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Les chapitres de ce dossier :

  • Comprendre Naples, passage obligé par l'histoire
  • Naples, une machine à (faire) écrire

    Naples semble avoir de tous temps sollicité l'expression écrite. Voyageurs ou autochtones, le trop de sensations, le débordement de la vitalité napolitaine se sont déversés dans des milliers de pages qui sont autant des portraits de la ville que des autoportraits de ses habitants, touristes soient-ils. Car «où vivre ailleurs qu'à Naples un choc sensoriel, sensuel et culturel de cette intensité? Où d'autre peut-on découvrir autour d'un geste d'accueil, d'une attitude, d'une décoration, ces zones inconnues, ces sensations inédites, ces pans entiers de l'être qui nous enracinent plus profondément dans la famille humaine, et dont l'apparition, de plus en plus rare dans notre monde contemporain de mondialo-banalisation, nous offre une possibilité de capter une part souvent mal connue de notre propre humanité, de la libérer des jougs omniprésents ailleurs, mais inconnus à Naples?» Pascale Lismonde, Le Goût de Naples, introduction.

Le choc napolitain chez les classiques

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Le conte des contes ou Le divertissement des petits
Giambattista Basile, Circé, 1995

26.20

Ecrit en langue napolitaine autour de 1625, ce livre n'est pas seulement un recueil mais un monument narratif qui naît des éléments du conte, qui en transgresse la structure par le merveilleux, par la parodie et la destruction du récit-cadre, par l'auto-dérision. Version augmentée des 60 illustrations de l'édition originale.

Le conte des contes se déroule sur cinq journées durant lesquelles dix femmes ont la charge de dire chacune un conte afin d'amuser Lucia, la mauresque épouse du prince Tadéo, esclave rusée ayant su prendre la place de la tellement belle Zoza. Au fond, tout tourne autour de la question de savoir si choses et gens sont bien à leur place, et chaque conte est une manière de remettre les choses en place, de même que l'ensemble du recueil rend à Zoza la place qui lui a été volée. Il y a une parenté du conte et de la satire: par essence déplacé (le recours à l'impossible, au monstrueux, au déraisonnable), le conte s'en prend à tout ce qui entreprend indûment de quitter sa place; un "déplacement" n'est légitime que s'il se mérite. Le conte est inverseur d'inversion: que le mal se présente là où l'on est en droit d'attendre le bien, et le conte y remet de l'ordre.

édité et traduit de l'italien par Françoise Decroisette

9782908024883

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La San Felice
Alexandre Dumas, Gallimard, 1996

22.90

La San Felice relate l'un des épisodes les plus étonnants des guerres de la Révolution française portant le "flambeau de la liberté" à travers l'Europe. En 1798, le général Championnet s'empare du royaume de Naples. Brève conquête qui se solde l'année suivante par la restauration du roi Ferdinand et de la reine Marie-Caroline au terme d'épisodes dont l'exactitude historique n'enlève rien au rocambolesque. Dumas, qui connaissait fort bien l'Italie et sa langue, entretenait avec Naples des relations passionnelles. En effet, son propre père, le général Dumas, avait été mêlé de très près aux événements: arrêté dans la baie de Naples sur le chemin du retour de la campagne d'Egypte, il y subit une détention si terrible qu'il ne survécut que peu de temps. Dumas, qui perdit à l'âge de quatre ans ce père adoré, est animé ici du souffle qui fait les grands chefs-d'œuvre.

 

9782070747405

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Le Corricolo : Naples, impressions de voyage
Alexandre Dumas, Desjonquères, 2006

25.00

«Ce livre, c'est d'abord le grand rire éclatant de l'aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde.

Sévèrement mis en garde par la police, Alexandre Dumas jette le gant du défi et se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l'intelligence affûtée, dans la bouillonnante Naples au million de faces, dont il se voit proscrit. Le voilà, palpitant clandestin, dans la ville de lave, accompagné de sa maîtresse, de son ami peintre et d'un petit chien - oui, comptez sur vos doigts, bonnes gens, les trois mousquetaires sont bien quatre ! -, pour sentir battre au plus près le cœur en feu et en folie des Napolitains. Transgressant les interdits, l'œil vif et plein de jeu, Dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l'insolite et à l'émotion, dans la peau d'un Napolitain ; et, à un train d'enfer, il s'initie et nous initie, comme aucun écrivain de nos aînés n'a su le faire - pas même Stendhal - au bonheur napolitain. Qui est le bonheur tout court.» Jean-Noël Schifano.

9782843210860

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Rome, Naples et Florence
Stendhal, Gallimard, 1987

8.20

Je suis tombé avec Napoléon, disait Stendhal. Si, heureusement pour lui et pour nous, il s'est relevé, c'est en grande partie grâce à l'Italie, au pays bien-aimé dont le paysage politique en 1826 n'est pas plus séduisant que celui de la France de la Restauration mais où la peinture et la musique, Raphaël et les soirées passées près d'une «dilecta» à la Scala ou au San Carlo disent que, dans les pires défaillances de l'histoire, il y a toujours la solution de la chasse au bonheur. Rome, Naples et Florence: un guide de voyage toujours actuel, une promenade en compagnie du plus aimable des hommes à travers trois capitales délicieusement embaumées, dont la lenteur à épouser la modernité fait penser au mot de Stravinsky répondant à qui se plaignait des longueurs de Schubert: «Qu'est-ce que cela peut faire qu'on dorme puisqu'on est au Paradis?»

 

édition de Pierre Brunel

9782070378456

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Les Contes napolitains
Pompeo Sarnelli, Circé, 2000

14.94
Indisponible

En 1684, près d'un siècle après la première édition du Conte des contes de Basile, paraît à Naples un recueil de cinq contes encadrés d'un récit populaire, écrit dans le dialecte napolitain par un évêque, Pompeo Sarnelli.

«En ce bas monde, une longue vie sans la moindre distraction est comme un long voyage sans taverne où se restaurer ni auberge où se reposer. C'est pourquoi les hommes de mœurs sévères, dont l'allure est réglée par le fil à plomb et le compas, s'accordent eux-mêmes, de temps à autre, une escapade hors de leur tanière, afin de prendre l'air et de dissiper leur odeur de renfermé et de moisi.

Ainsi moi-même, bien que je ne sois pas de ces personnes si gourmées qu'elles semblent vouloir assaisonner de leur vinaigre toutes les salades des tables d'autrui, et qui pourtant suis d'humeur casanière et voudrais vivre toujours retiré, j'eus un jour envie d'aller me promener au Pausilippe, ayant entendu dire par un étudiant que «Pausilippe» est un mot grec qui, dans notre langue, signifie «remède à la mélancolie».

 

traduit du napolitain Claude Perrus

9782842421144

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Voyage au royaume de Naples
Dominique Vivant Denon, Perrin, 1997

21.19
Indisponible

Dominique Vivant Denon (1747-1825), diplomate, amateur d'art, fondateur du Musée Napoléon, devenu le musée du Louvre fut un grand voyageur. Des entrailles du Vésuve aux ruines de la Grande Grèce, ce voyage, rédigé en 1778, permet de découvrir une société disparue, des paysages où le passé semble légende et la légende semble histoire.

Il offre un itinéraire à la rêverie du lecteur comme au regard du touriste. L'un et l'autre apprécieront ce texte varié, vivant, souvent même souriant, écrit dans le plus beau style que le français ait connu, celui du XVIIIe siècle. Ils découvriront avec ce guide une société disparue, des paysages où le passé semble légende et la légende semble histoire.

Le Voyage au royaume de Naples est un ouvrage inédit, publié ici pour la première fois, illustré de portraits et de gravures dessinées au cours du voyage, sous le contrôle de Denon. L'actuel successeur de Denon, Pierre Rosenberg, de l'Académie française, Président-Directeur du Musée du Louvre, l'a préfacé. Mathieu Couty l'introduit et l'éclaire de 200 notes biographiques, géographiques et historiques.

9782262012977

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Histoire d'un lézard : souvenirs de Naples
Alexandre Dumas, Mercure de France, 1996

3.30
Indisponible

A Naples et en Sicile, Dumas a vécu mille et unes vies, des cancatrices du San Carlo à la révolution aux côtés de Garibaldi. Et aimé ce lézard, appelé pour commencer Joseph, et pour finir Joséphine...

Après avoir aidé Garibaldi à chasser les Bourbons de Naples, Alexandre Dumas réside dans cette ville au palais Chiatamone avec Adolphe Goujon, son collaborateur au journal «L'Independente».

Un lézard qui vient les observer régulièrement se laisse apprivoiser par Goujon et devient leur familier. Sa disparition soudaine est occultée par les menaces de mort que Dumas reçoit de la part de royalistes et de la camorra, ainsi que par l'arrestation de son facchino (domestique des domestiques) qui s'avère être à la solde de brigands.

Le lézard apparemment honteux réapparaît quelques temps plus tard avec... deux petits lézards. Celui qu'ils avaient baptisé Joseph était en fait une lézarde...

9782715219724

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Fragoletta ou Naples et Paris en 1799
Henri de La Touche, Desjonquères, 1984

18.30
Indisponible

Archétype et précurseur du roman sur l'hermaphrodisme tel que s'en régalait le XIXe siècle, Fragoletta fut inspiré à l'auteur (éditeur des œuvres complètes de Chénier, ami de Dumas, de George Sand...) par un voyage à Naples.

Toute l'action joue ici sur l'équivoque des deux personnages principaux -Camille-Fragoletta et son frère Philippe. On n'apprend jamais nettement si ce sont deux personnages ou un être hermaphrodite ou même deux femmes dont l'une est travestie en homme. Le capitaine d'Hauteville, à la recherche de Camille dont il est tombé amoureux, rencontre à tour de rôle la jeune fille et son frère, réel ou prétendu, et à la fin il ne sait pas non plus de qui il est vraiment amoureux, s'il aime une jeune fille ou un garçon angélique.

9782904227059

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Naples XXe et XXIe siècles : le point de vue des autochtones

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Démantèlement
Ermanno Rea, Flammarion, 2006

23.00

Vincenzo Buonocore travaille depuis toujours à l'aciérie Ilva de Naples, où il a commencé comme simple ouvrier avant de gravir les échelons. Mais la direction décide de la fermer et d'en vendre les pièces aux Chinois. Chargé de superviser le démantèlement, Buonocore se lance à corps perdu dans cette tâche pour en faire son «chef-d'œuvre» personnel. Entreprise désespérée, certes, mais aussi ultime sursaut d'orgueil d'un homme qui tente de reprendre pied dans une réalité qui le dépasse, car avec Ilva disparaît aussi une époque, son époque.

Marcella, elle, est une très belle et très jeune Napolitaine. Elle brûle la vie par les deux bouts, bien que souffrant d'une maladie provoquée par les émanations de l'usine -la même maladie qui a déjà emporté son père. Son irruption dans la vie de Buonocore va bouleverser un peu plus encore son fragile équilibre.

Entre chronique sociale réaliste, tableau d'une ville agonisante et portrait d'une obsession, Ermanno Rea confirme avec Démantèlement que fiction et engagement peuvent se marier pour ouvrir la littérature à l'histoire contemporaine.

traduit de l'italien par Frank La Brasca

9782080684196

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Mystère napolitain
Ermanno Rea, Hachette littératures, 1998

22.71
Indisponible

Naples, années 50. Une femme passionnée, journaliste militante, prise dans la tourmente des années de guerre froide, se suicide. Pourquoi?

Roman d'investigation et journal des années noires, récit des déchirements d'une femme "irrégulière" et analyse d'un moment particulièrement dramatique de l'histoire de l'Italie et de l'Europe, le roman d'Ermanno Rea évoque une Naples spectrale où le temps semble s'être figé et où la destinée de toute une génération pleine d'élan et de générosité se trouve broyée dans un engrenage inexorable.

Sans jamais oublier la part de poésie et de rêve, Ermanno Rea fait revivre l'atmosphère de ce lourd passé et nous convainc de l'examiner avec lucidité.

 

Ermanno Rea est né à Naples en 1927 et partage sa vie entre Milan et Rome. Il a été journaliste dans de nombreux quotidiens et hebdomadaires, et membre de la rédaction napolitaine de l'Unita au cours des années qu'il relate dans son livre. Il est également l'auteur de l'Ultima Lezione, roman publié en 1990 chez Einaudi, dont le personnage central est l'économiste Federico Caffè.

 

 

 

traduit de l'italien par Frank La Brasca

9782012353503

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Le Contraire de un
Erri De Luca, Gallimard, 2005

5.10

Réunit 20 nouvelles sur des thèmes chers à E. De Luca (la solitude, la foi, le combat politique, la rencontre amoureuse) et inspirés de sa vie et de sa ville natale. Un ensemble dédié aux mères.

Le contraire de un

Deux n'est pas le double mais le contraire de un, de sa solitude.

Deux est alliance, fil double qui n'est pas cassé.

Dans Le contraire de un, recueil de nouvelles mêlé au vacarme, au bruit xxe siècle, Erri De Luca décrit un monde où la solitude, propre de l'homme, est ponctuée de moments précieux et forts d'alliance et de solidarité.

 

traduit de l'italien par Danièle Valin

9782070308040

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Essais de réponse
Erri De Luca, Gallimard, 2005

7.90

Un livre d'entretiens dont les questions ont été supprimées et les réponses longuement méditées.

Le grand écrivain napolitain nous y propose dans ce volume tout à fait singulier des textes abordant chacun en quelques pages une facette de son univers personnel: son enfance napolitaine, la bibliothèque paternelle, la découverte de la lecture, le travail manuel, son engagement politique ou encore l'apprentissage de l'hébreu et la lecture de la Bible. Émaillés de brèves citations tirées de ses propres ouvrages, ces Essais de réponse apportent un éclairage nouveau ou approfondissent des thèmes récurrents de l'auteur. Si Erri De Luca évoque bien ici son parcours personnel, ce n'est jamais dans l'intention de dévoiler des éléments de sa biographie sur un ton anecdotique, mais seulement de déployer sa propre expérience et de la porter vers un questionnement universel. Dans ces textes d'une beauté lapidaire, il atteint ce qu'il faut bien appeler une forme de sagesse.

 

traduit de l'italien par Danièle Valin

9782070767410

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Montedidio
Erri De Luca, Gallimard, 2003

5.10

Voici l'un des chefs-d'œuvre napolitains de la littérature contemporaine.

Le narrateur est un garçon de 13 ans qui vit à Montedidio, un quartier de Naples, dans l'immédiat après-guerre. Apprenti menuisier, d'une famille très modeste dans laquelle on parle le napolitain, il s'efforce de noter ses impressions en italien. Sa vie évolue au gré des rencontres. Celle de Don Rafaniello, rescapé de la Shoah, sera déterminante.

«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied : "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger: ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»

 

 

traduit de l'italien par Danièle Valin

9782070302703

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Trois Chevaux
Erri De Luca, Gallimard, 2002

4.10

Le narrateur, un Italien émigré en Argentine par amour, rentre au pays. En Argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme durait autant que celle de trois chevaux. Il a déjà enterré le premier, en quittant l'Argentine. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire lorsqu'il rencontre Làila, une prostituée, dont il tombe amoureux. Il prend alors conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps des adieux est révolu pour lui, même si un ange gardien -un clandestin tunisien, poète, sage et fou à la fois- veille sur lui.

Récit dépouillé à l'extrême, Trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l'Italie d'aujourd'hui. A travers une narration à l'émotion toujours maîtrisée, où les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et où le passé et le présent sont étroitement imbriqués, l'auteur pose la question des choix existentiels et interroge le destin.

traduit de l'italien par Danièle Valin

9782070422432

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Tu, mio
Erri De Luca, Rivages, 2000

9.85
Indisponible

Un été brusque de la jeunesse et l'on apprend le monde à toute vitesse. Sur une île de la Tyrrhénienne, au milieu des années cinquante de ce siècle, un pêcheur qui a connu la guerre et une jeune femme au nom difficile transmettent sans intention à un garçon la fièvre de répondre.

Le jeune garçon interroge son oncle, pendant les parties de pêche, sur l'histoire de la dernière guerre. Il veut savoir ce que les livres lui cachent. Il tombe amoureux d'Haia, une jeune fille juive dont la famille a disparu pendant la guerre et qui va être pour lui un révélateur. L'identité dont il cherche les racines dans l'histoire s'accomplira dans la défense d'Haia.

Ce récit est une réponse, un me voici décisif comme un lieu de naissance.

9782743606732

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Une Fois, un jour
Erri De Luca, Rivages, 1994

5.95
Indisponible

Récit d'une enfance napolitaine où l'image des êtres perdus, la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort, se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas.

Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame : une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Une fois, un jour n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations. Et toujours, entre le monde et l'enfant, les gestes tendres et lointains d'une mère.

traduit de l'italien par Danièle Valin

9782869307537

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Cette vie mensongère
Giuseppe Montesano, Métailié, 2005

18.00

Dégoûté par la mesquinerie et la vulgarité de sa famille petite-bourgeoise, Roberto se met au service de Cardano, un artiste bohème marié à l'une des filles d'une grande famille de Naples. Tandis que "l'artiste" l'abreuve de discours nourris de la littérature décadente de la fin du XIXe siècle, il découvre les projets monstrueux des Negromonte, un clan d'entrepreneurs rapaces: transformer Naples tout entière en parc de loisir, s'approprier musées et monuments, faire de tout Napolitain un comédien jouant les Napolitains pour le plus grand plaisir des touristes et le plus grand bénéfice du clan. Mais avec l'aide d'une fillette en guenilles, Andrea, le cadet de la famille, fomente une révolte.

Banquets gargantuesques, délires mêlant culture populaire et raffinement littéraire, résurgence du passé d'une ville-monde, carnaval des gueux: ce livre-maelström, entre fantastique et réalisme social, tend un miroir à notre époque. Les lecteurs l'y reconnaîtront, à peine déformée, avec ses grimaces les plus dangereuses et les plus effrayantes.

Giuseppe Montesano est un spécialiste de l'école décadente française et a traduit en italien la majorité des auteurs de la famille.

traduit de l'italien par Serge Quadruppani

9782864245544

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Dans le corps de Naples
Giuseppe Montesano, Métailié, 2002

18.00

Naples est une ville-monde, fabuleuse et hors normes, qui depuis des siècles enfouit dans son sous-sol ce qui la gêne. Les héros de ce livre, obsédés par l'amour et leur jeunesse finissante, sont précipités dans un univers en ruines où tout ne semble fonctionner que grâce au désordre. Fous de Rimbaud, de Jim Morrison, de Nietzsche et de Baudelaire, ils cherchent la vraie vie, l'énergie secrète de la terre dans les bas-fonds de Naples. Leur recherche de la vérité et d'une vie libérée du travail se heurte à un peuple ivre de nourriture et d'argent, dévoré par la criminalité et comme possédé par un carnaval perpétuel. Les jeunes gens de ce roman picaresque dansent devant une impressionnante galerie de portraits populaires ou ésotériques, une danse macabre dans l'attente d'une Apocalypse qui ne vient pas.

traduit de l'italien par Serge Quadruppani

9782864244165

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Fleurs japonaises
Raffaele La Capria, Climats, 2004

15.00

Ces cinquante-cinq courts récits à la précision horlogère traitent de l'univers, du Temps, de la douleur, de la cruauté, du péché originel, du métier de vivre, de l'écriture, de la solitude, de la peur, des dessins animés, de la beauté, du sexe, de la trahison amoureuse, de la terreur, de la violence d'État et de la violence terroriste. Tous ces textes, lorsqu'ils abordent la question d'un monde commun, portent sur des questions qui ont à la fois une signification particulière dans le contexte italien, et une résonance universelle. Le lecteur pense à James Joyce, Goffredo Parise, George Orwell, Beppe Fenoglio...

Raffaele La Capria, né en 1922 à Naples, encore peu connu en France, est pourtant considéré en Italie comme l'un des écrivains contemporains les plus intéressants. Dans Fleurs japonaises, collection de «morceaux faciles» dont l'apparente simplicité cache une très grande richesse, l'auteur retourne aux sources de l'art de raconter, renouant avec la tradition antique de la fable comme avec celle du conte philosophique. La Capria a su trouver, dans ces petits textes tantôt mélancoliques, tantôt humoristiques ou ironiques, qui se combinent de multiples façons et se complètent mutuellement, «le point d'équilibre caché dans les choses».

traduit de l'italien par et présenté par Jean-Marc Mandosio

9782841582464

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Via Gemito
Domenico Starnone, Fayard, 2004

20.00

Le narrateur, âgé d'une cinquantaine d'années, dessine le portrait de son père qu'il vient de perdre: un cheminot qui voua son existence, et celle de sa famille, à la peinture. Entassés dans un petit appartement de la via Gemito, à Naples, son épouse, ses deux fils et sa belle-mère ont dû se plier à toutes ses exigences, ses caprices et ses coups de folie.

Le comique farcesque dans la grande tradition napolitaine dissimule à peine une satire perspicace du vieux patriarcat latin, tempéré par une humanité et une compassion qui évitent au lecteur une chute dans le déjà vu.

9782213617947

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Rien de rien
Enzo Striano, Phébus, 2002

22.50
Indisponible

On considère aujourd'hui Rien de rien (Il resto di niente) comme le chef-d'œuvre d'Enzo Striano (1927-1987) -le plus «napolitain» peut-être des romanciers italiens de sa génération. A travers ce roman historique qui s'écarte résolument des conventions du genre nous est contée la très romanesque et pourtant très véridique histoire de Lenór Foncesca, qui fut à Naples, à la fin du XVIIIe siècle la première femme en Europe à diriger un journal... ce qui lui valut de finir sous la main du bourreau.Un exemplaire destin de femme en quête de toutes les libertés. Et la découverte en français d'un classique de notre époque (1987)... qu'on avait «oublié» de traduire.

traduit de l'italien par Jérôme Nicolas

9782859408244

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La Mer détraquée
Maurizio Braucci, Métailié, 2002

7.50

Raffaele et Sergio, deux garçons du Quartiere Santo, au cœur de Naples, ont des destins parallèles. L'un, ébéniste héroïnomane, a trouvé, contre l'horreur quotidienne, un refuge secret au bord du téléphérique. L'autre, étoile montante de son clan, participe à une rencontre entre boss de la camorra, que les vrais chefs et les flics pourris manipulent. Les trajectoires de Raffaele et de Sergio vont croiser celles des personnages colorés du peuple des rues, jusqu'au dénouement, absurde et sanglant, face à la mer détraquée qui baigne le plus beau golfe du monde.

Par son écriture argotique et baroque, Maurizio Braucci donne à cette trame de faits l'ampleur d'une tragédie baignée par la lumière de la Grande Grèce.

Maurizio Braucci est né à Naples en 1966, il a fondé dans le quartier où il est né un centre autogéré de création et de recherche sociale. La Mer détraquée est son premier roman.

traduit de l'italien par Catherine Siné

9782864244172

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Pausilippe
Elisabetta Rasy, Seuil, 1998

14.80

Débute par un naufrage qui est un prélude à bien des bourrasques et autres tourments qui vont jalonner le voyage de la narratrice. Un voyage qui se fera de Naples, port tranquille de l'enfance, vers la mer agitée de l'adolescence. Elle découvrira aussi le monde terne et hostile de la vie adulte.

«Pour le voyageur étranger qui débarque à Naples en cet immédiat après-guerre, la ville semble sale, meurtrie, comme dévastée «par un tremblement de terre éternellement en suspens dans l'air». Mais pour la narratrice qui y est née, c'est une cité aux mille sons et odeurs, sublimée par «la lumière céleste et ambrée du ciel et de la mer» et l'envoûtante colline de Pausilippe.

C'est surtout la cité de l'enfance, au sein d'une famille nombreuse et fantasque que la «grande tempête de la guerre» a provisoirement réunie dans l'appartement de l'aïeule, Enrica, une grande dame au lignage perdu. L'appartement ressemble à un navire hors du temps, voguant avec grâce et légèreté, mais toujours au bord de la rupture. La paix revenue, la cohabitation demeure.»

Alexie Lorca, Lire, septembre 1998

 

traduit de l'italien par Nathalie Bauer

9782020326155

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La Douleur du chardonneret
Anna Maria Ortese, Gallimard, 1997

24.39

Sur la fin du siècle des lumières, un prince, un sculpteur, un riche négociant, jeunes tous trois, amis et respirant l'insouciance de vivre, quittent Liège pour le royaume ensoleillé de Naples, où les Bourbon, sous le ressac révolutionnaire, s'agrippent au trône. Nos trois messieurs, au demeurant, ne s'en soucient guère, puisque l'avenir les ignore, comme il nous ignore, et qu'ils vont à Naples voir certain fameux gantier, dont les trois filles... et nous voilà partis dans un labyrinthe où la fiction est si insolemment fictive qu'elle transforme le lecteur lui-même en trompe-l'œil. Dans ce jeu de miroirs, force nous est de suivre, en guise de fil d'Ariane, le chant à la fois douloureux, moqueur, vengeur et dérisoire d'un chardonneret apparemment victime de fillettes cruelles ou reflet de notre conscience malheureuse.

On retrouve ici les thèmes chers à l'auteur de L'Iguane : la pitié pour les êtres dépourvus de parole, depuis toujours broyés par une humanité que sa propre vanité aveugle ; la présence permanente du mystère, du temps, de l'enfance oubliée. Un roman insolite, grave sous une apparence de sourire.

 

traduit de l'italien par Louis Bonalumi

9782070738083

^

La Mer ne baigne pas Naples
Anna Maria Ortese, Gallimard, 1993

18.29

Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples.

Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, à près de quarante années de distance, et aussi bien comme document sur Naples que comme témoignage littéraire, il n'a rien perdu de sa force et de son originalité.

Deux nouvelles et trois «reportages» composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles prélude, tel le trompe-l'œil d'un rideau de scène, aux descriptions goyesques de L'or de Forcella et de La ville involontaire, ainsi qu'à la visite du royaume des morts que constitue Le silence de la raison. Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'auteur partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Et peu importe si le lecteur français ne connaît guère les écrivains en cause : ici, c'est le regard d'Anna Maria Ortese qui compte et qui envoûte, c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision.

traduit de l'italien par Louis Bonalumi

9782070723515

^

La Peau
Curzio Malaparte, Gallimard, 1982

7.20

La peau se clôt sur une phrase sibylline: «C'est une honte de gagner la guerre.» Mais le livre montre surtout combien il est honteux de la perdre. Car l'Italie des années 43-45 est une terre ravagée par la mort, la misère et l'humiliation. Officier de liaison auprès de l'armée américaine, le capitaine Malaparte remonte de Naples à Florence. Et il décrit des scènes qui tiennent davantage des cauchemars dantesques que du cinéma néoréaliste. C'est une succession de farces sinistres: des soldats à l'agonie; un peuple contraint par la faim de vendre ses filles aux G.I. et ses petits garçons aux troupes marocaines. Les trafics avilissants se mêlent aux échos des tueries de monte Cassino. Jamais à court d'horreurs, Malaparte rajoute aux malheurs de la guerre une éruption du Vésuve, un chien torturé dans un laboratoire... On se dit souvent qu'il en fait trop, qu'il répète trois fois la même chose et privilégie les grosses ficelles. Mais cette suspicion de caricature ne dure jamais longtemps. Ses officiers américains d'une ingénuité ridicule, sont aussi des types droits et pleins de compassion. Ses jeunes Mussoliniens peuvent être courageux; ses résistants, abjects. C'est le secret de Malaparte: il énerve, il irrite, mais personne ne peut lui tourner le dos. Ni lâcher ses livres.

Didier Sénécal, Lire, octobre 1998.

traduit de l'italien par René Novella

9782070365029

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Les Belles
Giuseppe Antonio Borgese, Gallimard, 1991

7.32
Indisponible

«À Megara on met encore des œillets aux balcons, et les femmes portent des robes longues; c'est pour cette raison que la simple vision d'une cheville fait littéralement trembler les jeunes gens. Mais ceci arrive rarement, car elles sont prudentes et surveillées; et elles se surveillent elles-mêmes; et s'il pleut, elles préfèrent rentrer à la maison avec l'ourlet de leur robe maculé de boue que d'avoir les bas mordus par des regards chauds comme des baisers.»

Portraits de femmes belles, prises aux pièges de l'amour, ce roman est l'histoire des passions à leur automne, où les femmes sont devenues des reines indomptables, qui échappent à la famille, à la société, à leurs amants, et subissent de plein fouet l'exaltation déchirante de la vie.

Borgese est le plus grand oublié des lettres napolitaines. Exilé par le fascisme, honni par la Démocratie chrétienne, il passa sa vie d'écrivain dans un purgatoire où son talent s'assombrit de jour en jour, ne perdant pourtant rien de son génie. À (re)découvrir d'urgence!

traduit de l'italien par Francis Darbousset, Jean-Marie Laclavetine, Jean-Noël Schifano.

9782070722624

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Jésus, fais la lumière suivi de Les Deux Naples
Domenico Rea, Actes sud, 1989

16.46
Indisponible

Situations truculentes, descriptions hautes en couleurs, voici douze nouvelles qui convoquent les acteurs les plus divers de la Naples d'après-guerre. Tour à tour ils entrent en scène, saints et mécréants, contrebandiers et forçats, humiliés et offensés à la gouaille inimitable. Tous, dans le dénuement ou l'illumination, la folie ou la déchéance, dessinent la plus secrète, la plus intime géographie de la mémoire napolitaine. De l'épopée au drame, du pathétique au tragicomique, Domenico Rea fait résonner avec brio les accords majeurs d'un humanisme dont on sait, depuis Cancer baroque, qu'il est au centre de sa vocation littéraire. Et dans chacun de ces textes s'exprime avec bonheur l'appétit de vivre d'un écrivain né, comme ses personnages, parmi le petit peuple des bassi. Ces nouvelles, qui en 1951 valurent à Rea le prestigieux prix Viareggio, feront-elles enfin reconnaître en France l'une des voix les plus fortes de la littérature italienne actuelle?

 

Domenico Rea, né en 1921 à Nocera Inferiore, près de Salerne, s'est identifié jusqu'à sa mort, en 1994, à la ville de Naples où il a passé l'essentiel de sa vie, après une jeunesse marquée par de multiples voyages et métiers: ouvrier en Italie et au Brésil, pigiste pour divers journaux.

traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli

9782868694331

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Spaccanapoli
Domenico Rea, Verdier, 1989

12.00
Indisponible

Avec ses accents fiévreux et hallucinés, dans la lignée des écrivains toscans du XIVe siècle, notamment Boccace, et des baroques napolitains comme Giambattista Basile, Spaccanapoli affirme une puissance expressive insolente, faite de satire et de trivialité, de passion et de cynisme.

Du mitron campagnard devenu gangster en Amérique aux miséreux qui se pressent dans une cave sous les bombardements, du jeune homme saisi de variole qui découvre un étrange hôpital au mauvais fils rendant à son père la monnaie d'une éducation de « bâton et petits pains », Domenico Rea, dans sa fureur de conter, campe les personnages d'un Sud à la fois précis et improbable.

«La difficulté de rendre la réalité physique d'une rue de Naples, ce mélange unique d'odeurs, de bruits et de couleurs, de beauté et d'ordures, de faste et de misère, explique que la littérature napolitaine, si riche, si savoureuse, n'ait jamais trouvé audience à plus de cinquante kilomètres du Vésuve. Bonne chance aux éditions Verdier, qui osent lancer, quarante ans après sa parution, un recueil de nouvelles qui fit sensation en Italie. Domenico Rea semblait alors, en 1947, à 26 ans, le plus brillant espoir de la Péninsule. Même si, après tant d'autres, le chaos furibond de Naples l'a englouti dans ses tourbillons infructueux, Spaccanapoli reste un vif, frais, percutant témoignage sur l'immédiat après-guerre.» Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur.

traduit de l'italien par Michel Arnaud.

9782864320807

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XXe siècle : Naples, passion internationale

Elle continue à déchaîner les passions (amoureuses): toutes les langues et toutes les cultures se sentent une parenté avec Naples et contribuent au grand livre de son histoire culturelle et littéraire. Récits de voyage, exercices d'admiration, romans historiques, polars, chacun y va de son écot…

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A Naples
André Gide, Fata Morgana, 1993

8.69
Indisponible

C'est en juin 1950, huit mois avant sa mort, que Gide fit à Naples cette dernière causerie restée jusqu'ici inédite. Il y dit tout ce qui l'attacha dès sa jeunesse à l'Italie. Mais on ne peut s'empêcher de voir une sorte de testament spirituel dans cette évocation sereine et passionnée de l'univers méditerranéen.

 

Illustrations de Valerio Adami, postface de Claude Martin.

9782851940629

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Voir Naples
Jean Grenier, Gallimard, 1997

10.37
Indisponible

Une déambulation à travers les multiples quartiers de la ville de Naples.

"Comme tous les soirs je quittai la pension, ce jour-là aussitôt après dîner et marchai à travers les rues neuves du Vomero jusqu'au parapet de la forteresse, d'où l'on domine toute la ville: une masse énorme et confuse piquée de lumières. Ce qui me frappa ce soir-là ce fut le caractère informe de cette masse et l'impossibilité où j'étais de la délimiter. Elle s'étendait rigoureusement plate, comme une tache d'encre, dont les bavures prennent les directions les plus absurdes. Loin d'éprouver le soulagement que me donnait la contemplation des villes au crépuscule, cette vue m'attristait; c'est trop peu dire, elle m'accablait d'un poids insupportable, je suffoquais.

Et brusquement, je revins deux ans en arrière, à ce soir de novembre- et nous étions en novembre -où de cette même place j'avais considéré Naples, avec la même impression d'accablement. C'était la fin de mon voyage et c'était la fin du monde. Et c'était là que j'avais décidé de vivre..."

9782070747993

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Anna, soror
Marguerite Yourcenar, Gallimard, 1991

5.10

Écrit d'un seul jet par une jeune femme de vingt-deux ans en 1925: de la jeunesse de l'auteur et de la légèreté des années vingt, il émane un goût violent pour l'élan passionnel et la quête d'absolu. Par sa naïveté limpide, ce petit ouvrage échappe à la distance que confère souvent en ces matières une ironie désenchantée, alors que se perçoit déjà l'incomparable connaissance intime de toute expérience humaine qui a donné à l'œuvre de Yourcenar sa grande richesse.

La scène se passe à Naples, dans le clair-obscur des palais et des églises baroques, à une époque où le sud de la péninsule italienne est possession du royaume d'Espagne. Ce décor flamboyant est hanté par des réminiscences de la peinture du Gréco. Dans ce cadre est placé une intrigue intemporelle qui est aussi, comme presque toute son œuvre, une réflexion sur la transgression. L'amour naît entre deux êtres bien avant d'être reconnu comme tel, dans une innocente inconscience; c'est sa découverte qui ouvre le drame, lorsque les personnages aperçoivent peu à peu en eux-même l'existence d'un désir interdit qui les isole dans la colère, l'impuissance et surtout la culpabilité.

9782070383306

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La femme d'ambre
Ramon Gomez de la Serna, LGF, 2000

6.10
Indisponible

Un homme vit une double histoire d'amour: d'abord pour Naples, cette ville où tout respire l'allégresse et la vitalité, mais où rôde aussi comme un parfum de mort, et ensuite pour une femme, Lucia, dont la peau ambrée - mer et feux mêlés - est à l'image de la ville italienne. La mort donc et la vie, les passions dévorantes, dévastatrices, les délices de la sensualité... tout conspire à faire de La Femme d'ambre, écrit en 1927, une longue promenade fantastique et poétique dans les méandres des rues et une troublante rêverie intérieure.

Le héros, un Espagnol, sera en butte à la famille de Lucia qui a gardé la mémoire de l'Occupation des Bourbons d'Espagne dont les ancêtres avaient été châtiés et emprisonnés lors des révolutions du début XIXème: parfois Naples a du mal à pardonner...

traduit de l'espagnol par Danièle Robert

9782253933267

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Journal écrit la nuit (vol. 1)
Gustaw Herling, Gallimard, 1989

20.58

Le journal de l'auteur de Un Monde à part, de ce rescapé du goulag, de ce héros de la bataille du monte Cassino, de cet intellectuel d'une culture immense et raffinée, de ce Polonais fixé maintenant à Naples. Un journal très particulier, parce que celui qui le tient parle peu de lui-même.

Herling est le plus napolitain de tous les auteurs non italiens venus écrire sur la cité campanienne. Il en est tombé amoureux en 1944 au cours de la campagne de libération de l'Italie et n'a plus pu s'imaginer vivre ailleurs. La rencontre entre sa culture d'origine et Naples est un des phénomènes littéraires les plus originaux de l'après-guerre, d'autant qu'un demi-siècle après, il continue d'écrire en polonais. On peut dire que c'est Naples qui a fait de lui cet immense écrivain qu'il est devenu.

traduit du polonais par Thérèse Douchy

9782070780099

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Les perles de Vermeer : journal écrit la nuit (vol. 2)
Gustaw Herling, Seuil, 1999

18.30

Des réflexions d'ordre politique alternent avec une rêverie sur l'art et sur la littérature : James, Tsvetaeva, Kundera, Milosz, Flaubert, Stendhal dialoguent avec Vermeer, Rembrandt, Caravage. Cet ouvrage est aussi une promenade dans l'espace et dans le temps : Parme, Sienne, Capri, Volterra, Venise et surtout Naples où l'auteur vit depuis une quarantaine d'années.

Bien qu'il ait vécu des lustres dans la lumière de Naples, Herling reste donc bien un habitant de cette nuit qu'il avait si fortement combattue et dénoncée, et que nous tous, ensemble, aujourd'hui, nous efforçons de conjurer, voire d'oublier.

Herling interroge Stendhal, les peintres, les musiciens, les confidences mystiques de religieuses italiennes - ou bien, revenant à sa nuit, ce Palmieri, directeur de l'Institut de médecine légale de l'université de Naples, ville dont il a été maire, un des douze signataires du rapport de la commission internationale sur le massacre de Katyn, et lui arrache à-demi mot, presque charitablement l'aveu de sa lâcheté. Car, on le sent bien, l'auteur du Journal écrit la nuit ne dort que d'un œil.

traduit du polonais par Thérèse Douchy

9782020357623

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Le Portrait vénitien et autres récits
Gustaw Herling, Gallimard, 1995

19.82

On peut lire ces textes à plusieurs niveaux, les thèmes en sont entrelacés, l'intrigue impossible à résumer. C'est le plus souvent un récit dans le récit, un manuscrit dans le manuscrit, et, tout au bout, un secret, peut-être terrifiant comme dans Brève confession d'un exorciste, Le Portrait vénitien ou Le Coffret d'argent.

Vieilles chroniques, et grimoires, voyages, rencontres sont le point de départ de ces récits où le «normal» ne sa laisse pas séparer de l'«étranger». Rompant la ligne droite d'une narration classique, Herling entrelace les motifs de l'intrigue et mélange les genres.

Le Mal n'agit jamais en dehors des limites du Bien et l'homme est autant la victime que l'instrument du Mal. Herling en réfère toujours à la beauté du monde, de l'art pour trouver de quoi nous sauver. C'est aussi sa leçon napolitaine.

traduit du polonais par Thérèse Douchy

9782070741526

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L'Ile et autres récits
Gustaw Herling, Gallimard, 1992

18.29

Herling connaît l'Italie du petit peuple, des bas quartiers et de la campagne. Il connaît sa rudesse, son paganisme et ses superstitions, les vieilles pierres et les légendes. Ces douze récits sont nourris d'histoire, de littérature et surtout de chroniques napolitaines.

Le Mal rôde, les forces surnaturelles agissent, des miracles se produisent, racontés avec le sérieux et la distance du chroniqueur consciencieux. Qu'il puise dans la littérature (Kafka, Calderón, Boccace, Saint Augustin...) ou dans les contes napolitains, Herling cherche à disssiper les ombres qui entourent les personnages et s'étendent à des faits consignés, connus ou supposés. La temporalité chez Herling a un statut bien particulier: d'étranges et terrifiants mouvements la font glisser par sauts d'un hier éternel à un inquiétant aujourd'hui, le lecteur est un rêveur qui s'éveille d'un rêve de feu avec une poignée de cendres dans les mains...

traduit du polonais par Thérèse Douchy

9782070728565

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Cimetière des oranges amères
Josef Winckler, Verdier, 1998

23.00

Fuyant son village natal de Carinthie, dans le sud de l'Autriche, dont il décrivait l'intolérance et la cruauté dans Le Serf, Josef Winkler se réfugie en Italie et tente en vain, par l'écriture, de lutter contre ses démons. Dans une langue baroque, ce livre se veut, à l'image du cimetière des oranges amères de Naples, le tombeau tragique et somptueux de tous les laissés-pour-compte de notre temps.

La satire du catholicisme est violente, truculente -exercice obligé de tout écrivain autrichien- mais il n'en reste pas là. Dans les gares, sur les marchés, dans les jardins publics de Rome ou de Naples, la vue des mendiants, des travestis, le contact avec les jeunes prostitués ou les voyous suscitent chez lui une connivence inquiète qui l'oblige à prendre conscience de sa fraternité avec toutes les formes de marginalité.

traduit de l'allemand par Eric Dortu

9782864322887

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La Course à l'abîme
Dominique Fernandez, Grasset, 2003

22.00

Rome, 1600. Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale et, en quelques tableaux d'une puissance et d'un érotisme inouïs, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur: il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l'Eglise. Mais voilà: c'est un marginal-né, un violent, un asocial, l'idée même de "faire carrière" lui répugne. Au mépris des lois, il aime à la passion les garçons, surtout les mauvais garçons, les voyous. Il aime se bagarrer, aussi habile à l'épée que virtuose du pinceau.

Condamné à mort pour avoir tué un homme, il s'enfuit, erre entre Naples, Malte, la Sicile, provoque de nouveaux scandales, meurt à trente-huit ans sur une plage au nord de Rome. Assassiné? Sans doute. Par qui? On ne sait. Pourquoi? Tout est mystérieux dans cette vie et dans cette mort.

9782246643715

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Porporino ou Les Mystères de Naples
Dominique Fernandez, Grasset, 2005

12.20

Ne cherchez pas Porporino dans les annales des castrats de l'opéra napolitain de la fin du XVIIIe siècle. C'est le narrateur inventé de cette autobiographie imaginaire, mais il en dit long sur «les fastes de Naples au temps de sa splendeur». On y croisait alors le jeune Mozart ou le vieux Casanova, l'aventurière lady Hamilton ou ce fou de prince Sansevero...

Au fil de ce roman cultivé, audacieux et baroque, Dominique Fernandez fait jouer, jouir, chanter, exulter une époque, tout en livrant une profonde méditation sur la liberté d'un être «prodigieusement enrichi d'avoir échappé à l'obligation d'être un homme !». En suivant Porporino, on se laissera, en musique, aller au rêve jusqu'aux portes de l'Eden.

Prix Médicis 1974.

9782246012436

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Everybody is a star : suite napolitaine
Jean-Noël Schifano, Gallimard, 2003

13.50

Le petit peuple de Naples à travers dix chroniques populaires, modernes, construites autour du thème du tremblement de terre de 1980, qui aurait été annonciateur d'un nouveau départ.

"Giacomo Frattini était considéré par tout le monde comme un modeste délinquant spécialisé en vols à la tire et petits braquages. Quelques mois, et le grand saut dans un des deux clans principaux de la camorra, un sobriquet conquis en deux temps trois mouvements, 'o 'Nfamone, un blason épinglé à un bon vivant, un jovial qui donne la male fin. L'adoubement ironique au chevalier de la mort.

Mais certains disent que les exploits criminels de Giacomo Frattini n'y sont pour rien. Il reviendrait aux filles de Naples, à celles qui ont partagé quelques heures son intimité, de l'avoir rebaptisé "le Gros Infâme". Faire l'amour avec "le Gros Infâme" était devenu une excitante curiosité, plus qu'un plaisir ou une crainte... Comme communier à San Gennaro...

Il en est d'autres qui racontent que des concours obscènes entre détenus lui auraient valu ce second surnom, lourd à porter, même dans une honorable société où chaque membre vaut son poids de sang."

9782070767083

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L'Harmonica de cristal
Nathalie Castagné, Seuil, 2001

22.20
Indisponible

Dans ce roman d'aventures artistiques et sentimentales, présenté sous forme de récit autobiographique, au jour le jour, on peut lire toute une réflexion sur le chant, sur le corps, sur l'amour. La précision des détails romanesques donne aux événements de L'Harmonica de cristal une force exceptionnelle de réalisme. Mais au-delà du plaisir immédiat de la lecture, qui renoue avec la grande tradition de la littérature classique ou romantique, on sera saisi par la profondeur poétique de cette entreprise très singulière.

Ascanio Cherubini, castrat de dix-neuf ans, fuit Naples où il se sentait prisonnier du prince Saggenaro, son protecteur et son bourreau. Ainsi commencent les mémoires romanesques de ce chanteur imaginaire. L'Europe musicale du XVIIIe siècle sert de décor à ce roman d'azventures amoureuses et artistiques au terme duquel le castrat découvre qu'il est destiné à connaître une forme de l'amour total comme conçue spécifiquement pour lui.

9782020510455

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Le Sang de Naples
Jean Gruault, Phébus, 2001

21.19
Indisponible

En 1647, Naples est la plus grande ville de la Méditerranée, la plus remuante aussi. Gouvernée par le fer, celui des Espagnols, et par l'art, elle est le repaire de tout ce qui conspire à la beauté et au plaisir. Le jeune peintre Giuseppe est engagé comme disciple par l'illustre maître Girolamo...

Jean Gruault, scénariste de Truffaut, Rosselini, Resnais entre autres, n'a pas imaginé de faire ici un «roman historique», genre selon lui empesé entre tous. Il a plutôt voulu donner vie à une fiction picaresque qui mêlerait tous les genres -et où le peuple napolitain, selon son génie propre, parlerait bien cru. Histoire de nous montrer, sur le vif, la face cachée d'une époque fascinante, et celle, non moins édifiante, de l'humaine espèce. De nous faire découvrir, enfin, quelques merveilles placées sous le double signe de la truculence et de la mélancolie : les fastes de la truanderie organisée (déjà !), la drôle de vie qui se mène alors au couvent, les amours compliquées des uns et des autres, et leurs frasques, et la Mort Rouge qui rôde par les rues - et le désir (tous les visages du désir) qui presse chacun d'aller son train jusqu'à l'inéluctable fin.

 

9782859406950

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L'amant du volcan
Susan Sontag, Seuil, 2007

8.00

Un roman historique inspiré librement par la vie de sir William Hamilton, ambassadeur britannique au royaume des Deux Siciles et celles de sa femme Emma et de lord Nelson, peuplé par nombre de grands personnages de cette époque.

Il Cavaliere, aristocrate britannique, est ambassadeur au royaume des Deux-Siciles. Collectionneur invétéré, il aime la frivolité de sa ville adoptive, l'opéra, les rues pavées de lave. Après la mort de son épouse, il fait la connaissance de la belle Emma et pour la première fois son cœur s'embrase. Au grand scandale du Tout-Naples, il fera de la jeune roturière une femme du monde. Mais, sous le volcan, rien n'est jamais appelé à durer...

«C'est elle, à présent, son bien le plus précieux. Et un objet qui a de la valeur donne de la valeur à son propriétaire.»

traduit de l'anglais par Sophie Bastide-Foltz

9782020901338

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La Camorra
Hugues Rebell, Alterédit, 2006

18.00

Publié en 1900, la Camorra est l'occasion de découvrir un auteur étrange et bien oublié, Hugues Rebell, un membre iconoclaste de «l'école décadentiste» française.

Dans les années 1860, le lieutenant Fortiguerri est présenté à la société napolitaine par son cousin, le marquis Malaspina. Très vite, il prend goût à cette vie du sud et aux plaisirs tarifiés avec Lisabetta. Hélas, elle est la femme du chef de la Camorra, le beau et terrible Ascalona. Celui-ci bien qu'il soit amoureux d'une Anglaise, Helen, veut se venger de Fortiguerri et le tuer. Don Prina, son mentor, l'en empêche.

Dans Naples, les partisans des Bourbons se rebellent contre l'autorité des Piémontais et veulent rétablir l'ancien roi. La Camorra est au centre de toutes les intrigues. Mais c'est la passion toute napolitaine qui va déclencher une vengeance que seule la mort arrêtera. Tour à tour, drame et roman d'aventures, drôle souvent, La Camorra fait découvrir Naples avec son code d'honneur, ses amours et son peuple fier

9782846331173

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Labyrinthe des sentiments
Tahar Ben Jelloun, Seuil, 2001

5.50

Ce court roman est une invitation à voyager à Naples, se laisser aller et se perdre dans une ville labyrinthe qui se recrée à l'infini.

Gharib est un poète qui aime à se perdre dans le dédale fascinant et contrasté des rues de Naples. Mais lorsqu'il y rencontre la jeune et sensuelle Wahida, c'est tout un pan du passé qui lui revient: l'amour passionné qu'il vécut autrefois, dans la même ville, avec Gazelle... Partagé entre son désir de sauver Wahida de sa détresse et le fantôme nostalgique d'un amour défunt, parviendra-t-il à donner corps à un sentiment pur? Wahida ne se métamorphosera-t-elle pas, elle aussi, en une femme définitivement insaisissable? Dans ce roman où la poésie voisine la prose, Tahar Ben Jelloun fait de Naples le lieu d'un hymne à l'amour, la source d'une régénération sentimentale.

 

9782020407465

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L'Auberge des pauvres
Tahar Ben Jelloun, Seuil, 2000

6.00

Un jeune universitaire et écrivain marocain de Marrakech rumine une vie médiocre: son couple est usé et son poste d'enseignant l'ennuie... Jusqu'au jour où il est sélectionné par la mairie de Naples pour venir rédiger un portrait de la ville. Il y découvre un bâtiment extraordinaire, l'auberge des pauvres, édifiée par un roi italien soucieux de se faire pardonner la construction de son propre palais. Elle est habitée par une vieille femme autour de laquelle gravite un petit peuple de personnages meurtris par la vie, dont les histoires se mêlent et se rejoignent. Cette femme, la mémoire vivante de la ville, le conduira dans un dédale de contes pittoresques et flamboyants... Ce sont les Mille et unes nuits que Tahar Ben Jelloun a transposées avec bonheur dans l'éternelle cité campanienne.

9782020413909

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Le roman policier : terrain d'élection

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La Cuve du diable
Alexandra Schwartzbrod, Stock, 2007

19.00

Venu enquêter sur la percée des triades chinoises à Naples, un journaliste français découvre l'envers de cette ville contrôlée par la Camorra, cité oubliée de l'Europe où règne le culte de la misère et du bon Dieu. Sa route croise celle d'une femme mystérieuse en quête d'une autre vie. Ensemble, ils vont plonger dans les tréfonds d'une cité peut-être maudite.

Qui a voulu tuer Lino Wang, le tycoon de Hong-Kong devenu en très peu de temps le plus gros vendeur de textile de Naples, et quels secrets dissimulent les femmes fatales qui croisent sa route?

À s'approcher trop près, ne risque-t-on pas d'être englouti dans les tréfonds d'une ville peut-être maudite ? Une plongée sensuelle et violente au cœur de la cuve du diable, dans un contexte économique et social tout à fait réaliste: Naples est en effet la tête de pont des commerçants des triades chinoises les plus «dynamiques à l'exportation».

9782234060340

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Je veux tout voir
Diego De Silva, Fayard, 2005

18.00

Diego De Silva est né à Naples en 1964. Avocat de profession, il est l'auteur de deux autres romans, dont Ces enfants-là, publié par Fayard en 2004.

Le roman de Diego de Silva se déroule dans la région de Naples, autour de deux personnages principaux, une toute jeune fille Celeste, et le célèbre et talentueux avocat Heller.

Les premières pages donnent lieu à la description du personnage de Celeste, une petite lycéenne plutôt insignifiante, prostituée à ses heures, vivant dans une modeste maison auprès de sa mère, ménagère scrupuleuse qui l'entoure de son affection, et de son père, qui a perdu la mémoire. Puis le lecteur assiste au passage à l'acte d'un homme qui entraîne une enfant chez lui et la tue. Après avoir procédé à un étrange rituel (l'assassin déshabille le cadavre de la fillette, la lave, la talque et inscrit des initiales sur sa poitrine), l'homme met l'enfant dans un grand sac à dos et se dirige vers la plage pour la cacher derrière un rocher. Sur la plage se trouve précisément Celeste qui a tout vu...

Le lecteur fait ensuite la connaissance de Davide Heller, avocat célèbre, talentueux, anticonformiste, exerçant son métier d'une façon irréprochable et faisant preuve d'une grande sensibilité humaine. Vraiment?

traduit de l'italien par Marilène Raiola

9782213624105

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Le Respect : Pino Pencoste contre les camorristes
Peppe Ferrandino, Gallimard, 2004

4.10

A Naples, embarqué contre son gré dans une sombre affaire de cheval volé, le privé Pino Pentecoste se retrouve à plusieurs reprises en danger de mort, ce qui finit par l'exaspérer. Ne comprenant rien à ce qui lui arrive, Pino se raccroche à la notion qu'il a du respect.

Il y a, entre autres, Giorgina la Pezzaiola qui hurle sous ses fenêtres qu'il est «le plus grand merdeux de la ville». Il y a ce commissaire, petit et grassouillet, venu en personne le dérouiller à son domicile. Il y a surtout le mafflu Tullio Regina à qui il n'aurait jamais dû refuser cette affaire... Tout cela pour l'honneur! Pino Pentecoste, détective privé à Naples, spécialiste des affaires d'adultère peut le dire: «Dans le cocuage, j'étais grand.» Pour le reste...

Peppe Ferrandino, avec Le respect, mélange de portes et de baffes qui claquent, de commedia dell'arte et de roman noir, a été notamment salué par Andrea Camilleri comme «un créateur de personnages extraordinaires».

traduit de l'italien par Carole Walter

9782070313068

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Periclès le Noir
Peppe Ferrandino, G, 1995

5.95

Le narrateur, Périclès, légèrement débile et obsédé sexuel, est sodomiseur à gages (il n'y a pas de sot métier). Son oncle Luigino dirige une famille camoriste de Naples et fait appel de temps à autre à ses services. Un jour, il blesse par affolement la "signorella", la sœur d'un chef mafieux, unanimement crainte et respectée.

«Le livre le plus drôle, le plus divinement malsain, le plus ubuesque qui puisse exister en Série Noire. Ça dégouline de tous les côtés, entre sexe et sang, entre cervelle et tripes. Caricatural, monstrueux, dévorant et magnifique, il faut lire ce premier roman de Péppé Ferrandino (scénariste de BD de 34 ans), le Topor napolitain.» Lire.

traduit de l'italien par Anne Schimel

9782070494729

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Pour service rendu
Attilio Veraldi, L. Audibert, 2004

20.00
Indisponible

Naples, 1976. Pourquoi Giulia Miletti, la fille de l'homme le plus riche et le plus corrompu de la ville, a-t-elle pris la fuite? De quel document compromettant s'est-elle emparé avant de disparaître? Qui a noyé dans sa baignoire Tina, la quatrième femme de Don Michele, et égorgé son amant Pino Gargiulo? Que sait au juste Casali, l'associé et le rival de Don Michele du fabuleux contrat de 5 milliards de lires dont son partenaire ne lui a soufflé mot?

C'est Alessandro lovine, dit Sasà, un avocaillon fiscaliste, que Don Michele charge de découvrir la vérité, de lui rendre un ultime service. Mais la piste de Giulia est jonchée de cadavres... Et notre détective ne court pas seulement après le fin mot de l'affaire. 5'il réussit, une belle somme d'argent l'attend, en Suisse.

On lira avec passion ce superbe roman chandlerien à la napolitaine !

Attilio Veraldi est né à Naples en 1925 et est mort en 1999 à Monte-Carlo. Il a longtemps travaillé chez le grand éditeur milanais Feltrinelli pour lequel il a traduit en virtuose aussi bien Kierkegaard et Strindberg que les classiques du roman policier américain : Dashiell Hammett, Raymond Chandler etc.

traduit de l'italien par Bruno Granozio, Dominique Blanckaert

9782847490497

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Un Café, une Cigarette
Jean-Jacques Busino, Rivages, 1993

7.35

C'est très simple. Les grandes filles vendent les plus petites et c'est pareil pour les petits garçons. Dès qu'ils grandissent, ils protègent les filles et volent ou tuent pour survivre. Sur tout le groupe, il n'y a que vingt filles pour soixante garçons. Normal, les filles sont moins rentables. Sur vingt fillettes de moins de huit ans, pas une ne s'est fait défoncer le cul par une vieille tapette... Elles ont une espérance de vie de quinze ans. Les garçons ne sont pas mieux lotis. Sur soixante, cinquante n'ont pas leurs dix doigts... La raison est simple. Chaque fois qu'un de ces mômes vole dans un magasin protégé par la mafia, des hommes de main les attrapent et leur coupent un doigt au couteau et dans la rue... Un orphelinat de Naples contre la mafia. Un récit brut, au premier degré, qui a valeur de document.

9782869307216

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