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Hannah Arendt

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Du mensonge à la violence : essais de politique contemporaine
Arendt, Hannah, Pocket, 2002

Collection : Agora
7.00

Hannah Arendt propose une réflexion générale sur le politique, à travers ses concepts fondamentaux. Elle étudie le rôle du mensonge et des techniques d'intoxication, et la manière de les combattre. Elle développe sa réflexion sur la notion de violence, sur les relations entre une structure étatique et les formes de contestation qui peuvent s'y opposer : la désobéissance civile et son importance à côté des voies classiques de recours et de contestation ; la violence des révoltes, dans les pays gouvernés par un régime totalitaire où se développe la bureaucratie.

9782266128131

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Les origines du totalitarisme
Arendt, Hannah, Gallimard, 2002

Collection : Quarto
35.00

Dispersé jusqu'à présent en trois volumes, Les origines du totalitarisme retrouve son unité dans la réunion des trois parties qui le constituent. L'ensemble est accompagné d'un dossier critique qui donne à la fois des textes inédits préparatoires ou complémentaires aux Origines, comme « La révolution hongroise », un débat avec Eric Voegelin, des extraits de correspondances avec Blumenfeld et Jaspers. Pour Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal, des correspondances avec Jaspers, Blücher, Mary McCarthy, Scholem éclairent l'arrière-plan de l'écriture de l'ouvrage et la violente polémique qu'il a suscitée.

«Les habitants d'un pays totalitaire sont jetés et pris dans le processus de la nature ou de l'histoire en vue d'en accélérer le mouvement ; comme tels, ils ne peuvent être que les exécutants ou les victimes de la loi qui lui est inhérente. Le cours des choses peut décider que ceux qui aujourd'hui éliminent des races et des individus, ou les représentants des classes agonisantes et les peuples décadents, sont demain ceux qui doivent être sacrifiés. Ce dont a besoin le pouvoir totalitaire pour guider la conduite de ses sujets, c'est d'une préparation qui rende chacun d'entre eux apte à jouer aussi bien le rôle de bourreau que celui de victime. Cette préparation à deux faces, substitut d'un principe d'action, est l'idéologie.» Hannah Arendt

"...nouvelle édition des Origines du totalitarisme et de Eichmann à Jérusalem -un événement qui remet littéralement l'oeuvre en mouvement, conduit de main de maître par Françoise Cibiel et son équipe. (...) Le ton en est restitué au plus près grâce à un colossal travail de révision des traductions souvent approximatives, voire désastreuses." Alexandra Laignel-Lavastin - Le Monde - 01/01/2007


" Les quelques cent cinquante pages que Bouretz a rédigées pour introduire à cette lecture, et à l'oeuvre de Hannah Arendt, en général, sont lumineuses, remarquables de précision conceptuelle et de richesse thématique." Jorge Semprun - Le Jdd - Le Journal du Dimanche - 01/01/2007

9782070758043

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Condition de l'homme moderne
Arendt, Hannah, Pocket, 2002

Collection : Agora
8.20

Notre siècle a totalement transformé le statut de l'homme. Il vit dans un monde où la technique prend de plus en plus d'importance, et où le politique s'impose sans possibilité d'écart ou de fuite. Ce monde est également celui des pires violences, de la barbarie généralisée. Hannah Arendt inaugure ici son cycle de réflexions sur l'originalité radicale de notre époque. Elle pose les bases d'une pensée qui permettra, peut-être, de se donner les moyens d'éviter les dérapages vers la violence aveugle, en comprenant en profondeur la dimension de «l'homme moderne». Un nouvel humanisme ?

Traduit de l'anglais par Georges Fradier. 

9782266126496

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Antoine Artous

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Travail et émancipation sociale : Marx et le travail
Artous, Antoine, Syllepse, 2003

17.00

Si le dispositif théorique mis en place par Marx a structuré l'horizon de la période historique passée, ses analyses sont toujours actuelles car le capitalisme est toujours l'assujettissement des individus à une production dominée par la valorisation marchande et le développement de la précarité et de l'insécurité sociale. Marx a cependant envisagé la problématique d'une émancipation pensée à travers une dialectique du temps de travail et du temps libre. Il s'agit alors de libérer le travail mais aussi de se libérer du travail. C'est cette lecture de Marx que nous propose ce livre qui mobilise des auteurs tels que Pierre Naville, Jean-Marie Vincent, André Gorz ou Dominique Méda.

9782847970418

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Georges Friedmann

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Le travail en miettes
Friedmann, Georges, Gallimard, 1971

4.50
Indisponible

«Il a essayé de montrer que nos systèmes techniques ont une extrême flexibilité. Ce sont des critères sociaux et culturels qui commandent la gestion des technologies. Le contenu du travail est déterminé par des causes sociales, non techniques.

Sa deuxième grande idée fut d'opposer à tout ordre social les limites d'un ordre naturel et, plus précisément, de ce qui menace cet ordre naturel. Le concept de milieu technique introduit l'idée, neuve alors, que les faits sociaux, les conduites sociales individuelles et collectives, peuvent être mesurés à l'aune de la comptabilité ou non-comptabilité entre l'activité sociale et des conditions de survie de notre société, qui ne sont pas des conditions purement sociales. Ces deux réflexions aboutissent chez Friedmann au thème ultime de la dignité de chaque individu.» Alain Touraine

Livre épuisé

9782070350513

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Où va le travail humain ?
Friedmann, Georges, Gallimard, 1967

4.50
Indisponible

«La sociologie empirique de Georges Friedmann répondait non seulement à son interrogation sur le pouvoir de la technique, mais constituait aussi une réaction à la façon dogmatique dont les marxistes voulaient voir tous les problèmes du travail en les réduisant à des questions de luttes de classes. Friedmann avait cette admirable candeur qui fait qu'il voulait voir comment les choses se passent vraiment. Il allait dans les usines, il discutait avec les salariés et il avait une expérience et une connaissance concrète du travail à la chaîne. Voilà ce qui l'a poussé à soutenir une sociologie empirique sans abandonner ses préoccupations fondamentales.» Edgar Morin

Livre épuisé

9782070351312

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Paul Lafargue

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Le Droit à la paresse
Lafargue, Paul, Allia, 2011

6.10

Juif et caraïbe par sa mère, mulâtre par son père, Paul Lafargue (1842-1911), gendre de Karl Marx, se targuait de réunir en lui le sang de trois peuples opprimés. Sa vie se confond avec la naissance du mouvement socialiste international. A la question du droit du travail qui n'est pour lui que le droit à la misère, Paul Lafargue propose de substituer la question de l'activité proprement humaine, qui ne peut se réaliser que dans l'oisiveté, hors du circuit infernal de la production et de la consommation, réalisant ainsi le projet de l'homme intégral de Marx.

9782844854063

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Virginie Linhart

Volontaires pour l'usine : vies d'établis (1967-1977)
Linhart, Virginie, Seuil, 2010

18.00

"Avant et après Mai 68 ils furent quelques dizaines, puis presque un millier, à quitter leur famille, à abandonner leurs études, pour partir travailler en usine. Ils renonçaient à leur statut d'intellectuel, choisissaient de vivre aux côtés des ouvriers, insufflant l'idée révolutionnaire dans les usines. Ils s'inspiraient des recommandations du président Mao Tse Toung qui prônait de « descendre de cheval pour cueillir les fleurs ». On les a appelés « les établis », un terme mystérieux qui au fil des années ne disait quasiment plus rien à personne alors que j'avais passé mon enfance parmi eux.

Lorsque j'ai commencé à partir à la recherche de ceux qui s'étaient établis, j'avais leur âge : celui de leur départ en usine. C'était pour moi la première tentative de réconciliation avec le passé militant de mes parents dont je ne connaissais que les désenchantements. Au fil des récits, au rythme des paroles recueillies, je découvrais les références, les aspirations et les désillusions d'une époque où l'engagement était total. Je pensais alors que si je parvenais à bien comprendre cette histoire, la mienne ferait sens. J'ignorais encore qu'après les parents il me faudrait aller chercher leurs enfants dans un autre récit, écrit vingt ans plus tard, pour enfin avoir le sentiment que les petits cailloux ramassés en chemin toutes ces années m'avaient permis de trouver ma propre route." V.L.

Virginie Linhart, née en 1966, est réalisatrice de documentaires. Elle a récemment publié Le jour où mon père s'est tu (Seuil, 2008), couronné par le Prix de l'essai de L'Express. Volontaires pour l'usine. Vies d'établis 1967-1977 est son premier livre.

9782021027921

Simone Weil

Dans les années 1930, une philosophe prolonge les analyses de «l'école française de la perception» (Lagneau, Alain) en élaborant la plus rigoureuse des philosophies du travail. Cette perspective philosophique nourrit déjà les écrits de la très jeune Simone Weil et fournit un fil conducteur pour la lecture des textes militants, de la correspondance et du Journal d'usine. Le dévoilement de la signification philosophique de ces textes fait apparaître le sens de l'expérience ouvrière vécue par Simone Weil et les sources de sa remarquable intelligence critique de l'œuvre de Marx.

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L'enracinement
Weil, Simone, Gallimard, 1990

Collection : Folio Essais
7.30

La tâche réservée à notre époque, selon L'enracinement, est de bâtir «une civilisation fondée sur une spiritualité du travail». Le franchissement d'un seuil spirituel n'introduit ni rupture ni reniement dans sa pensée, mais révèle la singulière vocation philosophique de Simone Weil : l'articulation d'un platonisme achevé, qui élaborerait une philosophie du travail, et d'un matérialisme cohérent, qui étendrait la légitimité de cette méthode au-delà de ce que Marx avait entrevu, tout en reconnaissant la réalité du surnaturel.

" L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. C'est un des plus difficiles à définir. un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir. participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l'entourage. chaque être humain a besoin d'avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie ". Simone Weil

9782070325634

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La condition ouvrière
Weil, Simone, Gallimard, 2002

Collection : Folio Essais
7.80

En décembre 1934, Simone Weil entre comme «manœuvre sur la machine» dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas «en vadrouille dans la classe ouvrière», mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, «contact direct avec la réalité».

Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux.

L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun «n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers».

Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, «c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière».

9782070423958

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Bénédicte Zimmermann

Ce que travailler veut dire.
Zimmermann, Bénédicte, Economica, 2010

29.00

Stress, suicides, incertitude du lendemain : la société française n'en finit pas de mesurer les effets des transformations du travail dans une économie mondialisée. Dans l'entreprise, la flexibilité induit des pratiques de management dont les maîtres-mots sont adaptabilité, performance, compétences et réalisation de soi. A l'échelle de la société toute entière, le système de protection sociale indexé sur l'emploi est grippé, alors que l'invention de nouveaux dispositifs de « sécurisation des parcours » patine. La « flexicurité » est censée relever l'ensemble de ces défis. Cet ouvrage propose résolument une autre voie : il place l'entreprise et le travailleur au coeur de l'analyse pour rappeler que la compétitivité de l'une et la sécurité de l'autre se construisent d'abord dans le travail et les possibilités de développements économique et professionnel qu'il autorise. L'expérience du travail devient alors un élément décisif, non seulement comme vécu subjectif, mais comme forme sociale. A travers une sociologie des capacités qui combine l'analyse de pratiques d'entreprises et de récits biographiques, Bénédicte Zimmermann renouvelle en profondeur les perspectives sur le travail : là où la logique de compétences voudrait le réduire à une simple performance individuelle, elle met au premier plan sa dimension collective et politique.

9782717859669

Revue Terrain

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Travailler à l'usine
Revue Terrain n°39, Monum éditions du Patrimoine, 2002

15.00

Un numéro sur le travail, neuf contributions de sociologues présentant des situations contrastées : survivances du taylorisme le plus pur ici, travail hyperqualifié avec dilution de l'autorité là, situation tiermondisée ailleurs, Inde, où la ruralité se dissout dans l'urbain à son contact...

 

9782858227105

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