'un est un Nègre appelé Vendredi ; l'autre est Robinson Cruso. L'île est une société déjà à l'œuvre. Ses règles sont simples et strictes : survie, travail, ordre. Cruso est le maître et Vendredi l'esclave. Susan observe la création d'un monde stérile - architecture de terrasses pierreuses dominant des plages mornes et désolées - et attend d'être secourue. Sur le thème de Robinson, Coetzee lance une interrogation sur la nature même de ce que sont un récit, un écrivain, un témoin, un mythe finalement.

 

Traduction de l'anglais (Afrique du Sud) par Sophie Mayoux.

 

 

9782020476935

^

Umberto Eco

^

L'Île du jour d'avant
Umberto Eco, LGF, 1998

6.95

Le jeune Piémontais Roberto de La Grive se trouve enrôlé dans une sombre affaire qui l'amène à faire naufrage dans le Pacifique, seul à bord d'une frégate abandonnée de son équipage, en face d'une île inconnue. Que fait notre naufragé sur son bateau immobile ? Il écrit des lettres d'amour et leur confie son histoire, dans l'attente d'aborder enfin cette île si proche et en même temps si lointaine. Car dans cette mer de l'Innocence, rien n'est en fait innocent et Roberto le sait depuis le début, lui qui était arrivé jusqu'à ces antipodes pour tenter de résoudre un mystère qui passionnait l'époque : le secret du Point Fixe. Or c'était bien cette île qui était ce point, île par laquelle passait le 180 e méridien, île du jour d'avant... où le temps marche à rebours, effaçant nos fautes, arrêtant l'effroyable avancée de notre propre demain.

 

Traduction de l'italien par Jean-Noël Schifano.

9782253143611

^

Arto Paasilinna

^

Prisonniers du paradis
Arto Paasilinna, Denoël, 1996

4.70
Indisponible

Le mythe de Robinson résisterait-il mal à la modernité, c'est-à-dire que, lorsqu'arrive le navire sauveteur, il se peut très bien que le naufragé n'ait aucune envie de retourner dans une civilisation dont il connaît par cœur les turpitudes. Un avion qui fait un amerrissage forcé avec à son bord des sages-femmes et des bûcherons - à proximité quand même d'une île - cela n'existe que chez Paasilinna. Voici les naufragés qui s'organisent, chacun retrouvant ses habitudes : les Finlandais distillent de l'alcool et ouvrent le Café de la Jungle. Les Suédoises mettent sur pied un centre de planning familial. Tellement chouette, pourvu qu'aucun navire n'accoste...

 

Traduction du finnois par Antoine Chalvin.

9782207244319

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Michel Tournier

^

Vendredi ou Les Limbes du Pacifique
Michel Tournier, Gallimard, 1996

4.70
Indisponible

Le changement de héros éponyme souligne la nouvelle perspective : Vendredi, le sauvage, devient le guide et l'accoucheur d'un homme nouveau qui surgira changé des limbes du Pacifique. Ce Robinson-là, comme celui de Defoe, s'arc-boute à un mode de vie occidental, cultive un moi « protestant » ancré dans la répression de tout désir de jouissance en l'absence de possibilité de reproduction. Tous les élans sont convertis en une force d'ordonnancement rationnel, de soumission de l'espace au travail, au génie du « faire », du « dominer », du « contraindre ». Mais voici qu'apparaît Vendredi. Vendredi qui « pervertit » tout, inverse, vit dans l'instant, jouit, détruit, n'a d'actes que gratuits. La subversion finira par contaminer Robinson.

 

9782070393961

^

Fred Uhlman

^

Sous la lune et les étoiles
Fred Uhlman, Stock, 1986

15.00

Quatre rescapés sur une île déserte après un accident d'avion : ils vont devoir, vaille que vaille, cohabiter. Une jolie et fragile jeune fille, un repris de justice, un antipathique millionnaire et un savant à qui la violence répugne plus que tout. Mais, sous la lune et les étoiles, c'est précisément la violence qui s'installe tandis que les heures d'attente vont devenir des jours, et les jours des semaines. C'est avec l'œil du peintre exercé qu'il était que Fred Uhlman décrit la splendeur de la nature indifférente aux quatre individus gagnés par le désespoir, chacun muré dans une solitude que rien ne vient briser. Parce que la survie est à ce prix.

 

9782234019263

^

Alan Warner

^

Ces terres démentes
Alan Warner, 10-18, 2000

6.90
Indisponible

Après le naufrage de son ferry, Morvern Callar échoue sur une île d'Écosse coupée du monde. Sur le terrain d'aviation tout proche de l'hôtel dans lequel elle se réfugie, DJ Cormoran tâche d'organiser une rave vers laquelle accourent les drôles d'habitants de l'île : l'Argonaute, l'Avocat du diable... Extravagance et poésie pour cet étrange roman conçu comme un trip hallucinatoire.

 

Traduction de l'anglais par Richard Catherine.

9782264028402

^

August Strindberg

^

Au bord de la vaste mer
August Strindberg, Flammarion, 1993

7.60

Axel Borg est inspecteur des pêcheries sur une île de l'archipel. Aussi étrange que cela paraisse, dans cette Suède de la fin du XIXe, les habitants de cette île sont des colonisés, traités comme tels par une administration qui entend leur imposer la raison économique, morale et sociétale d'un pays « civilisé ». Les escarmouches entre natifs et fonctionnaires sont fréquentes. Axel n'échappe pas au mépris et à la condescendance que les siens éprouvent pour ces « bons sauvages » version viking. Et voici qu'il va rencontrer La Femme, Maria, une îlienne à la nature puissante ; insoumise, irréductible, provocante, cruelle parfois, et qui finira par le détruire alors même qu'il croit l'avoir soumise : victoire du primitif, de la déesse mère qu'elle semble incarner aux yeux de Strindberg ?

 

Traduction du suédois par M.L. Littmanson.

9782080706775

^

Tschandala suivi de L'Île des bienheureux
August Strindberg, Flammarion, 1990

7.60

Trois nouvelles tirées du recueil Destinées et aventures : une satire politique, une nouvelle historique et une aventure amoureuse autobiographique.

 

Traduction du suédois par Émile Poulenard, Marc de Gouvenain, Lena Grumbach.

9782080705754

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Vidiadhar Surajprasad Naipaul

^

La Traversée du milieu
Vidiadhar Surajprasad Naipaul, Plon, 1994

25.76
Indisponible

Naipaul décrit ici le long voyage qu'il a effectué aux Antilles, Trinidad, Guyane britannique, Surinam, Martinique et Jamaïque, en 1960. Il porte un regard avisé et sévère sur le désordre de ces sociétés qui se perdent dans la recherche d'une modernité médiocre, essayant par tous les moyens d'oublier leur culture indigène.

Ainsi qu'il nous est dit à propos de Trinidad dans La Traversée du milieu, essai publié en 1962, après un voyage de plusieurs mois dans la Caraïbe : Chacun luttait pour se faire une place dans la communauté. Cependant il n'y avait pas de communauté. Nous étions de races, religions, bandes et clans différents, et nous nous étions trouvés par hasard sur la même petite île. Rien ne nous liait si ce n'est le lieu de résidence commun. Il n'y avait pas de sentiment nationaliste ; il ne pouvait y en avoir. Il n'y avait pas de réel sentiment anti-impérialiste ; en réalité, ce n'était que notre appartenance à l'empire britannique qui nous donnait une identité. Ainsi les protestations ne pouvaient être qu'individuelles, isolées, ignorées.

 

Traduction de l'anglais par Marc Cholodenko.

 

Édition 10-18 1999 épuisée.

9782259027434

^

Un Drapeau sur l'île
Vidiadhar Surajprasad Naipaul, Gallimard, 1971

14.90
Indisponible

Lors d'une croisière, le bateau de Frank est pris par la tempête et met le cap sur une île des Antilles. Le hasard le ramène sur les lieux où il passa de longues années comme soldat de Sa Majesté. Il constate avec déchirement les changements survenus dans l'île depuis la fin de la guerre et le départ des troupes britanniques : Henry, jadis propriétaire d'un café pour matelots, est grand patron d'un établissement sélect... Selma, sa douce de l'époque, est à présent digne matrone. Après avoir revu cette dernière, en souvenir du bon vieux temps, il souhaite vivement qu'un cataclysme s'abatte sur l'île... Telle est la nouvelle qui donne son titre à ce recueil.

 

Traduction de l'anglais par Pauline Verdun.

 

 

9782070278466

^

Une Maison pour monsieur Biswas
Vidiadhar Surajprasad Naipaul, Gallimard, 2001

11.50

Mohun Biswas appartient à une colonie misérable d'hindous exilés dans l'île de la Trinité, possession anglaise, où la misère, l'ignorance, les lois d'une religion ancestrale mènent le destin de chacun. Mais ce petit homme malingre et volontaire va tendre les efforts de sa courte existence pour échapper au maléfice initial. Il apprend à lire, écrire. Il épouse Shama, de la lignée des Tulsi, dont il a quatre enfants. L'ambition de Monsieur Biswas est de s'arracher, lui et sa famille, à la tyrannie oppressante des Tulsi, tribu tentaculaire, attachée aux préjugés de caste, méprisant le petit homme qui cherche à imposer son individualité. Au prix d'efforts et d'humiliations sans nom, il finit par se faire construire une masure. Et c'est alors qu'il meurt, âgé de quarante-six ans. Un récit dont le ton garde en toute circonstance sang-froid et humour.

 

Traduction de l'anglais par Louise Servicen.

9782070704095

^

Jamaica Kincaid

^

Le Fond de la rivière
Jamaica Kincaid, l'Olivier, 2001

16.77

L'île de Jamaïca Kincaid résonne avec celles auxquelles nous ont familiarisé ses frères de langue française. Comme eux, en cercles concentriques, son œuvre serre au plus près la notion de créolité sans pouvoir jamais en résoudre l'insoluble altérité.

 

Traduction de l'américain par Jean-Pierre Carasso et Jacqueline Huet.

9782879293134

^

Lucy
Jamaica Kincaid, LGF, 2002

4.50
Indisponible

Échappée à sa famille, à son île et à son passé, une jeune Antillaise de dix-neuf ans, devient fille au pair dans un foyer bourgeois de New York. Avec une froideur quasi clinique, elle observe et dissèque son nouvel entourage tout en se confrontant à ses propres fantômes : un père qui ne l'a pas aimée et une mère pour laquelle elle éprouve autant de haine que d'amour. Et si elle s'accoutume peu à peu à ce climat jusqu'alors inconnu, son sentiment d'extranéité demeure. Absente au monde, tout entière obsédée par son trouble intérieur, hantée par ses origines, son sexe et sa couleur, elle ne voit d'issue qu'en l'écriture : une tentative de se parler à soi-même, comme l'aveu d'une profonde solitude.

 

Traduction de l'américain par Dominique Peters.

9782253153818

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Bob Shacochis

^

Au bonheur des îles (nouvelles)
Bob Shacochis, Gallimard, 2000

22.87

Pas d'utopie et pas d'enfer dans les Caraïbes de Shacochis. On serait « après », c'est-à-dire aujourd'hui, passions collectives, revendications, espérances éteintes ; la laideur et la cruauté des dictatures tropicales sont tempérées par une grimace bon enfant adressée aux touristes et au roi dollar. L'archipel est encore vivable pour des aventuriers Blancs sous le charme de Hemingway, ayant fait de sa prose un manuel de vie. Ils sont pêcheurs, vaguement chercheurs, des héros décalés dont le regard acéré transperce celui des gras touristes occidentaux venus se repaître de féerie tropicale.

 

 

Traduction de l'américain par Sylvère Monod.

9782070751938

^

Sur les eaux du volcan
Bob Shacochis, Gallimard, 1996

26.68

Au centre de Sainte-Catherine, une petite île imaginaire des Caraïbes : un volcan. Au centre de son cratère : un lac. Au centre du roman : un jeune agronome américain, Mitchell Wilson, pris dans les intrigues politiques sanglantes d'une minuscule république indépendante, sortie récemment de l'esclavage, mais non du culte vaudou.

 

Traduction de l'américain par Sylvère Monod.

9782070736782

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Chuck Palahniuk

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Journal intime
Chuck Palahniuk, Gallimard, 2005

20.50

Soit une île, imaginaire, un paradis touristique au large des USA ; une femme, Misty, y exerce le métier de femme de chambre ; son mari, architecte, natif, est dans le coma suite à une tentative de suicide. Auparavant, il travaillait à la construction de villas pour de riches vacanciers qu'il a progressivement commencé à haïr. Un schizophrène : une main bâtit pour une cause détestée, l'autre détruit, saccage, tague des slogans que ne renieraient pas les militants du FLNC. Sur cet argument initial, Palahniuk entreprend le récit du voyage dans la folie que raconte cette femme qui s'est mise à écrire - à destination du comateux, s'il s'en sort - un journal à la troisième personne.

 

Traduction de l'américain par Freddy Michalski.

9782070302307

^

Thomas Sanchez

^

Kilomètre zéro
Thomas Sanchez, Seuil, 1991

8.50
Indisponible

Key West, île américaine au large de la Floride, fut longtemps de culture hispanique et, à la fin du XIXe siècle, la Cuba en marche vers son indépendance espéra la conserver. Le mélange de populations, de cultures, de langues, de couches sociales y est proprement explosif. Le jour où débute le roman, trois événements arrivent conjointement : la première navette spatiale est lancée, la finale d'une grande régate internationale se déroule non loin et, ah oui, un rafiot en provenance de Haïti est arrivé. Tous morts de faim, quarante. Voilà le décor où vont évoluer des personnages en fin de course : un flic cubain incorruptible, un raté dont le grand amour est devenue lesbienne, un dealer crapuleux qui terrorise la ville en la jouant vaudou. Et quelques femmes dont on dit qu'elles sont inoubliables...

 

 

9782020133821

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René Vasquez Diaz

^

L'Île du Cundeamor
René Vasquez Diaz, Corti, 1997

21.34
Indisponible

« Cette île se trouve nulle part au large de Miami Beach. On peut même y aller en voiture. Ses habitants étaient arrivés de Cuba avec les éléments de la culture caraïbe, catholicisme et rites magiques, rythmes afros... pour vivre le « rêve américain ». Ils ont trouvé une société mercantile qui les méprise. Nous sommes à Miami, dit l'un des personnages, mais en même temps nous ne sommes nulle part. Cubaine je ne le suis plus mais non plus américaine, parce qu'on ne m'a pas laissée m'enraciner dans cette culture. Alors, les Cundéamoriens vivent dans un Cuba irréel, ils vivent dans un mirage et deviennent comme cette plante grimpante, sauvage mais délicate, aux petites fleurs jaunes à l'odeur attirante, mais venimeuses, le cundeamor. L'allégorie s'incruste dans la réalité, la parodie dans le discours politique, le drame dans le grotesque. » (Ramon Chao, Le Monde, 1998.)

 

Traduction de l'espagnol (Cuba) par Bernard Michel.

9782714306234

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Jean Rhys

^

La Prisonnière des Sargasses
Jean Rhys, Gallimard, 2004

6.50

On lira tous les romans de Jean Rhys avec présent en tête le thème de la perte de l'insularité. Celui-ci parmi d'autres : la créole Antoinette Cosway raconte son enfance en Jamaïque. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu'elle quitte à l'âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu'il lui porte, elle sombre dans l'alcoolisme et la folie meurtrière.

 

Traduction de l'anglais par Yvonne Davet.

9782070770854

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