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Les chapitres de ce dossier :

  • Architecture du lieu, architecture de la scène, scénographie
  • L'auteur de théâtre

    « Après Beckett, je souhaitais un renouvellement des formes. J’ai voulu continuer l’œuvre de Brecht, non dans ses propos ou ses personnages, mais en tant que modèle d’un théâtre épique. Montrer une vraie femme ne m’intéresse pas, je voulais un stéréotype. Maison de poupée est une pièce du XIX° siècle dont l’héroïne symbolise la libération des femmes, un premier pas vers leur indépendance. Il me fallait dire de quelle façon elles ont été trahies, de quelle façon elles-mêmes se sont trahies. J’ai choisi de le faire en utilisant le langage de l’économie, d’exprimer les sentiments avec les mots de l’économie et de parler finance sur le mode du langage amoureux. » Elfriede Jelinek à propos de sa pièce "Ce qui arriva quand Nora quitta son mari", L’Arche De Beckett à Vinaver, un petit abécédaire (non exhaustif !) des écrivains de théâtre.

  • La mise en scène
  • L'acteur
  • Regards critiques

Samuel Beckett

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Comment c'était : souvenirs sur Samuel Beckett
Atik, Anne, L'Olivier, 2003

20.00

Nombre de pages ont été noircies à la lecture de l'œuvre de Samuel Beckett, G. Bataille, M. Blanchot, A. Robbe-Grillet, parmi d'autres, ont écrit. Voici, à voix haute, Samuel Beckett, le peintre Avigdor Arikha et sa femme, Anne Atik, trente ans d'une conversation ininterrompue, à Montparnasse et ailleurs, trente ans de discussions, de confidences, de silences. Fragments d'intimité où Beckett révèle sa passion pour la poésie, la peinture et la musique, et aussi une immense tendresse.

 

Signalons des compléments :

- Samuel Beckett, dirigé par Tom Bishop et Raymond Federman, Cahiers de l'Herne, 1997. 46,10 €

 - Limbes/Limbo : un hommage à Samuel Beckett, édition bilingue, Nancy Huston, 2000. 8,99 €

- Warrilow, solos, dirigé par Joël Jouanneau, Actes Sud, 1996. 13,72 €

 

Les romans et le théâtre de Samuel Beckett sont traduits aux éditions de Minuit. Un dossier lui est consacré dans la rubrique Portraits littéraires.

 

9782879293776

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Thomas Bernhardt

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Thomas Bernhardt
sous dir. Pierre Chabert & Barbara Hutt, Minerve, 2002

54.80

« Pour approcher une œuvre aussi monumentale, fresque épique embrassant tous les genres, il nous a paru souhaitable de diversifier les points de vue et de faire appel à des auteurs de spécialité, de culture et de langue différentes, tous en mesure de témoigner de leur fréquentation intime et du dialogue passionné qu'ils ont instauré avec elle sans gommer pour autant les divergences qui pourraient se faire jour à propos d'un écrivain rebelle à tout enfermement. » Pierre Chabert et Barbara Hutt dans la présentation.

 

Lire Thomas Bernhardt, satiriste anthropophage, moraliste grave et solitaire, bretteur féroce est une aventure de lecteur peu commune. Son théâtre est traduit aux éditions de l'Arche, ses œuvres en prose aux éditions Gallimard.

Un dossier lui est consacré dans la rubrique Portraits littéraires.

 

9782869310964

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Edward Bond

^

Edward Bond, l'énergie du sens. Lettres, poèmes et essais
Bond, Edward, Climats, 2000

15.40
Indisponible chez l'éditeur

Mouvement, force, vitesse, ironie, la compagnie d'Edward Bond mélange tous ces sentiments dans le même temps lors de la lecture de ses lettres, adresse au destinataire particulier mais aussi au lecteur inconnu de ces missives.

« Bond s'en excuse souvent : son propos a tendance à s'emballer, se déployer et déferler soudain, jusqu'à risquer de véritables traités d'esthétique, des arts poétiques, des déclarations politiques, des petits traités sauvages de théâtre où la démonstration est sauvée de trop de rigueur par la bigarrure des niveaux de langue et le décalage de l'ironie. » Jérôme Hankins en préface.

 

Toutes les œuvres d'Edward Bond sont traduites aux éditions de l'Arche.

Autre livre important d'E. Bond qui permet de descendre dans les soubassements de l'œuvre :

- La trame cachée, Edward Bond, mêmes traducteurs, L'Arche 2003. 25 €

 

Édition de Jérôme Hankins.

Ouvrage en rupture chez l'éditeur.

9782841581092

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Paul Claudel

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Paul Claudel, poète du XX° siècle
Ubersfeld, Anne, Actes Sud-Papiers, 2005

14.90

C'est aux « mardis » de Mallarmé que Claudel se convainc de la force du théâtre : « un acquiescement entier de foule, un trou magnifique qui comme une faim se creuse chaque soir au moment où brille l'horizon », et c'est auprès de Lugne-Poe, Jacques-Dalcroze, Copeau, Milhaud, des observations que lui offre le théâtre japonais sous toutes ses formes, qu'il prend goût aux détails, gestes et postures et réfléchit à la mise en scène de sa propre écriture de théâtre. Les propositions de Claudel lui-même rassemblées dans le premier livre soulignent l'attention particulière portée à tous les éléments de la scène et sont reprises dans l'étude que lui consacre A. Ubersfeld qui montre que le poète de théâtre s'attache à ce que théorie et pratique de l'écriture marchent ensemble.

 L'œuvre de Paul Claudel est publiée aux éditions Gallimard.

On lira notamment : Mes idées sur le théâtre, Paul Claudel, Gallimard, coll. Pratique du théâtre, 1966, 24,39 €

 

9782742753130

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Enzo Cormann

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A quoi sert le théâtre ?
Cormann, Enzo, Les Solitaires Intempestifs, 2003

13.50

Question énoncée comme une provocation par l'auteur ? Cette sélection d'articles, de contributions diverses et de conférences, accompagnèrent le cours de 15 années presque exclusivement consacrées à l'écriture de pièces de théâtre.

 « Requis de dire en peu de mots, à quoi, selon moi, sert le théâtre, j'ai d'abord été tenté de répondre : à rien. À la relire aujourd'hui, je vois bien que ma réponse, outre son caractère d'esquive, ne vaut que comme déclaration de principe assimilable à une déclaration d'intention, un exposé des motifs qui n'engage que celui qui les énonce, façon de dire en définitive : voilà pourquoi je fais, j'écris, du théâtre. J'écris du théâtre parce que je cherche à ne pas « vivre et penser comme un porc ».

Les éditions de Minuit publient le théâtre d'Enzo Cormann.

 

9782846810715

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Jon Fosse

Dans le clair-obscur : le théâtre de Jon Fosse
Zern, Leif, L'Arche, 2008

15.00

Jon Fosse est l’un des auteurs les plus joués sur les scènes européennes. Pourtant son œuvre, qui ne comporte pas seulement des textes pour le théâtre, reste entouré d’un halo incompris. D’où vient cette lumière blafarde ? Est-il un héritier d’Ibsen qui, hasard ou condition logique, fut directeur de théâtre à Bergen où Fosse a également vécu et travaillé ? Ou est-il quelqu’un qui s’écarte par sa forme radicalement dépouillée d’une tradition qui porte depuis un siècle la marque du grand Norvégien et, bien sûr, d’August Strindberg ?

Leif Zern, critique suédois, ne connaît pas seulement le théâtre. L’évolution des arts plastiques et du cinéma voire des sciences est indispensable pour élucider le lieu et l’étendue de cette œuvre. Grâce à une plume légère et précise, exempte des vanités et fioritures usuelles, on prend un vrai et rare plaisir à la lecture, quitte à comprendre que les textes de Fosse, et au passage le théâtre d’aujourd’hui, reçoivent leur lot d’énergies d’autres sources que théâtrales.

Traduit du suédois par Terje Sinding.

9782851816733

Rodrigo Garcia

Ecrivains de plateau, vol.4 : Rodrigo Garcia
Tackels, Bruno, Les solitaires intempestifs, 2007

11.00

Contrairement aux idées qui circulent, Rodrigo García ne fait pas un travail provocateur, ou élitiste, chic et tendance. Ceux qui s'en tiennent là étant précisément de ceux qui font le chic et les tendances. Il s'agit de lire son travail dans la durée, une valeur pas très à la mode, justement. Et de chercher les fils qui passent d'un texte à l'autre, d'un spectacle à l'autre, d'une version à la suivante.

Philosophe, essayiste et dramaturge, Bruno Tackels a déjà écrit deux essais sur Walter Benjamin : Petite introduction à Walter Benjamin (L’Harmattan, 2001) et L’œuvre d’art à l’époque de Walter Benjamin (L’Harmattan 2000) Il a également coordonné un colloque important consacré à Benjamin à Cerisy-la-Salle en juillet 2006.
Producteur d’émissions et chroniqueur à France Culture (“Tout arrive”), il enseigne également l’histoire du théâtre contemporain. Il dirige la collection Essais, aux Solitaires intempestifs et a publié deux essais sur le théâtre : A vues (Christian Bourgois, 1997), et Fragments d’un théâtre amoureux, (Solitaires intempestifs, 2001). Chez Actes Sud-Papiers, il est l’auteur d’un essai sur Didier-Georges Gabily : Avec Gabily, voyant de la langue (2003).

9782846812061

Jean Genet

^

Théâtre complet
Genet, Jean, Gallimard, 2002

Collection : Bibliothèque de la Pléiade
62.50

L'édition et la création de ses pièces permettaient à Jean Genet, toujours attentif, de donner un avis circonstancié, témoin la lettre à Jean-Jacques Pauvert en préface aux deux versions des Bonnes publiées à la fin de 1954 et reproduite en annexe dans ce volume :

« Il vous faut donc une présentation. Mais c'est plutôt du théâtre en général que je voudrais dire quelques mots. Je ne l'aime pas. On s'en convaincra en lisant la pièce. Ce qu'on m'a rapporté des fastes japonais, chinois ou balinais, et l'idée magnifiée peut-être qui s'obstine dans mon cerveau, me rend trop grossière la formule du théâtre occidental. On ne peut que rêver d'un art qui serait un enchevêtrement profond de symboles actifs, capables de parler au public un langage où rien ne serait dit mais tout pressenti. Or, le poète qui tenterait l'aventure verrait se dresser la bêtise hautaine des comédiens et des gens de théâtre. »

Scepticisme sur les mises en forme dramatique de la page à la scène !

 

 

Édition établie par Michel Corvin, Albert Dichy.

9782070114917

^

Eugène Ionesco

^

Lire, jouer Ionesco
Collectif, Les solitaires intempestifs, 2010

17.00

Quelques trente ans après un premier colloque tenu à Cerisy en présence d'Eugène Ionesco, cette nouvelle rencontre organisée à l'occasion du centenaire de sa naissance s'est efforcée d'envisager son oeuvre avec le recul du temps. Son théâtre est ici abordé aussi bien sous l'angle des écrits que sous celui des mises en scène, tant en France qu'à l'étranger. C'est aussi l'occasion de découvrir ou redécouvrir l'oeuvre picturale, ainsi que les journaux et interviews dans lesquels l'auteur expose, sur lui-même et sur le théâtre, ses choix, ses doutes, et surtout ses interrogations. Et c'est enfin une opportunité de réfléchir avec plus de sérénité sur son engagement politique.

9782846812894
Notes et contre-notes
Ionesco, Eugène, Gallimard, 1991

Collection : Folio essais
9.40

« C'est un nouveau surréalisme qu'il nous faudrait peut-être, mais plus puissant encore, plus libérateur, jetant à bas les préjugés logiques, politiques, révolutionnaires, bourgeois, les fixations idéologiques, le faux rationalisme, car on a l'habitude peut-être d'appeler logique ou rationnel un irrationnel établi et solidifié, un irrationnel ou un absurde devenu confortable. »

Les textes réunis ici disent leur époque (1966), Ionesco constate et se soucie du désarroi qui suit la guerre et trouve des raisons d'espérer dans les courants artistiques qui commencent à déposer des sédiments pour les temps à venir. Arts plastiques, littérature, pertinence de la critique, opinions sur le théâtre de ses pairs et sur le sien propre constituent l'ensemble des articles de ce recueil.

Les œuvres théâtrales de Ionesco sont publiées aux éditions Gallimard.

 

9782070326310

^

Sarah Kane

Love me or kill me : Sarah Kane et le théâtre
Saunders, Graham, L'Arche, 2004

25.00

Adorno comparait le public bourgeois à Ulysse avec les sirènes : les bourgeois veulent être séduits par le spectacle, mais non pas affectés par lui. Sarah Kane a scandalisé parce qu’elle dénouait les liens de l’Ulysse bourgeois. Parce qu’elle lui débouchait les oreilles. Mais ce qu’elle lui criait n’était pas un chant enivrant. Elle lui criait la vérité. À propos de sa pièce L’Amour de Phèdre, elle dit : « Si je pouvais accepter que ça n’a pas d’importance d’être totalement honnête, alors je me sentirais beaucoup mieux. Seulement voilà, j’en serais incapable et Hippolyte l’est aussi. Et c’est ça qui finit par le tuer. ». Sarah Kane fait partie de ces dramaturges qui veulent dire la vérité, toute la vérité : sur la violence, sur le vide de la vie, sur le désespoir de l’absence de Dieu.
De ce livre, Edward Bond écrit : « Voici un livre pionnier, qui aura une influence déterminante sur toutes les études à venir sur le théâtre de Sarah Kane. Graham Saunders a parlé avec les metteurs en scène, les acteurs et tous ceux qui ont travaillé avec elle et la connaissaient intimement. On peut entendre le bruissement des pages de manuscrits, les pas dans les salles de répétition, les tasses de café des étudiants qui discutent tard dans la nuit. »

Traduit de l’anglais par Georges Bas. 

Postface d’Edward Bond.

9782851815675

Bernard-Marie Koltès

^

Une part de ma vie, entretiens (1983-1989)
Koltès, Bernard-Marie, Minuit, 2010

Collection : Double
7.00

« La critique française dans son ensemble a procédé avec Koltès en trois temps. Le premier moment de surprise passé, elle se dit d'abord : Koltès, on n'y comprend rien, qu'est-ce qu'il veut, pas la peine, une fois suffit. Ensuite, elle se dit : Si Chéreau remet ça avec Koltès, c'est qu'il doit y avoir quelque chose. Alors elle se divise, et elle dit d'un côté : Tant qu'il montera du Koltès, moi, je n'y mettrai plus les pieds, et de l'autre, elle se dit : Ah bon, alors, quel univers ! quelle atmosphère ! quelle énigme ! Exclamons-nous, ça sera toujours ça ! Et quand Chéreau remet encore ça, alors là, elle capitule, elle renonce à s'exclamer, elle file doux. Alors elle va interviewer l'auteur, et alors viennent les entretiens dans lesquels l'auteur entretenu dit toujours que ce qu'il a fait, c'était drôle, que ça n'était ni sinistre, ni atmosphérique que ça devait faire rire. Alors la critique, gentille, dit : Donc acte, et elle dit : A suivre, et elle dit : Compter avec, et cela la dispense de compter, et de suivre, et de penser. » François Regnault dans Théâtre-Solstices

Voici, dans ce volume, la réception critique de la presse écrite rassemblée.

Les pièces de B.-M. Koltès ont été publiées aux éditions de Minuit.

 

9782707321343

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Jean-Luc Lagarce

Revue Europe n°969 : Jean-Luc Lagarce
Collectif, Revue Europe, 2010

18.50

Jean-Luc Lagarce (1957-1995) est aujourd'hui l'auteur contemporain le plus joué dans nos théâtres. Méconnue de son vivant, son oeuvre est désormais traduite en plus de vingt langues et connaît un rayonnement international. Il y a chez Lagarce, dans l'écriture comme dans l'amour, une nécessité artistique et existentielle de n'accéder à ce qu'on appelle la réussite qu'à travers une longue et profonde expérience de l'échec. Et si, de tentative en tentative, l'échec de l'art se transformait en un art de l'échec ? Entendons : en une mise en échec, en un travail de démolition de toutes les règles du bien-écrire pour le théâtre. "Échouer mieux", pour reprendre le mot de Beckett...

Lagarce n'hésite pas à frôler le précipice de l'informe. Écrivain-rhapsode, il pratique la vivisection dans la chair du drame. Il coupe et découpe, puis recoud. La profonde originalité de ses pièces tient pour une large part à cette continuité-discontinuité. De la situation dramatique classique telle qu'elle structure une scène, au sens traditionnel, et permet le développement d'un conflit, l'art tout en évitement et en détours de Lagarce nous déporte vers ce que Roland Barthes appelle une " situation de langage ". La parole itérative, tout en repentirs, rétractations et autocorrections des personnages de Lagarce, couvre tout le prisme, très large, de son théâtre. Un autre caractéristique majeure de son art tient au point de vue qu 'il adopte sur l'action dramatique : " Etre déjà mort et regarder le monde avec douceur ". Si le drame traditionnel est un art du présent, d'un présent qui fuit en avant vers la catastrophe, et si le roman est un art du passé, le drame lagarcien, où la narration a barre sur l'action, fait constamment remonter le passé dans le présent. Ici, " mort déjà " signifie plus-que présent, libre d'évoluer entre présent, passé et futur. Dans sa mise en tension de l'intime et du politique, ce théâtre est ouvert à la Multitude. " Oser chercher dans son esprit, dans son corps, les traces de tous les autres hommes. " Telle est la réussite du théâtre de Lagarce que l'échec personnel à vaincre la séparation et à trouver l'amour fusionnel s'y résout in extremis en amour transpersonnel de l'humanité dans son ensemble. Amour sans mièvrerie ni complaisance. Juste ce qu Aristote désignait comme la vocation de la poésie dramatique : dégager et exalter " le sens de l'humain "

9782351500309
Le roman de Jean-Luc Lagarce
Thibaudat, Jean-Pierre, Les solitaires intempestifs, 2007

24.00

Jean-Luc Lagarce (1957-1995) écrivait tout le temps. Des pièces‚ des récits‚ des lettres‚ son Journal. Une vie d'écrivain. Une vie d'homme de théâtre. Une vie d'homme. Autant de vies parallèles. Mais qui était-il ?

Fils d'une famille ouvrière et protestante d'une bourgade de Franche-Comté‚ mort jeune (trente-huit ans) du sida‚ reconnu après sa disparition comme l'un des auteurs de théâtre majeurs de la fin du XXe siècle‚ la vie de Jean-Luc Lagarce est celle d'un héros de roman. À travers les témoignages croisés de ses amis et de ses écrits‚ cet ouvrage raconte l'itinéraire et tente de cerner le portrait de ce grand homme (1‚89 mètre) qui a si souvent mis la disparition au centre de sa vie et de son oeuvre. Une biographie‚ peut-être. Assurément le roman de sa vie.

9782846811743

Hanokh Levin

Le théâtre de Hanokh Levin : ensemble à l'ombre des canons
Yaari, Nurit, Editions Théâtrales, 2008

Collection : Sur le théâtre
18.00

L'homme de théâtre israélien Hanokh Levin (1943-1999) est devenu, en quelques années, un incontournable de la scène française. Auteur d'une cinquantaine de pièces, il aborde aussi bien l'intime que le politique. Son théâtre interroge les structures des plus grands dramaturges (Aristophane, Shakespeare, Brecht, Beckett...), proposant de nouvelles formes théâtrales d'une redoutable efficacité. Pour rendre compte d'un monde dont les citoyens sont ensemble à l'ombre des canons, il s'inspire tout autant de la vie quotidienne que de sources bibliques ou mythologiques. Son théâtre, toujours engagé, dénonce l'inanité de la logique de guerre et son humour, dévastateur et provocateur, interroge l'humain et rejoint l'universel.

Dans cet ouvrage théorique et critique, le premier en français, Nurit Yaari retrace l'itinéraire artistique de l'écrivain. Elle analyse son écriture depuis la satire politique jusqu'à la tragédie mythique, en passant par la comédie. Elle présente également l'évolution de son travail de metteur en scène, illustré par des photos de ses spectacles. Plusieurs témoignages d'artistes français (Stéphane Braunschweig, Jacqueline Carnaud, Michel Didym, Christine Murillo, Jacques Nichet, Laurence Sendrowicz...) traduisent l'écho de son oeuvre en France. Un ouvrage essentiel pour découvrir l'une des plus grandes oeuvres théâtrales du XXe siècle.

9782842602598

Arthur Miller

^

Fenêtres sur le siècle
Miller, Arthur, Buchet-Chastel, 2002

20.00

« Dans les années quatre-vingt, la société entra dans la transe induite par Reagan et les écrivains se trouvèrent enfermés dans un foisonnant quartier résidentiel de l'esprit qui, à l'aube du nouveau siècle, s'est encore développé pour donner naissance à une culture du divertissement capable d'absorber, comme une éponge, tout ce qui passe à sa portée et de générer une atmosphère d'une moiteur dépassant l'imagination. Ce qui veut dire que les ouvrages dramatiques sont plus nombreux que jamais, au cinéma et au théâtre, à traiter de problèmes importants pour la société, mais que le public les transforme inévitablement en quelque chose dont on peut se divertir, comme il le fait de tout ce qui vient à sa connaissance , y compris des nouvelles les plus alarmantes. » Arthur Miller.

Ses raisons pour prendre la plume furent nombreuses, les essais réunis ici par ses soins le prouvent.

Pour compléter la connaissance du dramaturge américain disparu en février 2005, on lira :

- Au fil du temps, Arthur Miller, autobiographie, Grasset 1988. 22,10 €

- Arthur Miller, Gottfried Martin, Flammarion 2005. 28 €

Les œuvres théâtrales d'Arthur Miller ont été traduites aux éditions Robert Laffont.

 

9782283019153

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Valère Novarina

^

La voix de Valère Novarina
Textes recueillis par Pierre Jourde, L'Harmattan, 2004

21.00

« Doit s'entendre au sens le plus large : rendre compte de la singularité d'une écriture et de son paradoxe. Tout le travail de Novarina vise à exténuer la singularité, à détacher l'œuvre de celui qui la produit, de son intention même d'écrire. La voix, chez lui, est à la fois la musique du singulier et ce qui le rattache à l'absence de singularité. » Pierre Jourde, Introduction.

 Et en écho : « La Voix ne veut aucune proposition et aucun événement ; elle veut que le langage soit, elle veut l'événement originel qui contient la possibilité de tout événement. La Voix est la dimension éthique originelle où l'homme dit oui au langage et consent à ce qu'il ait lieu. » Giorgio Agamben, Le langage et la mort, Bourgois, 2003.

 

9782747567220

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Pier Paolo Pasolini

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Ecrits corsaires
Pasolini, Pier Paolo, Flammarion, 2009

Collection : Champs
9.00

« Voici la sociologie paradoxale et agressive de Pier Paolo Pasolini qui au fond, avec son mélange de dialectique marxienne, d'angoisse existentielle, d'historicisme pessimiste et de nostalgie de la philosophie des lumières, aussi éloignées de la rigueur de la démonstration que du relâchement de la conversation, se fonde sur l'emploi instinctif et ô combien habile de la contradiction. Il faut lire ces essais comme le début d'une carrière que la mort par homicide a interrompue. L'une des ses nombreuses carrières : après celle de poète, celle de romancier, celle de cinéaste, celle de critique, celle de personnage public qui voulait exprimer par l'action sa plainte de la patrie dégradée, c'est à dire agir pour abolir cette dégradation. » Albert Moravia dans sa préface.

Le théâtre de P.P. Pasolini est publié conjointement aux éditions Actes Sud et aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

 

Traduit de l'italien par Philippe Guilhon.

9782081226623

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Harold Pinter

^

Autres voix. Proses, poésie, politique, 1948-1998
Pinter, Harold, Noir sur Blanc / Buchet-Chastel, 2001

18.30
Epuisé

Ce livre comme un tube à essais, car voici réunies, à côté des pièces bien connues d'H. Pinter, les passionnantes marges de l'œuvre qui troublent sans fin la solution. Notes, entretiens, cinéma, portraits : Beckett, « Eh bien moi, je prends tout, de la première à la dernière ligne, parce qu'il n'oublie de retourner aucune pierre, il ne laisse aucun asticot abandonné. Ce qu'il apporte, c'est la beauté incarnée. Son travail est magnifique. », poèmes ahurissants, « Réflexion sur la guerre du Golfe, En ce temps-là », surgissent du vif de la vie et ouvrent sur la matière première d'une écriture en perpétuel éveil.

Les œuvres théâtrales d'Harold Pinter sont traduites aux éditions Gallimard.

 

Titre épuisé

9782882501066

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Michel Vinaver

^

Michel Vinaver
Collectif, CNDP, 2000

Collection : Théâtre aujourd'hui N°8
28.97

La guerre d'Algérie, la mort de la IV° République et la naissance de la V°, la restructuration des grandes entreprises soumises à l'évolution du capitalisme multinational, la marche de la justice et l'influence des médias en France tels, sont les « sujets » ambitieux du théâtre de M. Vinaver. Théâtre contemporain qui n'esquive pas la responsabilité civique héritée de la tradition du théâtre populaire, le projet de cette écriture prend racine dans une vision, une écoute de la vie quotidienne, banale, ordinaire, collée, superposée, ouvrant à de multiples perspectives. Sont présentées dans ce livre les nombreuses variations de cette œuvre.

Le théâtre de Michel Vinaver est édité conjointement aux éditions Actes Sud et aux éditions de L'Arche. De plus, signalons les deux volumes d'Ecrits sur le Théâtre, publiés aux éditions de L'Arche (1998) ainsi que Ecritures dramatiques (1993), Actes Sud.

9782240006585

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Et on recommencerait bien volontiers, de fond en comble, tout cet abécédaire avec :

Fernando Arrabal, Alain Badiou, Howard Barker, M’Hamed Benguettaf, Slimane Benaïssa, Aimé Césaire, Hélène Cixous, Copi, Martin Crimp, Dario Fo, Didier-Georges Gabily, Michel de Ghelderode, Witold Gombrowicz, Pavel Hak, David Harrower, Christophe Honoré, Odon von Horvath, Georg Kaiser, Patrick Kermann, Koffi Kwahulé, Sony Labou Tansi, Philippe Minyana, Heiner Muller, Lars Noren, Robert Pinget, Noëlle Renaude, Nathalie Sarraute, Werner Schwab, Biljana Srbljanovic, Ernst Toller, Kateb Yacine, William Butler Yeats…

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