Développement durable 2 : pour une approche sociale
Où l’on constate, quand on veut repenser la notion de « développement durable », combien sont nombreuses et déterminantes les interférences qui vont de l’économique au social. Ici, les champs d’actions restent ouverts, les décisions encore à prendre : luttes politiques et sociales contre la pauvreté ; choix du type de politique de production alimentaire ; combats pour la santé publique, la reconnaissance et la défense des cultures.
Bref, du local au global, les combats ne manquent pas ; et… les combattants ?
Les chapitres de ce dossier
- Lutter contre la pauvreté
« En quoi certains manques rangés par les économistes parmi les critères de définition de la pauvreté, devraient-ils s’appliquer à des personnes et des sociétés pour qui la pauvreté n’a aucun rapport avec ces manques ? On ne peut réduire le problème de la pauvreté à une abstraction économique fondée sur la notion de la satisfaction d’un nombre donné de besoins matériels . » Majid Rahnema
- La politique alimentaire et la question de sa qualité
« Nous assistons actuellement à l’apparition d’un totalitarisme alimentaire dans lequel une poignée de firmes dominent la totalité de la chaîne alimentaire et détruisent les bases des solutions alternatives, de sorte que les populations ne peuvent pas accéder à une alimentation variée, saine et produite de façon écologique. » Shiva Vandana
- Santé : c'est avec nos dents, nos poumons...
Problèmes d’alimentation et de santé humaine sont liés. Il convient de rappeler que selon le corps médical l’augmentation de 300% du nombre des cas de cancers depuis 1998 trouve deux origines essentielles : l’atmosphère et l’alimentation. Grande distribution (ses emballages plastiques), agriculture intensive (ses pesticides, herbicides) et agro-industrie sont directement mis en cause .
- Plaidoyer pour un engagement militant : un autre monde est possible
Instaurer une relation plus saine et plus équitable entre les cultures du monde (par exemple par des investissements « éthiques » entre le Nord et le Sud) ; pour ce faire, lutter contre la réduction marchande de toute activité humaine, retrouver des espaces de liberté, de vie qui ne soient pas soumis à la « loi du marché », replacer l’individu au centre de ses préoccupations existentielles, donner un sens à son histoire en articulant sa prise de responsabilité à l’émergence d’un mouvement civique mondial : n’y a-t-il pas là dessiné tout un programme d’action, et posé le cadre d'un militantisme pour le XXI° siècle ?


